D’un côté nous avons le champion des environnementalistes et de l’autre leur pire ennemi. L’enjeu est grand. Entre autres, la construction de l’oléoduc Keystone XL.
Il y a plus d’un an, Obama l’a bloquée suite aux craintes des Nebraskais et de leur gouverneur face aux effets possiblement néfastes sur les nappes aquifères de leur territoire. Obama avait alors affirmé qu’un nouveau tracé devait être trouvé pour qu’il l’autorise. Le nouveau tracé est déterminé et le gouverneur du Nebraska accepte maintenant que l’oléoduc traverse son État.
Mais Obama, depuis sa réélection, a modifié quelque peu ses positions. Il se place définitivement plus à gauche. Ainsi dans ses discours, Inaugural et « State of the Nation », il s’est engagé à combattre les changements climatiques et a expliqué : « Évidemment, plus les efforts seront importants dans le secteur de l'énergie — que ce soit l'industrie des sables bitumineux au Canada, celle de l'énergie aux États-Unis ou ailleurs —, et plus ces industries feront des progrès dans la réduction des gaz à effet de serre, de leur consommation d'eau, mieux nous nous porterons tous ». Et vlan… sur le manque de politiques environnementalistes d’Harper.
Alors que la décision finale d’Obama approche, les américains et canadiens opposés à l’exploitation des sables bitumineux se font valoir. Ils étaient plus de 30 000 manifestants devant le monument de Washington contre la construction de l’oléoduc et contre l’achat au coût de 15,1 milliards $ de Nexen Inc, producteur de pétrole des sables bitumineux, par la société nationale chinoise CN00C. À cette rencontre, les médias ont rapporté une phrase d’un discours qui en dit long sur ce qui motive les manifestants : « Martin Luther King was fighting for equality, we are fighting for existence ».
Harper n’est pas heureux de se faire tasser dans le coin par Obama. Déjà que les relations entre les deux chefs politiques (Harper penchait du côté républicain lors de l’élection de novembre) étaient, au plus…, amicales, plusieurs disent froides, voilà le PM canadien sur la défensive.
Voulant éviter une dispute publique, Harper hésite à user de rétorsions. Par contre, pour accentuer la pression sur son vis-à-vis américain, il cherche non seulement à utiliser la puissance des lobbyistes pétroliers mais aussi à appuyer l’important mouvement ouvrier américain AFL-CIO. Ce dernier, qui a toujours appuyé électoralement Obama, est favorable à la construction du pipeline à cause du potentiel de milliers de nouveaux emplois qui y seront créés.
Harper rappelle aussi les avantages du libre-échange (le Canada est le premier pays commerçant avec les USA), les collaborations militaires (Iran et Afghanistan) et autres. Il souligne les importantes commandes d’équipements militaires américains. Plus souvent qu’autrement, dit-il, le Canada dit « Oui » aux USA, le temps est venu maintenant aux USA de dire « Oui » au Canada. Pour Harper, c’est ça une bonne relation entre voisins.
Le Canada a économiquement besoin de vendre son pétrole et vise à augmenter la production venant des sables bitumineux afin de pouvoir en diminuer le prix de revient. Le billet du 3 janvier 2013 de mon blog « le boom pétrolier canadien » rappelait que « le gouvernement de l’Alberta recherche d’autres moyens pour livrer son pétrole car cela devient important pour lui puisque 25 % de ses revenus découlent des royautés. De plus, les baisses récentes du prix du pétrole brut sur les marchés mondiaux ont plongé le gouvernement albertain dans un déficit de 3 milliards $ pour l’exercice qui se termine. Cela va affecter indirectement les Québécois, puisque les versements de péréquation aux provinces les plus pauvres seront plus bas avec une Alberta moins riche ». Il est donc dans l’intérêt économique de ces provinces canadiennes que l’oléoduc XL soit réalisé.
Parce qu’Obama veut limiter, pour des raisons de sécurité, l‘importation du pétrole du Moyen-Orient et du Venezuela, les USA ont augmenté considérablement leurs importations de pétrole canadien à 2,4 millions de barils/jour de l’Alberta. Le Keystone XL ajoutera de 500 000 à 700 000 b/j. C’est beaucoup. De plus, si l’oléoduc Enbridge Northern Gateway (transmontages-rocheuses) avec une capacité de 850 000 b/j et l’inversion du pipeline Sarnia vers l’est canadien sont réalisés, l’argent rentrera à flots dans les coffres non seulement de l’Alberta, mais aussi du gouvernement du Canada et des provinces.
Si les oléoducs ne sont pas construits, l’exploitation des sables bitumineux sera-t-elle alors arrêtée ? J’en doute, car les compagnies pétrolières ont beaucoup de moyens, de capacité et d’imagination et elles trouveront des solutions pour s’en sortir honorablement. Mais cela sera loin du niveau que permettraient les nouveaux oléoducs.
Nous sommes donc, nous les Canadiens, devant un dilemme. Si le projet va de l’avant, nous serons beaucoup plus riches; s’il est arrêté, l’environnement se portera mieux. Si Keystone est annulé, les chances sont que le Enbridge Northern Gateway le soit aussi, pour les mêmes raisons. Ce sera de gros pas économiques en arrière pour l’économie canadienne. La décision que prendra Obama est donc, par conséquent, très importante pour chacun de nous.
Pour nous convaincre de l’appuyer, Harper a entrepris une campagne publicitaire à même les fonds publics pour expliquer l’importance et l’impact du secteur énergétique canadien. Le but est surtout de motiver les Canadiens tout en faisant appel à leur sens patriotique. Elle les « encourage à mieux s’informer de l’importance de l’énergie sur l’économie canadienne et leur qualité de vie ». Dans un premier temps, faible en faits, ce ne fut pas un succès, mais après quelques ajustements importants, l’analyse de la deuxième campagne démontre que les individus qui l’avaient visualisée se disaient fiers d’être canadiens et que le Canada faisait tous les efforts pour protéger l’environnement.
Dans mes billets, j’ai toujours dénoncé, depuis 2005, le pétrole sale issu des sables bitumineux. Beaucoup d’experts et de personnalités se sont montrés indignés devant cette exploitation. L’Union Européenne refuse d’acheter le pétrole canadien pour cette raison même si avec le temps, des mesures ont été prises et la situation s’est quelque peu améliorée. Mais elle est loin d’être parfaite.
Le gouvernement du Canada et les pétrolières ont un grand besoin de l’oléoduc Keystone XL. La bataille Harper-Obama ne fait que commencer. Obama est en position de force et a une belle occasion de transformer Harper en environnementaliste, du moins momentanément. Ce ne sera pas facile. Mais il peut établir ses conditions, dont l’obtention d’un pétrole plus propre et une lutte sérieuse de la part du gouvernement du Canada pour combattre les changements climatiques sur le continent de l’Amérique du Nord.
De son côté, Harper va vite comprendre que le discours d’Obama peut persuader un plus grand nombre de Canadiens que ne le font ses campagnes publicitaires. En bon politicien, il sait que tout peut arriver suite à cette bataille, dont perdre les prochaines élections fédérales. Il ne peut que céder.
Je crois que l’oléoduc Keystone XL sera réalisé aux conditions d’Obama. Je suis dans son camp et je l’encourage.
Claude Dupras
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mardi 19 février 2013
La bataille Obama vs Harper
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jeudi 6 octobre 2011
Le réchauffement climatique : une invention des Socialistes !
Ce titre choquant est une affirmation de Stephen Harper, premier ministre du Canada, qui a été prononcée avant qu’il n’atteigne le plus haut poste politique de notre pays. Plusieurs de mes lecteurs la connaissent, mais je la répète car elle est la seule explication possible aux actions continues et incompréhensibles de notre PM conservateur contre la lutte pour la protection de l’environnement. Il continue à agir comme s’il en était l’ennemi public numéro 1.
Alors qu’Harper propose de réduire de 50% les budgets d’ « Environnement Canada » et de « Pêches et Océans Canada », le commissaire canadien à l’environnement a déclaré hier que le pays est incapable de faire une évaluation environnementale du Nord de l’Alberta (où se situent les sables bitumineux). De plus, il dénonce l’autorisation de nombreux nouveaux projets d’exploitation qui s’accumulent avec les autres et empirent le problème. Sa déclaration ne calme pas l’inquiétude des scientifiques en rapport avec « la pollution venant de l’extraction du bitume des sables, de son raffinage et de son entreposage dans d’immenses bassins à ciel ouvert ».
Le PM dit reconnaître qu’il y a lacune dans l’obtention de données de base environnementales et dans les mécanismes de leur surveillance. Par contre son gouvernement refuse d’annuler ses coupures aux budgets des ministères responsables et d’imposer « un moratoire sur les nouveaux permis ». La politique prime dans ses paroles et ses actions. Pour bien comprendre, il faut être bien renseigné. Le Canada ne l’est pas et ne veut pas l’être.
Pour calmer les esprits des opposants, Harper a mis en place un groupe d’experts « indépendants » pour évaluer les impacts environnementaux de ce projet immense et produire un rapport. L’étude doit coûter 100 millions $ et est financée par l’industrie pétrolière. En fait, je crains que tout çà soit de la foutaise ! J’ai lu quelques pages de rapports anciens des pétrolières. Ils sont très bien faits et la présentation est impeccable mais le contenu est faussé. Ce n’est que de la propagande pure servant à appuyer leurs arguments. Les experts indépendants, s’ils le sont vraiment, vont vite déchanter.
De son côté, le ministre canadien de l’environnement, Peter Kent, vient d’affirmer que ce rapport va vite aider le Canada à vendre son pétrole. Kent se moque de nous puisqu’il sera complété dans deux ans et que, pendant ce temps, les projets se développent à toute vitesse, au point que les pétrolières veulent quadrupler leurs exploitations d’ici 2030, pour atteindre 3 millions de barils par jour. C’est une vraie mine d’or, des revenus incroyables pour l’Alberta, pour le gouvernement du Canada et pour les Canadiens puisque c’est la deuxième plus importante réserve de pétrole au monde. Mais est-ce une raison suffisante pour accepter les dégâts quasi-irréparables à la forêt boréale, au réchauffement du climat, aux rivières et aux fleuves dans lesquels elles se jettent, à la faune ?
Il y a aussi le débat sur la construction du pipeline Keystone XL pour transporter le pétrole brut, extrait des sables bitumineux, au Texas. Mon blog du 21 août dernier « Le pipeline des sables bitumineux : une occasion pour Obama » traitait de ce sujet. Je suis favorable à ce projet si le pétrole est « propre ». Et c’est là qu’Obama peut aider car actuellement le pétrole est « polluant ». L’Union Européenne, par exemple, refuse de le recevoir sur le vieux continent et menace de restreindre les exportations canadiennes sur son territoire. Ailleurs, le New York Times vient de prendre position contre le pipeline à cause des impacts négatifs sur la forêt boréale. J’espère qu’Obama insistera pour que le pétrole qui entrera dans son pays soit propre et retardera l’acceptation du pipeline jusqu’au moment où ses experts établiront que cet objectif est rencontré. Cela forcera les pétrolières à revoir tous les aspects de leur exploitation en Alberta.
On peut protéger l’environnement, mais faut-il vouloir le faire ! A ce jour, le gouvernement conservateur de l’Alberta n’a autorisé qu’un seul projet de réhabilitation couvrant 100 hectares sur les 60 000 hectares minés. Ce n’est pas sérieux.
On apprend aussi, aujourd’hui, qu’un trou sans précédent a été découvert dans la couche d’ozone dans l’Arctique. Le centre canadien qui l’observe joue un rôle absolument nécessaire, selon les responsables mondiaux, pour la poursuite des travaux dans ce secteur. Encore là, une partie de ces chercheurs affirment craindre de voir leurs postes disparaître à cause des coupures d’Harper. Il est clair que le Canada ne veut plus être, comme avant, un chef de file en matière d’évaluation environnementale.
De la façon qu’il se comporte actuellement, le gouvernement d’Harper ne rencontrera même pas les objectifs réduits qu’il avait établis pour 2020 après avoir laisser tomber le protocole de Kyoto, accepté par son prédécesseur. Il n’a pas encore mis en place la stratégie globale nécessaire à la coordination, à l’établissement des objectifs, des échéanciers, des cibles provisoires, etc… qu’il doit réaliser pour 2012. Il n’est pas sérieux. Il fait semblant. Le Canada risque d’être ridiculisé à nouveau.
Le PM et son parti PC atteignent un degré d’arrogance méprisant qui dépasse la borne. Enivrés de la majorité parlementaire qu’ils ont obtenue à l’élection du 2 mai dernier, malgré que 60,4% des électeurs aient voté pour leurs adversaires, les Conservateurs ne cessent de répéter que les Canadiens leur ont fait majoritairement confiance et que cela justifie leurs actions unilatérales. Harper va même jusqu’à conclure que le pays est devenu conservateur et le PC, le parti du peuple. Il rêve en couleurs !
De plus, le grand stratège, comme aime l’appeler les membres de sa cour, se trompe. Des signes extérieurs le démontrent. Ainsi les élections provinciales récentes dans les provinces de l’Île-du-Prince-Édouard et du Manitoba sont des signes avant-coureurs qui ne trompent pas. Malgré qu’Harper ait mis sa machine électorale au service des partis conservateurs de ces provinces et prédisait des victoires « bleues » partout, le Nouveau Parti Démocratique (NPD) a gagné la première et le parti libéral la deuxième. Il reste à venir l’élection d’aujourd’hui (6 octobre) en Ontario. Au moment où ces lignes sont écrites, le parti Libéral est en avance de 10% (il traînait de 10 % il y a à peine un mois) et a toutes les chances d’être réélu.
J’espère que ces mise-en-gardes que lui envoient les électeurs de trois provinces représentatives du Canada anglais (une de l’ouest, une du centre et une de l’est du pays) feront réfléchir notre PM que les Canadiens ne sont pas à droite de la droite et qu’ils considèrent ses politiques comme rétrogrades pour le temps que nous vivons.
Claude Dupras
Alors qu’Harper propose de réduire de 50% les budgets d’ « Environnement Canada » et de « Pêches et Océans Canada », le commissaire canadien à l’environnement a déclaré hier que le pays est incapable de faire une évaluation environnementale du Nord de l’Alberta (où se situent les sables bitumineux). De plus, il dénonce l’autorisation de nombreux nouveaux projets d’exploitation qui s’accumulent avec les autres et empirent le problème. Sa déclaration ne calme pas l’inquiétude des scientifiques en rapport avec « la pollution venant de l’extraction du bitume des sables, de son raffinage et de son entreposage dans d’immenses bassins à ciel ouvert ».
Le PM dit reconnaître qu’il y a lacune dans l’obtention de données de base environnementales et dans les mécanismes de leur surveillance. Par contre son gouvernement refuse d’annuler ses coupures aux budgets des ministères responsables et d’imposer « un moratoire sur les nouveaux permis ». La politique prime dans ses paroles et ses actions. Pour bien comprendre, il faut être bien renseigné. Le Canada ne l’est pas et ne veut pas l’être.
Pour calmer les esprits des opposants, Harper a mis en place un groupe d’experts « indépendants » pour évaluer les impacts environnementaux de ce projet immense et produire un rapport. L’étude doit coûter 100 millions $ et est financée par l’industrie pétrolière. En fait, je crains que tout çà soit de la foutaise ! J’ai lu quelques pages de rapports anciens des pétrolières. Ils sont très bien faits et la présentation est impeccable mais le contenu est faussé. Ce n’est que de la propagande pure servant à appuyer leurs arguments. Les experts indépendants, s’ils le sont vraiment, vont vite déchanter.
De son côté, le ministre canadien de l’environnement, Peter Kent, vient d’affirmer que ce rapport va vite aider le Canada à vendre son pétrole. Kent se moque de nous puisqu’il sera complété dans deux ans et que, pendant ce temps, les projets se développent à toute vitesse, au point que les pétrolières veulent quadrupler leurs exploitations d’ici 2030, pour atteindre 3 millions de barils par jour. C’est une vraie mine d’or, des revenus incroyables pour l’Alberta, pour le gouvernement du Canada et pour les Canadiens puisque c’est la deuxième plus importante réserve de pétrole au monde. Mais est-ce une raison suffisante pour accepter les dégâts quasi-irréparables à la forêt boréale, au réchauffement du climat, aux rivières et aux fleuves dans lesquels elles se jettent, à la faune ?
Il y a aussi le débat sur la construction du pipeline Keystone XL pour transporter le pétrole brut, extrait des sables bitumineux, au Texas. Mon blog du 21 août dernier « Le pipeline des sables bitumineux : une occasion pour Obama » traitait de ce sujet. Je suis favorable à ce projet si le pétrole est « propre ». Et c’est là qu’Obama peut aider car actuellement le pétrole est « polluant ». L’Union Européenne, par exemple, refuse de le recevoir sur le vieux continent et menace de restreindre les exportations canadiennes sur son territoire. Ailleurs, le New York Times vient de prendre position contre le pipeline à cause des impacts négatifs sur la forêt boréale. J’espère qu’Obama insistera pour que le pétrole qui entrera dans son pays soit propre et retardera l’acceptation du pipeline jusqu’au moment où ses experts établiront que cet objectif est rencontré. Cela forcera les pétrolières à revoir tous les aspects de leur exploitation en Alberta.
On peut protéger l’environnement, mais faut-il vouloir le faire ! A ce jour, le gouvernement conservateur de l’Alberta n’a autorisé qu’un seul projet de réhabilitation couvrant 100 hectares sur les 60 000 hectares minés. Ce n’est pas sérieux.
On apprend aussi, aujourd’hui, qu’un trou sans précédent a été découvert dans la couche d’ozone dans l’Arctique. Le centre canadien qui l’observe joue un rôle absolument nécessaire, selon les responsables mondiaux, pour la poursuite des travaux dans ce secteur. Encore là, une partie de ces chercheurs affirment craindre de voir leurs postes disparaître à cause des coupures d’Harper. Il est clair que le Canada ne veut plus être, comme avant, un chef de file en matière d’évaluation environnementale.
De la façon qu’il se comporte actuellement, le gouvernement d’Harper ne rencontrera même pas les objectifs réduits qu’il avait établis pour 2020 après avoir laisser tomber le protocole de Kyoto, accepté par son prédécesseur. Il n’a pas encore mis en place la stratégie globale nécessaire à la coordination, à l’établissement des objectifs, des échéanciers, des cibles provisoires, etc… qu’il doit réaliser pour 2012. Il n’est pas sérieux. Il fait semblant. Le Canada risque d’être ridiculisé à nouveau.
Le PM et son parti PC atteignent un degré d’arrogance méprisant qui dépasse la borne. Enivrés de la majorité parlementaire qu’ils ont obtenue à l’élection du 2 mai dernier, malgré que 60,4% des électeurs aient voté pour leurs adversaires, les Conservateurs ne cessent de répéter que les Canadiens leur ont fait majoritairement confiance et que cela justifie leurs actions unilatérales. Harper va même jusqu’à conclure que le pays est devenu conservateur et le PC, le parti du peuple. Il rêve en couleurs !
De plus, le grand stratège, comme aime l’appeler les membres de sa cour, se trompe. Des signes extérieurs le démontrent. Ainsi les élections provinciales récentes dans les provinces de l’Île-du-Prince-Édouard et du Manitoba sont des signes avant-coureurs qui ne trompent pas. Malgré qu’Harper ait mis sa machine électorale au service des partis conservateurs de ces provinces et prédisait des victoires « bleues » partout, le Nouveau Parti Démocratique (NPD) a gagné la première et le parti libéral la deuxième. Il reste à venir l’élection d’aujourd’hui (6 octobre) en Ontario. Au moment où ces lignes sont écrites, le parti Libéral est en avance de 10% (il traînait de 10 % il y a à peine un mois) et a toutes les chances d’être réélu.
J’espère que ces mise-en-gardes que lui envoient les électeurs de trois provinces représentatives du Canada anglais (une de l’ouest, une du centre et une de l’est du pays) feront réfléchir notre PM que les Canadiens ne sont pas à droite de la droite et qu’ils considèrent ses politiques comme rétrogrades pour le temps que nous vivons.
Claude Dupras
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mercredi 16 mars 2011
Bienvenue à la droite québécoise
Depuis quelque temps, la droite québécoise s’organise. Sous l’impulsion de personnages dynamiques et intelligents comme Joanne Marcotte et Éric Duhaime, la droite cherche à réunir tous les citoyens dont l’idéal correspond à une philosophie politique qui se situe à la droite du centre de l’échiquier politique. Ils ont formé un organisme sans but lucratif qui se présente sous le vocable Réseau Liberté Québec (RLQ). Il vise le respect des traditions et des valeurs du peuple québécois.
Une première réunion à Québec, le 23 octobre dernier, fut un succès autant par le nombre de participants que par le niveau des discussions sur la liberté et la responsabilité individuelle des individus dans la société qui y furent tenues. L’impact média de cette rencontre fut fort encourageant pour les organisateurs. Ils reviennent maintenant à la charge à Montréal avec une grande réunion, le 16 avril prochain, à laquelle sont invités tous ceux qui aimeraient partager leurs idées et collaborer à la formation d'un mouvement de masse de droite capable d’être en mesure d’influencer la classe politique, les élites médiatiques et intellectuelles et le peuple québécois.
Le RLQ veut regrouper tous les gens de droite qu’ils soient : libertarien, conservateur fiscal, centre-droit, nationaliste de droite, conservateur moral/social ou libéral classique. C’est un défi difficile, car ailleurs ces différents groupes combattent pour défendre leurs idées respectives. Mais au Québec où de telles convictions sont moins profondément enracinées, il me semble possible pour ceux qui penchent à droite de se réunir et ensemble définir une position commune.
Et ce n’est pas du luxe dans l’état actuel de la politique québécoise, car j’estime que la tendance actuelle devient malsaine pour notre économie. Les politiciens, les individus et les syndicats qui se qualifient de gauche veulent tout du gouvernement et s’acharnent à dénigrer l’entreprise privée faisant croire qu’elle est l’ennemi des citoyens et que c’est l’État qui doit tout prendre en main.
