dimanche 19 octobre 2014

Les Français, dénigreurs de leur pays ?

Il y a quelques jours, à la télé, le premier ministre français Manuel Valls a accusé ses compatriotes de faire du « France Bashing ». Il a affirmé que ce dénigrement de leur pays l’énervait et l’agaçait et que cela devait cesser.

Je rentre au Canada après un bon moment en France durant lequel j’ai eu l’occasion de rencontrer et de parler avec un grand nombre de Français et Françaises, de tous milieux, de la situation actuelle dans leur pays. J’ai compris qu’ils sont devenus pessimistes et désespérés face à la situation politique et économique dans leur pays. Ils constatent le déclin de la France et la voit comme le pays malade de l’Europe. Ils la trouvent moins compétitive, moins influente sur le plan international. Ils regrettent que les jeunes diplômés s’exilent. Ils en ont marre. Pour eux, la « Douce France… » de Charles Trenet a disparu. Son âme s’est envolée.

Mais ce n’est pas la France qu’ils dénigrent mais les politiciens qui l’ont amenée au bord de ce précipice. Ils sont exaspérés devant leurs inaptitudes et leur incompétence. Ce n’est pas du « French bashing », puisqu’il faut parler anglais, mais du « Hollande bashing » qu’ils pratiquent. Ils n’en peuvent plus de leur président et de ses gouvernements. Rien ne va plus. Jour après jour, ils réalisent l’erreur monumentale qu’ils ont faite en l’élisant avec son parti socialiste. 

Les Français savent bien que leur pays est unique et qu’il est une terre de grands découvreurs, chercheurs, inventeurs, scientifiques, travailleurs, réalisateurs, artistes, écrivains, cuisiniers… dans tous les domaines. Le passé lointain le démontre et le récent le confirme. En effet, il y a quelques jours, deux prix Nobel ont été choisis parmi les leurs, en littérature et en économie. Ils reconnaissent que la France est un des pays les plus intéressants du monde et qu’elle attire un plus grand nombre de visiteurs que tous les pays d’Europe. Ils constatent son prestige dans tous les coins de la planète.

À toutes questions sur la politique, ils regardent l’interlocuteur et, d’un air découragé, haussent les épaules. Chacun a sa théorie mais toutes touchent principalement l’incompétence de ses dirigeants actuels, les dérives de ceux du passé et le poids du système social.  Plusieurs socialistes, pour se justifier, vont même jusqu’à prétendre que la France est un pays ingouvernable tellement ils sont mal à l’aise et affaissés devant tous les sondages qui placent Hollande entre 13% à 18% d’appuis favorables et les défaites électorales successives de leur parti.

Pourtant, Hollande n’a cessé de faire des changements, des « réformes» comme il dit. Dès son entrée à l’Élysée, il a voulu respecter ses dénonciations des politiques de son prédécesseur faites en campagne électorale. Il a mis fin à plusieurs projets et lois malgré qu’elles étaient importantes et nécessaires. Particulièrement celles qu’il qualifiait de « cadeaux aux riches » et celles devant corriger la magistrale erreur des « 35 heures » du gouvernement Jospin. Toutes ces « méchantes » lois avaient été supposément inspirées par la méchante « Finance », qu’Hollande qualifiait de « mon pire ennemi ». Pourtant, elles avaient été votées pour relancer l’emploi en diminuant appréciablement le « coût du travail » dans le but d’aider les petits entrepreneurs à engager des apprentis et des ouvriers additionnels pour leur permettre de croître, et les grandes entreprises afin qu’elles deviennent plus concurrentielles sur le marché mondial.

Parallèlement, Hollande a augmenté les taxes, sans bon sens, en ne tenant pas compte des conséquences négatives sur l’emploi et sur la capacité de payer de la classe moyenne et des moins riches.

En somme, il a tout fait pour nuire au développement de la France et cela, souventes fois, pour des raisons politiques partisanes. Il refusa de faire la part des choses. Il est clair qu’Hollande n’a jamais été en affaires et ne connaît rien aux vrais défis d’un entrepreneur. Il n’a cru qu’en ses thèses idéologiques qui n’ont rien à voir avec la vraie vie démontrant clairement ainsi qu’il est déconnecté de la réalité. 

Puis, voyant sa cote de popularité s’écraser, il a changé son fusil d’épaule et s’est tourné radicalement vers la droite pour renaître. Il a commencé à détaxer et à revoir ses décisions passées. Il affirme maintenant aimer le monde de « la finance » et justifie sa nouvelle position en affirmant qu’il a compris, laissant entendre qu’il était dans l’erreur dans le passé. Il cherche à reprendre le temps perdu des deux dernières années par des voltefaces spectaculaires. Mais les résultats se feront attendre car normalement, quatre à cinq années sont nécessaires avant que l’État puisse réellement bénéficier de nouvelles politiques économiques. Deux ans ont été perdus et son quinquennat à la tête de la France est à moitié complété. Il est donc probable que ce sera son successeur qui sera, politiquement, le bénéficiaire.

