Les grandes villes du Québec s’apprêtent à vivre des moments difficiles. Face à la situation financière critique qui les guette, Montréal, Québec et autres se voient obligées de mettre un frein à l’endettement, de couper dans les dépenses, dont particulièrement celles générées par les régimes de retraites. Ce ne sera pas facile pour les dirigeants politiques de persuader les fonctionnaires et leurs syndicats d’accepter des propositions qui modifieront les conditions de pension de leur retraite obtenues suite à des ententes durement négociées et signées. Les politiciens sauront-ils résister devant la tempête que leur promettent les syndicats visés par les nouvelles mesures ?
Un premier éclat a eu lieu, il y a deux jours, devant l’Hôtel de ville de Montréal. Frustrés, des milliers d’employés de la ville, pompiers, policiers, cols bleus et autres se sont réunis et ont protesté sauvagement pour marquer leur mécontentement. Ils ont allumé un gigantesque feu dans la rue. De plus, ils ont arrosé avec un équipement municipal le balcon devant l’hôtel de ville, celui d’où le général deGaulle a crié « Vive le Québec Libre ». Ces syndicats sont parmi les plus violents du Québec et savent qu’une telle stratégie leur a procuré souventes fois des gains appréciables. Ils persuadent ainsi les politiciens de lâcher prise en leur indiquant ce qui les attend s’ils ne cèdent pas.
Du temps du maire Jean Drapeau, qui a dirigé la ville durant plus de 30 ans, les chefs syndicaux réagissaient violemment. Entre autres actes condamnables, une bombe, placée sous le balcon de la résidence du maire, éclata alors que sa famille était dans la maison. Quelques années plus tard, c’est à coups de matraques et pilons que les syndiqués défoncèrent une porte d’entrée à l’hôtel de ville. Nonobstant ces gestes sauvages, le maire et son Parti Civique résistèrent afin que le bon sens financier règne. Ils ont su faire plier les syndicats pour finalement signer des ententes acceptables.
Lors de l’élection de 1986, alors que j’étais le chef et le candidat du parti civique à la mairie de Montréal, suite à Drapeau, les représentants syndicaux sont vite venus me voir, dès l’annonce de ma nomination, pour obtenir mon accord sur leur position dans les négociations en cours qui, encore une fois, étaient contestées par l’administration Drapeau-Lamarre. Ils me promettaient l’appui électoral de leurs syndicats si j’obtenais l’acceptation de leurs demandes. Ne voulant intervenir dans de telles circonstances, je leur demandai d’attendre après les élections pour poursuivre les négociations. Le lendemain, ils se retournèrent vers mon adversaire Jean Doré qui accepta leurs avances. Ce soir-là, lors d’une réunion publique des syndicats municipaux à l’aréna Paul-Sauvé, leurs chefs annoncèrent leur appui public pour Doré et des pancartes à son effigie étaient distribuées dans la foule. Ils travaillèrent intensément à sa campagne électorale. Ce dernier gagna l’élection et dès son arrivée au pouvoir signa l’entente avec les fonctionnaires, sans trop de questions.
Puis, durant 10 ans, les cotisations patronales aux fonds de retraites n’ont pas été payées puisque la ville revendiquait qu’il y avait d’importants surplus. La crise de 2008 a fait fondre le reste. On peut se demander si le maire Bourque et les actuaires ont fait des erreurs de calcul en ne prévoyant pas la stabilité des régimes ?
Il en fut de même avec l’administration Tremblay-Zampino, lors de la fusion des villes de l’île de Montréal en une grande ville. Les négociations avec les syndicats de fonctionnaires s’engagèrent au milieu de menaces d’arrêt de travail. Mais ce fut de courte durée et les conditions des travailleurs furent acceptées. Ce jour-là, je demeurai estomaqué qu’une entente si complexe, coûteuse et qui affectait les intérêts à long terme des citoyens soit acceptée si brusquement.
Aujourd’hui, les villes doivent maintenir ces régimes de retraite qui fixent à l'avance le montant de la rente de retraite payable dont les coûts sont assumés en partie par les employés à même une cotisation prélevée sur la paie et la ville qui assume l’autre partie.
