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jeudi 8 mars 2012

Sarkozy et ses cadeaux aux riches

Depuis deux ans, je défends la thèse que Nicolas Sarkozy n’a pas fait de cadeaux aux riches. Voilà qu’à l’émission récente, de la télé française, « des paroles et des actes… », il a formellement nié cette affirmation malicieuse qui lui pèse sur la tête depuis le début de son quinquennat. Et les faits indiquent qu’il dit vrai.

Le président a été victime d’une chasse à l'homme organisée par les médias roulant pour la gauche (70 % de la profession de journaliste) qui ont cherché comment taper sur Sarkozy par tous les moyens (mensonges, déformation des faits, exagérations…). La soirée du Fouquet’s et le repos des premiers jours suivant son élection sur le yacht de Bolloré leur ont donné le filon « cadeaux aux riches » et ils sont parvenus à convaincre un très grand nombre de Français de leur fantasme antisarkozyste. La Presse s'est en fait associée avec les porte-flingues du Parti socialiste (PS) pour salir Sarkozy. Je n’ai jamais vu un tel déferlement de haine envers un seul homme politique. Ce sont ces mêmes gens qui affirment respecter le poste de Président de la France. Mon œil ! Ce fut un spectacle pitoyable et regrettable.

Heureusement qu’à l’étranger les opinions sur la gouvernance Sarkozy et sur sa personne sont généralement bonnes. Il est évident que pour les Français ce n’est pas aussi rose qu’il avait promis en 2007, mais ça, c’était avant l’épouvantable crise de 2008, qui a balayé l’Europe, les USA, le Canada et a affaibli considérablement tout ce beau monde. Malgré cela, la situation des travailleurs français par rapport à celles des Espagnols, des Italiens et des Anglais, est supérieure. Le désarroi de ces derniers est vraiment triste. Il est temps que les Français, qui chialent, s’arrêtent et retroussent leurs manches pour faire leur part pour leur pays. Çà, ce serait du vrai patriotisme !

Un récent sondage indique que 65 % des Français et Françaises trouvent inintéressante leur campagne présidentielle. Je les comprends car les reportages, les discours et les commentaires sont à sens unique. Tout ce qu’a fait Nicolas Sarkozy est bon pour les gens de droite et décrié par la gauche. Tout ce que propose François Hollande est supérieur pour la gauche et ridiculisé par la droite. On ne fait pas la part des choses.

Le 6 mars dernier, la Une du journal Libération s’intitulait : Sarkozy et les riches : les vrais chiffres. En voyant ce titre tendancieux, j’ai vite lu le journal pour enfin connaître ces chiffres pour chacune des réformes de Sarkozy afin de pouvoir les comparer avec les données que j’avais en main. En général, les conclusions de l’article étaient trompeuses, les arguments tronqués afin de laisser croire que toutes les mesures sarkoziennes ont été faites dans le seul but d’aider les riches, sans retour pour l’État. À sa face même, un tel argument ne tient pas.

On ne me fera pas croire qu’un homme politique qui a finalement atteint le poste important de Président de son pays va sciemment n’aider qu’une partie du peuple qui l’a élu. C’est farfelu d’affirmer sans cesse cela et une insulte à l’intelligence de la population française ! La France n’est quand même pas une république de bananes.

Libération rapporte que les entreprises ont le plus bénéficié de la redistribution financière durant le quinquennat Sarkozy. Au total, elles ont obtenu 49,9 milliards. La réforme de la taxe professionnelle a réduit la facture fiscale des industries et des PME. Le grand emprunt a été instauré pour faciliter la recherche et le développement des entreprises. La TVA restauration a permis aux restaurateurs de traverser la crise et de créer 37 000 emplois. La refonte du crédit d’impôt recherché a incité 15 800 autres entreprises à faire de la recherche et du développement. Ces réformes importantes et coûteuses ont été adoptées pour aider les entreprises françaises à se développer et à être concurrentielles en Europe et dans le monde.