De plus, pressé de redevenir populaire, le président dit « oui » à tous ceux qui critiquent ses politiques et fait des changements afin qu’ils soient satisfaits et arrêtent de chialer. Vous n’aimez pas une politique, alors manifestez, menacez de grève, critiquez et vous verrez, ô combien vite, le président comprend vos doléances et s’adapte à vos demandes. Il renie ce qu’il affirmait il n’y a pas tellement longtemps, aussi vite que Judas. De plus, il va-t’en guerre à la moindre occasion Mali, Centrafrique, Irak, Syrie, Ukraine… et voyage vers des pays étrangers le plus possible pour impressionner les Français avec des qualités de leader mondial.

Le malheur est que souvent ces voyages sont inutiles. Par exemple, il ira au Canada et au Québec au début de novembre prochain pour une visite officielle. Pourquoi ? Il n’y a aucun conflit majeur entre nos deux nations. La bonne entente règne. Certes, il y a quelques petits différents, par exemple sur la question des subsides aux jeunes français qui étudient dans nos universités, mais rien qui ne peut être réglé via nos ministres respectifs et nos ambassades. Il s’est invité et nous sortirons le tapis rouge pour bien le recevoir. Alors que la France a des problèmes par-dessus la tête et que la responsabilité première de son président est de rencontrer les Français pour en discuter et les encourager, il part faire le beau au Canada et tenir quelques discours qui seront aussi vite oubliés qu’ils seront débités. Pour couvrir ce déplacement du président français et de sa suite, la France, le Canada et le Québec vont engendrer des frais importants au moment même où chacun coupe radicalement, chez lui, dans les dépenses inutiles pour diminuer ses déficits.

En somme, il tasse l’intérêt de la France pour redorer son image et rehausser sa popularité. Au diable les principes, les politiques du parti socialiste, rien ne va plus, la roulette tourne. Pendant ce temps-là, le chômage continue de grimper, la production industrielle stagne, les entreprises tirent le diable par la queue, le chômage augmente, la croissance est aux arrêts, les statistiques sont au mauvais fixe, les plus défavorisés souffrent davantage et les français chialent. Son parti est divisé et les « frondeurs socialistes (députés socialistes non-satisfaits des politiques de droite d’Hollande) le menacent avec, en tête, Martine Aubry, la femme des 35 heures. 

De plus, le physique du président laisse percer son état d’esprit. Son visage est triste, sa démarche plus lente, ses discours moins dynamiques. Il semble perdu, sans amis, seul et incapable de pouvoir jouer son rôle. Il n’est que l’ombre d’un chef de l’État. Triste constat pour un pays aussi extraordinaire que la France. Comment avec une telle attitude de son président, peut-elle reprendre confiance ?

Le récent livre du polémiste Eric Zemmour « le suicide français » a un succès énorme car il est le symptôme des angoisses françaises. Il estime que « la France se meurt, est morte ». « Que ses élites crachent sur sa tombe ». Que l’on vit « les dernières pages de l’Histoire de La France ». Exagéré, sûrement. Mais ce qui arrive en France se situe aussi dans le grand réaménagement du monde où repères, identités et certitudes s’effacent. Malheureusement, le président Hollande n’est pas à la hauteur de ces défis.

Pour être utile à son pays, Hollande devrait démissionner. Mais sur çà, les Français me disent « n’y comptez pas ».

Il reste à espérer que la Providence soit bonne pour la France.


Claude Dupras 

dimanche 5 octobre 2014

Le congrès de leadership du Parti Québécois est important

Vigile est le site internet par excellence des séparatistes québécois. Il est complet, moderne, très lu et parcouru.