Le débat sur le gaz de schiste est un bon exemple. Dans ce dossier, comme pour l’hydroélectricité, les péquistes et les gauchistes veulent une implication à 100% du gouvernement. La chef du parti Québécois a accusé, à l’Assemblée Nationale, le PM Charest de favoriser l’entreprise privée au lieu de diminuer les taxes des Québécois avec les profits que le gouvernement pourrait engranger s’il faisait tout lui-même. Elle oublie l’expertise des intervenants privés que le gouvernement n’a pas et le risque financier qu’ils sont prêts à prendre.
Tant qu’à y être, pour suivre le raisonnement de Mme Marois, pourquoi ne pas remplacer les marchés d’alimentation comme Métro, Loblaws.. par des marchés du gouvernement ? L’agriculture ne relève-t-elle pas de ce dernier ? Ainsi tous les profits que font des grandes entreprises reviendraient au gouvernement et seraient appliquer à baisser les taxes de ses citoyens. C’est de toute évidence, ridicule ! Ce genre de raisonnement nuit au Québec où on doit favoriser l’effort, le talent et l’initiative des entrepreneurs pour qu’ils créent, lancent, organisent et dirigent de grandes entreprises créatrices d’emplois. On doit favoriser la concurrence pour obtenir les meilleurs prix.
Pourquoi ne pas faire tout l’engineering in-house et cesser de donner des contrats gouvernementaux pour les infrastructures et autres à des firmes de génie privées, comme vient de le proposer le PQ pour les études environnementales EES sur la question du gaz de schiste. Avec un tel raisonnement irréaliste, une firme comme SNC-Lavalin, qui a 26 000 employés, n’existerait pas car elle n’aurait pu dans le passé acquérir une vaste expertise, grâce à des contrats gouvernementaux, et être en mesure aujourd’hui de vendre ses services professionnels dans le monde entier. Et elle n’est pas seule.
Il est temps que le dérapage verbal anti-entreprise privée auquel nous assistons prenne fin. Les syndicats, le PQ, les gauchistes ont droit au chapitre mais pas à toute la place dans le débat public.
Voilà pourquoi je favorise l’organisation et la montée de la droite québécoise afin qu’elle apporte un autre son de cloche. Ainsi, les Québécois et les Québécoises seront mieux renseignés pour prendre les bonnes décisions quant à leur avenir et à celui des leurs enfants.
Il faut aussi cesser d’examiner la politique au Québec avec une jumelle formée de deux lunettes non identiques : la séparatiste et la fédéraliste. Le débat est envenimé au point que l’on n’y voit plus clair car il porte sur des sujets qui n’ont rien à voir avec le fond des choses et le bien-être de chaque citoyen.
Bonne chance au Réseau Liberté Québec.
Claude Dupras
Ps. On m’a invité à joindre le RLQ, mais j’ai refusé car je veux garder ma liberté d’expression dans mon blog.
Une première réunion à Québec, le 23 octobre dernier, fut un succès autant par le nombre de participants que par le niveau des discussions sur la liberté et la responsabilité individuelle des individus dans la société qui y furent tenues. L’impact média de cette rencontre fut fort encourageant pour les organisateurs. Ils reviennent maintenant à la charge à Montréal avec une grande réunion, le 16 avril prochain, à laquelle sont invités tous ceux qui aimeraient partager leurs idées et collaborer à la formation d'un mouvement de masse de droite capable d’être en mesure d’influencer la classe politique, les élites médiatiques et intellectuelles et le peuple québécois.
Le RLQ veut regrouper tous les gens de droite qu’ils soient : libertarien, conservateur fiscal, centre-droit, nationaliste de droite, conservateur moral/social ou libéral classique. C’est un défi difficile, car ailleurs ces différents groupes combattent pour défendre leurs idées respectives. Mais au Québec où de telles convictions sont moins profondément enracinées, il me semble possible pour ceux qui penchent à droite de se réunir et ensemble définir une position commune.
Et ce n’est pas du luxe dans l’état actuel de la politique québécoise, car j’estime que la tendance actuelle devient malsaine pour notre économie. Les politiciens, les individus et les syndicats qui se qualifient de gauche veulent tout du gouvernement et s’acharnent à dénigrer l’entreprise privée faisant croire qu’elle est l’ennemi des citoyens et que c’est l’État qui doit tout prendre en main.
Le débat sur le gaz de schiste est un bon exemple. Dans ce dossier, comme pour l’hydroélectricité, les péquistes et les gauchistes veulent une implication à 100% du gouvernement. La chef du parti Québécois a accusé, à l’Assemblée Nationale, le PM Charest de favoriser l’entreprise privée au lieu de diminuer les taxes des Québécois avec les profits que le gouvernement pourrait engranger s’il faisait tout lui-même. Elle oublie l’expertise des intervenants privés que le gouvernement n’a pas et le risque financier qu’ils sont prêts à prendre.
Tant qu’à y être, pour suivre le raisonnement de Mme Marois, pourquoi ne pas remplacer les marchés d’alimentation comme Métro, Loblaws.. par des marchés du gouvernement ? L’agriculture ne relève-t-elle pas de ce dernier ? Ainsi tous les profits que font des grandes entreprises reviendraient au gouvernement et seraient appliquer à baisser les taxes de ses citoyens. C’est de toute évidence, ridicule ! Ce genre de raisonnement nuit au Québec où on doit favoriser l’effort, le talent et l’initiative des entrepreneurs pour qu’ils créent, lancent, organisent et dirigent de grandes entreprises créatrices d’emplois. On doit favoriser la concurrence pour obtenir les meilleurs prix.
Pourquoi ne pas faire tout l’engineering in-house et cesser de donner des contrats gouvernementaux pour les infrastructures et autres à des firmes de génie privées, comme vient de le proposer le PQ pour les études environnementales EES sur la question du gaz de schiste. Avec un tel raisonnement irréaliste, une firme comme SNC-Lavalin, qui a 26 000 employés, n’existerait pas car elle n’aurait pu dans le passé acquérir une vaste expertise, grâce à des contrats gouvernementaux, et être en mesure aujourd’hui de vendre ses services professionnels dans le monde entier. Et elle n’est pas seule.
Il est temps que le dérapage verbal anti-entreprise privée auquel nous assistons prenne fin. Les syndicats, le PQ, les gauchistes ont droit au chapitre mais pas à toute la place dans le débat public.
Voilà pourquoi je favorise l’organisation et la montée de la droite québécoise afin qu’elle apporte un autre son de cloche. Ainsi, les Québécois et les Québécoises seront mieux renseignés pour prendre les bonnes décisions quant à leur avenir et à celui des leurs enfants.
Il faut aussi cesser d’examiner la politique au Québec avec une jumelle formée de deux lunettes non identiques : la séparatiste et la fédéraliste. Le débat est envenimé au point que l’on n’y voit plus clair car il porte sur des sujets qui n’ont rien à voir avec le fond des choses et le bien-être de chaque citoyen.
Bonne chance au Réseau Liberté Québec.
Claude Dupras
Ps. On m’a invité à joindre le RLQ, mais j’ai refusé car je veux garder ma liberté d’expression dans mon blog.
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mercredi 9 mars 2011
Le BAPE et le gaz de schiste : un excellent rapport
Il y a des jours où je ne comprends pas le premier ministre du Québec, Jean Charest. Hier c’en fut un, suite au dépôt du rapport sur la question de l’exploitation du gaz de schiste par le Bureau des Audiences Publiques sur l’environnement (BAPE) du Québec, après six mois d’enquête. Ce dernier conclut ne pouvoir se prononcer scientifiquement avant d’avoir fait une évaluation environnementale stratégique (EES). Il la suggère sur le modèle de celle qui a statué contre l'exploitation pétrolière et gazière dans l'estuaire du Saint-Laurent. Le gouvernement a accepté sur le champ le rapport qui contient une centaine de recommandations.
Durant le temps de l’enquête et des audiences, la peur a saisi une majorité de Québécois et Québécoises. Au lieu de réagir politiquement, Jean Charest n’a fait que répéter que son gouvernement suivrait les recommandations du BAPE pour régulariser le développement du gaz de schiste. Il refusa les nombreuses demandes de moratoire qui fusaient de partout.
Pourtant, nous, les ingénieurs du Québec, lui avons suggéré d’élargir le mandat du BAPE afin d’inclure une évaluation EES, visant à intégrer les facteurs environnementaux à l’élaboration de politiques, de plans et de programmes publics pour l’exploration et l’exploitation du gaz de schiste. J’ai dédié quatre billets de mon blog à ce sujet depuis le premier le 8 octobre 2010 dans lequel j’écrivais « le BAPE se voit confié un mandat très limité et dispose de trop peu de temps pour faire le travail… ». Je suis revenu à la charge le 23 novembre 2010 : « le mandat actuel du BAPE ne couvre pas toutes les questions à analyser…. » ; puis, le 20 janvier 2011 : « j'ai réclamé un mandat plus étendu pour le BAPE » ; et finalement le 26 février 2011 : « le mandat du BAPE n'est pas suffisamment large pour vraiment étudier cette question difficile… ».
Après avoir vu à la télé des images de robinets de cuisine débitant de l’eau enflammée, venant de la Pennsylvanie où se fait l’extraction des gaz de schiste, le peuple québécois a pris peur et s’est massivement opposé au projet. Le Parti Québécois, favorable au début, a vite viré son capot de bord pour enfourcher ce nouveau cheval de bataille contre le projet et réclamer un moratoire sans condition. Certains affirmaient que le BAPE était « une affaire arrangée » et ne croyaient pas en son objectivité. D’autres, comme les artistes, toujours très (trop) influents auprès des Québécois, ont créé un collectif pour témoigner dans les medias contre le projet malgré leur ignorance totale de ce sujet complexe. Les environnementalistes, nonobstant leurs exagérations coutumières, ont su s’exprimer précisément contre le projet. Ce concert d’opposition, ajouté à d’autres aspects politiques, a fait en sorte que la popularité de Charest est passée de 51% il y a plus d’un an à 18% aujourd’hui.
Quant au moratoire demandé même s’il n’est pas accordé c’est tout comme, puisque le temps de préparation de l’évaluation EES sera d’un peu plus d’un an, soit une « pause » suffisamment longue pour calmer les esprits et permettre à chacun d’examiner le projet et d’être bien informé pour mieux le comprendre. J’avais suggéré dans mon dernier billet un moratoire d’une année. Je suis maintenant très confortable avec la nouvelle approche qui permettra au projet d’être mieux accepté socialement.
Même si le PM Charest n’est pas un expert dans le développement des gaz de schiste, il avait à sa disposition ceux des ministères des ressources, de l’environnement et de plusieurs autres dans le gouvernement. Il pouvait sûrement, au moment où il a confié l’enquête au BAPE, savoir la possibilité que celui-ci allait réclamer éventuellement une évaluation EES. Pourquoi ne l’a-t-il pas fait ? Par après, lorsque la suggestion est venue de corps professionnels comme l’Ordre des Ingénieurs, pourquoi s’est-il obstiné pour ne pas élargir le mandat du BAPE en l’incluant ? Même si le PM a dit, dans les derniers temps, que « le projet se fera correctement ou ne sera pas fait du tout et qu’il n’y aurait aucun compromis sur la santé et l’environnement », cela n’explique pas une telle erreur de jugement politique. C’est beau d’avoir confiance dans ses capacités électorales, mais il ne faut quand même pas jouer avec le feu. C’est comme si Charest avait établi un plan d’autodestruction et qu’il le suit à la lettre.
En tout cas, avec cette « pause » sur la question du gaz de schiste qui équivaut à un moratoire et la création de l’« escouade permanente anticorruption » qui rend la demande d’une enquête sur la construction inutile, Jean Charest devrait pouvoir respirer un peu mieux. Ceux de ses adversaires qui continueront à réclamer soit un moratoire ou soit l’enquête sur la construction ne parleront que pour parler et ne seront pas crédibles.
L’exploitation de gaz de schiste peut être un atout très important pour les Québécois, si on en découvre suffisamment. Et pour le savoir, il faut explorer. On ne peut simplement et bêtement s’opposer à une telle opération lorsqu’on importe autant de pétrole polluant et qu’on peut le remplacer par du gaz naturel propre produit chez nous. Mais on ne peut non plus prendre cela à la légère, se laisser emporter par des arguments monétaires et mettre en danger nos nappes phréatiques. Il faut agir avec rigueur. Ailleurs dans le monde, on exploite ce gaz avec prudence et succès. C’est ce que nous devons viser chez nous.
Les Ardéchois et d’autres Français vivent les mêmes peurs que les Québécois. Notre effort, s’il réussit, et je crois que nous réussirons, pourra non seulement nous être profitable (on parle de dizaines de billions $ et de plus de 6 000 emplois) mais devenir en plus un exemple pour d’autres pays.
Claude Dupras
Durant le temps de l’enquête et des audiences, la peur a saisi une majorité de Québécois et Québécoises. Au lieu de réagir politiquement, Jean Charest n’a fait que répéter que son gouvernement suivrait les recommandations du BAPE pour régulariser le développement du gaz de schiste. Il refusa les nombreuses demandes de moratoire qui fusaient de partout.
Pourtant, nous, les ingénieurs du Québec, lui avons suggéré d’élargir le mandat du BAPE afin d’inclure une évaluation EES, visant à intégrer les facteurs environnementaux à l’élaboration de politiques, de plans et de programmes publics pour l’exploration et l’exploitation du gaz de schiste. J’ai dédié quatre billets de mon blog à ce sujet depuis le premier le 8 octobre 2010 dans lequel j’écrivais « le BAPE se voit confié un mandat très limité et dispose de trop peu de temps pour faire le travail… ». Je suis revenu à la charge le 23 novembre 2010 : « le mandat actuel du BAPE ne couvre pas toutes les questions à analyser…. » ; puis, le 20 janvier 2011 : « j'ai réclamé un mandat plus étendu pour le BAPE » ; et finalement le 26 février 2011 : « le mandat du BAPE n'est pas suffisamment large pour vraiment étudier cette question difficile… ».
Après avoir vu à la télé des images de robinets de cuisine débitant de l’eau enflammée, venant de la Pennsylvanie où se fait l’extraction des gaz de schiste, le peuple québécois a pris peur et s’est massivement opposé au projet. Le Parti Québécois, favorable au début, a vite viré son capot de bord pour enfourcher ce nouveau cheval de bataille contre le projet et réclamer un moratoire sans condition. Certains affirmaient que le BAPE était « une affaire arrangée » et ne croyaient pas en son objectivité. D’autres, comme les artistes, toujours très (trop) influents auprès des Québécois, ont créé un collectif pour témoigner dans les medias contre le projet malgré leur ignorance totale de ce sujet complexe. Les environnementalistes, nonobstant leurs exagérations coutumières, ont su s’exprimer précisément contre le projet. Ce concert d’opposition, ajouté à d’autres aspects politiques, a fait en sorte que la popularité de Charest est passée de 51% il y a plus d’un an à 18% aujourd’hui.
Quant au moratoire demandé même s’il n’est pas accordé c’est tout comme, puisque le temps de préparation de l’évaluation EES sera d’un peu plus d’un an, soit une « pause » suffisamment longue pour calmer les esprits et permettre à chacun d’examiner le projet et d’être bien informé pour mieux le comprendre. J’avais suggéré dans mon dernier billet un moratoire d’une année. Je suis maintenant très confortable avec la nouvelle approche qui permettra au projet d’être mieux accepté socialement.
Même si le PM Charest n’est pas un expert dans le développement des gaz de schiste, il avait à sa disposition ceux des ministères des ressources, de l’environnement et de plusieurs autres dans le gouvernement. Il pouvait sûrement, au moment où il a confié l’enquête au BAPE, savoir la possibilité que celui-ci allait réclamer éventuellement une évaluation EES. Pourquoi ne l’a-t-il pas fait ? Par après, lorsque la suggestion est venue de corps professionnels comme l’Ordre des Ingénieurs, pourquoi s’est-il obstiné pour ne pas élargir le mandat du BAPE en l’incluant ? Même si le PM a dit, dans les derniers temps, que « le projet se fera correctement ou ne sera pas fait du tout et qu’il n’y aurait aucun compromis sur la santé et l’environnement », cela n’explique pas une telle erreur de jugement politique. C’est beau d’avoir confiance dans ses capacités électorales, mais il ne faut quand même pas jouer avec le feu. C’est comme si Charest avait établi un plan d’autodestruction et qu’il le suit à la lettre.
En tout cas, avec cette « pause » sur la question du gaz de schiste qui équivaut à un moratoire et la création de l’« escouade permanente anticorruption » qui rend la demande d’une enquête sur la construction inutile, Jean Charest devrait pouvoir respirer un peu mieux. Ceux de ses adversaires qui continueront à réclamer soit un moratoire ou soit l’enquête sur la construction ne parleront que pour parler et ne seront pas crédibles.
L’exploitation de gaz de schiste peut être un atout très important pour les Québécois, si on en découvre suffisamment. Et pour le savoir, il faut explorer. On ne peut simplement et bêtement s’opposer à une telle opération lorsqu’on importe autant de pétrole polluant et qu’on peut le remplacer par du gaz naturel propre produit chez nous. Mais on ne peut non plus prendre cela à la légère, se laisser emporter par des arguments monétaires et mettre en danger nos nappes phréatiques. Il faut agir avec rigueur. Ailleurs dans le monde, on exploite ce gaz avec prudence et succès. C’est ce que nous devons viser chez nous.
Les Ardéchois et d’autres Français vivent les mêmes peurs que les Québécois. Notre effort, s’il réussit, et je crois que nous réussirons, pourra non seulement nous être profitable (on parle de dizaines de billions $ et de plus de 6 000 emplois) mais devenir en plus un exemple pour d’autres pays.
Claude Dupras
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jeudi 13 janvier 2011
Facebook sauvera-t-il le Viêtnam ?
Tout ne tourne pas rond dans la péninsule vietnamienne au moment où, cette semaine, le parti communiste du pays tient son congrès politique pour planifier les politiques des cinq prochaines années et choisir ses nouveaux dirigeants pour cette période.
Depuis ma visite au Viêtnam, en mai et juin derniers, où j’ai été témoin à Hanoi de l’arrestation de la jeune avocate Lê Thi Công Nhân, porte parole du mouvement indépendantiste, j’ai continué à m’intéresser à ce pays.
Mes informations sont à l’effet que la répression contre ceux qui réclament la liberté de parole dans le pays s’est accentuée avec la tenue du congrès. La police de sécurité est devenue très active et fait brutalement pression sur tous les activistes connus pour qu’ils arrêtent leurs actions contestataires. Seize blogueurs ont été écroués comme de vulgaires malfaiteurs. Trois journalistes demeurent en prison alors que d’autres se disent suivis par des policiers en civil qui scrutent chacun de leurs gestes.
Devant le refus de compagnies de services internet publiques d’installer des logiciels capables de suivre les activités de certains sites et des individus qui les utilisent, les réseaux sociaux sur Internet, dont Facebook, ont été fermés par le gouvernement. Ce dernier veut réduire au silence les jeunes vietnamiens, et les moins jeunes, qui utilisent ces réseaux pour se renseigner et faire part des abus aux droits de la personne dont ils sont témoins, de la corruption qu’ils découvrent et des restrictions constantes sur la liberté de parole qu’ils vivent. Le gouvernement ne réussit que partiellement à faire taire la révolte grandissante car les internautes trouvent d’autres moyens pour partager leurs constatations et leurs misères. Ils utilisent des outils de contournement pour se reconnecter à Facebook.
L’avenir immédiat ne s’annonce pas plus rose pour les Vietnamiens et les Vietnamiennes car les candidats au poste de nouveau secrétaire général (l’homme fort) du parti communiste sont des conservateurs endurcis à la mode chinoise et contre toute réforme politique. Il semble que le premier ministre actuel Nguyen Tan Dung est le favori.
Mais le futur gouvernement n’est pas sorti du bois et on peut compter que les critiques n’iront qu’en augmentant. Ce ne sera pas « business as usual ».
En effet, de nombreuses élites urbaines attaquent les ententes économiques de leur pays avec la Chine qui a toujours été considérée comme leur ennemi naturel. C’est la concession d’une mine de bauxite au centre Vietnam, évaluée à plusieurs billions $ qui a fait débordé le vase. Les activistes pro-démocratie ont réagi vivement contre cette décision tout comme des polytechniciens dont Pham Minh Hoang, toujours en prison à cause de cela, et même l’intouchable et fameux général Giap, héros de l’indépendance et de la guerre contre les USA.
De plus, l’inflation galope. Elle se situe à 11% et affecte disproportionnellement les pauvres qui grognent tout comme le font un très grand nombre de fermiers évincés de leurs terres, durant les dernières années, pour faire place au développement rapide. Le nombre de grèves augmente dans les usines fabricantes de produits dédiés à l’exportation. Les écologistes s’élèvent contre la pollution industrielle.
Il y a aussi le secteur des entreprises d’état qui attire les reproches. Subventionnées démesurément par le pays, leur performance n’est pas à la hauteur des attentes. Vinishin, constructeur naval, est au bord de la faillite avec une dette de 4,5 billions $. Les activistes affirment que les entreprises de ce secteur ne favorisent financièrement que les gens du parti communiste et ceux qui gravitent autour de lui, alors que les citoyens de classe moyenne et plus pauvres subissent l’augmentation des prix et la diminution des emplois.
Tenant compte des difficultés dans ce secteur, de l’inflation qui s’accélère, d’un risque de crise de la balance des paiements et de l’affaiblissement du secteur bancaire, les agences de notation financière Standard & Poor’s et Moody’s ont baissé, il y a un mois, la note de la dette à long terme du Viêtnam qu’ils soulignent être sous l’effet de très importantes difficultés financières.
Les pronostics sont que l’économie Vietnamienne peut devenir la 14ième plus importante au monde. C’est quand même extraordinaire qu’un pays qui était près de la famine, il y a à peine 25 ans, en soit rendu là. La pauvreté a été réduite par dix. Le parti communiste vietnamien a imité la Chine et décrété la réforme de l’économie de marché. Ce faisant, plusieurs pays comme le Canada l’ont aidé et, grâce au capitalisme, le Viêtnam a connu une évolution économique vertigineuse qui a permis au parti communiste de maintenir son pouvoir suprême.