Les Français, comme individus, ont aussi été aidés. Sarkozy a allégé les droits de succession et de donation afin qu’ils puissent transmettre une vie de travail à leurs descendants. Il a établi un crédit d’impôt sur les intérêts d’emprunt immobilier afin de bâtir une France de propriétaires. Il a réformé l’impôt de solidarité sur la fortune pour la lier aux investissements dans les PME. Il a adopté le bouclier fiscal qui a non seulement arrêté la croissance de l’exil fiscal de riches mais a diminué de 15% par an le nombre de ceux qui visaient à déménager hors-France. Il a favorisé ceux qui voulaient travailler davantage en instaurant le régime des heures supplémentaires défiscalisées par lequel leurs heures de travail étaient exonérées des cotisations sociales et d’impôt laissant ainsi à ces travailleurs un montant de plus de 14 milliards dans leur poche. Il a encouragé le retour à l’emploi des plus démunis en mettant en place le RSA dans lequel il a investi 3,65 milliards et qui a aidé plus de 2 millions de personnes.

Voilà les réformes économiques principales de Sarkozy. Où sont les cadeaux pour les riches que prétendent ses opposants. ? Où sont les largesses injustifiées ? En réalité, ce fut un effort audacieux pour aider tous les Français et la France.

Les gouvernements occidentaux ont posé des gestes similaires à ceux du président Sarkozy pour aider leur pays à traverser la crise pour en sortir le mieux possible. Plusieurs ont réussi et la France est dans le groupe. En général, Sarkozy a motivé les entreprises et les plus riches à aider le pays, à investir et à créer des emplois. Ensemble, ils ont participé à la croissance qui, même si elle fut maigre, a été positive malgré tout. Lorsqu’un pays est frappé par une crise économique dune envergure de celle de 2008, le peuple peut vraiment en souffrir si le gouvernement ne bouge pas rapidement et efficacement. Sarkozy l’a fait et les Français devraient lui en être reconnaissants.

Il est temps que cesse l’anti-sarkozysme qui n’est basé sur rien de solide et n’est alimenté que par une propagande négative des opposants du pouvoir. Sarkozy a travaillé pour la France et je crois que cela est clair. Le temps est venu pour les Français de se rappeler que leur pays est sorti d’une crise économique importante et se ressaisit actuellement suite à la crise financière et monétaire qui a suivit et qui l’harcèle toujours.

À la prochaine élection, j’espère que les Français sauront se concentrer sur l’essentiel, soit choisir le meilleur président pour les cinq prochaines années. Ils se doivent de garder à l’esprit le contexte des dernières années et se demander « qui est le meilleur capitaine capable de bien naviguer le bateau vers le port ? ». Çà, c’est la seule question importante.

À ceux qui se sont bien défoulés durant le quinquennat de Sarkozy en ne cessant de l’invectiver, pensez sérieusement aux cinq ans à venir qui ne seront pas de toute évidence roses. Si vous éliminez Sarkozy, n’oubliez pas que les problèmes seront encore là. Réfléchissez avant de mettre votre bulletin dans l'urne présidentielle. Pensez à l’expérience de Sarkozy et comment il a su manœuvrer la France malgré la mer fortement houleuse dans laquelle elle s’est retrouvée depuis 2008.

Vous savez plus que quiconque que l’argument des « cadeaux aux riches », inventé pour abaisser le président Sarkozy, n’est que de la foutaise ! Alors, ne vous trompez pas vous-même !


Claude Dupras

samedi 18 février 2012

La campagne électorale de la vérité

« Il ment », « Non, c’est lui qui ment ». Qui dit vrai ? Voilà les échos de la campagne électorale française depuis que Nicolas Sarkozy a annoncé, il y a quelques jours, son intention d’être candidat à nouveau à la présidence.

On a reproché à Sarkozy d’avoir fêté sa victoire au chic restaurant Fouquet’s des Champs Élysées, d’être allé se reposer suite à la dure période électorale dans un endroit qu’il voulait privé sur le yacht de l’industriel français Vincent Bolléré, d’avoir apostrophé un individu qui l’insultait en lui disant « tasse-toi pauvre con ». Pour l’opposition, ces gestes et ces mots dérisoires sont non-présidentiels et elle n’a cessé depuis de marteler la réputation du président. Abonné, via internet, à Libération, Marianne, le Nouvel Observateur et Le Monde, tous médias de gauche, je suis toujours surpris de lire, jour après jour, la même rengaine contre le président. Je ne comprends pas pourquoi personne n’a osé dire « ça suffit, passons à autre chose, la France a d’autres problèmes importants ».