La direction du site, son conseil d’administration, vient de prendre position pour le choix du prochain chef du Parti Québécois (PQ). Elle opte pour Pierre Karl Péladeau (PKP), l’ex magnat des médias et député du comté de Saint-Jérôme depuis six mois. 
Elle a comme objectif d’obtenir que PKP soit le seul candidat. En somme, elle propose, comme j’expliquais dans mon blog précédent, quil soit choisi par le caucus des 29 députés et que cette décision soit soumise à un scrutin par lequel tous les membres du parti seraient appelés à lui manifester leur confiance par un « oui » ou un « non ».
Drôle de façon de choisir un chef pour le PQ qui a toujours été le parti le plus démocratique du Québec. Celui des débats, des résolutions, du respect de toutes les opinions, de l’égalité de tous les membres, des droits de chacun.
Pour atteindre son objectif, elle cherche à convaincre les péquistes, par ses éditoriaux, des qualités de PKP, mais par contre elle s’acharne contre les ex-ministres ou députés qui ont signifié leur intérêt pour briguer les suffrages du leadership.
Parmi ces derniers, il y a :
Bernard Drainville, député depuis 2007, ministre du gouvernement Marois.  responsable des institutions démocratiques et du débat sur la charte des valeurs québécoises. Il a un baccalauréat en sciences politiques de l’Université d’Ottawa, une maîtrise en relations internationales du London School of Economics. Sa carrière à Radio-Canada a duré 18 années où il a  œuvré sur le plan municipal, provincial, fédéral et même international. Il a 51 ans.
Jean-François Lisée, députée depuis 2012, ministre de Pauline Marois au titre des Relations internationales et du Commerce Extérieur. Il une licence en droit. une maîtrise en communications de l’UQAM et un diplôme en journalisme du Centre de formation des journalistes de Paris. Il a été correspondant à Paris et Washington pour des médias montréalais et collaborateur à la revue Actualité. Conseiller des premier ministres québécois Jacques Parizeau et Lucien Bouchard, il est devenu chef de la direction du Centre d’Études et de recherches internationales de l’U de M. Il a 56 ans.
Martine Ouellet, député depuis 2010, ministre des Ressources naturelles durant deux ans à partir de 2012. Ingénieure en mécanique, diplômée de l’université McGill en 1992, elle a ajouté à ses connaissances un MBA des HEC de Montréal. Elle a fait carrière à l’Hydro-Québec à des postes de plus en plus importants et prépara, entre autres, un document « la politique nationale de l’eau » qui fut adopté par le ministère de l’environnement du Québec. Parallèlement à son travail elle s’engagea dans plusieurs organisations communautaires et politiques jusqu’à son élection comme député. Elle a 45 ans.
Alexandre Cloutier, député depuis 2007, ministre du gouvernement Marois au poste de délégué aux Affaires intergouvernementales canadiennes, avocat constitutionnel et administratif, il a été clerc d’un juge de la cour suprême du Canada et chargé de cours à l’université d’Ottawa. Il détient un baccalauréat en droit de l’Université d’Ottawa, une maîtrise en droit constitutionnel de l’U de M, une maîtrise en droit international de l’université de Cambridge et un doctorat en droit constitutionnel de l’Université Laval. Il a 37 ans.
Jean-Martin Aussant a été député de 2008 à 2012. Il a fait des études en économie des affaires au Aston Business School d’Angleterre. Il a obtenu un MBA de l’Université Laval, une maîtrise en sciences économiques de l’U de M et un doctorat en analyses économiques de l’université de Barcelone. Il commença sa vie professionnelle chez Morgan Stanley Capital International/Barra à Londres. Puis il revint au Québec pour s’engager en politique. Comme député, il quitte les rangs du PQ sur une question de principe et crée un nouveau parti « Option Nationale ». Puis MSCB lui propose de les rejoindre à nouveau. Il accepte, démissionne comme député et il part travailler à Londres. Il est âgé de 44 ans.
Comme on peut le juger, ces cinq candidats potentiels ont une très bonne éducation et ont rempli avec succès des tâches importantes dans leur vie. Le PQ n’est pas à court de bons candidats. Il est raisonnable qu’ils veuillent continuer à servir le Québec et ambitionnent de diriger sa destinée.  
Pourtant, la direction de Vigile les qualifie de « petits ambitieux, rêveurs, utopistes » qui risquent « de démolir leur crédibilité et leur carrière politique s’ils persistaient à vouloir affronter PKP ». Elle continue : « L’indépendance ne pouvait pas être confiée à des amateurs, des fantaisistes, des illusionnistes, des carriéristes ou des chauffards ». « Ils font le jeu des fédéralistes… ».
 « D’autres plaident la nécessité d’un débat sur les orientations du parti, autant de prétextes cousus de fil blanc pour masquer des ambitions carriéristes mesquines et des postures idéologiques revanchardes… » 
« Tout à leurs petits calculs personnels, ces aspirants ne voient pas ce que représente la candidature PKP dans l’imaginaire collectif des Québécois ». « Ils sont des aspirants très déconnectés de la réalité… qui tentent de forcer leur chance en insistant sur la tenue d’une course au leadership dont il est assuré qu’ils vont faire les frais ».
« S’ils ont deux sous de jugeote, ils vont s’effacer et lui (PKP) donner gracieusement la place ». « Quelques soient leurs mérites personnels, et ils en ont, ils ne sont pas de taille à se mesurer contre lui… ». « S’il fallait qu’ils se placent en travers de la volonté populaire (?)…. ils seraient les premiers à en pâtir ».
La direction de Vigile estime nécessaire « de faire l’économie de débats désormais futiles et de divisions inutiles qui ne feraient qu’affaiblir le parti. « Tout autre issue serait carrément suicidaire », estime-t-elle, « tant pour le parti que pour les personnes concernées ». 
« L’intérêt supérieur (?) du Québec exigerait que les députés du PQ se rallient au candidat le plus fort et soumettent cette candidature au plébiscite des membres de façon à donner au nouveau chef la légitimité démocratique requise ! »  