Mais la réalité nouvelle pointe à l’horizon. Les critiques sont de plus en plus nombreux et traitent de plus en plus de sujets. Les Vietnamiens veulent mieux vivre et améliorer leur qualité de vie, avoir de bonnes écoles, de grandes universités, maintenir leurs emplois, de meilleurs salaires, assurer un meilleur partage des richesses, être libres de parler et de choisir leurs dirigeants politiques, etc. Ils réclament plus de transparence dans les affaires de l’état afin qu’eux et les entreprises de l’extérieur y voient clair. Seule la démocratie peut leur donner cela et les Vietnamiens le ressentent de plus en plus grâce aux réseaux sociaux d’Internet. Ils ont faim d’en savoir plus.
Facebook, tout comme d’autres réseaux similaires, est l’outil par excellence pour répandre les notions de liberté partout. Et le jour où le Viêtnam basculera vers la liberté, il sera intéressant de déterminer la part que les réseaux sociaux d’internet auront jouée.
Claude Dupras
Depuis ma visite au Viêtnam, en mai et juin derniers, où j’ai été témoin à Hanoi de l’arrestation de la jeune avocate Lê Thi Công Nhân, porte parole du mouvement indépendantiste, j’ai continué à m’intéresser à ce pays.
Mes informations sont à l’effet que la répression contre ceux qui réclament la liberté de parole dans le pays s’est accentuée avec la tenue du congrès. La police de sécurité est devenue très active et fait brutalement pression sur tous les activistes connus pour qu’ils arrêtent leurs actions contestataires. Seize blogueurs ont été écroués comme de vulgaires malfaiteurs. Trois journalistes demeurent en prison alors que d’autres se disent suivis par des policiers en civil qui scrutent chacun de leurs gestes.
Devant le refus de compagnies de services internet publiques d’installer des logiciels capables de suivre les activités de certains sites et des individus qui les utilisent, les réseaux sociaux sur Internet, dont Facebook, ont été fermés par le gouvernement. Ce dernier veut réduire au silence les jeunes vietnamiens, et les moins jeunes, qui utilisent ces réseaux pour se renseigner et faire part des abus aux droits de la personne dont ils sont témoins, de la corruption qu’ils découvrent et des restrictions constantes sur la liberté de parole qu’ils vivent. Le gouvernement ne réussit que partiellement à faire taire la révolte grandissante car les internautes trouvent d’autres moyens pour partager leurs constatations et leurs misères. Ils utilisent des outils de contournement pour se reconnecter à Facebook.
L’avenir immédiat ne s’annonce pas plus rose pour les Vietnamiens et les Vietnamiennes car les candidats au poste de nouveau secrétaire général (l’homme fort) du parti communiste sont des conservateurs endurcis à la mode chinoise et contre toute réforme politique. Il semble que le premier ministre actuel Nguyen Tan Dung est le favori.
Mais le futur gouvernement n’est pas sorti du bois et on peut compter que les critiques n’iront qu’en augmentant. Ce ne sera pas « business as usual ».
En effet, de nombreuses élites urbaines attaquent les ententes économiques de leur pays avec la Chine qui a toujours été considérée comme leur ennemi naturel. C’est la concession d’une mine de bauxite au centre Vietnam, évaluée à plusieurs billions $ qui a fait débordé le vase. Les activistes pro-démocratie ont réagi vivement contre cette décision tout comme des polytechniciens dont Pham Minh Hoang, toujours en prison à cause de cela, et même l’intouchable et fameux général Giap, héros de l’indépendance et de la guerre contre les USA.
De plus, l’inflation galope. Elle se situe à 11% et affecte disproportionnellement les pauvres qui grognent tout comme le font un très grand nombre de fermiers évincés de leurs terres, durant les dernières années, pour faire place au développement rapide. Le nombre de grèves augmente dans les usines fabricantes de produits dédiés à l’exportation. Les écologistes s’élèvent contre la pollution industrielle.
Il y a aussi le secteur des entreprises d’état qui attire les reproches. Subventionnées démesurément par le pays, leur performance n’est pas à la hauteur des attentes. Vinishin, constructeur naval, est au bord de la faillite avec une dette de 4,5 billions $. Les activistes affirment que les entreprises de ce secteur ne favorisent financièrement que les gens du parti communiste et ceux qui gravitent autour de lui, alors que les citoyens de classe moyenne et plus pauvres subissent l’augmentation des prix et la diminution des emplois.
Tenant compte des difficultés dans ce secteur, de l’inflation qui s’accélère, d’un risque de crise de la balance des paiements et de l’affaiblissement du secteur bancaire, les agences de notation financière Standard & Poor’s et Moody’s ont baissé, il y a un mois, la note de la dette à long terme du Viêtnam qu’ils soulignent être sous l’effet de très importantes difficultés financières.
Les pronostics sont que l’économie Vietnamienne peut devenir la 14ième plus importante au monde. C’est quand même extraordinaire qu’un pays qui était près de la famine, il y a à peine 25 ans, en soit rendu là. La pauvreté a été réduite par dix. Le parti communiste vietnamien a imité la Chine et décrété la réforme de l’économie de marché. Ce faisant, plusieurs pays comme le Canada l’ont aidé et, grâce au capitalisme, le Viêtnam a connu une évolution économique vertigineuse qui a permis au parti communiste de maintenir son pouvoir suprême.
Mais la réalité nouvelle pointe à l’horizon. Les critiques sont de plus en plus nombreux et traitent de plus en plus de sujets. Les Vietnamiens veulent mieux vivre et améliorer leur qualité de vie, avoir de bonnes écoles, de grandes universités, maintenir leurs emplois, de meilleurs salaires, assurer un meilleur partage des richesses, être libres de parler et de choisir leurs dirigeants politiques, etc. Ils réclament plus de transparence dans les affaires de l’état afin qu’eux et les entreprises de l’extérieur y voient clair. Seule la démocratie peut leur donner cela et les Vietnamiens le ressentent de plus en plus grâce aux réseaux sociaux d’Internet. Ils ont faim d’en savoir plus.
Facebook, tout comme d’autres réseaux similaires, est l’outil par excellence pour répandre les notions de liberté partout. Et le jour où le Viêtnam basculera vers la liberté, il sera intéressant de déterminer la part que les réseaux sociaux d’internet auront jouée.
Claude Dupras
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mardi 23 novembre 2010
Les maux de tête de Jean Charest : taxes, gaz de schiste et enquête publique
Il y a à peine trois mois, le premier ministre québécois Jean Charest recevait 51% d’appuis favorables à sa façon de gouverner le Québec. Aujourd’hui, il n’en reçoit que 22%. Comment peut-il avoir chuté si bas, si vite ?
Dans mon dernier blog « Jean Charest, le " punching bag " », je semblais expliquer la baisse rapide de sa popularité exclusivement par son refus de mettre sur pied une commission d’enquête dans le domaine de la construction. En fait, il y a plus que ça. Il y a aussi les sujets de l’exploitation du gaz de schiste et les taxes nouvelles.
Actuellement, le gouvernement autorise l’exploration de sources de gaz de schiste pour évaluer son potentiel énergétique global pour le Québec et son apport à son économie.
De retour au pays, depuis quelques jours, j’ai constaté combien cette question inquiète vivement les Québécois et les Québécoise. J’avais bien lu certaines critiques citoyennes et j’étais porté à penser qu’elles venaient surtout de ceux qui vivent à proximité des sites où l’exploration est en cours d’exécution. Je croyais que ces plaintes ne correspondaient qu’au syndrome « pas dans ma cour ». Je me suis trompé.
En effet, suite à quelques émissions de télé faisant état de l’expérience qu’ont connue les populations des états de la Pennsylvanie et de New York dans l’exploitation du gaz de schiste, les Québécois y voient maintenant des possibilités de danger pour la vie et de contamination des nappes phréatiques. Ils ont été profondément touchés par ces informations. Avec raison, ils sont devenus craintifs et voient dans un moratoire, qu’ils réclament maintenant expressivement, une façon d’arrêter les explorations jusqu’au moment où le gouvernement du Québec pourra leur faire la démonstration que l’exploitation de gaz de schiste n’engendrera pas de danger futur pour eux.
Le PM Charest, pour calmer les esprits, a soumis le dossier au Bureau d’Audiences Publiques pour l’environnement (BAPE) mais a refusé de décréter un moratoire.
Je ne suis pas d’accord avec cette approche du PM car le mandat actuel du BAPE ne couvre pas toutes les questions à analyser. En effet, il se limite à « proposer un cadre de développement de l’exploration et de l’exploitation, et proposer des orientations pour un encadrement légal et réglementaire ». Rien dans un tel rapport ne viendra calmer les appréhensions des Québécois sur ce sujet. Et c’est ce qui compte à ce moment-ci.
Ce qu’il faut faire c’est ce que propose l’Ordre des Ingénieurs du Québec : « un travail approfondi d’étude de la filière des gaz de schiste susceptible d’éclairer les citoyens et les décideurs et d’orienter la politique énergétique du Québec. … c’est une véritable évaluation environnementale stratégique (EES), qui vise à intégrer les facteurs environnementaux à l’élaboration de politiques, de plans et de programmes publics ». (Voir mon blog du 8 octobre 2010, « le gaz de schiste : rectifions le tir ! »)
L’exploitation du gaz de schiste apportera un avantage incroyable pour le Québec. 40% de nos énergies consommées viennent du pétrole et 13% du gaz naturel. Réduire appréciablement la partie de pétrole sale en faveur du gaz propre serait un apport important à l’environnement et par conséquent à notre qualité de vie. Ce sera aussi un gain économique extraordinaire pour tous les Québécois et Québécoises. Il est donc important que ce projet de développement énergétique aille de l’avant si des études bien faites démontrent qu’il n’y a pas de danger pour la vie humaine. Lorsque les Québécois seront bien instruits sur le sujet, je suis convaincu qu’ils seront d’accord à poursuivre ce projet important.
J’en appelle au PM Charest à modifier immédiatement le mandat du BAPE afin que les citoyens obtiennent les vraies réponses à leurs questions. De plus, j’espère qu’il décrétera le moratoire demandé à hauts cris par eux. Le PM calmera ainsi les appréhensions de ses commettants. Rien n’est urgent puisque le gaz sera toujours là.
Il y a aussi un autre dossier qui nuit à Jean Charest. C’est celui des nouvelles taxes. Le 2 avril 2010, mon blog s’intitulait : « Bye, Bye, Jean Charest ». J’ai écrit ce dernier pour critiquer le budget de l’année que venait de déposer le ministre des finances à l’Assemblée Nationale québécoise. Je fus tellement surpris de ce budget qui prévoit tant de taxes nouvelles et d’augmentations de tarifs que j’en avais conclu que Jean Charest ne serait pas réélu, car la politique québécoise m’a appris qu’un politicien qui taxe est un politicien qui se fait battre.
Les conséquences de ce budget pour les payeurs de taxes prirent un certain temps à apparaître. Elles commencent à se faire sentir comme on l’a vu depuis quelques mois. Depuis, le taux de satisfaction du PM baisse.
On peut donc conclure que ce n’est pas seulement la question du refus de Jean Charest de tenir une enquête publique sur la construction qui contribue à sa présente descente aux enfers. Il y a aussi les craintes des Québécois et Québécoises au sujet de l’exploitation future du gaz de schiste et leurs révoltes devant les nouvelles taxes et tarifs. Tout cela pèse dans la balance anti-Charest.
Jean Charest peut-il se sortir de l’étau qui le resserre de plus en plus ? Je le crois, s’il décide finalement :
1. De créer une enquête publique dans le domaine de la construction. Perdra-t-il la face s’il « vire son capot de bord », à ce moment-ci ? Pas nécessairement, car l’opération policière « marteau », qu’il a mise en place pour enquêter sur la construction, fait actuellement un travail de plus en plus intense. Elle pourra collaborer étroitement avec les nouveaux commissaires de l’enquête publique. Ainsi, ce qui est fait ne sera pas perdu et la nouvelle enquête publique pourra agir beaucoup plus rapidement.
2. De modifier le mandat du BAPE afin que celui-ci puisse faire une enquête complète et produire une évaluation environnementale stratégique (EES), afin de renseigner comme il se doit les Québécois et Québécoises.
3. D’assurer que son gouvernement coupera le plus possible dans ses dépenses afin de réduire les augmentations de taxes au strict minimum.
Si Charest ne fait rien, je crois que cela démontrera qu’il a décidé de quitter la politique.
Claude Dupras
Dans mon dernier blog « Jean Charest, le " punching bag " », je semblais expliquer la baisse rapide de sa popularité exclusivement par son refus de mettre sur pied une commission d’enquête dans le domaine de la construction. En fait, il y a plus que ça. Il y a aussi les sujets de l’exploitation du gaz de schiste et les taxes nouvelles.
Actuellement, le gouvernement autorise l’exploration de sources de gaz de schiste pour évaluer son potentiel énergétique global pour le Québec et son apport à son économie.
De retour au pays, depuis quelques jours, j’ai constaté combien cette question inquiète vivement les Québécois et les Québécoise. J’avais bien lu certaines critiques citoyennes et j’étais porté à penser qu’elles venaient surtout de ceux qui vivent à proximité des sites où l’exploration est en cours d’exécution. Je croyais que ces plaintes ne correspondaient qu’au syndrome « pas dans ma cour ». Je me suis trompé.
En effet, suite à quelques émissions de télé faisant état de l’expérience qu’ont connue les populations des états de la Pennsylvanie et de New York dans l’exploitation du gaz de schiste, les Québécois y voient maintenant des possibilités de danger pour la vie et de contamination des nappes phréatiques. Ils ont été profondément touchés par ces informations. Avec raison, ils sont devenus craintifs et voient dans un moratoire, qu’ils réclament maintenant expressivement, une façon d’arrêter les explorations jusqu’au moment où le gouvernement du Québec pourra leur faire la démonstration que l’exploitation de gaz de schiste n’engendrera pas de danger futur pour eux.
Le PM Charest, pour calmer les esprits, a soumis le dossier au Bureau d’Audiences Publiques pour l’environnement (BAPE) mais a refusé de décréter un moratoire.
Je ne suis pas d’accord avec cette approche du PM car le mandat actuel du BAPE ne couvre pas toutes les questions à analyser. En effet, il se limite à « proposer un cadre de développement de l’exploration et de l’exploitation, et proposer des orientations pour un encadrement légal et réglementaire ». Rien dans un tel rapport ne viendra calmer les appréhensions des Québécois sur ce sujet. Et c’est ce qui compte à ce moment-ci.
Ce qu’il faut faire c’est ce que propose l’Ordre des Ingénieurs du Québec : « un travail approfondi d’étude de la filière des gaz de schiste susceptible d’éclairer les citoyens et les décideurs et d’orienter la politique énergétique du Québec. … c’est une véritable évaluation environnementale stratégique (EES), qui vise à intégrer les facteurs environnementaux à l’élaboration de politiques, de plans et de programmes publics ». (Voir mon blog du 8 octobre 2010, « le gaz de schiste : rectifions le tir ! »)
L’exploitation du gaz de schiste apportera un avantage incroyable pour le Québec. 40% de nos énergies consommées viennent du pétrole et 13% du gaz naturel. Réduire appréciablement la partie de pétrole sale en faveur du gaz propre serait un apport important à l’environnement et par conséquent à notre qualité de vie. Ce sera aussi un gain économique extraordinaire pour tous les Québécois et Québécoises. Il est donc important que ce projet de développement énergétique aille de l’avant si des études bien faites démontrent qu’il n’y a pas de danger pour la vie humaine. Lorsque les Québécois seront bien instruits sur le sujet, je suis convaincu qu’ils seront d’accord à poursuivre ce projet important.
J’en appelle au PM Charest à modifier immédiatement le mandat du BAPE afin que les citoyens obtiennent les vraies réponses à leurs questions. De plus, j’espère qu’il décrétera le moratoire demandé à hauts cris par eux. Le PM calmera ainsi les appréhensions de ses commettants. Rien n’est urgent puisque le gaz sera toujours là.
Il y a aussi un autre dossier qui nuit à Jean Charest. C’est celui des nouvelles taxes. Le 2 avril 2010, mon blog s’intitulait : « Bye, Bye, Jean Charest ». J’ai écrit ce dernier pour critiquer le budget de l’année que venait de déposer le ministre des finances à l’Assemblée Nationale québécoise. Je fus tellement surpris de ce budget qui prévoit tant de taxes nouvelles et d’augmentations de tarifs que j’en avais conclu que Jean Charest ne serait pas réélu, car la politique québécoise m’a appris qu’un politicien qui taxe est un politicien qui se fait battre.
Les conséquences de ce budget pour les payeurs de taxes prirent un certain temps à apparaître. Elles commencent à se faire sentir comme on l’a vu depuis quelques mois. Depuis, le taux de satisfaction du PM baisse.
On peut donc conclure que ce n’est pas seulement la question du refus de Jean Charest de tenir une enquête publique sur la construction qui contribue à sa présente descente aux enfers. Il y a aussi les craintes des Québécois et Québécoises au sujet de l’exploitation future du gaz de schiste et leurs révoltes devant les nouvelles taxes et tarifs. Tout cela pèse dans la balance anti-Charest.
Jean Charest peut-il se sortir de l’étau qui le resserre de plus en plus ? Je le crois, s’il décide finalement :
1. De créer une enquête publique dans le domaine de la construction. Perdra-t-il la face s’il « vire son capot de bord », à ce moment-ci ? Pas nécessairement, car l’opération policière « marteau », qu’il a mise en place pour enquêter sur la construction, fait actuellement un travail de plus en plus intense. Elle pourra collaborer étroitement avec les nouveaux commissaires de l’enquête publique. Ainsi, ce qui est fait ne sera pas perdu et la nouvelle enquête publique pourra agir beaucoup plus rapidement.
2. De modifier le mandat du BAPE afin que celui-ci puisse faire une enquête complète et produire une évaluation environnementale stratégique (EES), afin de renseigner comme il se doit les Québécois et Québécoises.
3. D’assurer que son gouvernement coupera le plus possible dans ses dépenses afin de réduire les augmentations de taxes au strict minimum.
Si Charest ne fait rien, je crois que cela démontrera qu’il a décidé de quitter la politique.
Claude Dupras
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mercredi 17 novembre 2010
Le vrai Sarkozy
Le président Nicolas Sarkozy vient de terminer une entrevue à la télévision française pour expliquer les orientations et les objectifs qu’il a fixés pour le nouveau gouvernement Fillon qu’il vient de nommer. J’ai été impressionné. Évidemment tous les partis de l’opposition ont vu sa prestation d’un oeil très négatif et n’ont pas manqué de le souligner par la suite. C’était à qui dirait le plus de mal du président.
François Fillon a démontré qu’il était un excellent premier ministre et les Français l’appuient. C’est pourquoi, il a été renommé à ce poste avec une équipe modifiée, réaliste et capable de tenir compte des priorités du pays pour les quinze derniers mois du mandat présidentiel de Sarkozy.
Ce brasse-camarades réussira-t-il à repolir l’image impopulaire du président ? Peut être.
Personnellement, j’ai peine à comprendre les raisons qui expliquent sa déchéance dans les sondages puisqu’il affiche, depuis le début de sa présidence, un bilan remarquable. Pour être correct avec lui, il faut examiner attentivement ses réalisations et son comportement depuis son accession au plus haut poste de son pays.
Certains hausseront les épaules sur mon analyse et ne seront pas en accord, mais je les assure que j’espère l’avoir fait avec la plus grande objectivité et le moins de partisannerie possible. Il est vrai que j’aime l’homme politique Sarkozy et cela depuis plusieurs années bien avant son élection à la présidence française. Mais je crois être en mesure d’analyser de façon impartiale les réalisations d’un tel homme politique.
J’espère aussi que ceux qui lisent ces lignes sauront mettre de côté leur position politique (gauche ou droite), pour juger comme moi strictement de la valeur de ce que ce président français a accompli depuis son accession aux affaires. Il nous faut être réalistes et appeler un chat, un chat.
Sarkozy vient de gagner le débat sur les retraites. Une réforme que beaucoup de ses prédécesseurs n’ont pu réaliser et que toute personne bien intentionnée reconnait comme essentielle pour assurer aux Français et Françaises le niveau promis de leur retraite. Il ne s’est pas laissé impressionner par les immenses manifestations de la rue et a maintenu le cap. Depuis, j’ai rencontré beaucoup de Français et Françaises qui ont été impressionnés par la force de caractère de leur président à cette occasion. En réalité, et c’est l’avis d’une majorité de Français que j’ai questionnés, ce fut plus un mouvement antisarkozyste primaire qu’autre chose. Si cela est vrai, ce n’est sûrement pas à l’honneur de ceux qui l’ont organisé et appuyé car on ne bloque pas un pays pour une raison politique et partisane.
Dès le début de son mandat à la tête de la France, une des premières réformes du président Sarkozy a été d’assurer l’autonomie aux universités, réclamée depuis très longtemps. De plus, il a vu à ce que leur financement soit augmenté à un niveau inégalé depuis les années ’80. Il veut le meilleur système universitaire pour les jeunes Français et Françaises, car il comprend que la force future de la France réside dans ses cerveaux. Pour se faire, il vise à ce que les universités françaises deviennent compétitives avec les meilleures universités du monde dont le Royaume-Uni et les USA. Il y a évidemment un bon nombre de choses à faire encore avant d’en être là , mais c’est un bon départ….
Dès le début de son mandat, Nicolas Sarkozy a pratiqué l’ouverture en nommant des socialistes à des postes importants du gouvernement. Il a aussi nommé un socialiste pour contrôler les dépenses du gouvernement et un autre pour siéger au conseil constitutionnel. Cela ne se fait pas au Canada. Et dire qu’on le traite de dictateur !
Lorsque la crise économique s’est déchaînée, je me rappelle avoir vu, à la télé américaine, le président GWBush pris de panique. Il ne parlait que de panser rapidement, avec des centaines de milliards $, les blessures ouvertes que manifestaient les banques et les agences monétaires américaines car disait-il : « Il faut arrêter l’hémorragie car elle entraînera la faillite du système financier des USA ».