Observateur du Canada, je n’arrive pas à comprendre cette obsession des Français à dénigrer leur chef d’État. On peut s’opposer à ses politiques et le dire et c’est ce que je fais vis-à-vis le PM canadien Harper. Mais de là à être démagogique… Je m’imagine ce qui serait arrivé si Sarkozy avait posé un geste similaire à celui du premier ministre canadien Jean Chrétien qui, après avoir été insulté par un citoyen, l’avait accroché par le collet pour lui asséner un coup de poing au visage. Il aurait sûrement passé à la guillotine ! Nous avons compris que notre PM était un homme comme les autres et qu’il avait aussi ses sautes d’humeur, surtout après avoir été attaqué brutalement. Les Canadiens ont pardonné à Chrétien son geste et l’ont réélu. Le pardon ? La gauche française ne semble pas connaître le mot.

Il y a aussi la ritournelle que Sarkozy n’a rien fait sauf un cadeau de 75 milliards d’euros aux riches. « Pour les récompenser de l’avoir aidé à gagner son élection » dit François Hollande le candidat du parti socialiste qui peine à expliquer comment il a estimé ce montant. De la vraie démagogie !

Dès sa rentrée au pouvoir, Sarkozy a fait adopter « le bouclier fiscal » qui limitait l’impôt à 50% (aux USA, elle est près de 35%) Cette loi visait à permettre à la France de devenir fiscalement concurrentielle avec les autres pays européens. Trop de Français allaient déposer leurs fonds ailleurs et y trouvaient résidence pour payer moins d’impôts. La France se devait de redevenir attractive. Les critiques ferment les yeux devant le fait que ce sont avec le talent des meilleurs et les investissements des plus riches qu’un très grand nombre d’entreprises voient le jour et que de nouveaux emplois sont créés. De plus, l’impôt payé ailleurs n’est pas payé en France.

Sarkozy a corrigé l’erreur de la loi des 35 heures en exonérant les heures supplémentaires de cotisations sociales et d’impôts. De plus, il a supprimé la plupart des droits de succession, a permis des crédits d’impôts sur les intérêts d’emprunt et réduit la TVA à 5% pour stimuler le domaine de la restauration.

Il a assuré la continuité des services publics essentiels dans les transports terrestres pour permettre aux travailleurs, lors de grève, de pouvoir se rendre au travail. Avant, une grève des transports arrêtait la France.

Il a accordé l’autonomie aux universités. Dorénavant, elles gèrent leur patrimoine immobilier, leur budget et leurs ressources humaines, comme le font les meilleures universités du monde.

En révisant la constitution, il a diminué à deux le nombre des mandats du président et augmenté sensiblement les prérogatives du parlement.

Il a instauré une loi pour protéger les œuvres et les droits des auteurs en contrôlant et punissant les internautes se livrant au téléchargement illégal.

Il a créé le poste de conseiller territorial pour assurer la liaison de la région et du département en lui permettant de siéger aux deux instances.

Il a mis en place le grenelle de l’environnement qui a débouché sur des lois qui touchent l’énergie, le bâtiment, les transports, la biodiversité et les risques pour l’environnement et la santé, etc.

Il a institué un allongement de la durée des études pour la formation des enseignants et élevé le niveau pour le recrutement afin d’assurer une qualité accrue de l’enseignement en France.

Il a fait adopter une loi pour sauver les régimes de retraites des français malgré la pression des immenses manifestations de rue qui ont perduré longtemps.

Il a modifié les lois traitant de la sécurité et de la justice pour supprimer 400 tribunaux, réviser des peines-planchers, assurer une rétention de sûreté pour les criminels les plus dangereux, etc.

Il est intervenu pour sauver les ports de France qui sont en grande difficulté. Il a rationnalisé les bases militaires et en a réduit le nombre. Grâce à ses mesures de sécurité, le nombre de morts sur la route a baissé appréciablement.

Il a durci les lois d’immigration touchant les règles d’éloignement des étrangers sans-papiers et les conditions d’acquisition de la nationalité.