Puis pour mettre la crème sur le gâteau, la direction sort son argument marteau : « PKP s’impose comme l’homme de la Providence ». Merci, mon Dieu !
Tout cela me semble totalement irréel, ridicule, injuste et ne correspond pas à l’intérêt du PQ ni du Québec. Surtout pour un parti foncièrement démocratique comme le Parti Québécois avec des membres profondément convaincus et aux options politiques variées.
Je ne connais pas de congrès au leadership d’un parti, du passé, à Québec ou à Ottawa qui ait nui au parti. Au contraire, après le résultat final, le parti et son nouveau chef grimpent dans les sondages. Un tel congrès donne l’occasion à tous les candidats de bien se faire connaître de la population à tel point que ceux qui sont défaits deviennent des vedettes positives pour l’avenir. Quant au parti, il gagne en prestige suite à un congrès bien organisé même si la bataille a été très engagée entre les candidats.
La direction de Vigile en utilisant avec un ton arrogant des qualificatifs négatifs contre les aspirants au leadership péquiste, en les insultant, ne fait qu’alimenter les braises de discorde dans le parti.  
J’ai été co-président du congrès de leadership du parti progressiste conservateur qui a choisi Brian Mulroney. Je connais bien les bienfaits que peut rapporter un tel évènement pour un parti politique, s’il est bien organisé.
Le Québec mérite que le PQ présente un bon congrès, juste et équitable pour choisir son prochain chef. Que chacun ait sa chance de se faire valoir. Si PKP est vraiment le meilleur, il sera choisi. Mais qu’il « gagne ses épaulettes » sans piler sur les pieds des autres.
Claude Dupras

Ps. Le PQ vient tout juste de confirmer que le nouveau chef sera choisi par les membres du parti. C’est bien, mais il lui faudra être vigilant pour s’assurer que ce qui est décrit dans ce billet ne se concrétise pas.  
Que Vigile cesse de chercher à imposer PKP en ne respectant pas les autres candidats. Ce site internet est celui de tous ses nombreux collaborateurs séparatistes/souverainistes/indépendantistes et autres. Qu’il devienne objectif et permette à chacun de prendre sa place.

jeudi 2 octobre 2014

PKPéladeau, chef du Parti Québécois

Il semble bien que « l’affaire est dans le sac » pour Pierre-Karl Péladeau (PKP). Il sera le prochain chef du Parti Québécois. Malgré que la course à la chefferie débute à peine, qu’il n’ait pas encore annoncé sa candidature, le résultat est fort prévisible pour les observateurs avertis.