Les Européens ont été surpris de cette crise à responsabilité américaine. C’est à ce moment-là que le président Nicolas Sarkozy a démontré une vision remarquable et une capacité hors de l’ordinaire pour trouver des solutions pratiques. Avec sa force de caractère, il a réussi à mettre sur pied le G20, et cela malgré une Allemagne hésitante et un GWBush indifférent. Il proposa de réunir les pays, les plus riches du monde, pour qu’ils solutionnent ensemble ce grave problème en coordonnant leurs efforts et assurer qu’il ne se répète dans l’avenir. Sarkozy a réussi.
Lors de la présidence française de l’Union européenne, Nicolas Sarkozy s’est établi en champion face à la crise. Il prit vite le taureau par les cornes et réussit à concerter les États-membres pour y répondre. Grâce à leur coopération, à l'euro, à la recapitalisation des banques et à la garantie des crédits de ces dernières, les Français comme les Européens ne se sont pas précipités à leurs guichets pour retirer leurs avoirs, évitant ainsi un crash qui aurait fait un tort immense à toute la collectivité du continent. C’est l’Europe, présidée par Nicolas Sarkozy, qui l’a protégée de la faillite bancaire.
Lorsque la présidence française prit fin, les représentants des États-membres exprimèrent des sentiments très positifs envers Nicolas Sarkozy car il avait obtenu, en plus, des résultats très concrets sur l'agriculture, l'immigration et la défense européenne. Il a, en outre, posé les problèmes au niveau qui convient, c'est-à-dire au niveau politique. Et sur le plan international, il a permis à l'Europe d'exister entre les Etats-Unis, la Russie et la Chine, au même titre que les grandes puissances. Ça faisait depuis De Gaulle que l’on n’avait pas vu cela !
Sarkozy à fait la promotion de la France dans le monde. Le Canada, les USA, l’Allemagne, la Russie, le Moyen-Orient, la Chine et plusieurs autres pays ont solidifié leurs relations avec le pays. Tout en défendant les droits de l’homme et l’autonomie du Tibet, sujets importants mais sensibles pour les dirigeants chinois, Sarkozy a pu quand même décrocher des contrats importants pour les industries françaises.
Puis, il y a eu le fameux « Grenelle » de l’environnement. Sarkozy et le ministre Jean-Louis Borloo ont réuni, pour une première fois, économie et écologie. Les débats furent intéressants, les conclusions nombreuses et malgré quelques exagérations, erreurs de parcours, propositions un peu fofolles et critiques sensées, ce « Grenelle » marquera l’avenir d’une France capable d’assurer que l’écologie soit au cœur des décisions sur son développement futur. Sous l’impulsion réaliste de Sarkozy, la France devient une des premières nations à être en mesure de suivre ce chemin essentiel pour atteindre un avenir propre et protecteur de la planète. Même le départ de Borloo du gouvernement et la réorganisation des ministères ne changeront rien à cet élan.
Sarkozy a aussi et enfin lancé la réforme territoriale, tant attendue. Penser pour réaliser des économies, réorganiser et simplifier l’administration des collectivités du territoire, le projet final est prêt à être voté dès l’entrée parlementaire du nouveau gouvernement.
Il y a tellement d’autres choses à souligner… mais je vais m’arrêter là.
Je sais que cet homme est honni par un très grand nombre de Français et Françaises. Lorsque j’analyse son bilan, je ne comprends vraiment pas pourquoi. Il est jeune, dynamique, intelligent, actif, un vrai chef. Il a une longue liste de réalisations à son crédit. Peut être n’est-il pas le genre de politicien que les Français et les Françaises veulent ! Peut être ne fait-il pas assez monarque !
La prestation du président Sarkozy, d’hier soir à la télé, nous a montré un homme qui veut le bien de la France, qui a fait de bons coups mais aussi des erreurs. Il sait reconnaître ces dernières, se réorienter, se réorganiser et corriger le tir afin d’atteindre ses objectifs.
En tout cas, si c’était possible de faire un échange, il me ferait plaisir de le troquer contre notre PM canadien. Nous avons besoin dans notre pays d’un homme dynamique, courageux, visionnaire, imaginatif, persuasif et capable de réaliser de grandes choses sur le plan national comme international. J’aimerais bien que Nicolas Sarkozy soit le chef de gouvernement canadien. Mais ça, c’est un rêve en couleurs.
Je suis anxieux de le suivre durant les prochains mois jusqu’à l’élection présidentielle française de 2012 pour constater la façon par laquelle il va s’y prendre pour redresser la pente de l’impopularité qui l’afflige actuellement et gagner un deuxième mandat.
Claude Dupras
François Fillon a démontré qu’il était un excellent premier ministre et les Français l’appuient. C’est pourquoi, il a été renommé à ce poste avec une équipe modifiée, réaliste et capable de tenir compte des priorités du pays pour les quinze derniers mois du mandat présidentiel de Sarkozy.
Ce brasse-camarades réussira-t-il à repolir l’image impopulaire du président ? Peut être.
Personnellement, j’ai peine à comprendre les raisons qui expliquent sa déchéance dans les sondages puisqu’il affiche, depuis le début de sa présidence, un bilan remarquable. Pour être correct avec lui, il faut examiner attentivement ses réalisations et son comportement depuis son accession au plus haut poste de son pays.
Certains hausseront les épaules sur mon analyse et ne seront pas en accord, mais je les assure que j’espère l’avoir fait avec la plus grande objectivité et le moins de partisannerie possible. Il est vrai que j’aime l’homme politique Sarkozy et cela depuis plusieurs années bien avant son élection à la présidence française. Mais je crois être en mesure d’analyser de façon impartiale les réalisations d’un tel homme politique.
J’espère aussi que ceux qui lisent ces lignes sauront mettre de côté leur position politique (gauche ou droite), pour juger comme moi strictement de la valeur de ce que ce président français a accompli depuis son accession aux affaires. Il nous faut être réalistes et appeler un chat, un chat.
Sarkozy vient de gagner le débat sur les retraites. Une réforme que beaucoup de ses prédécesseurs n’ont pu réaliser et que toute personne bien intentionnée reconnait comme essentielle pour assurer aux Français et Françaises le niveau promis de leur retraite. Il ne s’est pas laissé impressionner par les immenses manifestations de la rue et a maintenu le cap. Depuis, j’ai rencontré beaucoup de Français et Françaises qui ont été impressionnés par la force de caractère de leur président à cette occasion. En réalité, et c’est l’avis d’une majorité de Français que j’ai questionnés, ce fut plus un mouvement antisarkozyste primaire qu’autre chose. Si cela est vrai, ce n’est sûrement pas à l’honneur de ceux qui l’ont organisé et appuyé car on ne bloque pas un pays pour une raison politique et partisane.
Dès le début de son mandat à la tête de la France, une des premières réformes du président Sarkozy a été d’assurer l’autonomie aux universités, réclamée depuis très longtemps. De plus, il a vu à ce que leur financement soit augmenté à un niveau inégalé depuis les années ’80. Il veut le meilleur système universitaire pour les jeunes Français et Françaises, car il comprend que la force future de la France réside dans ses cerveaux. Pour se faire, il vise à ce que les universités françaises deviennent compétitives avec les meilleures universités du monde dont le Royaume-Uni et les USA. Il y a évidemment un bon nombre de choses à faire encore avant d’en être là , mais c’est un bon départ….
Dès le début de son mandat, Nicolas Sarkozy a pratiqué l’ouverture en nommant des socialistes à des postes importants du gouvernement. Il a aussi nommé un socialiste pour contrôler les dépenses du gouvernement et un autre pour siéger au conseil constitutionnel. Cela ne se fait pas au Canada. Et dire qu’on le traite de dictateur !
Lorsque la crise économique s’est déchaînée, je me rappelle avoir vu, à la télé américaine, le président GWBush pris de panique. Il ne parlait que de panser rapidement, avec des centaines de milliards $, les blessures ouvertes que manifestaient les banques et les agences monétaires américaines car disait-il : « Il faut arrêter l’hémorragie car elle entraînera la faillite du système financier des USA ».
Les Européens ont été surpris de cette crise à responsabilité américaine. C’est à ce moment-là que le président Nicolas Sarkozy a démontré une vision remarquable et une capacité hors de l’ordinaire pour trouver des solutions pratiques. Avec sa force de caractère, il a réussi à mettre sur pied le G20, et cela malgré une Allemagne hésitante et un GWBush indifférent. Il proposa de réunir les pays, les plus riches du monde, pour qu’ils solutionnent ensemble ce grave problème en coordonnant leurs efforts et assurer qu’il ne se répète dans l’avenir. Sarkozy a réussi.
Lors de la présidence française de l’Union européenne, Nicolas Sarkozy s’est établi en champion face à la crise. Il prit vite le taureau par les cornes et réussit à concerter les États-membres pour y répondre. Grâce à leur coopération, à l'euro, à la recapitalisation des banques et à la garantie des crédits de ces dernières, les Français comme les Européens ne se sont pas précipités à leurs guichets pour retirer leurs avoirs, évitant ainsi un crash qui aurait fait un tort immense à toute la collectivité du continent. C’est l’Europe, présidée par Nicolas Sarkozy, qui l’a protégée de la faillite bancaire.
Lorsque la présidence française prit fin, les représentants des États-membres exprimèrent des sentiments très positifs envers Nicolas Sarkozy car il avait obtenu, en plus, des résultats très concrets sur l'agriculture, l'immigration et la défense européenne. Il a, en outre, posé les problèmes au niveau qui convient, c'est-à-dire au niveau politique. Et sur le plan international, il a permis à l'Europe d'exister entre les Etats-Unis, la Russie et la Chine, au même titre que les grandes puissances. Ça faisait depuis De Gaulle que l’on n’avait pas vu cela !
Sarkozy à fait la promotion de la France dans le monde. Le Canada, les USA, l’Allemagne, la Russie, le Moyen-Orient, la Chine et plusieurs autres pays ont solidifié leurs relations avec le pays. Tout en défendant les droits de l’homme et l’autonomie du Tibet, sujets importants mais sensibles pour les dirigeants chinois, Sarkozy a pu quand même décrocher des contrats importants pour les industries françaises.
Puis, il y a eu le fameux « Grenelle » de l’environnement. Sarkozy et le ministre Jean-Louis Borloo ont réuni, pour une première fois, économie et écologie. Les débats furent intéressants, les conclusions nombreuses et malgré quelques exagérations, erreurs de parcours, propositions un peu fofolles et critiques sensées, ce « Grenelle » marquera l’avenir d’une France capable d’assurer que l’écologie soit au cœur des décisions sur son développement futur. Sous l’impulsion réaliste de Sarkozy, la France devient une des premières nations à être en mesure de suivre ce chemin essentiel pour atteindre un avenir propre et protecteur de la planète. Même le départ de Borloo du gouvernement et la réorganisation des ministères ne changeront rien à cet élan.
Sarkozy a aussi et enfin lancé la réforme territoriale, tant attendue. Penser pour réaliser des économies, réorganiser et simplifier l’administration des collectivités du territoire, le projet final est prêt à être voté dès l’entrée parlementaire du nouveau gouvernement.
Il y a tellement d’autres choses à souligner… mais je vais m’arrêter là.
Je sais que cet homme est honni par un très grand nombre de Français et Françaises. Lorsque j’analyse son bilan, je ne comprends vraiment pas pourquoi. Il est jeune, dynamique, intelligent, actif, un vrai chef. Il a une longue liste de réalisations à son crédit. Peut être n’est-il pas le genre de politicien que les Français et les Françaises veulent ! Peut être ne fait-il pas assez monarque !
La prestation du président Sarkozy, d’hier soir à la télé, nous a montré un homme qui veut le bien de la France, qui a fait de bons coups mais aussi des erreurs. Il sait reconnaître ces dernières, se réorienter, se réorganiser et corriger le tir afin d’atteindre ses objectifs.
En tout cas, si c’était possible de faire un échange, il me ferait plaisir de le troquer contre notre PM canadien. Nous avons besoin dans notre pays d’un homme dynamique, courageux, visionnaire, imaginatif, persuasif et capable de réaliser de grandes choses sur le plan national comme international. J’aimerais bien que Nicolas Sarkozy soit le chef de gouvernement canadien. Mais ça, c’est un rêve en couleurs.
Je suis anxieux de le suivre durant les prochains mois jusqu’à l’élection présidentielle française de 2012 pour constater la façon par laquelle il va s’y prendre pour redresser la pente de l’impopularité qui l’afflige actuellement et gagner un deuxième mandat.
Claude Dupras
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jeudi 11 novembre 2010
Le faux pas de Richard Bergeron
Il est président du deuxième parti de l’opposition au conseil municipal de Montréal. Le maire Gérald Tremblay, dans un geste d’ouverture, lui avait offert, suite à la dernière élection, de siéger au comité exécutif de la ville. Richard Bergeron vient d’être remercié de ses services et quitte le comité avec fracas.
Lors de l’élection de 2009, Bergeron et son parti Projet Montréal ont créé une surprise en obtenant un pourcentage élevé de suffrages. Je l’avais appuyé publiquement dans mon blog malgré l’image loufoque d’un illuminé que les médias faisaient de lui. Sa biographie, son programme politique, ses discours m’avaient persuadé qu’il y avait là une possibilité de relancer Montréal. Je croyais qu’il était l’homme de l’heure, car le maire-sortant Tremblay était prisonnier dans un tourbillon d’accusations de patronage et le parti Vision Montréal, avec Louise Harel, n’était devenu que le porte-étendard du Parti Québécois.
Richard Bergeron avait lié sa participation au comité exécutif à celle de son projet pour l’échangeur routier Turcot. Il a ses propres idées, puisqu’il est urbaniste, et a tout fait pour influencer la ville et le ministère des Transports du Québec de modifier le plan original. Le ministère à accepter plusieurs des modifications proposées en changeant le trajet, ajoutant un tram-train, une piste cyclable, des espaces verts, etc.., mais, il ne s’est pas plié à toutes les suggestions de Bergeron qui consistaient, entre autres, à rétrécir les voies pour freiner le nombre d’autos qui accèderont à la ville afin de réduire la production de pollution sur la métropole. Le gouvernement n’accepte pas cette approche radicale puisqu’il a la responsabilité de répondre aux besoins futurs et croit inconcevable de bâtir un si important échangeur sachant d’avance que ceux qui entreront à Montréal devront subir de longues heures d’attentes pour y accéder. Si, dans 10 ans, le besoin de diminuer la pollution persiste, le ministère pourra toujours installer des ralentisseurs pour réduire le volume de véhicules. Par contre, il estime que la venue des nouvelles autos électriques et hybrides réduira sensiblement le niveau de pollution, mais pas nécessairement le nombre d’automobilistes. Et, à ce moment-là, avec son projet, les routes auront la capacité requise pour les absorber.
Le nouveau projet est flexible, intelligent et économiquement acceptable puisqu’il est évalué à 3 milliards $, alors que celui proposé par la ville a été estimé à 6 milliards $.
Richard Bergeron a publiquement menacé le maire de démission si le projet final du ministère était approuvé par la ville. Il s’est montré un peu fanfaron. Tremblay a aussitôt répliqué en exigeant son ralliement à la décision future si elle devait être majoritairement acceptée par le comité exécutif. Il n’exigeait pas que Bergeron vote pour, mais qu’il soit solidaire. Incapable de l’être, Richard Bergeron a été renvoyé. Lors de la conférence de presse qui suivit, ce dernier a traité le maire de Montréal de tous les noms : « sournois, malhonnête, manipulateur, traître, vendu au parti libéral du Québec, infidèle aux Montréalais, vision frileuse et passéiste, cowboy » et encore. Il a même menacé le maire de le déchirer sur la place publique. Pourtant, c’est le même maire avec lequel il a travaillé main dans la main durant la dernière année, copain-copain.
La vigueur et la rigueur intellectuelles sont les qualités importantes pour les hommes et femmes politiques. Cela fait partie intégrante de l’honnêteté intellectuelle. Je n’ai jamais aimé ceux qui par opportunité utilisent n’importe quel argument disponible pour mousser leur personne et leur parti au lieu d’appuyer leur argumentation sur des positions de principe et des faits réels. Cette situation est devenue beaucoup trop fréquente, de nos jours, en politique québécoise. Cependant, nul ne peut être complètement certain de ses présuppositions, surtout dans des projets de cette nature car il y a plus d’une solution valable. C’est pourquoi, ajuster ses convictions personnelles à l’évidence du bon sens, de la solidarité, de l’intérêt public, du compromis raisonnable et mettre de côté toute partisannerie politique est aussi agir avec rigueur.
Les mots flamboyants et méchants de Bergeron démontrent qu’il n’est finalement qu’un politicien qui ne cherche qu’à marquer des points politiques. Pour lui, il a raison et tous les autres ont tort et sont des « pas bons ». Au lieu de chercher à rallier l’opinion publique en expliquant et en répétant souvent, le plus clairement possible et sans insinuations mensongères, ses objections techniques à ce gigantesque et complexe projet qu’est l’échangeur Turcot avec ses multiples facettes : développement urbain, transport public, environnement, espaces verts, expropriations, etc.., Bergeron a choisi la facilité, le chemin de l’insulte et de la politicaillerie pour se justifier, se grandir. Chemin faisant, il a sali volontairement la réputation du maire.
Richard Bergeron a donné l’impression de vouloir s’élever en diminuant son adversaire en vue de la prochaine élection de 2013. Ce sont des attaques malicieuses et injustifiées comme celles qu’il a faites qui font que de plus en plus de Québécois et Québécoises perdent confiance dans leur classe politique. Agir de façon irresponsable en accusant ses adversaires de tous les péchés d’Israël n’est pas dans l’intérêt de notre collectivité. Nos leaders politiques sont importants et il faut les respecter, quelque soit leur parti ou leur option politique. On peut être en désaccord sur certains aspects de leur pensée politique et le dire très haut, mais on se doit de respecter chaque individu qui nous dirige, qu’il soit au pouvoir ou dans l’opposition. Le débat doit être sur le fond des choses.
Je suis fortement déçu de cet homme politique qui promettait beaucoup mieux.
Claude Dupras
Lors de l’élection de 2009, Bergeron et son parti Projet Montréal ont créé une surprise en obtenant un pourcentage élevé de suffrages. Je l’avais appuyé publiquement dans mon blog malgré l’image loufoque d’un illuminé que les médias faisaient de lui. Sa biographie, son programme politique, ses discours m’avaient persuadé qu’il y avait là une possibilité de relancer Montréal. Je croyais qu’il était l’homme de l’heure, car le maire-sortant Tremblay était prisonnier dans un tourbillon d’accusations de patronage et le parti Vision Montréal, avec Louise Harel, n’était devenu que le porte-étendard du Parti Québécois.
Richard Bergeron avait lié sa participation au comité exécutif à celle de son projet pour l’échangeur routier Turcot. Il a ses propres idées, puisqu’il est urbaniste, et a tout fait pour influencer la ville et le ministère des Transports du Québec de modifier le plan original. Le ministère à accepter plusieurs des modifications proposées en changeant le trajet, ajoutant un tram-train, une piste cyclable, des espaces verts, etc.., mais, il ne s’est pas plié à toutes les suggestions de Bergeron qui consistaient, entre autres, à rétrécir les voies pour freiner le nombre d’autos qui accèderont à la ville afin de réduire la production de pollution sur la métropole. Le gouvernement n’accepte pas cette approche radicale puisqu’il a la responsabilité de répondre aux besoins futurs et croit inconcevable de bâtir un si important échangeur sachant d’avance que ceux qui entreront à Montréal devront subir de longues heures d’attentes pour y accéder. Si, dans 10 ans, le besoin de diminuer la pollution persiste, le ministère pourra toujours installer des ralentisseurs pour réduire le volume de véhicules. Par contre, il estime que la venue des nouvelles autos électriques et hybrides réduira sensiblement le niveau de pollution, mais pas nécessairement le nombre d’automobilistes. Et, à ce moment-là, avec son projet, les routes auront la capacité requise pour les absorber.
Le nouveau projet est flexible, intelligent et économiquement acceptable puisqu’il est évalué à 3 milliards $, alors que celui proposé par la ville a été estimé à 6 milliards $.
Richard Bergeron a publiquement menacé le maire de démission si le projet final du ministère était approuvé par la ville. Il s’est montré un peu fanfaron. Tremblay a aussitôt répliqué en exigeant son ralliement à la décision future si elle devait être majoritairement acceptée par le comité exécutif. Il n’exigeait pas que Bergeron vote pour, mais qu’il soit solidaire. Incapable de l’être, Richard Bergeron a été renvoyé. Lors de la conférence de presse qui suivit, ce dernier a traité le maire de Montréal de tous les noms : « sournois, malhonnête, manipulateur, traître, vendu au parti libéral du Québec, infidèle aux Montréalais, vision frileuse et passéiste, cowboy » et encore. Il a même menacé le maire de le déchirer sur la place publique. Pourtant, c’est le même maire avec lequel il a travaillé main dans la main durant la dernière année, copain-copain.
La vigueur et la rigueur intellectuelles sont les qualités importantes pour les hommes et femmes politiques. Cela fait partie intégrante de l’honnêteté intellectuelle. Je n’ai jamais aimé ceux qui par opportunité utilisent n’importe quel argument disponible pour mousser leur personne et leur parti au lieu d’appuyer leur argumentation sur des positions de principe et des faits réels. Cette situation est devenue beaucoup trop fréquente, de nos jours, en politique québécoise. Cependant, nul ne peut être complètement certain de ses présuppositions, surtout dans des projets de cette nature car il y a plus d’une solution valable. C’est pourquoi, ajuster ses convictions personnelles à l’évidence du bon sens, de la solidarité, de l’intérêt public, du compromis raisonnable et mettre de côté toute partisannerie politique est aussi agir avec rigueur.
