La campagne présidentielle française est très intéressante. Après un premier tour vivement disputé, nous avons vu le candidat-président Nicolas Sarkozy revenir des bas-fonds des sondages pour s’approcher à 1,5 % de son adversaire socialiste François Hollande. Classés au deuxième tour, nous pouvons maintenant mieux comparer les deux hommes afin de déterminer lequel devrait diriger la France sur la mer houleuse où elle se retrouve.
Depuis le premier soir de son élection en 2007, Sarkozy a subi une campagne de dénigrement sans pareil. Les socialistes n’ont cessé de le vilipender sur tout et sur rien. La dernière année a été particulièrement difficile à cause de la primaire socialiste qui fut bien réussie et qui attira les regards d’un très grand nombre de Français. Tous les candidats ont fait campagne sur le dos de Sarkozy et non contre leurs adversaires. Ils n’ont cessé de le salir, de le barbouiller et de le décrire comme le pire des scélérats. Et cela fit bien l’affaire de la presse, surtout de gauche et elle est nombreuse, toujours à la recherche de nouvelles juteuses. Chaque jour, elle montait en épingle, souventes fois à la Une, les accusations infondées, les insinuations mensongères et les propos négatifs qui jaillissaient de cette primaire contre Sarkozy.
De plus, les attaques ne venaient pas seulement de cette direction, mais aussi des autres partis ou mouvements qu’ils soient de la droite de la droite ou marxistes, léninistes, communistes, verts-écologistes, syndicalistes, etc… Pour se mousser et chercher à obtenir une part de l’opinion publique, chacun a utilisé la même tactique : dénigrer Sarkozy.
Puis, il y eut les crises. Elles ont balayé le monde occidental. Ce ne fut pas facile pour aucun pays, s’y trouvant impliqué, de vivre la sévère crise économique de 2008 qui s’est répercutée vivement sur l’industrie, l’agriculture, les petites entreprises, etc… et pour les pays de l’euro de vivre les dangereuses crises monétaires et financières qui les ont presque ruinés. En tout temps, le gouvernement de Sarkozy a agi promptement pour maintenir le pays à flot sans que le peuple n’en subisse trop les conséquences. Aucun dirigeant politique dans aucun de ces pays n’a pu maintenir sa popularité car de tels évènements font peur. L’opposition socialiste s’opposa aux réformes que Sarkozy proposa, comme la « règle d’or », car elle voyait dans les crises l’opportunité d’accentuer l’antisarkozysme. Elle lui mit sur le dos le blâme de ces tragédies mondiales et continentales.
Nonobstant toutes les réformes de Sarkozy et ce qu’il a fait de bon, il était donc normal, tenant compte de ce que j’ai décrit précédemment, que la cote de popularité du président Sarkozy soit basse lors du déclenchement de la période électorale présidentielle.
Heureusement, il a pu rétablir les choses lors du premier tour.
Le deuxième tour est l’occasion pour tous les Français et Françaises d’agir de façon réaliste et responsable.
Pour gagner sa réélection, Nicolas Sarkozy cherche des voix additionnelles chez ceux qui ont voté à droite et au centre, au premier tour.
Les socialistes craignent cela et l’accusent de s’approcher des 6,5 millions de Français qui ont voté pour le Front National (FN). Pourtant ces électeurs ne sont pas des traîtres, des êtres dangereux ou des imbéciles. Que Sarkozy fasse de la politique politicienne pour faire valoir son point et amener de nouvelles voix de son bord, où est le problème ?
J’ai plusieurs amis français qui ont voté pour le FN, dont d’ex-socialistes qui en ont assez de constater que les frontières de l’Europe sont devenues de vraies passoires. Ils ont voté Marine Le Pen puisqu’elle dénonce cette situation depuis longtemps, même s’ils ne partagent pas l’ensemble du programme de son parti. Nous, Canadiens, ne tolérerions pas de telles frontières. Quant aux Américains, ils démontrent ce qu’ils en pensent en construisant de hauts murs le long de la frontière mexicaine pour enrayer l’immigration illégale. Je ne comprends pas pourquoi on accuse de racistes ceux qui veulent corriger cette situation en Europe.
J’ai toujours dénoncé le fascisme, le nazisme, le communisme, le marxisme-léninisme qui ont créé des torts immenses dans le monde avec le résultat de millions de morts.
Pour la gauche française, les Français qui ont voté Front National sont des fascistes et doivent être exclus de la société alors qu’elle tolère dans son groupe : les communistes, les marxistes-léninistes et d’autres du même acabit. Pourtant, il n’y a pas très longtemps, des milliers de personnes animées de ces philosophies politiques d’extrême gauche ont érigé le rideau de fer avec les résultats que l’on connait.