Les sondeurs nous informent que PKP récolte, aujourd’hui, l’appui de plus de 53% des sympathisants péquistes du Québec. Les autres candidats se voient attribuer à peine 2% à 7% d’appuis. Ce sont des indices clairs mais pas définitifs car rien n’est certain en politique.
La direction du PQ a mis de côté l’idée d’une élection primaire pour tous les sympathisants péquistes au Québec et a opté pour un vote internet limité aux membres du parti. Cela me semble une belle occasion perdue car la confrontation des candidats aurait suscité dans la population, qui aime ce genre de course au leadership d’un parti politique, un intérêt certain. Les luttes et débats dans de telles circonstances attirent l’attention car ils portent sur l’avenir. Je ne comprends pas le PQ qui, placé dans une position très défavorable par l’opinion publique, refuse une opportunité pouvant faire tourner tous les regards vers lui. 
Le politicien PKP n’est pas très connu. Par contre, l’homme d’affaires l’est et il est favorablement apprécié, comme je l’écrivais dans mon blog du 20 avril 2013 intitulé « Un géant : Pierre-Karl Péladeau ». J’y exprimais une opinion positive sur son flair et son savoir-faire des affaires après l’avoir vu maintenir la compagnie Québecor Inc, héritée de son père, et la transformer au point d’en faire un de plus importants conglomérats dans le domaine des médias au Canada.
Mais en politique, il est loin du top. Son entrée politique durant la dernière campagne électorale québécoise fut un flop monumental. Son « poing en l’air », similaire au signe des membres de l’internationale communiste, a frappé l’imagination collective. D’un coup, son geste a confirmé l’idée que le PQ voulait imposer un nouveau référendum sur la séparation du Québec de l’ensemble canadien. Comme c’était au moment où les Québécois n’en voulaient absolument pas, cela a contribué fortement au renversement du gouvernement de Pauline Marois et à la dégelée du Parti Québécois, la pire défaite depuis sa formation.
Durant la campagne, le manque de clarté de ses discours a surpris et il s’est avéré un orateur sans éloquence puissante ni directe. Ses prestations télévisuelles laissaient à désirer. Il devenait clair que la politique était pour lui un nouveau monde.  
Aujourd’hui ses plus chauds partisans recherchent un couronnement. Pour eux, le choix est décidé. Ils vont même jusqu’à réclamer que les 29 députés péquistes se rallient à PKP et que cette décision soit plébiscitée par les membres du parti afin de lui conférer une légitimité démocratique. Ils traitent, de façon arrogante, les autres candidats de « petits ambitieux, rêveurs, et utopistes… qui font le jeu des fédéralistes ». Pas de débats, pas de discussions, pas de choc des idées, pas d’ouverture pour les vedettes du parti mais des insultes, seul PKP. Ça ne frise pas le ridicule, mais pas loin. Vive la démocratie… 
Qui sait comment PKP va réagir dans le feu de la compétition politique. Quelles sont ses vraies convictions? De droite, de gauche ou du centre ? Est-il un homme convaincu ou un opportuniste capable de gagner la bataille d’images et d’illusions qu’est la politique, parce qu’il en a les moyens financiers ? Son « Québec, mon pays » se définit-il par un référendum sur la question le plus vite possible ou l’adoption d’un simple projet de loi à cette effet par l’Assemblée nationale ? Peut-on se fier uniquement aux quelques brides politiciennes qu’il lance ici et là pour se maintenir dans le limelight, via sa page facebook, pour juger de sa compétence politique ? Est-ce parce qu’il est riche et a été magnat des médias, grâce à des aides substantielles du gouvernement, qu’il est plus apte à diriger un gouvernement qu’un autre candidat qui vient du milieu professionnel, journalistique, culturel, ou social? Possiblement, mais avant de le couronner, la démonstration reste à faire.  
Dans le passé, des hommes riches et issus du milieu des affaires ont fait leur entrée en politique. Plusieurs ont vite plié bagages. Un rare parmi eux, François Legault, aujourd’hui chef du parti Coalition Avenir Québec (CAQ), a  finalement, après des années comme ministre et des années comme chef de parti, démontré qu’il a les capacités de diriger un gouvernement.
Justement, c’est Legault qui rappelait hier avoir discuté maintes fois dans le passé avec PKP du sujet des dépenses gouvernementales. Il affirme ne pas comprendre son opposition soudaine au budget austère du gouvernement actuel visant à diminuer les dépenses élevées, le déficit et l’endettement du Québec. « C’est un revirement de 180° par rapport avec ses opinions précédentes », dit-il. Pourquoi ? « Pour calmer l’aile gauche de son parti qui l’oppose », ajoute Legault ? Voilà le genre de questions qui pourraient être éclaircies si de vrais débats ont lieu entre les candidats. Les Québécois pourraient alors mieux juger ses propositions politiques et sa sincérité.
Sur le sujet de l’austérité, nous n’avons qu’à comprendre ce qui se passe en France, pour le juger. Le président socialiste François Hollande coincé par l’Allemagne et l’Union Européenne a dû imposer un programme d’austérité car la situation économique française est dangereusement en difficulté. Chômage à la hausse, croissance négative, déficits constants, taxes additionnelles, etc… Le résultat : Hollande se retrouve à 15% favorable dans l’opinion publique car personne n’aime l’austérité. Pour regagner sa popularité, Hollande renie en partie maintenant son propre programme et blâme les autres de l’avoir engagé dans ce sillon. PKP se prononce-t-il contre l’austérité pour obtenir la faveur générale ?
Le Québec n’est pas la France. Nous sommes financièrement en meilleure posture. Mais si nous continuons à dépenser, à augmenter nos programmes sociaux au nom d’un supposé « modèle québécois », à emprunter et que soudainement nos revenus stagnent, nous connaîtrons des difficultés économiques comme la France. Nous pourrions aussi, dans un cas extrême, vivre des périodes difficiles comme celles que l’Espagne, la Grèce ou l’Italie ont presque fini de traverser. Pour éviter à tout prix une telle situation, il nous faut apprendre des autres et cela veut dire contrôler nos dépenses et vivre selon nos moyens. PKP nous réserve-t-il un avenir plus difficile en disant autrement aujourd’hui ? De bons débats nous éclaireraient sur sa surprenante position.
De son côté, le chef de l’opposition officielle québécoise, Stéphane Bédard. espère voir l’émergence d’un nouveau leader à la Bouchard. Il fait allusion à Lucien Bouchard, ministre démissionnaire à Ottawa, fondateur du Bloc Québécois, leader du référendum de 1995, chef du PQ et PM du Québec. Mais Bouchard a fait beaucoup politiquement avant de devenir chef du PQ. Qu’à fait PKP? Rien. On ne s’invente pas politicien encore moins sauveur.
En fait qui est le vrai politicien PKP ? Six mois après son élection comme député, on connaît peu de lui. Et s’il devient un chef péquiste plébiscité, on ne le saura qu’après. Il sera peut-être trop tard.   