Un changement est devenu nécessaire parce que les régimes présentent actuellement un déficit actuariel et que les villes doivent assumer seules la totalité de la « cotisation d’équilibre » en application des lois existantes. Les villes doivent donc verser dans la caisse de retraite des sommes additionnelles à celles prévues afin de rencontrer les obligations du régime. C’est très lourd pour les contribuables et ce le sera davantage avec l’augmentation de l’espérance de vie.
Afin d’assurer la viabilité de ces régimes, les villes proposent des modifications qui visent, à la fois, à diminuer les coûts du régime et à partager également les déficits entre la ville et les employés actifs. De façon générale, les nouvelles modalités auront pour conséquence de retarder de façon progressive l'âge du départ à la retraite, permettant à la ville de conserver plus longtemps à son emploi une main d'œuvre qualifiée et expérimentée. Ceux qui sont déjà retraités ne seront pas touchés par le remboursement des déficits passés.
Le ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau, vient de déposer le projet de loi sur les déficits des régimes de retraite des employés municipaux dont le total est de 3,9 milliards$. Le projet propose un partage des déficits passés à 50-50, entre employés présents et futurs et les municipalités. La négociation doit durer un an et en cas de litige un arbitre tranchera. Pour les syndicats, c’est une «déclaration de guerre» et ils crient au «hold-up» des caisses de leurs membres actifs et retraités. Ils accusent le gouvernement libéral de jouer le jeu des villes qui renient leurs signatures des ententes passées.
Il est vrai que c’est une situation injuste et choquante pour ceux et celles qui ont obtenu un travail de fonctionnaire et qui ont planifié leur vie en fonction des conditions que la ville leur a accordées. Ils ont obtenu un emploi garanti à vie, des conditions avantageuses et une bonne pension. Ces avantages les ont motivé à ne pas changer d’emploi et assurait à la ville une stabilité et du personnel expérimenté. Au début, les salaires étaient inférieurs au domaine privé, mais avec le temps la parité s’est installée. Ils croient que la parole donnée est sacrée. Ils se sentent maintenant trahis. Ils posent ici la question : « Aimeriez-vous que votre patron change rétroactivement à la baisse vos conditions de retraite après que vous y ayez contribué toute votre vie ? ».
De l’autre côté, il est vrai que les contribuables croient que les fonctionnaires sont des privilégiés avec de bonnes conditions de travail et qu’ils envient les conditions de leurs pensions de retraite. Pour eux, il est injuste qu’ils doivent payer seuls la facture des déficits de leurs régimes de retraite.
Que faire ? Dans un premier temps, il faut bien expliquer aux citoyens et aux fonctionnaires tous les aspects du problème.
Il faut mettre fin aux méthodes de contestations extrêmes, comme la récente à Montréal. C’est inacceptable et le maire de Montréal a raison de vouloir punir sévèrement les chefs syndicaux responsables de cette malencontreuse manifestation illégale. J’espère qu’il réussira et que ces derniers comprendront que la seule vraie solution est de se rendre avec la ville à la table de négociations pour trouver des compromis. Il y va de l’intérêt de tous.
Si les syndicats refusent de négocier honnêtement, que le gouvernement du Québec légifère pour régler cette situation suite à la décision de l’arbitre. Si les villes ne négocient pas honnêtement, ce sera à nous citoyens de faire pression sur nos élus pour qu’ils tiennent compte de l’évolution inattendue de ce dossier.
Dans ce conflit, il y a deux côtés à la médaille et les deux sont défendables… dans le calme et la paix !
Claude Dupras
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jeudi 19 juin 2014
La révolte des fonctionnaires
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samedi 2 novembre 2013
Non à Union-Montréal: une bouffée d'air frais !
La campagne électorale pour l’élection municipale de Montréal du 3 novembre arrive à sa fin. Nous avons eu droit à une longue compétition chaudement disputée par quatre bons candidats. Denis Coderre, Mélanie Joly, Richard Bergeron et Marcel Côté ont fait du bon travail et méritent reconnaissance. Dans l’atmosphère malsaine de corruption qui a enveloppé l’administration montréalaise durant les derniers mandats, il faut reconnaître que ce ne fut pas facile pour eux.