Il a implanté la TVA sociale pour diminuer le coût du travail et faciliter l’emploi chez d’innombrables entreprises et artisans.

Il a proposé la règle d’or pour que les prochains budgets ne soit dorénavant jamais déficitaire, mais elle a été rejetée par le parti socialiste.

Voilà quelques points majeurs des réformes importantes du président Sarkozy qui supposément n’a rien fait. Par contre, une chose est certaine, les socialistes ont voté contre ou se sont abstenus lors des votes pour leur adoption. Alors, qui n’a rien fait ?

Il ne faut pas oublier que le président Sarkozy a aussi été, pendant six mois, président de l’Europe économique où la qualité de son travail a été reconnue par tous les pays. Il a aussi présidé avec brio le G8 et le G20. Et, récemment, il a surtout agi avec la chancelière Angela Merkel, efficacement et sans relâche, pour sauver l’euro et l’Europe.

Le président Sarkozy a mené la barque française à travers les crises économiques mondiales de 2007-2009 et la crise financière et monétaire européenne de 2011. Malgré que les mesures prises à ce jour aient provoqué un effet positif, Sarkozy reconnaît que le travail n’est pas complété et qu’il y a encore des choses à faire.

Il est aussi évident que Sarkozy n’a pas pris que de bonnes décisions. La perte du triple AAA, le chômage croissant, etc, sont des situations qui méritent d’être analysées en tenant compte de la perspective économique qui a prévalue durant son mandat. Pour obtenir une analyse réaliste de son administration, il faut partager les résultats positifs et négatifs qui en découlent et ne pas, par dessein politique, les placer sur le mauvais plateau. La campagne électorale permettra de les définir clairement et on pourra alors juger de quel côté penche la vérité.

En tenant objectivement compte du passé, les Français pourront mieux peser et soupeser les nouvelles promesses électorales des candidats face aux circonstances économiques difficiles qui s’annoncent. Ce qui compte c’est qu’ils prennent la meilleure décision pour l’avenir de la France.

Claude Dupras

mercredi 11 janvier 2012

La part des choses

L’écriture est une activité captivante, intéressante, motivante et combien satisfaisante. Écrire régulièrement une chronique, un billet ou un article est un exercice fascinant mais ô combien difficile. Évidemment, il faut les rédiger en respectant l’ensemble des règles grammaticales de la langue utilisée et exprimer sa pensée, ses émotions, ses sentiments par un style personnel capable d’intéresser le lecteur et lui faciliter la compréhension de l’enchaînement de l’argumentation.

Pour être logique, cette dernière nécessite, entre autres, un raisonnement juste, méthodique, cohérent et vrai qui doit prendre en compte toutes les circonstances avant d’arriver à une opinion. Ce n’est pas facile mais l’auteur le doit à ses lecteurs.

Je lis quotidiennement mon lot d’articles de presse, de blogues, etc… Ils sont généralement très bien écrits, neutres et souvent convaincants. Quelques autres, par contre, publiés généralement sur les sites partisans de gauche, de droite, fédéralistes ou séparatistes, tendent à favoriser les objectifs du site et sont trop souvent biaisés. C’est ce que je trouve triste. À mon avis, on ne peut prétendre défendre une option politique si on fausse les faits d’une argumentation ou que l’on ne considère qu’un côté de la médaille. Un tel jeu partisan ne rend service à personne. Il y a suffisamment de bons arguments pour défendre toute cause, qu’elle soit de gauche ou de droite, fédéraliste ou indépendantiste.

Certes, il y a les erreurs de jugement ou les mauvaises interprétations qui peuvent entrer en ligne de jeu, mais cela est compréhensible car l’auteur est un être comme les autres et loin d’être parfait. Je ne parle pas de cela mais d’arguments sciemment écrits pour tromper ou faire valoir son option à tout prix.