Claude Dupras

dimanche 21 septembre 2014

Sarkozy, le retour d’un champion

Il n’est pas un politicien comme les autres. Nicolas Sarkozy a été président de la France. Il a fait du bon boulot mais a été sali sans répit par une campagne antisarkozyste d’une violence inouïe. Elle a commencé dès sa prise de pouvoir et a eu finalement raison de lui lorsque les Français ont élu, à l’élection suivante, le socialiste François Hollande, avec une très faible majorité. J’ai été surpris de ce résultat malgré les sondages qui le prédisaient depuis plusieurs mois. J’avais toujours cru que Sarkozy ferait une remontée dans les dernières semaines de campagne précédant le scrutin. Elle a eu lieu et elle fut spectaculaire mais a manqué de temps. Une semaine de campagne de plus et le revirement spectaculaire que j’attendais se serait probablement concrétisé. Ce soir-là, j’étais triste pour la France car j’avais bien apprécié et admiré les actions intelligentes de ce président dynamique, affirmant même, souventes fois dans mes blogues, que j’aurais aimé qu’il soit premier ministre de mon pays, le Canada. « Moi, le président Hollande » sonnait faux.   

À la passation des pouvoirs, j’ai pu juger de la grandeur du nouveau président. Après leur rencontre, il a refusé d’accompagner, comme le veut la coutume, le président sortant-de-charge jusqu’à son automobile placée au bas de l’escalier principal dans la cour de l’Élysée. Sur le perron, il lui a serré faiblement la main, sans aucun signe de sympathie, et l’a quitté subitement pour rentrer au palais présidentiel, lui tournant le dos et le laissant là seul. Des millions de spectateurs à la télé, qui suivaient cette cérémonie, ont été surpris de ce manque de courtoisie. Ce n’est pas grand-chose mais ce geste mesquin me confirmait qui serait le nouveau président. En fait, j’ai constaté que Sarkozy et Hollande sont physiquement de la même hauteur mais pas de la même grandeur. Hollande s’est démontré petit, Sarkozy grand. C’était un premier signe de ce que serait l’administration Hollande.
Depuis, les socialistes ont sans cesse manifesté leur peur de Sarkozy. Ils ont voulu s’assurer de demeurer au pouvoir et qu’il ne puisse revenir actif en politique. Il est devenu l’homme à abattre et la campagne antisarkozyste s’est ré-accentuée au point qu’il a été pourchassé sans cesse par des policiers d’enquêtes policières mises sur pied par des juges d’instruction.
Je rappelle les plus importantes affaires. Karachi pour la création d’une société luxembourgeoise afin de financer la campagne Balladur : les juges l’ont libéré le qualifiant de témoin assisté. Tapie pour escroquerie en bande organisée : il a été déterminé qu’il est hors cause. Le financement lybien de sa campagne : le document de Médiapart s’est révélé un faux. Les écoutes de la police pour l’obtention par son avocat d’informations couvertes par le secret : il a été libéré de sa garde-a-vue. Le favoritisme en rapport avec des sondages de l’Élysée : aucune mise en examen n’a été prononcée. Bettencourt pour des sommes d’argent illicites pour sa campagne : la cour a décidé d’un non-lieu. Bygmalion par laquelle il aurait bénéficié de fausses factures pour sa campagne présidentielle : l’information judiciaire est en cours.  À ce jour, chacune tourne en queue de poisson. Mais les socialistes et les médias (qui leur sont favorables) continuent de s’acharner sur lui et de ressasser constamment toutes ces affaires.
Au lieu d’agir intelligemment et de l’écouter pour savoir ce qu’il à dire, au lieu de lui reprocher un passé noir fabriqué de toute évidence de toutes pièces, au lieu de reconnaître que les français ont besoin d‘espoir et qu’ils recherchent la lueur d’un avenir plus prospère, au lieu de reconnaître qu’ils voient en lui la solution à ces problèmes, on lui cogne encore dessus.
Sarkozy a été président, il sait plus que tous qu’il n’a pas fait que des bons coups. Il a acquis une expérience inestimable et, en homme intelligent, a appris.  Au lieu de le juger sans preuves, de le salir et de remuer de la boue, il y a lieu que les français s’informent et que la presse cesse de déformer et analyse avant de conclure.
Et aujourd’hui, malgré toutes ces affaires, il revient en politique active.
Dès l’annonce de son retour, le président Hollande a ressorti ses arguments anti-Sarkozy à sa récente conférence de presse, répondant à une question sur le sujet, il a dit ne pas vouloir commenter mais a enchainé aussi vite en déblatérant contre Sarkozy avec des arguments qui ne tiennent plus. Il a encore démontré sa petitesse. Le secrétaire-général du PS, lui-même sous enquête, a ajouté hautement, sans broncher, que Sarkozy revient en politique pour cacher les fautes qu’on lui reproche. Quelle connerie ! Il faut vraiment n’avoir rien dire pour inventer continuellement de telles sottises.
Si Sarkozy est coupable d’une des affaires, celui qui le sait c’est lui. Et s’il ne l’est pas, c’est encore lui qui le sait. Ferait-il tout le travail que son engagement à la tête du parti requiert pour risquer de se voir éventuellement démettre dans la honte, s’il se sait coupable?
Il est surprenant de le voir revenir et de vouloir être le président de son parti pour lequel il a été  le principal fondateur. Constatant le désordre de sa famille politique, il le juge dans une situation précaire et a décidé de retrousser ses manches et de le remettre sur pied, dans le meilleur intérêt des membres. C’est important, car la France démocratique a besoin de bons partis politiques, bien organisés, qui représentent toutes les tendances d’idées et d’opinions. Il est important que les membres des partis puissent participer à l’élaboration de leur programme politique et au choix de leurs dirigeants. Et pour ce faire pleinement, le parti doit être bien structuré, vivant, dynamique et en bonne santé financière.
Même si cela semble bizarre qu’un ancien président de la république française veuille revenir à la base en reprenant la tête de son parti dans « une marche qui sera longue » pour lui donner une orientation nouvelle et moderne, je trouve cela rafraîchissant. Nicolas Sarkozy voudra fort probablement, par la suite, redevenir son candidat présidentiel afin de diriger à nouveau la nation. C’est une autre chose que nous pourrons juger au moment du choix du candidat.
Aujourd’hui, on peut reconnaître que Sarkozy ne fait pas les choses comme les autres et qu’il exprime une ferveur, un zèle, une ardeur et un enthousiasme hors de l’ordinaire. Il a avec lui l’intérêt populaire, comme le démontrent les chiffres mirobolants sur sa page Facebook et son lien Tweeter générés par l’annonce de sa décision.