Les mots flamboyants et méchants de Bergeron démontrent qu’il n’est finalement qu’un politicien qui ne cherche qu’à marquer des points politiques. Pour lui, il a raison et tous les autres ont tort et sont des « pas bons ». Au lieu de chercher à rallier l’opinion publique en expliquant et en répétant souvent, le plus clairement possible et sans insinuations mensongères, ses objections techniques à ce gigantesque et complexe projet qu’est l’échangeur Turcot avec ses multiples facettes : développement urbain, transport public, environnement, espaces verts, expropriations, etc.., Bergeron a choisi la facilité, le chemin de l’insulte et de la politicaillerie pour se justifier, se grandir. Chemin faisant, il a sali volontairement la réputation du maire.
Richard Bergeron a donné l’impression de vouloir s’élever en diminuant son adversaire en vue de la prochaine élection de 2013. Ce sont des attaques malicieuses et injustifiées comme celles qu’il a faites qui font que de plus en plus de Québécois et Québécoises perdent confiance dans leur classe politique. Agir de façon irresponsable en accusant ses adversaires de tous les péchés d’Israël n’est pas dans l’intérêt de notre collectivité. Nos leaders politiques sont importants et il faut les respecter, quelque soit leur parti ou leur option politique. On peut être en désaccord sur certains aspects de leur pensée politique et le dire très haut, mais on se doit de respecter chaque individu qui nous dirige, qu’il soit au pouvoir ou dans l’opposition. Le débat doit être sur le fond des choses.
Je suis fortement déçu de cet homme politique qui promettait beaucoup mieux.
Claude Dupras
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samedi 6 novembre 2010
La regrettable démission du ministre Jim Prentice
Le premier ministre Stephen Harper vient de perdre un de ses principaux lieutenants. Jim Prentice, député d’Alberta, quitte son poste de ministre de l’environnement pour entrer à la Banque Impériale de Commerce, comme vice-président exécutif. Il était un politicien aimé de ses commettants, un gentilhomme respecté par tous les Canadiens et Canadiennes, quelque soit leur parti politique. C’est une grosse perte pour le Parti Conservateur du Canada (PC) qui n’a que de rares députés conservateurs sociaux (red tory) avec une approche intelligente, nuancée, ouverte au changement et capable de faire la part des choses dans les décisions gouvernementales pour tenir compte des besoins de la société. Le PC a un grand besoin d’hommes ou de femmes comme lui.
Prentice faisait partie du Parti Progressiste-Conservateur du Canada (PPC) lorsque ce parti s’est fusionné avec l’Alliance Canadienne, parti strictement de droite, pour devenir le PC. Le PPC a toujours défendu les préoccupations conservatrices traditionnelles mais avec des idées sociales pour les questions économiques. Le nouveau parti a été envahi par les Alliantistes de l’Ouest et s’est fixé solidement à droite du spectre politique mettant au rancart l’approche sociale de la politique du PPC. C’est à cause de ce positionnement radical que j’ai quitté définitivement le PC, après plus de trente ans de membership actif dans le PPC, et que je suis devenu indépendant.
Malgré le malaise évident que Prentice ressentait au sein de sa nouvelle équipe, il a toujours fait un travail consciencieux au ministère de l’environnement. Il a même osé prendre des positions publiques qui ne correspondaient pas toujours aux dires du PM Harper, particulièrement sur le contrôle de l’exploitation des sables bitumineux, la position du pays sur l’accord de Kyoto et l’approche négative du Canada à Copenhague qui a contribué à ce que la rencontre onusienne sur l’environnement se termine en queue de poisson.
Le départ subit de Prentice est-il un signe de ce qui s’en vient ? Je le crois. Au lieu de viser à recentrer le parti et à gagner les indécis, le PC ne cherche qu’à satisfaire sa base, ceux du pays qui crient fort (un genre de teapartyers canadiens), qui lui a donné le pouvoir par ses votes. Il glisse lentement mais sûrement vers l’abime politique où l’entraîne son idéologie de droite de la droite.
La presqu’élimination du contenu du questionnaire du recensement, l’abolition du registre des armes, le militarisme excessif, le non-respect des décisions environnementales internationales, la construction de nouvelles prisons (alors que le taux de criminalité baisse), la fascisation des lois au ministère de la justice… sont tous des exemples où le gouvernement canadien perd son temps et où l’amène son idéologie. Pendant ce temps, le déficit augmente commensurablement, la dette réapparaît et le respect du Canada fléchit dans l’opinion mondiale.
Harper garde le pouvoir depuis quatre ans de manière tout à fait imprévisible puisqu’il est minoritaire à la Chambre des Communes et n’obtient que 35-38% d’appuis dans les sondages. Le manque de courage politique des autres partis pour le renverser, qui vient du désintéressement de la population pour une autre élection, doit s’estomper.
Nous, Canadiens et Canadiennes, devons remplacer ce gouvernement mené par des idéologues dont la pensée ne correspond absolument pas à celle de la majorité et dont les actions politiques non pertinentes nous amènent nulle part. Nous avons besoin que l’intelligence et le réalisme soient au pouvoir à Ottawa.
Une autre solution serait un putsch dans le PC pour qu’il redevienne le PPC. Mais çà, pour l’instant, c’est un rêve en couleurs !
À chacune de ses interventions à la Chambre des Communes, Jim Prentice a su élever le débat au haut niveau qu’il doit être. Il a accompli beaucoup et rempli plusieurs tâches difficiles que lui confiait le PM Harper. « Monsieur Fix-it », comme on le surnommait, aurait fait un bon premier ministre. Je rêve de le voir revenir en politique, à la tête du parti PC. Ce sera peut être le jour où le PC retrouvera le bon chemin. Qui sait ?
Merci Jim Prentice pour un travail bien fait, malgré tout, et bonne chance.
Claude Dupras
Prentice faisait partie du Parti Progressiste-Conservateur du Canada (PPC) lorsque ce parti s’est fusionné avec l’Alliance Canadienne, parti strictement de droite, pour devenir le PC. Le PPC a toujours défendu les préoccupations conservatrices traditionnelles mais avec des idées sociales pour les questions économiques. Le nouveau parti a été envahi par les Alliantistes de l’Ouest et s’est fixé solidement à droite du spectre politique mettant au rancart l’approche sociale de la politique du PPC. C’est à cause de ce positionnement radical que j’ai quitté définitivement le PC, après plus de trente ans de membership actif dans le PPC, et que je suis devenu indépendant.
Malgré le malaise évident que Prentice ressentait au sein de sa nouvelle équipe, il a toujours fait un travail consciencieux au ministère de l’environnement. Il a même osé prendre des positions publiques qui ne correspondaient pas toujours aux dires du PM Harper, particulièrement sur le contrôle de l’exploitation des sables bitumineux, la position du pays sur l’accord de Kyoto et l’approche négative du Canada à Copenhague qui a contribué à ce que la rencontre onusienne sur l’environnement se termine en queue de poisson.
Le départ subit de Prentice est-il un signe de ce qui s’en vient ? Je le crois. Au lieu de viser à recentrer le parti et à gagner les indécis, le PC ne cherche qu’à satisfaire sa base, ceux du pays qui crient fort (un genre de teapartyers canadiens), qui lui a donné le pouvoir par ses votes. Il glisse lentement mais sûrement vers l’abime politique où l’entraîne son idéologie de droite de la droite.
La presqu’élimination du contenu du questionnaire du recensement, l’abolition du registre des armes, le militarisme excessif, le non-respect des décisions environnementales internationales, la construction de nouvelles prisons (alors que le taux de criminalité baisse), la fascisation des lois au ministère de la justice… sont tous des exemples où le gouvernement canadien perd son temps et où l’amène son idéologie. Pendant ce temps, le déficit augmente commensurablement, la dette réapparaît et le respect du Canada fléchit dans l’opinion mondiale.
Harper garde le pouvoir depuis quatre ans de manière tout à fait imprévisible puisqu’il est minoritaire à la Chambre des Communes et n’obtient que 35-38% d’appuis dans les sondages. Le manque de courage politique des autres partis pour le renverser, qui vient du désintéressement de la population pour une autre élection, doit s’estomper.
Nous, Canadiens et Canadiennes, devons remplacer ce gouvernement mené par des idéologues dont la pensée ne correspond absolument pas à celle de la majorité et dont les actions politiques non pertinentes nous amènent nulle part. Nous avons besoin que l’intelligence et le réalisme soient au pouvoir à Ottawa.
Une autre solution serait un putsch dans le PC pour qu’il redevienne le PPC. Mais çà, pour l’instant, c’est un rêve en couleurs !
À chacune de ses interventions à la Chambre des Communes, Jim Prentice a su élever le débat au haut niveau qu’il doit être. Il a accompli beaucoup et rempli plusieurs tâches difficiles que lui confiait le PM Harper. « Monsieur Fix-it », comme on le surnommait, aurait fait un bon premier ministre. Je rêve de le voir revenir en politique, à la tête du parti PC. Ce sera peut être le jour où le PC retrouvera le bon chemin. Qui sait ?
Merci Jim Prentice pour un travail bien fait, malgré tout, et bonne chance.
Claude Dupras
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vendredi 8 octobre 2010
Gaz de schiste : rectifions le tir !
Je m’apprêtais à écrire un texte sur l’exploitation éventuelle des gaz de schiste dont on parle actuellement beaucoup au Québec, lorsque je reçois le « Bulletin aux membres de l’Ordre des ingénieurs du Québec » qui contient la position de l’Ordre sur cette question importante pour nous tous. J’ai été surpris de voir combien ce document correspond à ce que je pense. Je crois qu’il devrait être lu par tous les Québécois et Québécoises et voilà pourquoi je le republie dans mon blog pour le bénéfice de mes lecteurs, afin d’aider à le répandre. J’encourage chacun à faire de même. C’est une position mesurée, intelligente, non politicienne et essentielle si on veut tous être en mesure de bien comprendre ce dossier complexe et important. J’espère que le PM Charest réagira dans le bon sens !
Claude Dupras, ing.
Gaz de schiste : rectifions le tir !
Le débat sur l’exploitation des gaz de schiste fait rage. Le gouvernement affiche sa volonté d’aller de l’avant. Les riverains des éventuelles zones d’exploitation sont inquiets et se questionnent sur les impacts environnementaux. Les citoyens s’interrogent sur l’intérêt de cette nouvelle filière énergétique. Pendant ce temps, le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) se voit confié un mandat très limité et dispose de trop peu de temps pour faire le travail. Le débat risque de déraper sérieusement. Il est temps de rectifier le tir.
Pour quiconque examine le bilan énergétique du Québec, constate notre dépendance envers les hydrocarbures fossiles, voit les cours mondiaux des hydrocarbures et appréhende leur évolution, l’intérêt d’une filière québécoise de gaz naturel apparaît immédiatement. On oublie trop facilement qu’on utilise autant de pétrole que d’électricité au Québec (40 % du bilan énergétique dans les deux cas). Le gaz naturel ne représente quant à lui que 13 % de notre bilan énergétique. S’il était plus disponible, il pourrait se substituer à une partie importante du pétrole que nous consommons.
Le gaz naturel pourrait ainsi s’insérer dans une stratégie visant à réduire nos émissions de GES, notamment dans les transports urbains, les flottes de véhicules, les procédés industriels et pour le chauffage des locaux, là où son efficacité est très élevée. À la clé, moins d’émissions de GES, moins de pollution liée aux hydrocarbures plus lourds et une plus grande indépendance énergétique et économique. De bien belles perspectives !
Les gaz de schiste peuvent-ils assurer au Québec un approvisionnement durable en gaz naturel ? Quels sont les impacts de leur exploitation ? Est-elle soutenable sur les plans environnemental et économique ? En aval, quel est le potentiel de substitution du gaz naturel dans le bilan énergétique du Québec ? À quelles conditions les Québécois profiteront-ils au maximum des retombées économiques ? Comment cette exploitation s’inscrit-elle dans une stratégie de développement durable ? Pour répondre à ces questions, il faut examiner la filière des gaz de schiste dans son ensemble, de l’extraction du gaz jusqu’à son utilisation.
Ce serait un beau mandat pour le BAPE, qui pourrait demander les études nécessaires, les rendre publiques et consulter les citoyens. Malheureusement, on ne lui donne ni le temps ni les ressources pour le faire, et ce n’est pas ce qu’on lui demande !
Le mandat du BAPE est très limité : proposer un cadre de développement de l’exploration et de l’exploitation, et proposer des orientations pour un encadrement légal et réglementaire. Le BAPE doit présenter un rapport au gouvernement au début de février 2011. Un mandat utile, notamment en ce qui a trait à l’encadrement légal, qui devrait être révisé pour rendre obligatoire la production d’études d’impact sur l’environnement pour tout projet d’exploitation de pétrole ou de gaz et revoir la question des redevances. Mais c’est insuffisant.
Ce n’est certes pas avec ce mandat trop limité ni avec ce délai que le BAPE fera un travail approfondi d’étude de la filière des gaz de schiste susceptible d’éclairer les citoyens et les décideurs et d’orienter la politique énergétique du Québec. Ce que l’Ordre propose, c’est une véritable évaluation environnementale stratégique (EES), qui vise à intégrer les facteurs environnementaux à l’élaboration de politiques, de plans et de programmes publics. Encore peu utilisée au Québec, l’EES est reconnue et bien implantée ailleurs au Canada, en Europe ainsi qu’aux États-Unis. L’EES tient compte des impacts cumulatifs d’un ensemble de projets. Elle est préliminaire et complémentaire aux études d’impact détaillées.
Le manque de temps ne devrait pas être invoqué. La mise en place d’une filière de gaz de schiste ne se fera pas du jour au lendemain. Par ailleurs, l’industrie elle-même a besoin de temps pour évaluer le potentiel des gisements, affiner ses méthodes d’exploitation et produire des études d’impact détaillées, à mes yeux essentielles avant d’autoriser tout projet d’exploitation.
Les gaz de schiste présentent un intérêt certain. Sont-ils pour autant la solution extraordinaire dont certains nous font miroiter les avantages ? Il faut prendre le temps et les moyens pour le savoir. Ne pas le faire, ou agir trop précipitamment, pourrait avoir l’effet inverse et jeter durablement le discrédit sur cette filière. Il est temps de rectifier le tir et de se donner les moyens de faire un travail sérieux et approfondi. Et ça, ce n’est pas de l’immobilisme. C’est du bon sens.
Maud Cohen, ing.
Présidente, Ordre des ingénieurs du Québec
Claude Dupras, ing.
Gaz de schiste : rectifions le tir !
Le débat sur l’exploitation des gaz de schiste fait rage. Le gouvernement affiche sa volonté d’aller de l’avant. Les riverains des éventuelles zones d’exploitation sont inquiets et se questionnent sur les impacts environnementaux. Les citoyens s’interrogent sur l’intérêt de cette nouvelle filière énergétique. Pendant ce temps, le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) se voit confié un mandat très limité et dispose de trop peu de temps pour faire le travail. Le débat risque de déraper sérieusement. Il est temps de rectifier le tir.
Pour quiconque examine le bilan énergétique du Québec, constate notre dépendance envers les hydrocarbures fossiles, voit les cours mondiaux des hydrocarbures et appréhende leur évolution, l’intérêt d’une filière québécoise de gaz naturel apparaît immédiatement. On oublie trop facilement qu’on utilise autant de pétrole que d’électricité au Québec (40 % du bilan énergétique dans les deux cas). Le gaz naturel ne représente quant à lui que 13 % de notre bilan énergétique. S’il était plus disponible, il pourrait se substituer à une partie importante du pétrole que nous consommons.
Le gaz naturel pourrait ainsi s’insérer dans une stratégie visant à réduire nos émissions de GES, notamment dans les transports urbains, les flottes de véhicules, les procédés industriels et pour le chauffage des locaux, là où son efficacité est très élevée. À la clé, moins d’émissions de GES, moins de pollution liée aux hydrocarbures plus lourds et une plus grande indépendance énergétique et économique. De bien belles perspectives !
Les gaz de schiste peuvent-ils assurer au Québec un approvisionnement durable en gaz naturel ? Quels sont les impacts de leur exploitation ? Est-elle soutenable sur les plans environnemental et économique ? En aval, quel est le potentiel de substitution du gaz naturel dans le bilan énergétique du Québec ? À quelles conditions les Québécois profiteront-ils au maximum des retombées économiques ? Comment cette exploitation s’inscrit-elle dans une stratégie de développement durable ? Pour répondre à ces questions, il faut examiner la filière des gaz de schiste dans son ensemble, de l’extraction du gaz jusqu’à son utilisation.
Ce serait un beau mandat pour le BAPE, qui pourrait demander les études nécessaires, les rendre publiques et consulter les citoyens. Malheureusement, on ne lui donne ni le temps ni les ressources pour le faire, et ce n’est pas ce qu’on lui demande !
Le mandat du BAPE est très limité : proposer un cadre de développement de l’exploration et de l’exploitation, et proposer des orientations pour un encadrement légal et réglementaire. Le BAPE doit présenter un rapport au gouvernement au début de février 2011. Un mandat utile, notamment en ce qui a trait à l’encadrement légal, qui devrait être révisé pour rendre obligatoire la production d’études d’impact sur l’environnement pour tout projet d’exploitation de pétrole ou de gaz et revoir la question des redevances. Mais c’est insuffisant.
Ce n’est certes pas avec ce mandat trop limité ni avec ce délai que le BAPE fera un travail approfondi d’étude de la filière des gaz de schiste susceptible d’éclairer les citoyens et les décideurs et d’orienter la politique énergétique du Québec. Ce que l’Ordre propose, c’est une véritable évaluation environnementale stratégique (EES), qui vise à intégrer les facteurs environnementaux à l’élaboration de politiques, de plans et de programmes publics. Encore peu utilisée au Québec, l’EES est reconnue et bien implantée ailleurs au Canada, en Europe ainsi qu’aux États-Unis. L’EES tient compte des impacts cumulatifs d’un ensemble de projets. Elle est préliminaire et complémentaire aux études d’impact détaillées.
Le manque de temps ne devrait pas être invoqué. La mise en place d’une filière de gaz de schiste ne se fera pas du jour au lendemain. Par ailleurs, l’industrie elle-même a besoin de temps pour évaluer le potentiel des gisements, affiner ses méthodes d’exploitation et produire des études d’impact détaillées, à mes yeux essentielles avant d’autoriser tout projet d’exploitation.
Les gaz de schiste présentent un intérêt certain. Sont-ils pour autant la solution extraordinaire dont certains nous font miroiter les avantages ? Il faut prendre le temps et les moyens pour le savoir. Ne pas le faire, ou agir trop précipitamment, pourrait avoir l’effet inverse et jeter durablement le discrédit sur cette filière. Il est temps de rectifier le tir et de se donner les moyens de faire un travail sérieux et approfondi. Et ça, ce n’est pas de l’immobilisme. C’est du bon sens.
Maud Cohen, ing.
Présidente, Ordre des ingénieurs du Québec
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mardi 16 mars 2010
Les malheurs de Sarkozy
Décidément ça ne tourne pas rond dans les médias pour le président français Nicolas Sarkozy. On trouve difficilement un texte ou un commentaire positif sur le président français. Les résultats des récentes élections régionales en France ne l’aident pas non plus.
Les prophètes de malheur sont au rendez-vous pour qualifier la montée de la gauche à ces élections comme étant une condamnation de Sarkozy et de son gouvernement. Ils ne vivent que pour 2012 et l’élection présidentielle. Ces antisarkozistes socialistes français n’ont jamais voulu se rallier suite à son élection à la présidence et n’ont cessé de le dénigrer de plus belle estimant que c’est la façon pour eux de reprendre le pouvoir.
Ce qui est insolite, c’est d’entendre les Républicains américains traiter les Démocrates de socialistes. Pourtant, les Socialistes français agissent de la même façon que les Républicains. Ils disent « NON » à tout ce que propose le chef de leur nation sans tenir compte de l’intérêt supérieur de leur pays.
53% des électeurs n’ont pas voté aux élections régionales. Un record. Un sondage publié ce matin démontre que la grande majorité des votants n‘a pas tenu compte du bilan de Sarkozy pour décider de son choix. Alors comment les opposants peuvent-ils prétendre que c’est un jugement négatif des Français envers leur président qui s’est exprimé dans ce scrutin ? La réalité, c’est qu’ils ne font que de la « potilique », comme j’aime à dire.
Le président Sarkozy est un homme d’action. Il s’est avéré un leader courageux, dynamique avec un sens prononcé de l’État. Son bilan à la présidence, à ce jour, est impressionnant, nonobstant ce que rapporte le parti socialiste (PS).
On n’a qu’à se rappeler sa présidence de l’Union européenne où il s’est avéré un chef hors pair qui a épaté tous les observateurs du monde. De même à Copenhague, où il a tout fait pour obtenir une conclusion positive de cette grande rencontre internationale sur le climat. La conférence s’est terminée par un échec démoralisant mais on ne peut en blâmer Sarkozy. Ses interventions en Russie, en Géorgie, en Haïti, au Brésil, aux USA, au Québec et ailleurs ont toutes été de qualité.
Les efforts remarquables de Sarkozy pour mettre de l’avant une politique écologique française d’avant-garde (grenelle de l’environnement) ont reçu l’appui de Nicolas Hulot, le plus grand des grands environnementalistes français. Le président Sarkozy a même accepté d’implanter une taxe carbone dans le pays, une mesure qui ne peut être populaire mais qui est la façon la plus efficace de réduire la consommation de pétrole. Personnellement, je crois que Sarkozy devrait en retarder la mise en oeuvre jusqu’au moment où les autres pays de l’Europe, qui actuellement hésitent, l’imposent aussi.
Aujourd’hui, les Écolos qui ont obtenu 12% des voix aux régionales discutent avec le PS pour le deuxième tour de l’élection des régionales. Cela montre bien que les dirigeants écolos sont socialistes avant d’être écolos. La logique serait qu’ils négocient avec l’UMP car le parti de Sarkozy a fait plus pour l’écologie que tous les autres partis réunis. Les Écolos seraient ainsi plus près de l’oreille du président pour faire valoir les politiques qu’ils suggèrent.
Pour diaboliser Sarkozy, ses adversaires sont prêts à tout dire et à tout oublier. Par exemple, ils ne tiennent pas compte dans leurs critiques des effets de la récession dont sort l’Occident lorsqu’ils comparent certaines statistiques d’aujourd’hui avec celles de 2007. Tout est la faute à Sarko !, À ce rythme, bientôt lorsqu’il pleuvra, ce sera la faute à… Sarkozy !