Encore aujourd’hui, au Vietnam, en Corée du Nord et en Chine où règnent les partis communistes, il n’y a pas de liberté de parole, de rassemblement, de choix des dirigeants du pays, etc…, en somme pas de liberté individuelle. Pourtant, François Hollande se concerte avec les partis politiques français qui épousent ouvertement ces philosophies politiques au passé meurtrier et il accueille d’emblée et avec bonheur leurs appuis politiques. Il va même jusqu’à accepter l’idée que ces partis puissent avoir des députés comme l’a annoncé hier le chef du Front de Gauche, Jean-Luc Mélenchon, suite à une entente avec Hollande qui, pour favoriser leurs élections, fera en sorte que le PS ne présente pas de candidat socialiste contre eux aux prochaines élections législatives qui suivront l’élection présidentielle. Deux poids, deux mesures…
Plus démocrate, Sarkozy ne taxe pas ces mouvements d’extrême-gauche des mêmes épithètes dont la gauche accuse ceux qui ont voté pour Marine Le Pen. Il reconnaît que les choses ont changé et que ce temps est passé.
Déjà, depuis le début du deuxième tour, Sarkozy a gagné 2 points dans les sondages. Il est maintenant à 46-46,5 % d’appuis. Avec 4-3,5 % de plus, il sera égal avec Hollande. C’est un scénario possible puisque sa campagne à ce jour se déroule parfaitement. Les foules sont nombreuses partout et très enthousiastes au point que plusieurs observateurs neutres se déclarent surpris. Cela aide Sarkozy à remonter la côte et à grignoter de jour en jour la marge de son adversaire. Mais la clef sera le 2 mai, le débat des chefs. Si Sarkozy performe bien, mieux qu’Hollande, il peut gagner.
Ce sera un moment impensable dont on parlera longtemps dans les annales électorales futures comme de « la surprise Sarkozy » et qui deviendra un point de repère pour juger des pronostics des résultats d’élections futures.
Claude Dupras
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dimanche 29 avril 2012
La surprise Sarkozy
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vendredi 18 novembre 2011
Quand les écolos tombent sur la tête…
Le parc de centrales nucléaires de la France fait l’envie de plusieurs pays. Les USA en particulier.
Il faut se rappeler les deux dernières campagnes électorales américaines : la réélection de GWBush en 2004 et l’élection de Barack Obama en 2008. Ces deux présidents ont cité en exemple la sagesse et la prévoyance de la France d’avoir fait appel en 1978 au nucléaire pour s’alimenter en électricité. Ils promettaient de faire de même. Aujourd’hui, quatre nouvelles usines sont en construction aux États-Unis, ou sur le point de l’être, et 26 autres attendent le financement bloqué à ce jour par le Congrès à cause du débat sur la dette.
En Russie, 26 nouvelles centrales seront en marche d’ici 2020 et le pays construit même des usines nucléaires flottantes pour alimenter ses régions éloignées. L’Angleterre veut faire appel au privé pour s’alimenter davantage en énergie nucléaire afin de rencontrer ses besoins grandissants d’énergie. La Chine en construit 27 actuellement et sa capacité totale dépassera celle de la France. La Corée du Sud projette 12 nouveaux réacteurs nucléaires. Les Émirat Arabes ont choisi la Corée du Sud, au lieu de la France et des Américains, pour construire quatre réacteurs. Même le Japon, après le désastre de Fukushima, construit une nouvelle usine nucléaire.
Le parti socialiste français et le parti Verts-Écolos viennent de signer un accord pour la fermeture de vingt-quatre réacteurs d’ici 14 ans. C’est une vraie révolution périlleuse.
Aujourd’hui, la construction d’une usine énergétique nucléaire est devenue une question de multi-billions de $, d’autant plus que depuis Fukushima les designs seront encore plus sophistiqués. Les 24 usines françaises visées pour fermeture sont presque toutes entièrement payées. Les frais pour le fuel de ces usines sont bas comparés aux usines thermiques alimentées au gaz, au charbon ou au pétrole qui devront les remplacer. Les coûts de fermeture et de démantèlement de ces usines et les coûts de « storage » de leurs déchets nucléaires seront aussi très coûteux. Il y a aussi la production des gaz à effets de serre (GES) générés par les nouvelles usines thermiques qui devra être quantifiée pour déterminer le coût de leur taxe carbone, car elles ne sont pas propres comme le nucléaire pour l’atmosphère. Toutes ces nouvelles dépenses sont en grande partie inutiles et coûteront des milliards d’euros aux Français pendant la décennie où le pays doit rebâtir sa base monétaire. C’est de la folie furieuse car tout ça va augmenter radicalement la dette du pays et les tarifs d’électricité.