Claude Dupras

dimanche 14 septembre 2014

Le parti socialiste français va disparaître ?

La vie n’est pas facile pour les membres du parti socialiste de France. Les sondages répétitifs de différents sondeurs leurs cassent la tête. Ça va mal! Ça ne peut aller plus mal ! Leurs déclarations, leurs positionnements, leurs prédictions, leurs débats sont devenus une tour de Babel où tous les bruits sont brouillés. On ne sait plus ce qu’ils disent, ce qu’ils pensent, ce qu’ils veulent. Le président François Hollande réclame des élus socialistes qu’ils respectent ses politiques, le premier ministre ne parle que d’unité-unité-unité, les ministres jouent aux coqs, certains démissionnent, d’autres sont démis, de nouveaux sont nommés, une démission suit l’autre, les alliés politiques fuient, l’ex-première dame dévoile le réel Hollande… ce n’est pas beau ! Rien ne va plus ! Pourquoi!

Le gouvernement français actuel n’est pas un bon gouvernement. C’est simple. Il parle pour parler, promet pour promettre, ne rencontre pas ses objectifs, déçoit. Il taxe, taxe, taxe. Puis, il détaxe, détaxe, détaxe. Il ne sait pas où il va et cela devient évident. Les statistiques d’emploi, de relance de l’économie, de croissance, de compétitivité, etc… l’assomment mensuellement. Le français moyen ne comprend pas, craint pour sa famille, pour son emploi, pour son commerce, pour son entreprise. Il ne voit pas le bout du tunnel. Ce n’est pas surprenant, le gouvernement gouverne mal.
Une bonne démonstration est la formation du nouveau cabinet des ministres suite à l’affaire Montebourg-Hamon-Filippetti. De ces trois, les deux derniers n’avaient absolument pas le bagage ni l’expérience nécessaire pour être ministres de France. C’était clair le jour de leur nomination et c’est devenu encore plus clair le jour de leur démission. Pourtant Hollande les avait choisis. Et, il vient de récidiver en choisissant les membres du nouveau cabinet. Certains diront que c’est le PM Valls qui a fait le choix. Soyons sérieux !
Normalement, un cabinet de ministres doit être formé des meilleurs individus  disponibles afin que chacun puisse remplir adéquatement le devoir du ministère qui lui est confié. Ils doivent être les plus expérimentés, les plus à jour des problèmes de l’heure, les plus renseignés sur les solutions réalistes pour les régler, les plus prêts à prendre les meilleures décisions pour que la France progresse. Ils peuvent être dans le cercle des élus ou se trouver dans le privé, si nécessaire. Qu’ils viennent tous de la même ville, de la même rue, importe peu. S’ils sont les mieux qualifiés, ils doivent être choisis.
Le malheur est qu’Hollande ne procède pas comme cela. Il joue aux cartes, il avance des jetons pour gagner politiquement. La France est son second choix.
En effet, ce président cherche à créer des alliances pour l’avenir. Qu’importent les qualités requises pour de vrais ministrables, les choisis le deviennent sur la base de critères qui ont rapport avec le sexe, les régions, les services rendus, la loyauté, les partis de gauche, la popularité, les promesses, la tendance, etc… Ainsi, plusieurs sont nommés ministres et arrivent dans leur ministère sans savoir où celui-ci va, qui il est et où il doit aller. On parle ici de la France, Believe it or not !
C’est une méthode de choix ridicule qui débouche sur un cabinet faible, non efficace, incapable de régler les vrais problèmes. Avec l’enfer que vit la France aujourd’hui, il semble que pour la formation du dernier cabinet, le président aurait pu inviter plusieurs non-élus, reconnus dans leur sphère d’activité pour leur savoir-faire et leur efficacité, à venir l’aider à gouverner. Son approche est vouée à l’échec car le niveau des problèmes et des solutions à trouver est trop haut pour des ministres non qualifiés. Pourtant, Hollande le sait puisqu’il a chialé contre certains des anciens ministres, les traitants d’« incompétents ».  Ce n’est pas moi qui le dis, c’est lui qui l’a dit et répété à son ex-compagne et ex-première dame comme on peut le lire dans son récent livre sur sa relation avec Hollande.