Les dénigreurs du président Sarkozy oublient les grandes décisions qu’il a prise depuis son avènement à l’Élysée : la défiscalisation pour aider ceux qui travaillent, osent et produisent; les services minimums dans les transports et dans les écoles; le sauvetage des régimes spéciaux de retraite; le déblocage de la participation dans les entreprises; la loi de modernisation de l’économie, la réforme de la représentativité dans les syndicats; la création du pôle d’emploi; l’autonomie des universités; la suppression de la carte scolaire et des cours le samedi, la réorganisation de la justice; la rétention de sûreté pour les prisonniers en fin de peine présentant un risque élevé de récidive; les changements au fonctionnement du parlement; la suppression de la taxe professionnelle pour les entreprises, et encore et encore…
Mais, ce qui m’a incité à écrire ce blog c’est la nouvelle que je viens de lire à l’effet que le président Sarkozy et son épouse Carla Bruni auraient des problèmes matrimoniaux. Les médias ont même donné les noms d’un supposé amant pour Madame Bruni et d’une nouvelle maîtresse pour le président. Là, franchement, je crois que les dénigreurs du président vont trop loin. Ils démontrent qu’ils sont prêts à tout pour coller une mauvaise image à Nicolas Sarkozy afin de lui créer un tort politique. Personnellement, je ne crois rien à ces rumeurs et même si elles s’avèraient vraies, cette situation délicate et privée n’a rien à voir avec la direction de la France.
Même de loin, je suis de près les activités, les actions et les déclarations du président Nicolas Sarkozy et j’envie la France d’avoir un tel président. J’échangerais vite le premier ministre canadien actuel pour lui. Ce serait un très bon « deal » pour mes compatriotes.
Claude Dupras
Les prophètes de malheur sont au rendez-vous pour qualifier la montée de la gauche à ces élections comme étant une condamnation de Sarkozy et de son gouvernement. Ils ne vivent que pour 2012 et l’élection présidentielle. Ces antisarkozistes socialistes français n’ont jamais voulu se rallier suite à son élection à la présidence et n’ont cessé de le dénigrer de plus belle estimant que c’est la façon pour eux de reprendre le pouvoir.
Ce qui est insolite, c’est d’entendre les Républicains américains traiter les Démocrates de socialistes. Pourtant, les Socialistes français agissent de la même façon que les Républicains. Ils disent « NON » à tout ce que propose le chef de leur nation sans tenir compte de l’intérêt supérieur de leur pays.
53% des électeurs n’ont pas voté aux élections régionales. Un record. Un sondage publié ce matin démontre que la grande majorité des votants n‘a pas tenu compte du bilan de Sarkozy pour décider de son choix. Alors comment les opposants peuvent-ils prétendre que c’est un jugement négatif des Français envers leur président qui s’est exprimé dans ce scrutin ? La réalité, c’est qu’ils ne font que de la « potilique », comme j’aime à dire.
Le président Sarkozy est un homme d’action. Il s’est avéré un leader courageux, dynamique avec un sens prononcé de l’État. Son bilan à la présidence, à ce jour, est impressionnant, nonobstant ce que rapporte le parti socialiste (PS).
On n’a qu’à se rappeler sa présidence de l’Union européenne où il s’est avéré un chef hors pair qui a épaté tous les observateurs du monde. De même à Copenhague, où il a tout fait pour obtenir une conclusion positive de cette grande rencontre internationale sur le climat. La conférence s’est terminée par un échec démoralisant mais on ne peut en blâmer Sarkozy. Ses interventions en Russie, en Géorgie, en Haïti, au Brésil, aux USA, au Québec et ailleurs ont toutes été de qualité.
Les efforts remarquables de Sarkozy pour mettre de l’avant une politique écologique française d’avant-garde (grenelle de l’environnement) ont reçu l’appui de Nicolas Hulot, le plus grand des grands environnementalistes français. Le président Sarkozy a même accepté d’implanter une taxe carbone dans le pays, une mesure qui ne peut être populaire mais qui est la façon la plus efficace de réduire la consommation de pétrole. Personnellement, je crois que Sarkozy devrait en retarder la mise en oeuvre jusqu’au moment où les autres pays de l’Europe, qui actuellement hésitent, l’imposent aussi.
Aujourd’hui, les Écolos qui ont obtenu 12% des voix aux régionales discutent avec le PS pour le deuxième tour de l’élection des régionales. Cela montre bien que les dirigeants écolos sont socialistes avant d’être écolos. La logique serait qu’ils négocient avec l’UMP car le parti de Sarkozy a fait plus pour l’écologie que tous les autres partis réunis. Les Écolos seraient ainsi plus près de l’oreille du président pour faire valoir les politiques qu’ils suggèrent.
Pour diaboliser Sarkozy, ses adversaires sont prêts à tout dire et à tout oublier. Par exemple, ils ne tiennent pas compte dans leurs critiques des effets de la récession dont sort l’Occident lorsqu’ils comparent certaines statistiques d’aujourd’hui avec celles de 2007. Tout est la faute à Sarko !, À ce rythme, bientôt lorsqu’il pleuvra, ce sera la faute à… Sarkozy !
Les dénigreurs du président Sarkozy oublient les grandes décisions qu’il a prise depuis son avènement à l’Élysée : la défiscalisation pour aider ceux qui travaillent, osent et produisent; les services minimums dans les transports et dans les écoles; le sauvetage des régimes spéciaux de retraite; le déblocage de la participation dans les entreprises; la loi de modernisation de l’économie, la réforme de la représentativité dans les syndicats; la création du pôle d’emploi; l’autonomie des universités; la suppression de la carte scolaire et des cours le samedi, la réorganisation de la justice; la rétention de sûreté pour les prisonniers en fin de peine présentant un risque élevé de récidive; les changements au fonctionnement du parlement; la suppression de la taxe professionnelle pour les entreprises, et encore et encore…
Mais, ce qui m’a incité à écrire ce blog c’est la nouvelle que je viens de lire à l’effet que le président Sarkozy et son épouse Carla Bruni auraient des problèmes matrimoniaux. Les médias ont même donné les noms d’un supposé amant pour Madame Bruni et d’une nouvelle maîtresse pour le président. Là, franchement, je crois que les dénigreurs du président vont trop loin. Ils démontrent qu’ils sont prêts à tout pour coller une mauvaise image à Nicolas Sarkozy afin de lui créer un tort politique. Personnellement, je ne crois rien à ces rumeurs et même si elles s’avèraient vraies, cette situation délicate et privée n’a rien à voir avec la direction de la France.
Même de loin, je suis de près les activités, les actions et les déclarations du président Nicolas Sarkozy et j’envie la France d’avoir un tel président. J’échangerais vite le premier ministre canadien actuel pour lui. Ce serait un très bon « deal » pour mes compatriotes.
Claude Dupras
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jeudi 28 janvier 2010
Obama : « Je ne suis pas un lâcheur »
Je viens d’écouter le discours « State of the Union » du président américain Barack Obama et celui du gouverneur Robert F. McDonnell de Virginie, qui donna la réplique du parti républicain. Obama a fait un bon discours, à point et a démontré une détermination nouvelle pour mener à bien ses objectifs.
Suite à l’élection d’un républicain comme sénateur du Massachussetts, pour remplacer Ted Kennedy, la presse de droite s’est déchaînée contre Obama prétendant qu’il est devenu ineffectif et ne pourra dorénavant faire voter ses propositions de réforme. OBAMA passe un mauvais quart d’heure. Le niveau de sa popularité est passé de 63%, le soir de son élection il y a un an, à 51%, aujourd’hui. Ses adversaires affirment qu’il a perdu la confiance du peuple américain. Et si Obama avait le 35% de confiance du PM canadien Stephen Harper, que diraient-ils ?
Ce ne sont pas les actions d’Obama qui ont affecté les sondages, mais plutôt les campagnes insidieuses de l’extrême-droite américaine envers lui. Elle l’a sali, calomnié, traité de « socialiste » et même de « communiste » sachant que de tels mots font peur à plusieurs. Il a été caricaturé au point qu’un grand nombre d’Américains, peu familiers avec la politique de leur pays et pensant plus à leur situation personnelle qu’à celle de leur voisin, se sont mis à l’haïr et à le blâmer pour tout ce qui va mal dans le pays. Et ça continue, comme nous en avons été témoins hier…..
L’héritage que lui a laissé son prédécesseur n’était pas riche : deux guerres, une réputation des USA minée dans le monde, une crise immobilière domestique et devenue mondiale par laquelle des centaines de milliers de familles américaines ont perdu leur maison, une bourse effondrée, des scandales financiers au niveau bancaire dont la faillite d’une des plus grandes banques et qui risquaient de tuer le système monétaire du pays, etc…
Les positions politiques de Barack Obama ont réjoui le monde entier et les Américains y ont retrouvé une popularité renouvelée. Malgré cela, les Républicains lui reprochent le contenu de ses grands discours internationaux qu’ils qualifient de faiblesse. Le président américain n’a pas à s’excuser des politiques passées de son pays, disent-ils, car l’Amérique doit être crainte dans le monde.
J’ai suivi de près Barack Obama durant sa première année. Une fois élu, il a vite réagi . Il a très bien fait. Il a travaillé très fort et s’est engagé dans d’innombrables projets de réforme. Peut-être trop, calculent certains observateurs qui ont peut-être raison, car son engagement personnel intense dans chaque dossier lui a fait oublier de bien expliquer aux Américains les objectifs des grands changements qu’il proposait et de les engager avec lui dans ce travail important. Son slogan « Yes, we can » est devenu « Yes, I can » et ce fut son erreur. Mais, l’élection du sénateur républicain Scott Brown l’a secoué et il a compris.
La crise s’est arrêtée, mais le taux de chômage n’a pas diminué aussi vite qu’Obama avait prévu car il semble n’avoir pas réalisé que l’inertie de projets d’infrastructures est une réalité implacable. Les emplois ne sont-là qu’au moment où les projets atteignent leur vitesse de croisière. Hier soir, encore, les Républicains ont critiqué vertement le programme d’Obama d’investissements dans les infrastructures (et on sait, si on visite les USA, combien ces travaux sont nécessaires) les qualifiant d’argent dépensé inutilement qui ne font que grossir l’appareil gouvernemental et accentuent d’avantage la dette. Au Canada, particulièrement au Québec, nous savons que l’ensemble de nos programmes de financement de travaux d’infrastructures a réussi à casser la crise et à redonner une nouvelle vigueur à notre pays. Nous comprenons que ce n’est que grâce à une économie florissante que nous diminuerons la dette nationale.
Le chômage reste le tendon d’Achille du président Obama. On le blâme du taux actuel de 10% de chômeurs aux USA. Cette accusation est de toute évidence injuste, à ce moment-ci. Mais, les Républicains s’en foutent car leur motivation n’est que politicienne. Ils font fi de la vérité, de la réalité et mettent tout le blâme sur le dos d’Obama, oubliant volontairement le désastre GWBush. Ils le boycottent depuis le début, sur tout et rien, croyant que c’est la seule stratégie capable de le renverser. Ils sont contre, contre, contre… Cette attitude est en fait la preuve de la mauvaise foi des Républicains.
Ce fut encore évident hier lors du discours du porte-parole républicain. Il a affirmé que les Républicains sont favorables à des réformes sur la santé, l’éducation et l’environnement mais pas à celles d’Obama qui sont, disent-ils, trop à gauche. Comme si permettre à 35 millions d’Américains d’être protégés contre la maladie, par un système de santé privé, était une politique inacceptable. Les Républicains proposent, par exemple, de recommencer à zéro le débat sur la santé (il dure depuis près de dix mois) alors qu’il est évident que ce n’est qu’un manège pour empêcher l’adoption de la loi qu’Obama propose.
Hier soir, le président Obama a proposé, entre autres, une approche pour atteindre les demandes de la nation en rapport avec la création d’emplois. L’unité de la classe politique à Washington est nécessaire pour mener à bien ces mesures essentielles. Je crains que le parti républicain continue son boycott des propositions du président Obama et refuse de l’appuyer. Si c’est le cas, ce sera tragique car l’histoire nous enseigne que jamais, dans le passé, les grandes lois sociales et de droits civils américains ont été votées par un seul parti. Toujours, c’est la réunion d’élus de bonne volonté des deux grands partis politiques qui a permis l’adoption de ces lois qui ont fait des USA une terre accueillante pour tous.
Si les Républicains modérés ne se libèrent pas de l’influence grandissante des conservateurs de l’extrême-droite, de celle des « preachers » et de celle des grandes compagnies qui ne pensent qu’à leurs intérêts, ils perdront définitivement les rênes de leur parti. J’espère qu’ils réagiront avant qu’il ne soit trop tard. Les Américains méritent mieux !
Les élus doivent servir la nation et non leurs ambitions a rappelé hier le président Barack Obama.
Claude Dupras
Suite à l’élection d’un républicain comme sénateur du Massachussetts, pour remplacer Ted Kennedy, la presse de droite s’est déchaînée contre Obama prétendant qu’il est devenu ineffectif et ne pourra dorénavant faire voter ses propositions de réforme. OBAMA passe un mauvais quart d’heure. Le niveau de sa popularité est passé de 63%, le soir de son élection il y a un an, à 51%, aujourd’hui. Ses adversaires affirment qu’il a perdu la confiance du peuple américain. Et si Obama avait le 35% de confiance du PM canadien Stephen Harper, que diraient-ils ?
Ce ne sont pas les actions d’Obama qui ont affecté les sondages, mais plutôt les campagnes insidieuses de l’extrême-droite américaine envers lui. Elle l’a sali, calomnié, traité de « socialiste » et même de « communiste » sachant que de tels mots font peur à plusieurs. Il a été caricaturé au point qu’un grand nombre d’Américains, peu familiers avec la politique de leur pays et pensant plus à leur situation personnelle qu’à celle de leur voisin, se sont mis à l’haïr et à le blâmer pour tout ce qui va mal dans le pays. Et ça continue, comme nous en avons été témoins hier…..
L’héritage que lui a laissé son prédécesseur n’était pas riche : deux guerres, une réputation des USA minée dans le monde, une crise immobilière domestique et devenue mondiale par laquelle des centaines de milliers de familles américaines ont perdu leur maison, une bourse effondrée, des scandales financiers au niveau bancaire dont la faillite d’une des plus grandes banques et qui risquaient de tuer le système monétaire du pays, etc…
Les positions politiques de Barack Obama ont réjoui le monde entier et les Américains y ont retrouvé une popularité renouvelée. Malgré cela, les Républicains lui reprochent le contenu de ses grands discours internationaux qu’ils qualifient de faiblesse. Le président américain n’a pas à s’excuser des politiques passées de son pays, disent-ils, car l’Amérique doit être crainte dans le monde.
J’ai suivi de près Barack Obama durant sa première année. Une fois élu, il a vite réagi . Il a très bien fait. Il a travaillé très fort et s’est engagé dans d’innombrables projets de réforme. Peut-être trop, calculent certains observateurs qui ont peut-être raison, car son engagement personnel intense dans chaque dossier lui a fait oublier de bien expliquer aux Américains les objectifs des grands changements qu’il proposait et de les engager avec lui dans ce travail important. Son slogan « Yes, we can » est devenu « Yes, I can » et ce fut son erreur. Mais, l’élection du sénateur républicain Scott Brown l’a secoué et il a compris.
La crise s’est arrêtée, mais le taux de chômage n’a pas diminué aussi vite qu’Obama avait prévu car il semble n’avoir pas réalisé que l’inertie de projets d’infrastructures est une réalité implacable. Les emplois ne sont-là qu’au moment où les projets atteignent leur vitesse de croisière. Hier soir, encore, les Républicains ont critiqué vertement le programme d’Obama d’investissements dans les infrastructures (et on sait, si on visite les USA, combien ces travaux sont nécessaires) les qualifiant d’argent dépensé inutilement qui ne font que grossir l’appareil gouvernemental et accentuent d’avantage la dette. Au Canada, particulièrement au Québec, nous savons que l’ensemble de nos programmes de financement de travaux d’infrastructures a réussi à casser la crise et à redonner une nouvelle vigueur à notre pays. Nous comprenons que ce n’est que grâce à une économie florissante que nous diminuerons la dette nationale.
Le chômage reste le tendon d’Achille du président Obama. On le blâme du taux actuel de 10% de chômeurs aux USA. Cette accusation est de toute évidence injuste, à ce moment-ci. Mais, les Républicains s’en foutent car leur motivation n’est que politicienne. Ils font fi de la vérité, de la réalité et mettent tout le blâme sur le dos d’Obama, oubliant volontairement le désastre GWBush. Ils le boycottent depuis le début, sur tout et rien, croyant que c’est la seule stratégie capable de le renverser. Ils sont contre, contre, contre… Cette attitude est en fait la preuve de la mauvaise foi des Républicains.
Ce fut encore évident hier lors du discours du porte-parole républicain. Il a affirmé que les Républicains sont favorables à des réformes sur la santé, l’éducation et l’environnement mais pas à celles d’Obama qui sont, disent-ils, trop à gauche. Comme si permettre à 35 millions d’Américains d’être protégés contre la maladie, par un système de santé privé, était une politique inacceptable. Les Républicains proposent, par exemple, de recommencer à zéro le débat sur la santé (il dure depuis près de dix mois) alors qu’il est évident que ce n’est qu’un manège pour empêcher l’adoption de la loi qu’Obama propose.
Hier soir, le président Obama a proposé, entre autres, une approche pour atteindre les demandes de la nation en rapport avec la création d’emplois. L’unité de la classe politique à Washington est nécessaire pour mener à bien ces mesures essentielles. Je crains que le parti républicain continue son boycott des propositions du président Obama et refuse de l’appuyer. Si c’est le cas, ce sera tragique car l’histoire nous enseigne que jamais, dans le passé, les grandes lois sociales et de droits civils américains ont été votées par un seul parti. Toujours, c’est la réunion d’élus de bonne volonté des deux grands partis politiques qui a permis l’adoption de ces lois qui ont fait des USA une terre accueillante pour tous.
Si les Républicains modérés ne se libèrent pas de l’influence grandissante des conservateurs de l’extrême-droite, de celle des « preachers » et de celle des grandes compagnies qui ne pensent qu’à leurs intérêts, ils perdront définitivement les rênes de leur parti. J’espère qu’ils réagiront avant qu’il ne soit trop tard. Les Américains méritent mieux !
Les élus doivent servir la nation et non leurs ambitions a rappelé hier le président Barack Obama.
Claude Dupras
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lundi 14 décembre 2009
Le Canada, la bête noire !
L’Alberta et la Saskatchewan qui exploitent les sables bitumineux de la région d’Athabasca n’en démordent pas. Ils vont continuer l’accélération de l’extraction du pétrole n’en déplaise au monde entier, et ceci avec la complicité du gouvernement du Canada. Cela devient clair et net dans les négociations qui se déroulent à Copenhague.
De plus, ces gouvernements ont l’effronterie de proposer que ce soient les consommateurs de leurs produits, dont les Américains et nous, qui paient proportionnellement leur part pour tous les investissements futurs requis pour contrer l’émission croissante des gaz à effets de serre (GES) qu’ils produiront en assurant l’expansion de l’exploitation des sables bitumineux durant les prochaines décennies. Comme le Québec et l’Ontario représentent 60% de la population canadienne, ces provinces auront donc la grosse part de la charge financière canadienne à partager.
Le ridicule de cette proposition s’exprime bien dans les chiffres. Le Québec s’engage à réduire de 20% ses émissions par rapport à 1990. L’Ontario établit sa cible à 15%. Et le Canada en tenant compte des efforts du Québec et de l’Ontario propose globalement pour le pays de ne réduire que de 3% les émissions canadiennes par rapport à 1990. C’est dire que l’Alberta continuera à augmenter sauvagement et en grande quantité ses émission de GES nonobstant le tort qu’elles créent au réchauffement climatique de notre terre.
Il est clair que sur le plan mondial, le Canada est devenu une partie importante du problème du climat. Alors qu’auparavant notre pays était un instrument de consensus et de solution, voilà que nous sommes devenus, avec les Conservateurs au pouvoir, la bête noire sur l’échiquier planétaire. Notre ministre a même annoncé avant son départ pour Copenhague que la position canadienne était non négociable. N’est-ce pas là une belle attitude ouverte au compromis, qu’une telle affirmation ? N’est-ce pas une insulte à l’intelligence de tous les participants de la conférence de Copenhague qui y sont pour trouver des solutions pour sauver la planète ?
Pour montrer patte blanche, les compagnies pétrolières-pollueuses ont imaginé de capter et de comprimer les GES pour les canaliser par pipeline sur une distance de 240 km vers de vieux champs de pétrole et de les pomper dans des réservoirs sous terre. Ce premier projet de 558 millions $ sera financé en partie par le gouvernement du Canada qui puisera dans le fonds spécial de $ 2 milliards qu’il a créé pour aider les compagnies pétrolières à réduire les émissions de GES. Non seulement ce projet n’affectera qu’une partie GES, il ne corrigera pas le dégât considérable fait à l’environnement, à la pollution indescriptible de la rivière Athabasca et de ses affluents ainsi qu’à la destruction de la forêt boréale canadienne. D’ailleurs, les environnementalistes critiquent ces projets de « captage et de storage » en rappelant que c’est l’argent des poches des Canadiens qui financent, en partie, des projets proposés par les grands pollueurs dont les résultats sont incertains.
Il serait préférable d’arrêter cette folie manifeste et d’investir ces argents dans les sources alternatives d’énergie et de conversation. Le Canada tire la patte dans ce domaine, n’a rien fait et « laisse passer la parade ». Par exemple, les USA dépensent, aujourd’hui, 14 fois plus per capita que notre pays pour les énergies recouvrables. Ce seront les Américains et les citoyens d’autres pays qui demain posséderont le savoir-faire dans ces nouveaux domaines. Les emplois iront là bas. Les argents aussi.