Il y a aussi la question de l’indépendance énergétique. Les usines thermiques devront être alimentées par le gaz de Russie. Alors qu’actuellement la France ne dépend pas des autres pour son alimentation électrique, elle risque de subir dans l’avenir des pressions géopolitiques nouvelles qui possiblement pourront limiter sa liberté.
Partout, au monde, les Verts et les Écolos crient la même chose. Ils affirment que la production nucléaire ou fossile peut être remplacée par l’énergie renouvelable. Et cela même si, de plus en plus, la preuve est faite que cette affirmation est irréaliste, en plus d’être économiquement et techniquement non prouvée. Par exemple, une éolienne ne produit que 27% du temps. Le temps de non-production doit être comblé par une autre énergie. Et de plus, partout, personne ne veut d’éoliennes « dans sa cour ».
Les coûts des produits à énergie renouvelable sont très élevés et c’est le consommateur qui doit payer. Le gouvernement peut aider mais dans les circonstances économiques mondiales actuelles, cela devient de plus en plus difficile. De toute façon, il y a une limite à ce que les gouvernements peuvent faire. Par exemple, durant les récentes années, en France et aux USA, les gouvernements se sont engagés, entre autres, dans des programmes d’aide à la fabrication de panneaux photovoltaïques afin de créer de nouvelles usines et de nouveaux emplois. On s’est vite rendu compte que la très grande majorité des panneaux installés étaient d’origine chinoise à cause de leur bas prix. Les manufacturiers français et américains ne pouvaient concurrencer ceux de Chine. Les programmes d’aide ont pris fin. Les usines ont fermé. Les milliers d’emplois que les Verts avaient imaginés ne se sont pas réalisés. Encore hier, en France, la présidente des Verts répétait la même rengaine car c’est en fait son seul argument. Il est inexact.
Les réacteurs français devaient avoir une vie de 30 ans. Avec le temps, l’entretien et l’expérience des opérateurs, elle est fixée maintenant à un minimum de 40 ans. Aux USA, elle est de 60 ans. C’est donc probable que la vie des réacteurs français pourra être allongée à nouveau. Est-ce un danger pour les Français ? C’est la question primordiale qu’ils se posent, avec raison.
Les Verts sont devenus 100% anti-nucléaires. Ils semblent avoir oublié leur but premier, soit la protection de la nature. Ils veulent fermer les 58 usines nucléaires de France et veulent arrêter celle qui est en construction, dite de nouvelle génération EPR et qui a une capacité de près du double de chacune de celles des 24. Pour eux Three Miles Island, Tchernobyl et Fukushima ne doivent pas se répéter. Hollande voulant gagner le vote des Verts-Écolos a accepté d’éliminer, pour 2025, les 24 réacteurs mentionnés précédemment. Pour le moment, il se limite à ça.
L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a été créée pour faire les recommandations au gouvernement sur le sujet. Elle est composée de personnes reconnues pour leur compétence et leur neutralité. À qui les Français doivent-ils se fier en rapport avec la sécurité du parc nucléaire français ? Aux Écolos ou aux politiciens qui n’y connaissent rien ? Aux scientistes, ingénieurs et experts qui y ont dédié leur vie ? La réponse me semble simple.
Claude Dupras
Il faut se rappeler les deux dernières campagnes électorales américaines : la réélection de GWBush en 2004 et l’élection de Barack Obama en 2008. Ces deux présidents ont cité en exemple la sagesse et la prévoyance de la France d’avoir fait appel en 1978 au nucléaire pour s’alimenter en électricité. Ils promettaient de faire de même. Aujourd’hui, quatre nouvelles usines sont en construction aux États-Unis, ou sur le point de l’être, et 26 autres attendent le financement bloqué à ce jour par le Congrès à cause du débat sur la dette.
En Russie, 26 nouvelles centrales seront en marche d’ici 2020 et le pays construit même des usines nucléaires flottantes pour alimenter ses régions éloignées. L’Angleterre veut faire appel au privé pour s’alimenter davantage en énergie nucléaire afin de rencontrer ses besoins grandissants d’énergie. La Chine en construit 27 actuellement et sa capacité totale dépassera celle de la France. La Corée du Sud projette 12 nouveaux réacteurs nucléaires. Les Émirat Arabes ont choisi la Corée du Sud, au lieu de la France et des Américains, pour construire quatre réacteurs. Même le Japon, après le désastre de Fukushima, construit une nouvelle usine nucléaire.