Il y a aussi le parti socialiste français et son idéologie inébranlable de gauche. Il veut que le comportement des français corresponde à ses croyances, ses idées, ses doctrines. La bourgeoisie américaine qui s’associe principalement au parti républicain fait de même, à droite. Le temps de tels partis est dépassé. Aujourd’hui, plus que jamais, un parti doit pouvoir s’adapter aux besoins du temps. Au pouvoir, il doit gouverner en fonction des problèmes réels et ne pas se laisser aveuglement orienter par son idéologie. Alors que de plus en plus de citoyens souffrent, le temps n’est pas de se complaire dans des chimères, des politiques utopiques, des illusions ou des projets irréalisables, non plus que de ne s’occuper que d’une classe de la société. Toutes les classes de la société française ont besoin de l’une et de l’autre pour se sortir du marasme dans lequel elles sont toutes immergées.
Le parti est à un niveau d’impopularité record. Balayé aux dernières élections législatives, il subira, de l’avis de tous, une secousse sera encore plus forte aux prochaines élections sénatoriales. Son approche politique a entrainé Hollande dans les bas-fonds électoraux parce qu’elle ne correspond pas aux problèmes d’aujourd’hui. Le président semble avoir compris enfin le désastre dans lequel il a poussé la France, et ses nouvelles politiques ont pris un tournant brusque vers la droite. C’est ce qu’il avait à faire dans les circonstances actuelles, il n’avait d’autres choix. Mais plusieurs membres influents du parti socialiste s’offusquent et menacent de ne pas accorder leur confiance au nouveau programme politique du gouvernement Valls, à l’Assemblée Nationale. Si cela se concrétise, on comprendra que ce parti s’éloigne à nouveau des vrais problèmes et est voué à la disparition de son influence politique en France. Il risque de devenir une entité négligeable.
Au Canada, j’ai été longtemps membre actif du parti progressiste-conservateur du pays. Ces deux qualificatifs ensemble sont surprenants mais ils représentent bien ce qu’était ce parti qui avait dans son sein une aile droite forte et une aile gauche forte. C’est le parti de John Diefenbaker, plus à droite, celui de Joe Clark, plus à gauche et de Brian Mulroney, plus au centre. Ces trois ex-premiers ministres appliquaient une politique du parti appropriée aux besoins du moment. Chaque aile savait user de son influence si un besoin particulier de la population se faisait sentir et l’autre savait se rallier. Ainsi l’approche gouvernementale était pragmatique. Il en est de même pour le parti libéral du Canada. On peut critiquer chacun d’eux à différents moments, mais le fait demeure que le Canada progresse constamment et bien.
La France n’est plus à l’heure de Jean Jaurès, ni à celle de l’après-guerre de DeGaulle. L’heure est à la vraie démocratie. Les électeurs comprennent mieux l’envergure des problèmes. Ils sont mieux renseignés et plus vite. Ce ne sont plus les discours qui manient l’opinion publique, mais les médias qui, par tous les moyens différents que leur offrent les  nouvelles technologies, répandent rapidement les informations. De plus en plus, chaque côté de la médaille de chaque problème, est connue. Nous devenons plus aptes à nous faire une opinion. Certes, il y a toujours les images et les illusions que cherchent à créer les politiciens pour que l’opinion publique les favorise, mais lorsque ça va mal, elles n’atteignent pas les électeurs.
Ensemble, le président Hollande et son parti socialiste doivent repenser leur approche politique afin que les meilleures personnes dirigent le pays, non seulement dans le temps présent mais aussi et surtout dans le futur, sinon le parti risque de disparaître. La France a besoin dans les prochaines années de meilleurs conducteurs à la roue de l’État, quelque soit le parti, car le chemin est parsemé d’obstacles majeurs.

Claude Dupras