Trop souvent, pour contrer une argumentation, on s’attaque à la personne qui l’a formulée. Par exemple, on diminue la valeur d’un écrit d’un éditorialiste en prétextant qu’il suit obligatoirement la ligne politique du journal. Même si on sait que les éditoriaux provoquent ou cherchent à accroître l’adhésion du lecteur à une certaine thèse, il n’en demeure pas moins qu’ils sont généralement basés sur des arguments solides. Combien de fois ai-je lu des ripostes insensées contre les éditoriaux des journaux montréalais Le Devoir (souverainiste) et La Presse (fédéraliste) ou encore Libération (gauche) ou Le Figaro (droite) de France. Au lieu de réfuter logiquement le fonds de l’argumentation de l’article avec lequel on est en désaccord, on détourne l’attention du lecteur en affirmant que l’auteur est vendu à la ligne éditorialiste de son journal et qu’il plagie sciemment et malhonnêtement le contenu de son article pour satisfaire son employeur.

Il en est de même pour les blogueurs ou autres individus qui écrivent des articles sur des sites internet. Récemment, j’ai reçu un commentaire suite à la publication de mon billet « Sarkozy, un moindre mal », L’auteur affirma sans broncher ce qui suit : « Épouvantable ! Il ne faut vraiment rien connaître à la politique française pour écrire des choses pareilles ». Pourtant, il me connaît bien et sait que je vis près de 4,5 mois par an en France et cela depuis 13 ans. Il sait aussi que je suis, au pas, l’évolution de tout le débat politique français, que je le commente et que les lecteurs de mon blog politique sont à 66% de France. Il sait aussi que j’ai toujours été impliqué dans la politique à tous les niveaux où j’ai rempli des tâches importantes, ce qui m’a donné une expérience et une connaissance uniques de la vie politique. C’est un exemple patent de ce que j’ai affirmé précédemment. Au lieu de réfuter mes arguments, contraire aux affirmations de trois de ses articles (il est un antisarkozyste), il a cherché à me ridiculiser. Malgré cela, je ne retire rien de ce que j’ai écrit sur le réformateur qu’est Sarkozy et sur l’évolution de l’élection présidentielle française, parce qu’honnêtement c’est ce que je pense.

Chaque blogueur a son expérience de vie et sa façon de voir et de juger des choses. Sur ce blog, je recommande à mes lecteurs, sur la colonne à droite, la lecture de plus de 60 blogs de toutes sortes que j’ai choisis parce qu’ils représentent des opinions politiques de tous les coins du monde et d’auteurs aux positions politiques variées et au savoir approfondi dans un domaine particulier de connaissances. Même si parfois je suis en désaccord avec le contenu de leurs billets, j’aime bien les lire car je sais qu’ils sont des individus sérieux et responsables qui savent faire la part des choses. Cela m’aide à mieux juger de l’évolution de la société qui me touche et je crois qu’ils peuvent aider les autres.

Je sais que plusieurs personnes ont tendance à rechercher des articles qui leur plaisent et aiment lire ceux qui expriment la tendance politique avec laquelle ils sont confortables. C’est un peu normal. Mais est-ce bon ? Sommes-nous assez ouverts aux idées différentes et nouvelles alors que la vie change constamment. On ne s’en rend pas nécessairement compte, mais on n’a qu’à penser qu’il y a à peine 50 ans, le Québec n’avait pas de dettes, était solidement catholique et n’était pas au diapason du monde. Les politiques québécoise, canadienne et mondiale évoluent rapidement.

Avant, nous étions bleus ou rouges. Aujourd’hui, toutes les couleurs de l’arc-en-ciel sont représentées dans le spectre de la politique et chacune représente une partie des désirs et des problèmes évolutifs des membres de notre société. Nous nous devons d’écouter, d’analyser, de considérer et de peser toutes les argumentations qui jaillissent de notre monde. Il y va de notre intérêt personnel et de l’intérêt général. Nous deviendrons ainsi de meilleurs citoyens.

Quant à ceux qui écrivent, ils ont tous ma sympathie. Je sais que la plupart cherchent à agir de façon responsable dans l’écriture de leurs articles. Ils savent qu’il est trop facile de concevoir des scénarios noirs qui annoncent la fin du monde sans autre preuve que les articles négatifs qui circulent sur internet, regrouper en un, tout en oubliant ceux qui émettent des sons différents. Ils savent aussi qu’il est trop facile de conclure qu’un tel ou tel autre sont des çi et des ça et ne pensent qu’à profiter de tout au dépend des autres, sans preuves réelles.