Maintenant, c’est à chaque électeur montréalais de réfléchir à tout ce qu’il a entendu, de peser et soupeser chaque argument, chaque situation et d’évaluer chacun des candidats face à la tâche de maire de Montréal. En ce moment particulier de la vie de Montréal, tous les votes revêtent un caractère d’importance capitale. J’espère qu’un pourcentage-record de Montréalaises et Montréalais iront aux bureaux du scrutin pour bien exprimer leur opinion. Allez, tout le monde aux urnes… Montréal crie au secours !
Ils doivent aussi voter pour les conseillers municipaux. Normalement, en politique municipale, une majorité d’électeurs choisit les conseillers membres de l’équipe de leur candidat préféré à la mairie. Rarement, un conseiller est élu grâce à ses propres mérites mais, presque toujours, à cause de la popularité du chef de son équipe. C’était comme cela du temps des maires Drapeau, Bourque et Tremblay, mais dimanche prochain, il devient primordial que ce soit différent.
La Commission Charbonneau nous a démontré que le parti Union-Montréal a implanté à Montréal un régime de corruption sans pareil, de la tête jusqu’aux petits fonctionnaires. Il a ramassé pour sa caisse électorale des sommes faramineuses de façon illégale. Il a fait grimper honteusement les coûts aux contribuables. Le maire a dû démissionner suite aux incroyables révélations du patronage éhonté, de tricheries, de vol…, et j’en passe, exercés par les principaux dirigeants de son parti qui font face aujourd’hui aux tribunaux de justice.
À mon avis, on ne peut voter pour les conseillers sortant-de-charge issus du parti Union-Montréal passé. Plus d’une vingtaine font partie de l’équipe Denis Coderre et huit autres de celle de Marcel Côté. Ils doivent être tous rejetés. Ils se disent « blanc comme neige » et « accusés par association ». Mais ils veulent nous faire oublier que l’argent sale de leur ancien parti a été utilisé lors d’élections passées pour les faire élire et réélire. Les 23 mai 2013, j’écrivais dans mon blog « que plusieurs conseillers municipaux sortant-de-charge s’allient avec le favori des sondages. Non pas pour des raisons politiques importantes mais simplement pour protéger leur avenir personnel, leur revenu et leur pension future ».
Ces ex-conseillers d’Union-Montréal ont fait leur temps. Qu’ils décampent avec leurs sous pour laisser la place à de nouveaux venus capables de bien diriger Montréal ! Notre belle ville a besoin d’une vraie grande bouffée d’air frais !
Claude Dupras
Ps. Ce blog n’est pas un plaidoyer anti-Denis Coderre ni anti-Marcel Côté. Ni un plaidoyer en faveur de l’un de leurs adversaires. Je ne leur en tiens pas rigueur d’avoir accepté l’appui des ex-conseillers d’Union-Montréal. Ce sont deux individus que je connais et j’ai la conviction que si un ou l’autre est élu qu’il deviendra un très bon maire pour Montréal.
Maintenant, c’est à chaque électeur montréalais de réfléchir à tout ce qu’il a entendu, de peser et soupeser chaque argument, chaque situation et d’évaluer chacun des candidats face à la tâche de maire de Montréal. En ce moment particulier de la vie de Montréal, tous les votes revêtent un caractère d’importance capitale. J’espère qu’un pourcentage-record de Montréalaises et Montréalais iront aux bureaux du scrutin pour bien exprimer leur opinion. Allez, tout le monde aux urnes… Montréal crie au secours !
Ils doivent aussi voter pour les conseillers municipaux. Normalement, en politique municipale, une majorité d’électeurs choisit les conseillers membres de l’équipe de leur candidat préféré à la mairie. Rarement, un conseiller est élu grâce à ses propres mérites mais, presque toujours, à cause de la popularité du chef de son équipe. C’était comme cela du temps des maires Drapeau, Bourque et Tremblay, mais dimanche prochain, il devient primordial que ce soit différent.