Le parti socialiste français et le parti Verts-Écolos viennent de signer un accord pour la fermeture de vingt-quatre réacteurs d’ici 14 ans. C’est une vraie révolution périlleuse.
Aujourd’hui, la construction d’une usine énergétique nucléaire est devenue une question de multi-billions de $, d’autant plus que depuis Fukushima les designs seront encore plus sophistiqués. Les 24 usines françaises visées pour fermeture sont presque toutes entièrement payées. Les frais pour le fuel de ces usines sont bas comparés aux usines thermiques alimentées au gaz, au charbon ou au pétrole qui devront les remplacer. Les coûts de fermeture et de démantèlement de ces usines et les coûts de « storage » de leurs déchets nucléaires seront aussi très coûteux. Il y a aussi la production des gaz à effets de serre (GES) générés par les nouvelles usines thermiques qui devra être quantifiée pour déterminer le coût de leur taxe carbone, car elles ne sont pas propres comme le nucléaire pour l’atmosphère. Toutes ces nouvelles dépenses sont en grande partie inutiles et coûteront des milliards d’euros aux Français pendant la décennie où le pays doit rebâtir sa base monétaire. C’est de la folie furieuse car tout ça va augmenter radicalement la dette du pays et les tarifs d’électricité.
Il y a aussi la question de l’indépendance énergétique. Les usines thermiques devront être alimentées par le gaz de Russie. Alors qu’actuellement la France ne dépend pas des autres pour son alimentation électrique, elle risque de subir dans l’avenir des pressions géopolitiques nouvelles qui possiblement pourront limiter sa liberté.
Partout, au monde, les Verts et les Écolos crient la même chose. Ils affirment que la production nucléaire ou fossile peut être remplacée par l’énergie renouvelable. Et cela même si, de plus en plus, la preuve est faite que cette affirmation est irréaliste, en plus d’être économiquement et techniquement non prouvée. Par exemple, une éolienne ne produit que 27% du temps. Le temps de non-production doit être comblé par une autre énergie. Et de plus, partout, personne ne veut d’éoliennes « dans sa cour ».
Les coûts des produits à énergie renouvelable sont très élevés et c’est le consommateur qui doit payer. Le gouvernement peut aider mais dans les circonstances économiques mondiales actuelles, cela devient de plus en plus difficile. De toute façon, il y a une limite à ce que les gouvernements peuvent faire. Par exemple, durant les récentes années, en France et aux USA, les gouvernements se sont engagés, entre autres, dans des programmes d’aide à la fabrication de panneaux photovoltaïques afin de créer de nouvelles usines et de nouveaux emplois. On s’est vite rendu compte que la très grande majorité des panneaux installés étaient d’origine chinoise à cause de leur bas prix. Les manufacturiers français et américains ne pouvaient concurrencer ceux de Chine. Les programmes d’aide ont pris fin. Les usines ont fermé. Les milliers d’emplois que les Verts avaient imaginés ne se sont pas réalisés. Encore hier, en France, la présidente des Verts répétait la même rengaine car c’est en fait son seul argument. Il est inexact.
Les réacteurs français devaient avoir une vie de 30 ans. Avec le temps, l’entretien et l’expérience des opérateurs, elle est fixée maintenant à un minimum de 40 ans. Aux USA, elle est de 60 ans. C’est donc probable que la vie des réacteurs français pourra être allongée à nouveau. Est-ce un danger pour les Français ? C’est la question primordiale qu’ils se posent, avec raison.
Les Verts sont devenus 100% anti-nucléaires. Ils semblent avoir oublié leur but premier, soit la protection de la nature. Ils veulent fermer les 58 usines nucléaires de France et veulent arrêter celle qui est en construction, dite de nouvelle génération EPR et qui a une capacité de près du double de chacune de celles des 24. Pour eux Three Miles Island, Tchernobyl et Fukushima ne doivent pas se répéter. Hollande voulant gagner le vote des Verts-Écolos a accepté d’éliminer, pour 2025, les 24 réacteurs mentionnés précédemment. Pour le moment, il se limite à ça.
L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a été créée pour faire les recommandations au gouvernement sur le sujet. Elle est composée de personnes reconnues pour leur compétence et leur neutralité. À qui les Français doivent-ils se fier en rapport avec la sécurité du parc nucléaire français ? Aux Écolos ou aux politiciens qui n’y connaissent rien ? Aux scientistes, ingénieurs et experts qui y ont dédié leur vie ? La réponse me semble simple.
Claude Dupras
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