La fin du monde annoncée n’a pas eu lieu, la bourse a repris du poil de la bête et l’Europe est à régler ses problèmes. Il ne faut jamais oublier que les prophètes de malheur semblent ne pas comprendre ou tenir compte qu’il y a des solutions à tout problème et que le bonhomme-sept-heures est une histoire d’enfants.

Il ne faut surtout pas oublier qu’être responsable en écriture signifie faire la part des choses.

Claude Dupras

lundi 3 octobre 2011

Hollande et ses faux arguments

François Hollande a le vent dans les voiles. Il se voit gagnant de la primaire socialiste française et agit comme s’il l’était, en se positionnant au-dessus de la mêlée des candidats socialistes.

J’écrivais dans le billet « Sarkozy, le moindre mal » du 10 septembre dernier, que le programme politique d’Hollande « ne résiste pas à la critique ».

Le journal « Libération » de ce matin, confirme ce que j’affirmais. Suite à une analyse du programme sur l’éducation de François Hollande et des arguments qu’il donne pour le justifier, le journal socialiste place le mot « faux » vis-à-vis ces derniers.

Voici une courte liste de quelques unes des exagérations mensongères du favori du PS :

. Seuls, 30% des étudiants qui vont s’inscrire en 1ière année du cycle universitaire auront la licence. Faux. La vérité : 53% l’obtiendront sans compter le grand nombre qui décrochera une licence professionnelle (IUT ou BTS).
. La France a le plus gros taux d’échecs de la 1ère année du cycle universitaire de l’OCDE. Faux. La vérité : Plusieurs pays dont l’Espagne, la Suède, la Norvège, La Pologne ont un taux plus élevé.
. L’accueil des élèves handicapés, en milieu scolaire, recule. Faux. La vérité. Il ne cesse de progresser et il en est de même pour les personnels accompagnants.
. La France a le plus gros taux de chômage des jeunes et est 24ième sur 27. Faux. La France est dans la moyenne européenne (8,9% contre 9%), 16ième sur 26.

Ce sont sur de tels mensonges que François Hollande fonde la grande priorité de son programme à la présidentielle. Pas fort !

Libération ne cesse pas pour autant de critiquer le président Sarkozy et de chercher à le diminuer dans l’opinion publique. Sa Une de ce matin s’étend sur la page entière et s’intitule « 68 % voient Sarkozy battu » avec une photo de Sarkozy à l’air contrit. Cette présentation porte à confusion et cherche malicieusement, de toute évidence, à accentuer l’impopularité du président.

La question était « croyez vous que Sarkozy sera battu ? » J’estime exact le pourcentage des réponses à cette question, si j’en juge par les commentaires que je reçois sur la réélection de Sarkozy. Mais un très grand nombre de ces citoyens, qui sont pro-Sarkozy, n'ont qu'exprimé leur impression venant du son de cloche fêlée qui émane des médias... C’est si négatif et répété si souvent que cela résonne, à la longue, comme un fait accompli. Mais ce ne l’est pas. Loin de là.

Aujourd’hui, on ne parle que des socialistes. Mais le tour de la droite viendra. Et là, ce sera un autre timbre, un redressement des attaques au vitriol qui pleuvent sur Nicolas Sarkozy, l’appui de personnages importants comme Jean-Louis Borloo qui vient de signifier qu’il ne veut pas « ajouter de confusion à la confusion », le rappel de la longue liste de réformes que le président a fait voter et les raisons pour lesquelles il les a faites, la pertinence de ses actions en rapport avec la dangereuse crise mondiale qui se développe...

Ce sera aussi le temps où les loups sortiront du bois et les masques tomberont, où on verra sous son vrai jour l’opposant de Sarkozy. Si c’est François Hollande, les mensonges qu’il articule aujourd’hui à haute voix, comme ceux que je liste précédemment, et ses actions passées lui retomberont alors sur la tête.

Actuellement, dans cette lutte à l’élection présidentielle, je crois que les Français et les Françaises se désolent en regardant Sarkozy, mais ils se consoleront en le comparant à ses adversaires.

Claude Dupras