La Commission Charbonneau nous a démontré que le parti Union-Montréal a implanté à Montréal un régime de corruption sans pareil, de la tête jusqu’aux petits fonctionnaires. Il a ramassé pour sa caisse électorale des sommes faramineuses de façon illégale. Il a fait grimper honteusement les coûts aux contribuables. Le maire a dû démissionner suite aux incroyables révélations du patronage éhonté, de tricheries, de vol…, et j’en passe, exercés par les principaux dirigeants de son parti qui font face aujourd’hui aux tribunaux de justice.
À mon avis, on ne peut voter pour les conseillers sortant-de-charge issus du parti Union-Montréal passé. Plus d’une vingtaine font partie de l’équipe Denis Coderre et huit autres de celle de Marcel Côté. Ils doivent être tous rejetés. Ils se disent « blanc comme neige » et « accusés par association ». Mais ils veulent nous faire oublier que l’argent sale de leur ancien parti a été utilisé lors d’élections passées pour les faire élire et réélire. Les 23 mai 2013, j’écrivais dans mon blog « que plusieurs conseillers municipaux sortant-de-charge s’allient avec le favori des sondages. Non pas pour des raisons politiques importantes mais simplement pour protéger leur avenir personnel, leur revenu et leur pension future ».
Ces ex-conseillers d’Union-Montréal ont fait leur temps. Qu’ils décampent avec leurs sous pour laisser la place à de nouveaux venus capables de bien diriger Montréal ! Notre belle ville a besoin d’une vraie grande bouffée d’air frais !
Claude Dupras
Ps. Ce blog n’est pas un plaidoyer anti-Denis Coderre ni anti-Marcel Côté. Ni un plaidoyer en faveur de l’un de leurs adversaires. Je ne leur en tiens pas rigueur d’avoir accepté l’appui des ex-conseillers d’Union-Montréal. Ce sont deux individus que je connais et j’ai la conviction que si un ou l’autre est élu qu’il deviendra un très bon maire pour Montréal.
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mardi 9 juillet 2013
Election de Montréal: le bon choix
Les dés sont jetés. Le milieu des affaires a obtenu son candidat à la mairie de Montréal en la personne de l’économiste Marcel Côté. Il confrontera Richard Bergeron, Denis Coderre et Mélanie Joly. A mon avis, chacun de ces candidats a le potentiel d’être un bon maire.
L’entrée de Marcel Côté, entouré de joueurs importants de la métropole, a été bien préparée. On ressent qu’il connait bien la ville et qu’il a pour elle de grandes ambitions. Son site web, très bien fait, deviendra le point de repère pour ceux et celles qui voudront savoir ce qu’il pense et fera, s’il est élu. Cependant, j’ai été surpris par son idée de former une coalition avec Vision Montréal et des partis d’arrondissements qui n’existent pas encore et qu’il veut créer. Les problèmes de la dernière administration ont été la conséquence d’une telle coalition. Qu’il s’agisse de « Coalition Montréal » ou « Union Montréal », c’est du pareil au même, au départ. Même conclusion ?
L’alliance avec Louise Harel, chef de Vision Montréal et séparatiste de premier rang est surprenante car Côté est un fédéraliste convaincu. « Ensemble », dit-elle (oui, c’est elle qui parle), « nous créerons une coalition qui permettra à tous les Montréalais, anglophones ou francophones, résidents de l’est ou l’ouest de la ville et quelque soit leur position sur la question nationale », de se sentir à l’aise pour appuyer Marcel Côté à la mairie et pour voter pour les candidats, maires et conseillers, de Vision Montréal et ceux des futurs partis d’arrondissements prêts à appuyer Côté, là où Vision Montréal ne présentera pas de candidat. Il est clair que cet amalgame bizarre permettra à Harel, si Côté est élu, de jouer un rôle capital dans l’administration de la ville.
Opportuniste, Harel, en désespoir de cause, s’est jetée dans les bras de Côté. Trois maires d’arrondissements, élus sous sa bannière, l’avaient quittée pour joindre Denis Coderre, la dette de son parti dépasse les 500 000$ et les sondages montraient son impopularité. Son avenir n’était pas rose. Pour s’en tirer, elle se camoufle avec le mot « coalition », alors qu’il devrait être « arrangement ». J’ai été surpris que Côté accepte. En fait, c’est potentiellement un futur « nid à chicanes » car rien ne garantit que dans les moments de grande décision, Harel sera là pour l’appuyer. J’espère, pour lui, qu’il puisse faire élire une majorité de conseillers au conseil municipal, hors-Vision-Montréal.