Enfin, je crois que les producteurs de pétrole doivent payer pour tout ce qui a rapport avec l’exploitation des sables bitumineux. Si le prix de revient de leur pétrole n’est pas compétitif, tant pis. Qu’on arrête la production et que les pétrolières se concentrent à faire toute la recherche nécessaire pour trouver des solutions rentables permettant une exploitation qui ne met pas la planète en danger. Au pied du mur, je crois que ces compagnies feront tout pour s’en sortir et trouveront de bonnes solutions pour l’avenir.
Cette réserve inouïe de pétrole sera toujours là et pourra être mise à la disposition du monde de demain au profit des Canadiens d’alors. Entretemps nous aurons fait notre part pour protéger notre planète.
Claude Dupras
De plus, ces gouvernements ont l’effronterie de proposer que ce soient les consommateurs de leurs produits, dont les Américains et nous, qui paient proportionnellement leur part pour tous les investissements futurs requis pour contrer l’émission croissante des gaz à effets de serre (GES) qu’ils produiront en assurant l’expansion de l’exploitation des sables bitumineux durant les prochaines décennies. Comme le Québec et l’Ontario représentent 60% de la population canadienne, ces provinces auront donc la grosse part de la charge financière canadienne à partager.
Le ridicule de cette proposition s’exprime bien dans les chiffres. Le Québec s’engage à réduire de 20% ses émissions par rapport à 1990. L’Ontario établit sa cible à 15%. Et le Canada en tenant compte des efforts du Québec et de l’Ontario propose globalement pour le pays de ne réduire que de 3% les émissions canadiennes par rapport à 1990. C’est dire que l’Alberta continuera à augmenter sauvagement et en grande quantité ses émission de GES nonobstant le tort qu’elles créent au réchauffement climatique de notre terre.
Il est clair que sur le plan mondial, le Canada est devenu une partie importante du problème du climat. Alors qu’auparavant notre pays était un instrument de consensus et de solution, voilà que nous sommes devenus, avec les Conservateurs au pouvoir, la bête noire sur l’échiquier planétaire. Notre ministre a même annoncé avant son départ pour Copenhague que la position canadienne était non négociable. N’est-ce pas là une belle attitude ouverte au compromis, qu’une telle affirmation ? N’est-ce pas une insulte à l’intelligence de tous les participants de la conférence de Copenhague qui y sont pour trouver des solutions pour sauver la planète ?
Pour montrer patte blanche, les compagnies pétrolières-pollueuses ont imaginé de capter et de comprimer les GES pour les canaliser par pipeline sur une distance de 240 km vers de vieux champs de pétrole et de les pomper dans des réservoirs sous terre. Ce premier projet de 558 millions $ sera financé en partie par le gouvernement du Canada qui puisera dans le fonds spécial de $ 2 milliards qu’il a créé pour aider les compagnies pétrolières à réduire les émissions de GES. Non seulement ce projet n’affectera qu’une partie GES, il ne corrigera pas le dégât considérable fait à l’environnement, à la pollution indescriptible de la rivière Athabasca et de ses affluents ainsi qu’à la destruction de la forêt boréale canadienne. D’ailleurs, les environnementalistes critiquent ces projets de « captage et de storage » en rappelant que c’est l’argent des poches des Canadiens qui financent, en partie, des projets proposés par les grands pollueurs dont les résultats sont incertains.
Il serait préférable d’arrêter cette folie manifeste et d’investir ces argents dans les sources alternatives d’énergie et de conversation. Le Canada tire la patte dans ce domaine, n’a rien fait et « laisse passer la parade ». Par exemple, les USA dépensent, aujourd’hui, 14 fois plus per capita que notre pays pour les énergies recouvrables. Ce seront les Américains et les citoyens d’autres pays qui demain posséderont le savoir-faire dans ces nouveaux domaines. Les emplois iront là bas. Les argents aussi.
Enfin, je crois que les producteurs de pétrole doivent payer pour tout ce qui a rapport avec l’exploitation des sables bitumineux. Si le prix de revient de leur pétrole n’est pas compétitif, tant pis. Qu’on arrête la production et que les pétrolières se concentrent à faire toute la recherche nécessaire pour trouver des solutions rentables permettant une exploitation qui ne met pas la planète en danger. Au pied du mur, je crois que ces compagnies feront tout pour s’en sortir et trouveront de bonnes solutions pour l’avenir.
Cette réserve inouïe de pétrole sera toujours là et pourra être mise à la disposition du monde de demain au profit des Canadiens d’alors. Entretemps nous aurons fait notre part pour protéger notre planète.
Claude Dupras
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Stephen Harper
jeudi 26 novembre 2009
« Je n’y vais pas, je n’y vais pas… j’y vais » (Harper)
Rien ne va plus pour le PM canadien Stephen Harper et sa politique environnementale. Au moment où les provinces canadiennes dénoncent l’inaction pour combattre le réchauffement climatique et qu’un rapport du Comité du Trésor sermonne le gouvernement pour sa piètre performance en rapport avec la qualité de l’air, la biodiversité et les émissions de gaz à effets de serre (GES) au Canada, voilà que le président américain Barack Obama annonce qu’il sera à Copenhague pour la conférence des Nations-Unies sur les changements climatiques, en décembre.
Obama rejoindra plus de 62 chefs d’état qui par leur présence active démontreront toute l’importance qu’ils attachent à ce problème majeur qui confronte la terre. De plus, ils indiquent qu’ils sont prêts à prendre leurs responsabilités financières pour aider les pays en développement à rencontrer leurs objectifs respectifs dans ce vaste effort mondial.
Copenhague est une opportunité qui arrive au bon moment. Alors que les négociations pour la préparation de cette conférence avançaient à pas de tortue, voilà que le « momentum » qui en découle maintenant exerce une pression importante sur tous les gouvernements et tous les joueurs privés pour enfin livrer la marchandise. Il faut en profiter car trop de pays, de manufacturiers, d’agriculteurs, sans compter les compagnies pétrolières, cherchent des faux-fuyants pour s’en sortir ou retarder les échéances des actions à prendre.
C’est l’ex-VP américain Al Gore qui rappelait, hier, qu’il est essentiel que Copenhague accouche d’une entente opérationnelle solide et de directives claires afin que les négociateurs internationaux puissent préparer, pour l’an prochain, le traité complet devant être signé par toutes les nations.
Pour le PM Harper et son ministre de l’environnement, Jim Prentice, tous deux députés de l’Alberta, rien ne presse et rien n’est important. Malgré qu’Harper ait annoncé hier à la Chambre des communes qu’il n’ira pas à Copenhague, aujourd’hui, en catastrophe, il annonce qu’il y ira. Le moindre que l’on puisse dire c’est que ça ne fait pas sérieux... Non seulement la politique du gouvernement conservateur est calquée sur celle des USA, le déplacement de notre premier ministre l’est sur celui du président américain. C’est à se demander si le Canada est un pays souverain.
Heureusement que les Américains ont élu Barack Obama, car s’ils avaient élu un autre Georges W. Bush, notre pays ne serait pas présent à Copenhague et notre politique environnementale inexistante.
L’hésitation du PM Harper de parler à l’étranger d’environnement, s’explique jusqu’à un certain point, par le fait que notre PM est coincé par une question d’intérêt personnel puisqu’il vient d’Alberta où se trouve l’exploitation des sables bitumineux qu’il a encouragée envers et contre tous malgré que les experts internationaux répètent depuis belle lurette que l’extraction des sables bitumineux par la façon actuelle met en danger l’espèce humaine.
Pourtant, le PM Harper sait bien maintenant que le réchauffement climatique n’est pas une « invention socialiste » comme il le disait du temps du Reform Party. Il sait bien que c’est autre chose puisque des signes jaillissent, chaque jour, de partout. Par exemple, encore aujourd’hui, on apprend que les infrastructures du grand nord se dégradent de plus en plus. Routes, bâtiments, pipelines, structures de communications ont leurs fondations assises sur le « permafrost » depuis toujours considéré comme permanent mais qui commence à fondre. Cela va devenir un problème majeur pour le gouvernement Canadien qui gère tout le grand nord.
Il est possible qu’avec le temps, le PM Harper agisse avec responsabilité, et non en hypocrite, sur la question du réchauffement climatique. Je l’espère mais je n’y compte pas car il me donne l’impression que c’est la conjoncture politique qui le force à agir. Il est lié mains et pieds par les pétrolières de l’ouest et ne sait comment se libérer.
Claude Dupras
Obama rejoindra plus de 62 chefs d’état qui par leur présence active démontreront toute l’importance qu’ils attachent à ce problème majeur qui confronte la terre. De plus, ils indiquent qu’ils sont prêts à prendre leurs responsabilités financières pour aider les pays en développement à rencontrer leurs objectifs respectifs dans ce vaste effort mondial.
Copenhague est une opportunité qui arrive au bon moment. Alors que les négociations pour la préparation de cette conférence avançaient à pas de tortue, voilà que le « momentum » qui en découle maintenant exerce une pression importante sur tous les gouvernements et tous les joueurs privés pour enfin livrer la marchandise. Il faut en profiter car trop de pays, de manufacturiers, d’agriculteurs, sans compter les compagnies pétrolières, cherchent des faux-fuyants pour s’en sortir ou retarder les échéances des actions à prendre.
C’est l’ex-VP américain Al Gore qui rappelait, hier, qu’il est essentiel que Copenhague accouche d’une entente opérationnelle solide et de directives claires afin que les négociateurs internationaux puissent préparer, pour l’an prochain, le traité complet devant être signé par toutes les nations.
Pour le PM Harper et son ministre de l’environnement, Jim Prentice, tous deux députés de l’Alberta, rien ne presse et rien n’est important. Malgré qu’Harper ait annoncé hier à la Chambre des communes qu’il n’ira pas à Copenhague, aujourd’hui, en catastrophe, il annonce qu’il y ira. Le moindre que l’on puisse dire c’est que ça ne fait pas sérieux... Non seulement la politique du gouvernement conservateur est calquée sur celle des USA, le déplacement de notre premier ministre l’est sur celui du président américain. C’est à se demander si le Canada est un pays souverain.
Heureusement que les Américains ont élu Barack Obama, car s’ils avaient élu un autre Georges W. Bush, notre pays ne serait pas présent à Copenhague et notre politique environnementale inexistante.
L’hésitation du PM Harper de parler à l’étranger d’environnement, s’explique jusqu’à un certain point, par le fait que notre PM est coincé par une question d’intérêt personnel puisqu’il vient d’Alberta où se trouve l’exploitation des sables bitumineux qu’il a encouragée envers et contre tous malgré que les experts internationaux répètent depuis belle lurette que l’extraction des sables bitumineux par la façon actuelle met en danger l’espèce humaine.
Pourtant, le PM Harper sait bien maintenant que le réchauffement climatique n’est pas une « invention socialiste » comme il le disait du temps du Reform Party. Il sait bien que c’est autre chose puisque des signes jaillissent, chaque jour, de partout. Par exemple, encore aujourd’hui, on apprend que les infrastructures du grand nord se dégradent de plus en plus. Routes, bâtiments, pipelines, structures de communications ont leurs fondations assises sur le « permafrost » depuis toujours considéré comme permanent mais qui commence à fondre. Cela va devenir un problème majeur pour le gouvernement Canadien qui gère tout le grand nord.
Il est possible qu’avec le temps, le PM Harper agisse avec responsabilité, et non en hypocrite, sur la question du réchauffement climatique. Je l’espère mais je n’y compte pas car il me donne l’impression que c’est la conjoncture politique qui le force à agir. Il est lié mains et pieds par les pétrolières de l’ouest et ne sait comment se libérer.
Claude Dupras
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mardi 27 octobre 2009
Le meilleur à la mairie
Les Montréalaises et les Montréalais se grattent la tête à savoir pour qui voter à la mairie lors de l’élection municipale du 1er novembre. Je les comprends.
J’ai eu l’occasion durant les derniers jours de faire le tour de mes amis pour discuter de l’élection. Ce sont des Montréalais de longue date, qui aiment notre ville et qui pensent à long terme. À ma grande surprise, plusieurs avaient déjà voté, lors du scrutin par anticipation de dimanche dernier. Et à ma plus grande surprise, presque tous ont voté pour le candidat de Projet Montréal, Richard Bergeron.
En général, ils m’ont admis qu’ils ne pouvaient pas se résoudre à voter soit pour Louise Harel, soit pour Gérald Tremblay. Chacun avait ses raisons personnelles qui rimaient avec les mots intégrité et efficacité.
Jusqu’à un certain point leurs arguments rencontrent ceux que je mijote dans ma tête depuis quelques semaines.
Je crois que Gérald Tremblay est une personne honnête et intègre. C’est un homme d’envergure qui a toujours bien représenté Montréal. Cependant, la fin de son règne baigne dans une odeur de scandales qui nuit considérablement à la réputation des Montréalais. Il faut que ça change ! Je lui reproche d’avoir nommé à des postes-clés de l’administration montréalaise, tous les personnages qui sont aujourd’hui la source de nos problèmes. C’est là son principal défaut, il n’a pas su choisir des gens capables de bien servir la ville. On n’engage pas un directeur général sur un coup de téléphone, on ne nomme pas un président de l’exécutif lié, mains et pieds, à un groupe d’entrepreneurs et d’ingénieurs, etc… Gérald Tremblay a failli dans son importante tâche de donner à Montréal une équipe solide pour la diriger.
Je sais que Louise Harel est une personne intègre. Mais comme ministre, elle a été à la source de la loi de la fusion des villes malgré tous les référendums tenus dans les différentes villes visées par la loi, par lesquels les populations ont dit NON à plus de 80% aux fusions proposées. Ce n’était pas le geste d’une grande démocrate. Et ces fusions, suivies des « défusions » ont coûté une fortune aux contribuables. Cela est dû principalement à son manque de vision.
Louise Harel change aussi souvent d’idée comme elle vient tout juste de le faire hier en rapport avec la centralisation des pouvoirs à Montréal. Suite à la pression, en fin de campagne, venant de ses candidats dans les arrondissements, sa proposition est devenue une centralisation-décentralisée. Allez comprendre quelque chose là-dedans !
De plus, je ne crois pas Louise Harel est bien placée pour discuter avec les gouvernements supérieurs pour l’obtention d’aide au développement de Montréal. Avec son passé de « pure et dure » séparatiste et son incapacité à parler la langue anglaise, elle est une personne incapable de représenter tous les Montréalais. Je crains aussi qu’elle provoque des affrontements stériles avec le gouvernement du Québec pour des raisons qui n’auront rien à voir avec le meilleur intérêt des Montréalais.
Quant au président de l’exécutif que Louise Harel propose, il ne semble pas suffisamment compétent pour administrer un budget de quatre milliards de $. C’est un homme d’une expertise, la culture, et malheureusement ce n’est pas suffisant.
Puis, il reste le troisième candidat, Richard Bergeron, l’oublié de cette campagne puisque les médias n’ont parlé que de scandales et ce débat touchait principalement Gérald Tremblay et Louise Harel.
Bergeron est conseiller municipal depuis 4 ans et a fondé le parti Projet Montréal. Il a étudié l’architecture, a une maîtrise en urbanisme, un doctorat en aménagement urbain et il a enseigné à l’institut d’urbanisme. Il a été volontaire au Service universitaire à l’étranger. Il a publié plusieurs livres dont le livre noir de l’automobile. Il a été président des coopératives d’habitation de Montréal. Il a été consultant pour le ministère de la Métropole et responsable des analyses stratégiques de l’agence Métropolitaine de transport. En somme, Richard Bergeron a travaillé sur la planification d’ensemble, l’économie immobilière, la gestion des services, l’environnement, les transports, etc. des milieux urbains. Une bonne expérience pour quelqu’un qui veut diriger une grande ville.
Bergeron est un homme d’idées et propose un programme politique pour une élection municipale de Montréal comme j’ai rarement vu avec des idées aussi originales que pratiques. Son équipe est composée de gens dynamiques, instruits, intelligents, souvent jeunes et prêts à servir. J’ai l’impression qu’ils sont en mesure de redonner un nouveau souffle de qualité de vie à Montréal.
La campagne électorale du parti de Richard Bergeron fut modeste avec un budget de 200,000 $ pour l’ensemble de la ville avec un financement strictement populaire et parfaitement transparent. Cela veut dire qu’élu, Bergeron sera libre de toutes attaches. Et c’est ce dont nous avons besoin aujourd’hui à l’hôtel de ville dans les circonstances actuelles. Un homme d’éthique professionnelle capable d’assurer que des règles de bonne conduite irréprochable seront respectées par tous les dirigeants élus et les hauts fonctionnaires.
J’ai aussi été impressionné par l’appui à Richard Bergeron du fameux juge John H. Gomery, qui a dirigé de main de maître l’enquête sur le scandale des commandites à Ottawa. C’est une caution importante de la droiture et de l’intégrité de ce candidat.
Richard Bergeron mérite d’être mieux connu et je vous encourage à visiter le site de son parti Projet Montréal à http://www.projetmontreal.org/ pour y lire sa biographie, celles de ses candidats et leur programme politique pour l’avenir de Montréal.
Je crois que Richard Bergeron pourra faire un bon maire de Montréal.
Claude Dupras
J’ai eu l’occasion durant les derniers jours de faire le tour de mes amis pour discuter de l’élection. Ce sont des Montréalais de longue date, qui aiment notre ville et qui pensent à long terme. À ma grande surprise, plusieurs avaient déjà voté, lors du scrutin par anticipation de dimanche dernier. Et à ma plus grande surprise, presque tous ont voté pour le candidat de Projet Montréal, Richard Bergeron.
En général, ils m’ont admis qu’ils ne pouvaient pas se résoudre à voter soit pour Louise Harel, soit pour Gérald Tremblay. Chacun avait ses raisons personnelles qui rimaient avec les mots intégrité et efficacité.
Jusqu’à un certain point leurs arguments rencontrent ceux que je mijote dans ma tête depuis quelques semaines.
Je crois que Gérald Tremblay est une personne honnête et intègre. C’est un homme d’envergure qui a toujours bien représenté Montréal. Cependant, la fin de son règne baigne dans une odeur de scandales qui nuit considérablement à la réputation des Montréalais. Il faut que ça change ! Je lui reproche d’avoir nommé à des postes-clés de l’administration montréalaise, tous les personnages qui sont aujourd’hui la source de nos problèmes. C’est là son principal défaut, il n’a pas su choisir des gens capables de bien servir la ville. On n’engage pas un directeur général sur un coup de téléphone, on ne nomme pas un président de l’exécutif lié, mains et pieds, à un groupe d’entrepreneurs et d’ingénieurs, etc… Gérald Tremblay a failli dans son importante tâche de donner à Montréal une équipe solide pour la diriger.
Je sais que Louise Harel est une personne intègre. Mais comme ministre, elle a été à la source de la loi de la fusion des villes malgré tous les référendums tenus dans les différentes villes visées par la loi, par lesquels les populations ont dit NON à plus de 80% aux fusions proposées. Ce n’était pas le geste d’une grande démocrate. Et ces fusions, suivies des « défusions » ont coûté une fortune aux contribuables. Cela est dû principalement à son manque de vision.
Louise Harel change aussi souvent d’idée comme elle vient tout juste de le faire hier en rapport avec la centralisation des pouvoirs à Montréal. Suite à la pression, en fin de campagne, venant de ses candidats dans les arrondissements, sa proposition est devenue une centralisation-décentralisée. Allez comprendre quelque chose là-dedans !
De plus, je ne crois pas Louise Harel est bien placée pour discuter avec les gouvernements supérieurs pour l’obtention d’aide au développement de Montréal. Avec son passé de « pure et dure » séparatiste et son incapacité à parler la langue anglaise, elle est une personne incapable de représenter tous les Montréalais. Je crains aussi qu’elle provoque des affrontements stériles avec le gouvernement du Québec pour des raisons qui n’auront rien à voir avec le meilleur intérêt des Montréalais.
Quant au président de l’exécutif que Louise Harel propose, il ne semble pas suffisamment compétent pour administrer un budget de quatre milliards de $. C’est un homme d’une expertise, la culture, et malheureusement ce n’est pas suffisant.
Puis, il reste le troisième candidat, Richard Bergeron, l’oublié de cette campagne puisque les médias n’ont parlé que de scandales et ce débat touchait principalement Gérald Tremblay et Louise Harel.
Bergeron est conseiller municipal depuis 4 ans et a fondé le parti Projet Montréal. Il a étudié l’architecture, a une maîtrise en urbanisme, un doctorat en aménagement urbain et il a enseigné à l’institut d’urbanisme. Il a été volontaire au Service universitaire à l’étranger. Il a publié plusieurs livres dont le livre noir de l’automobile. Il a été président des coopératives d’habitation de Montréal. Il a été consultant pour le ministère de la Métropole et responsable des analyses stratégiques de l’agence Métropolitaine de transport. En somme, Richard Bergeron a travaillé sur la planification d’ensemble, l’économie immobilière, la gestion des services, l’environnement, les transports, etc. des milieux urbains. Une bonne expérience pour quelqu’un qui veut diriger une grande ville.
Bergeron est un homme d’idées et propose un programme politique pour une élection municipale de Montréal comme j’ai rarement vu avec des idées aussi originales que pratiques. Son équipe est composée de gens dynamiques, instruits, intelligents, souvent jeunes et prêts à servir. J’ai l’impression qu’ils sont en mesure de redonner un nouveau souffle de qualité de vie à Montréal.
La campagne électorale du parti de Richard Bergeron fut modeste avec un budget de 200,000 $ pour l’ensemble de la ville avec un financement strictement populaire et parfaitement transparent. Cela veut dire qu’élu, Bergeron sera libre de toutes attaches. Et c’est ce dont nous avons besoin aujourd’hui à l’hôtel de ville dans les circonstances actuelles. Un homme d’éthique professionnelle capable d’assurer que des règles de bonne conduite irréprochable seront respectées par tous les dirigeants élus et les hauts fonctionnaires.
J’ai aussi été impressionné par l’appui à Richard Bergeron du fameux juge John H. Gomery, qui a dirigé de main de maître l’enquête sur le scandale des commandites à Ottawa. C’est une caution importante de la droiture et de l’intégrité de ce candidat.
Richard Bergeron mérite d’être mieux connu et je vous encourage à visiter le site de son parti Projet Montréal à http://www.projetmontreal.org/ pour y lire sa biographie, celles de ses candidats et leur programme politique pour l’avenir de Montréal.
