lundi 30 janvier 2017

Garder l'espoir

Ce matin sur ma page Facebook, j'ai écrit un texte suite à l'attaque à la mosquée de Québec où 6 musulmans sont morts et huit autres ont été blessés alors qu'ils faisaient leurs prières. Cette attaque m'a bouleversé et j'ai exprimé ma peine ainsi:

Aujourd'hui, j'ai honte d'être Québécois et Canadien !
J'ai honte qu'un lieu de prière ait été attaqué chez nous !
J'ai honte du sentiment antimusulman qui s'est développé chez trop des miens !
J'ai honte d'avoir lu depuis trop longtemps les insultes contre la religion musulmane par certains de mes "amis" facebook !...
J'ai honte des tweets haineux des derniers mois de trop gens de mon pays contre les musulmans !
J'ai honte de l'ignorance générale de mes compatriotes en regard avec la religion musulmane !
J'ai honte de ne pas avoir assez réagi devant la montée d'islamophobie au Québec depuis quelques années !
J'ai honte de n'avoir pas assez défendu mes amis musulmans !
J'ai honte de voir mon Québec et mon Canada salis à la Une du monde entier pour ces crimes haineux contre des musulmans en prière !
J'ai honte que ces morts et blessés musulmans soient tombés sur le sol de ma patrie !
J'ai honte que des gens de mon pays expriment autant d'haine et de mépris contre ceux qui prient !
Je pleure et prie pour ces morts et blessés et espère que les musulmans puissent pardonner à mes compatriotes qui ont posé ces gestes infâmes car ils ne savaient pas ce qu'ils faisaient !

Un vieil ami, Gilles Tittley, qui fut secrétaire général de la Jeune Chambre de Commerce de Montréal en 1958-59 alors que j'en fus le président, m'a écrit un message suite à cette journée douloureuse. J'ai pensé le partager avec mes lecteurs.

GARDER L'ESPOIR

Les heures et les jours que nous vivons nous apparaissent inquiétants pour mille et une raisons. Les pronostics nous font penser un peu à celles de la météo: pas toujours sûres à cause de la fragilité de l'atmosphère et des changements qui s'ensuivent. Inquiétude justifiée souvent mais pas toujours assumée. L'être humain est fait pour le combat. À preuve, les luttes qu'ont menées nos ancêtres pour assurer non seulement notre survie mais aussi notre épanouissement. Nous sommes, comme disait le poète, un peuple qui ne sait pas mourir. Nous en avons vu bien d'autres. Et c'est ainsi qu'on voit transmettre cette force de vivre et de résister aux obstacles à ceux et celles qui nous suivent. Cette transmission des valeurs sans doute incommensurable nous fait garder confiance en l'avenir dans la sérénité.

Bien sûr qu'on ne peut nier la fragilité de l'humanité face aux nombreux problèmes de l'heure. La mondialisation assortie d'une technologie inimaginable sans limites et sans pareille à assimiler nous interpelle et souvent inquiète particulièrement les aînés. On ne peut tout laisser tomber pour adopter de nouveaux outils sans préparation adéquate ni adaptation et tout cela à la vitesse de l'éclair.

Mais les moments que nous vivons ne sont-ils pas l'occasion de nous plonger en nous-mêmes pour écouter la voix de notre conscience? Car qui que nous soyons, dans des périodes difficiles, nous avons le devoir et le pouvoir d'agir. Nous sommes en démocratie et il nous reste toujours un rôle participatif à celle-ci. Si nous ne pouvons être en avant de la scène, nous avons le rôle indispensable d'électeur et électrice. C'est là le moyen d'agir: se renseigner et voter. Tant de pays n'ont plus ce droit strict d'être électeur et nous qu'en faisons-nous?

La démocratie est un privilège qui permet aux hommes et femmes d'affirmer leurs convictions. La passivité est alors bien mauvaise conseillère. Les peuples désirent la paix: rien de mieux qu'être à l'écoute et agir en conséquence. Le mieux-être n'est pas que dans la production et le profit: il est dans le partage juste et le respect des autres.

La peur n'est pas à conseiller, Il ne faut pas craindre d'afficher ses convictions, pas nécessairement avec des banderoles , mais surtout de les vivre de manière exemplaire: une bonne façon de laisser sa trace.

Et malgré le combat du bien et du mal, il nous faut garder l'espoir: le remède à tant de maux.

Gilles Tittley

4 commentaires:

Lise Séguin a dit…

Par hasard, auriez-vous honte aussi de Philippe Couillard qui s'est exclamé "allah akbar" lors d'une cérémonie à Québec, à la mémoire de 3 des victimes? Ce même cri des terroristes quand ils se font exploser? Il s'est montré bien loin d'une saine laïcité qui respecte toutes les religions en n'en privilégiant aucune.

Moi j'ai eu honte, Comme j'ai honte de ceux qui versent automatiquement dans le mépris de leurs compatriotes sans se poser de questions. Pour paraître comme parangon de la vertu.

C'est mon opinion, je l'assume.

Lise Séguin a dit…

À force de crier sur tous les toits québécois canadiens et "internationaux" que nous sommes d'ignobles racistes et de sales xénophobes, les Couillard espèrent que tous vont le croire. Et cela se réalise, dans les journaux anglais traditionnels qui reprennent la chasse aux Québécois.
Le plus triste c'est qu'il y en a même des nôtres qui disent le croire et qui le répètent, tel ce blogueur http://claudedupras.blogspot.ca/ qui s'en donne à coeur joie. Ce que j'espère, c'est que la motivation politique et électoraliste de ces sales individus s'étale au grand jour.

Anonyme a dit…

Vous devez être membre de l'opus Dei pour vous autoflageller de cette façon. Vous êtes pathétique.

Tom Turner a dit…

Information Additionnelle

Si l’Église peut être infiltrée par des déviants sexuels, homosexuels et lesbiennes, alors est ce si difficile d’imaginer que plusieurs forces policières du Québec (au Canada) aient aussi été infiltrées par ces mêmes déviants sexuels? Non seulement sont-elles infiltrées de façon extensive, mais ce sont certainement les plus grandes forces policières du Québec qui sont concernées. Au début, j’avais des informations suggérant que c’était quelque chose qui était survenu sur une période de quelques années, mais récemment j’ai appris qu’encore aujourd’hui, la plupart des nouveaux officiers qui joignent ces forces sont des déviants sexuels.
L’Église, à un certain moment dans l’histoire récente, avait de grands pouvoirs et était très impliquée dans tous les aspects de la vie quotidienne des Québécois. Des experts m’ont dit que les déviants sexuels ont un fort désir de pouvoir. Ainsi, au fur et à mesure que l’Église prenait du pouvoir, les homosexuels ont afflué pour être ordonnés. Puis, lorsque l’Église a commencé à perdre de son influence au sein de la société québécoise, ils l’ont délaissée tout aussi rapidement. Quelle autre profession omnipotente pouvaient-ils trouver de mieux que les forces policières d’aujourd’hui?
Un homosexuel m’a dit qu’environ 6 % de la population, peu importe l’époque, est homosexuelle. Par conséquent, il est tout à fait logique de croire que les homosexuels qui sont entrés en prêtrise par le passé se dirigent maintenant vers d’autres emplois. Selon mes sources ici au Québec, un de ces autres emplois serait les services de police.
*Extrait de mes écrits sur les déviants sexuels dans la société québécoise