Un vrai parti politique est un ensemble de personnes ayant des opinions, des aspirations, des affinités communes et associées en vue d'une action politique.
Dans les années ’40 et ’50, Montréal a vécu des coalitions et ce ne furent pas ses périodes les plus roses. Ce qui se passait au conseil municipal était honteux. La venue du parti de l’Action Civique de Pierre Desmarais, devenu le Parti Civique de Jean Drapeau a permis d’éliminer la pagaille et la corruption. Montréal a alors été relancée grâce à l’unité de pensée et d’action des conseillers de ces partis. Forte d’une saine majorité au conseil municipal, Montréal a pu réaliser l’expo67, les JO de 1976, la construction du métro, etc…Ces conseillers savaient qu’en travaillant ensemble, la ville et les Montréalais seraient bien servis.
Au Parti Civique, le membership était limité à un seul membre par district électoral (58) plus le maire. Le parti a duré plus de 30 ans. A chaque élection, des légions de supporteurs motivés par ses actions se levaient pour l’aider à gagner. J’étais l’un d’eux.
Le RCM de 1986 comptait 25 000 membres grâce à l’union de différents groupes de citoyens qui réclamaient des changements à la vie urbaine de leur milieu. C’était un vrai parti démocratique. Il a été fortement élu. Une fois au pouvoir, ses dirigeants qui n’avaient pas une pensée commune ont oublié les points principaux de son programme politique au point qu’à l’élection de 1990, le parti n’avait qu’un peu plus de 4 000 membres, pour se retrouver en 1994 avec une poignée d’individus. Pour survivre, il s’est rallié au nouveau parti Vision Montréal de Pierre Bourque, qui devint maire. Depuis il a disparu.
Élu en 2001, le parti Union Montréal du maire Tremblay a fait, avec sa majorité, de grandes choses pour la métropole, mais malheureusement il a faussé le système en exerçant un patronage honteux et malhonnête visant à garnir sa caisse électorale. En 2013, après 12 ans de pouvoir, le parti a été dissout.
Aujourd’hui, un seul vrai parti démocratique montréalais demeure sur les rangs. C’est Projet Montréal, créé en 2004 par son chef Richard Bergeron, architecte et urbaniste. Ce dernier est à nouveau candidat à la mairie. Son malheur actuel est qu’il souffre d’un problème d’image. Plusieurs de ses prises de position des dernières années ont donné l’impression qu’il est irréaliste. Ses commentaires trop souvent bizarres ont arrêté l’ascension de sa popularité et depuis, son parti stagne dans l’opinion publique. J’espère, pour lui, qu’il saura dissiper ces soupçons.
Quant à Denis Coderre, ex-ministre fédéral et ex-député durant 16 ans, il propose une équipe portant son nom, sans structure démocratique, et bâti avec 50% d’ex-élus-transfuges. Il blâme la formule de parti pour la collusion et la corruption et affirme, avec raison, que Montréal a besoin pour progresser de l’unité de ses élus. La question qui se pose : « peut-on réaliser une telle majorité avec des vire-capots ».
Enfin, il y a l’avocate Mélanie Joly. Bien éduquée à Montréal et à Oxford, elle est une jeune femme brillante, impressionnante et nous entendrons beaucoup parler d’elle dans l’avenir et qui sait si un jour elle n’atteindra pas son ambition d’être maire de Montréal.
À ce moment crucial, Montréal a besoin d’un vrai chef politique pour diriger notre ville, appuyé par une équipe solide, unie, déterminée et… majoritaire. Les Montréalaises et les Montréalais se doivent, durant la campagne électorale qui s’amorce, de porter toute leur attention aux faits et gestes de chacun des candidats à la mairie et aux postes de conseiller, d’apprendre à les connaître, d’apprécier leurs idées, de déterminer leur sens civique et leur esprit d’équipe.