Je crois que Richard Bergeron pourra faire un bon maire de Montréal.
Claude Dupras
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samedi 24 octobre 2009
On vote pour qui ? Le meilleur !
Les Montréalaises et Montréalais vivent en ce moment une élection inhabituelle! Les déclarations des candidats à la mairie deviennent de plus en plus étonnantes. De nouvelles insinuations, accusations, inventions, rumeurs, ouï-dire déferlent sur nous, de toutes parts, à un rythme que même les medias peinent à suivre. Ces révélations sont tellement nombreuses et souventes fois fracassantes qu’on ne prend pas le temps de juger si elles sont vraies, fausses ou demie-vérités. On ne fait plus de nuance.
Tous se liguent contre le maire sortant Gérald Tremblay. Les médias prennent parties dans le débat. Les animateurs d’émissions d’affaires publiques, particulièrement à la télévision de Radio-Canada, se surprennent eux-mêmes à attaquer Tremblay, sur la base des informations qu’ils collectent sans même avoir jugé de leur validité. Même les observateurs-invités qui se doivent d’être neutres, profitent de la tribune qu’on leur offre pour dénigrer le maire ou mousser indirectement leur candidat. On réagit comme si tout ce qui est dit est vrai. On ne fait pas la part des choses. Du jamais vu !
Dans cette mer en tourmente, les candidats aux différents postes de maires d’arrondissements et de conseillers de la ville ou d’arrondissements naviguent difficilement car ils sont tous liés directement au sort du candidat à la mairie de leur parti. Ils vivent des jours difficiles. Alors que normalement, à cette période de leur campagne électorale, ils devraient aller à la rencontre du plus grand nombre d’électeurs possibles pour mieux se faire connaître et expliquer leur programme électoral, ils se retrouvent soit sur la défensive soit sur l’attaque sur la seule question de l’intégrité de l’administration sortante.
Je plains ces femmes et ces hommes qui par sens civique ont décidé de faire leur part et ont eu l’audace de se présenter pour servir leurs concitoyens. Plusieurs ont hésité avant d’accepter car la tâche n’est pas toujours facile. Mais, ils ont finalement fait le saut et il faut les en féliciter et les comprendre aujourd’hui.
Dans un de mes blogs en rapport avec cette élection montréalaise, j’ai fait la recommandation à mes lecteurs de voter pour le meilleur candidat à chaque siège. Ainsi, nous aurons les meilleures personnes siégeant au conseil municipal et à ceux des arrondissements. Et cela, nonobstant les partis municipaux qui ne sont en fait que des simulacres de démocratie. Ces organisations politiques (je devrais dire électorales) plus ou moins éphémères sont des farces qui perdurent plus ou moins longtemps et qui ne servent qu’à récolter les fonds gouvernementaux alloués aux partis municipaux.
Avec la déferlante des accusations de cette élection, ma recommandation prend de plus en plus son sens. Si l’électeur ne s’arrête pas pour analyser les différentes candidatures afin de déterminer qui sont les meilleurs et ne vote qu’en fonction du candidat à la mairie, Montréal ne profitera sûrement pas des meilleurs éléments pour la diriger.
Ainsi, dans le Plateau Mont-Royal, un des candidats à la mairie se nomme Michel Labrecque. Je le connais depuis sa naissance car son père était mon confrère à Polytechnique. Je sais que Michel sera un atout important pour l’avenir de la métropole et je n’hésite pas à le recommander fortement aux électeurs qui votent dans ce district.
Michel Labrecque est un homme honnête à qui les Montréalais doivent déjà beaucoup.
Depuis sa tendre enfance, il a toujours été un amateur de vélo. Parmi les plus grands que Montréal ait connus. Il a été un des premiers à promouvoir l’installation de pistes cyclables dans notre ville. Par sa détermination, il a su convaincre, avec d’autres, les administrations municipales depuis Drapeau de l’importance du vélo pour les Montréalaises et Montréalais. Il a réussi admirablement bien. Il a créé Vélo Québec qu’il a dirigé de 1985 à 2000 et a été un des principaux contributeurs à la création du Tour de l’île de Montréal, la Maison des cyclistes et la Route verte (4 000 km de voie cyclable) qui est le plus long itinéraire cyclable d’Amérique.
Parallèlement à ces activités, il a imaginé le festival Montréal en Lumières qu’il a présidé et dirigé de 1998 à 2000. Grâce à ce festival, l’hiver à Montréal est moins long. L’événement attire plus de 750 000 festivaliers par ses volets gastronomique, artistique, festif et sa Nuit blanche. Ce festival est devenu un grand moment annuel de Montréal et a atteint une renommée internationale.
En 1999 et en 2000, Michel Labrecque a été chargé de cours à l’UQAM, en gestion d’événements festivaliers. De 1992 à 2005, il a été chroniqueur à la radio et à la télévision de Radio-Canada (Plaisirs, VSD bonjour, Indicatif présent, Vélo-mag) et de Télé-Québec (Consommaction, Télé-services).
Son amour pour le vélo, qu’il a pratiqué sur les routes d’innombrables pays, a fait comprendre à Michel Labrecque l’importance de l’environnement dans la vie de l’individu et en a fait un authentique défenseur. De fil en aiguille, il a été amené à présider le Conseil régional de l’environnement de Montréal et à participé activement à l’élaboration du Plan stratégique de développement durable de la ville de Montréal.
En 2005, voulant poursuivre son travail, il décide de briguer les suffrages pour devenir conseiller municipal de Montréal. Élu, il continue à propager ses idées au sein de sa formation politique tout en développant son intérêt pour les transports actifs et collectifs dans l’aménagement urbain. Le maire et son équipe reconnaissant son enthousiasme et son expertise lui offre de présider le conseil de la Société de Transport de Montréal.
Cet homme intelligent, simple, dévoué, attentif, plein d’idées, créateur, bon organisateur, excellent administrateur et chef de file hors de l’ordinaire offre ses services pour devenir maire de l’arrondissement du Plateau Mont-Royal. Voilà un bel exemple d’un candidat qui mérite d’être élu, nonobstant le parti auquel il adhère, parce qu’il a le potentiel de devenir un leader important de notre ville. Je suis convaincu que le Plateau sera très bien servi par Michel Labrecque.
Il y a des hommes et des femmes de grande qualité qui sont candidats à l’élection du 1er novembre à Montréal et qui devraient être élus. Choisissons les meilleurs, quelque soit le parti, et Montréal sera bien dirigé.
Claude Dupras
Tous se liguent contre le maire sortant Gérald Tremblay. Les médias prennent parties dans le débat. Les animateurs d’émissions d’affaires publiques, particulièrement à la télévision de Radio-Canada, se surprennent eux-mêmes à attaquer Tremblay, sur la base des informations qu’ils collectent sans même avoir jugé de leur validité. Même les observateurs-invités qui se doivent d’être neutres, profitent de la tribune qu’on leur offre pour dénigrer le maire ou mousser indirectement leur candidat. On réagit comme si tout ce qui est dit est vrai. On ne fait pas la part des choses. Du jamais vu !
Dans cette mer en tourmente, les candidats aux différents postes de maires d’arrondissements et de conseillers de la ville ou d’arrondissements naviguent difficilement car ils sont tous liés directement au sort du candidat à la mairie de leur parti. Ils vivent des jours difficiles. Alors que normalement, à cette période de leur campagne électorale, ils devraient aller à la rencontre du plus grand nombre d’électeurs possibles pour mieux se faire connaître et expliquer leur programme électoral, ils se retrouvent soit sur la défensive soit sur l’attaque sur la seule question de l’intégrité de l’administration sortante.
Je plains ces femmes et ces hommes qui par sens civique ont décidé de faire leur part et ont eu l’audace de se présenter pour servir leurs concitoyens. Plusieurs ont hésité avant d’accepter car la tâche n’est pas toujours facile. Mais, ils ont finalement fait le saut et il faut les en féliciter et les comprendre aujourd’hui.
Dans un de mes blogs en rapport avec cette élection montréalaise, j’ai fait la recommandation à mes lecteurs de voter pour le meilleur candidat à chaque siège. Ainsi, nous aurons les meilleures personnes siégeant au conseil municipal et à ceux des arrondissements. Et cela, nonobstant les partis municipaux qui ne sont en fait que des simulacres de démocratie. Ces organisations politiques (je devrais dire électorales) plus ou moins éphémères sont des farces qui perdurent plus ou moins longtemps et qui ne servent qu’à récolter les fonds gouvernementaux alloués aux partis municipaux.
Avec la déferlante des accusations de cette élection, ma recommandation prend de plus en plus son sens. Si l’électeur ne s’arrête pas pour analyser les différentes candidatures afin de déterminer qui sont les meilleurs et ne vote qu’en fonction du candidat à la mairie, Montréal ne profitera sûrement pas des meilleurs éléments pour la diriger.
Ainsi, dans le Plateau Mont-Royal, un des candidats à la mairie se nomme Michel Labrecque. Je le connais depuis sa naissance car son père était mon confrère à Polytechnique. Je sais que Michel sera un atout important pour l’avenir de la métropole et je n’hésite pas à le recommander fortement aux électeurs qui votent dans ce district.
Michel Labrecque est un homme honnête à qui les Montréalais doivent déjà beaucoup.
Depuis sa tendre enfance, il a toujours été un amateur de vélo. Parmi les plus grands que Montréal ait connus. Il a été un des premiers à promouvoir l’installation de pistes cyclables dans notre ville. Par sa détermination, il a su convaincre, avec d’autres, les administrations municipales depuis Drapeau de l’importance du vélo pour les Montréalaises et Montréalais. Il a réussi admirablement bien. Il a créé Vélo Québec qu’il a dirigé de 1985 à 2000 et a été un des principaux contributeurs à la création du Tour de l’île de Montréal, la Maison des cyclistes et la Route verte (4 000 km de voie cyclable) qui est le plus long itinéraire cyclable d’Amérique.
Parallèlement à ces activités, il a imaginé le festival Montréal en Lumières qu’il a présidé et dirigé de 1998 à 2000. Grâce à ce festival, l’hiver à Montréal est moins long. L’événement attire plus de 750 000 festivaliers par ses volets gastronomique, artistique, festif et sa Nuit blanche. Ce festival est devenu un grand moment annuel de Montréal et a atteint une renommée internationale.
En 1999 et en 2000, Michel Labrecque a été chargé de cours à l’UQAM, en gestion d’événements festivaliers. De 1992 à 2005, il a été chroniqueur à la radio et à la télévision de Radio-Canada (Plaisirs, VSD bonjour, Indicatif présent, Vélo-mag) et de Télé-Québec (Consommaction, Télé-services).
Son amour pour le vélo, qu’il a pratiqué sur les routes d’innombrables pays, a fait comprendre à Michel Labrecque l’importance de l’environnement dans la vie de l’individu et en a fait un authentique défenseur. De fil en aiguille, il a été amené à présider le Conseil régional de l’environnement de Montréal et à participé activement à l’élaboration du Plan stratégique de développement durable de la ville de Montréal.
En 2005, voulant poursuivre son travail, il décide de briguer les suffrages pour devenir conseiller municipal de Montréal. Élu, il continue à propager ses idées au sein de sa formation politique tout en développant son intérêt pour les transports actifs et collectifs dans l’aménagement urbain. Le maire et son équipe reconnaissant son enthousiasme et son expertise lui offre de présider le conseil de la Société de Transport de Montréal.
Cet homme intelligent, simple, dévoué, attentif, plein d’idées, créateur, bon organisateur, excellent administrateur et chef de file hors de l’ordinaire offre ses services pour devenir maire de l’arrondissement du Plateau Mont-Royal. Voilà un bel exemple d’un candidat qui mérite d’être élu, nonobstant le parti auquel il adhère, parce qu’il a le potentiel de devenir un leader important de notre ville. Je suis convaincu que le Plateau sera très bien servi par Michel Labrecque.
Il y a des hommes et des femmes de grande qualité qui sont candidats à l’élection du 1er novembre à Montréal et qui devraient être élus. Choisissons les meilleurs, quelque soit le parti, et Montréal sera bien dirigé.
Claude Dupras
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mercredi 23 septembre 2009
La politique du p’tit chien
Le premier ministre du Canada ne cesse de me surprendre. Malheureusement dans le mauvais sens.
Hier, les principaux chefs politiques du monde ont été invités à un sommet d’une journée par le secrétaire national des Nations Unies, Ban Ki-moon, préalablement à l’assemblée générale des Nations Unies, pour discuter particulièrement de leur prise de position respective lors de l’importante conférence mondiale sur le réchauffement climatique à Copenhague, en décembre prochain. On doit y décider de la suite de Kyoto. Les pays de l’Europe, ayant défini une position commune, veulent s’assurer que l’Amérique et les pays émergents s’orientent vers une direction semblable.
Le PM Harper a trouvé moyen de ne pas participer à cette journée importante sauf pour le dîner, qui suivit, des 25 chefs d’États qui y participèrent. Il a donné comme prétexte que le Canada suivra la politique des États-Unis quant à ses prises de positions futures en rapport avec le réchauffement de notre planète. Ce n’est pas beau çà ? Nous sommes devenus le p’tit chien qui suit son maître, les USA.
Je ne rappelle pas qu’un PM du Canada ait agi ainsi, surtout sur une question de première importance pour chaque citoyen canadien, comme l’est la question environnementale. Diefenbaker, Pearson, Trudeau, Mulroney Chrétien et Martin se sont tous, sans exception, tenus debout face au président américain, pour faire valoir l’opinion canadienne. Du débat sur la présence d’armes nucléaires sur le sol canadien à celui de la guerre en Irak, nos PM ont toujours défendu notre position face à notre voisin du sud. Plusieurs de nos ex-PM ont gagné leur point et d’autres se sont fait invectivés par les mass media américains en refusant d’accepter la position de leur président. Mais qu’importe, les Canadiens en sont sortis la tête haute. Cela nous a valu d’avoir un pays unique, qui se respecte et qui était estimé partout sur la planète.
Le PM Harper vient d’annoncer que le Canada aura dorénavant une politique environnementale intégrée avec celle des Américains. Il continue comme du temps qu’il était chef de l’opposition à la Chambre des communes lorsqu’il voulait favoriser l’envoi de nos troupes en Irak à la demande des Américains. Son « modus vivendi » est à Washington. Devenu premier ministre canadien, il a continué sa misérable politique « aplatventriste » alors qu’il a maintes fois imité, souvent dès le lendemain, les politiques de GWBush. C’est à se demander si le PM Stephen Harper a une colonne vertébrale politique.
Pourquoi agit-il ainsi ? Pour moi, en ce qui concerne l’environnement, la raison est simple. Premièrement, le PM Harper ne croit pas au réchauffement de la planète et que s’il existe, il affirme qu’il n’est pas de source humaine. Il a dit, en faisant valoir son argument, que la question du réchauffement climatique était une machination des « socialistes ». Quelle connerie !
Deuxièmement, en tant que député albertain, le PM Harper se retrouve en position de conflit d’intérêts. Sa province, l’Alberta, est la plus polluante (et la plus riche) au Canada à cause de son exploitation des sables bitumineux. Si le PM Harper acceptait d’imposer à sa province les objectifs internationaux actuels et ceux qui se dessinent pour un avenir pas trop lointain, l’Alberta en souffrirait financièrement. Déjà que ses recettes records se sont « volatisées » depuis la baisse des prix du pétrole puisque l’exploitation des gaz bitumineux n’est rentable que si le prix du pétrole est élevé. En fixant des critères réalistes pour protéger l’environnement, l’exploitation des sables bitumineux sera retardée jusqu’au moment où ses exploitants trouveront les méthodes capables de les respecter.
Je ne partage pas l’opinion de nombreux écologistes qui suggèrent de cesser simplement l’exploitation des sables bitumineux. Ce sont les mêmes qui se sont prononcés contre le nucléaire et qui, aujourd’hui, reconnaissent que ce fut une erreur. Les mêmes qui s’opposent à la construction de barrage hydro-électrique. Ils ne sont pas infaillibles. Non, les sables bitumineux sont une richesse extraordinaire qui appartient aux Canadiens tout en étant une réserve mondiale importante de pétrole pour l’avenir. Nous avons cependant la responsabilité d’agir correctement en y soutirant le pétrole.
La réputation du Canada est sur une pente descendante dans le monde. Il suffit de voyager pour le constater. Encore hier, un comité scientifique des Nations Unies pressait le Canada de sortir de sa coquille et de faire d’avantage pour combattre le réchauffement climatique. Le PM Harper et les conservateurs sont directement responsables de cet état de chose. Le nouveau grand débat qui s’annonce sur le réchauffement climatique et qui nous mènera à Copenhague est une belle occasion pour notre gouvernement de se ressaisir. Cette conférence sera le point de mire de la planète. À nous d’y rétablir notre réputation.
C’est beau d’être un idéologue de droite mais on n’a pas le droit de prendre le pouvoir sous de fausses représentations et d’imposer ensuite son idéologie à tout le monde. On a vu ce que cela a donné dans le passé.
Pour bien agir, notre gouvernement n’a qu’à se tenir debout tout en respectant le passé, la réalité canadienne et l’opinion majoritaire des Canadiens.
Claude Dupras
Hier, les principaux chefs politiques du monde ont été invités à un sommet d’une journée par le secrétaire national des Nations Unies, Ban Ki-moon, préalablement à l’assemblée générale des Nations Unies, pour discuter particulièrement de leur prise de position respective lors de l’importante conférence mondiale sur le réchauffement climatique à Copenhague, en décembre prochain. On doit y décider de la suite de Kyoto. Les pays de l’Europe, ayant défini une position commune, veulent s’assurer que l’Amérique et les pays émergents s’orientent vers une direction semblable.
Le PM Harper a trouvé moyen de ne pas participer à cette journée importante sauf pour le dîner, qui suivit, des 25 chefs d’États qui y participèrent. Il a donné comme prétexte que le Canada suivra la politique des États-Unis quant à ses prises de positions futures en rapport avec le réchauffement de notre planète. Ce n’est pas beau çà ? Nous sommes devenus le p’tit chien qui suit son maître, les USA.
Je ne rappelle pas qu’un PM du Canada ait agi ainsi, surtout sur une question de première importance pour chaque citoyen canadien, comme l’est la question environnementale. Diefenbaker, Pearson, Trudeau, Mulroney Chrétien et Martin se sont tous, sans exception, tenus debout face au président américain, pour faire valoir l’opinion canadienne. Du débat sur la présence d’armes nucléaires sur le sol canadien à celui de la guerre en Irak, nos PM ont toujours défendu notre position face à notre voisin du sud. Plusieurs de nos ex-PM ont gagné leur point et d’autres se sont fait invectivés par les mass media américains en refusant d’accepter la position de leur président. Mais qu’importe, les Canadiens en sont sortis la tête haute. Cela nous a valu d’avoir un pays unique, qui se respecte et qui était estimé partout sur la planète.
Le PM Harper vient d’annoncer que le Canada aura dorénavant une politique environnementale intégrée avec celle des Américains. Il continue comme du temps qu’il était chef de l’opposition à la Chambre des communes lorsqu’il voulait favoriser l’envoi de nos troupes en Irak à la demande des Américains. Son « modus vivendi » est à Washington. Devenu premier ministre canadien, il a continué sa misérable politique « aplatventriste » alors qu’il a maintes fois imité, souvent dès le lendemain, les politiques de GWBush. C’est à se demander si le PM Stephen Harper a une colonne vertébrale politique.
Pourquoi agit-il ainsi ? Pour moi, en ce qui concerne l’environnement, la raison est simple. Premièrement, le PM Harper ne croit pas au réchauffement de la planète et que s’il existe, il affirme qu’il n’est pas de source humaine. Il a dit, en faisant valoir son argument, que la question du réchauffement climatique était une machination des « socialistes ». Quelle connerie !
Deuxièmement, en tant que député albertain, le PM Harper se retrouve en position de conflit d’intérêts. Sa province, l’Alberta, est la plus polluante (et la plus riche) au Canada à cause de son exploitation des sables bitumineux. Si le PM Harper acceptait d’imposer à sa province les objectifs internationaux actuels et ceux qui se dessinent pour un avenir pas trop lointain, l’Alberta en souffrirait financièrement. Déjà que ses recettes records se sont « volatisées » depuis la baisse des prix du pétrole puisque l’exploitation des gaz bitumineux n’est rentable que si le prix du pétrole est élevé. En fixant des critères réalistes pour protéger l’environnement, l’exploitation des sables bitumineux sera retardée jusqu’au moment où ses exploitants trouveront les méthodes capables de les respecter.
Je ne partage pas l’opinion de nombreux écologistes qui suggèrent de cesser simplement l’exploitation des sables bitumineux. Ce sont les mêmes qui se sont prononcés contre le nucléaire et qui, aujourd’hui, reconnaissent que ce fut une erreur. Les mêmes qui s’opposent à la construction de barrage hydro-électrique. Ils ne sont pas infaillibles. Non, les sables bitumineux sont une richesse extraordinaire qui appartient aux Canadiens tout en étant une réserve mondiale importante de pétrole pour l’avenir. Nous avons cependant la responsabilité d’agir correctement en y soutirant le pétrole.
La réputation du Canada est sur une pente descendante dans le monde. Il suffit de voyager pour le constater. Encore hier, un comité scientifique des Nations Unies pressait le Canada de sortir de sa coquille et de faire d’avantage pour combattre le réchauffement climatique. Le PM Harper et les conservateurs sont directement responsables de cet état de chose. Le nouveau grand débat qui s’annonce sur le réchauffement climatique et qui nous mènera à Copenhague est une belle occasion pour notre gouvernement de se ressaisir. Cette conférence sera le point de mire de la planète. À nous d’y rétablir notre réputation.
C’est beau d’être un idéologue de droite mais on n’a pas le droit de prendre le pouvoir sous de fausses représentations et d’imposer ensuite son idéologie à tout le monde. On a vu ce que cela a donné dans le passé.
Pour bien agir, notre gouvernement n’a qu’à se tenir debout tout en respectant le passé, la réalité canadienne et l’opinion majoritaire des Canadiens.
Claude Dupras
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