Avec internet, toutes les informations sur chacun des candidats sont maintenant à la portée de tous. Il n’y aura donc plus d’excuses pour ne pas déposer un vote sérieusement réfléchi. Finie la partisannerie aveugle… Un choix judicieux de nos prochains dirigeants devient d’importance capitale pour l’avenir de Montréal.
Claude Dupras
L’entrée de Marcel Côté, entouré de joueurs importants de la métropole, a été bien préparée. On ressent qu’il connait bien la ville et qu’il a pour elle de grandes ambitions. Son site web, très bien fait, deviendra le point de repère pour ceux et celles qui voudront savoir ce qu’il pense et fera, s’il est élu. Cependant, j’ai été surpris par son idée de former une coalition avec Vision Montréal et des partis d’arrondissements qui n’existent pas encore et qu’il veut créer. Les problèmes de la dernière administration ont été la conséquence d’une telle coalition. Qu’il s’agisse de « Coalition Montréal » ou « Union Montréal », c’est du pareil au même, au départ. Même conclusion ?
L’alliance avec Louise Harel, chef de Vision Montréal et séparatiste de premier rang est surprenante car Côté est un fédéraliste convaincu. « Ensemble », dit-elle (oui, c’est elle qui parle), « nous créerons une coalition qui permettra à tous les Montréalais, anglophones ou francophones, résidents de l’est ou l’ouest de la ville et quelque soit leur position sur la question nationale », de se sentir à l’aise pour appuyer Marcel Côté à la mairie et pour voter pour les candidats, maires et conseillers, de Vision Montréal et ceux des futurs partis d’arrondissements prêts à appuyer Côté, là où Vision Montréal ne présentera pas de candidat. Il est clair que cet amalgame bizarre permettra à Harel, si Côté est élu, de jouer un rôle capital dans l’administration de la ville.
Opportuniste, Harel, en désespoir de cause, s’est jetée dans les bras de Côté. Trois maires d’arrondissements, élus sous sa bannière, l’avaient quittée pour joindre Denis Coderre, la dette de son parti dépasse les 500 000$ et les sondages montraient son impopularité. Son avenir n’était pas rose. Pour s’en tirer, elle se camoufle avec le mot « coalition », alors qu’il devrait être « arrangement ». J’ai été surpris que Côté accepte. En fait, c’est potentiellement un futur « nid à chicanes » car rien ne garantit que dans les moments de grande décision, Harel sera là pour l’appuyer. J’espère, pour lui, qu’il puisse faire élire une majorité de conseillers au conseil municipal, hors-Vision-Montréal.
Un vrai parti politique est un ensemble de personnes ayant des opinions, des aspirations, des affinités communes et associées en vue d'une action politique.
Dans les années ’40 et ’50, Montréal a vécu des coalitions et ce ne furent pas ses périodes les plus roses. Ce qui se passait au conseil municipal était honteux. La venue du parti de l’Action Civique de Pierre Desmarais, devenu le Parti Civique de Jean Drapeau a permis d’éliminer la pagaille et la corruption. Montréal a alors été relancée grâce à l’unité de pensée et d’action des conseillers de ces partis. Forte d’une saine majorité au conseil municipal, Montréal a pu réaliser l’expo67, les JO de 1976, la construction du métro, etc…Ces conseillers savaient qu’en travaillant ensemble, la ville et les Montréalais seraient bien servis.
Au Parti Civique, le membership était limité à un seul membre par district électoral (58) plus le maire. Le parti a duré plus de 30 ans. A chaque élection, des légions de supporteurs motivés par ses actions se levaient pour l’aider à gagner. J’étais l’un d’eux.
Le RCM de 1986 comptait 25 000 membres grâce à l’union de différents groupes de citoyens qui réclamaient des changements à la vie urbaine de leur milieu. C’était un vrai parti démocratique. Il a été fortement élu. Une fois au pouvoir, ses dirigeants qui n’avaient pas une pensée commune ont oublié les points principaux de son programme politique au point qu’à l’élection de 1990, le parti n’avait qu’un peu plus de 4 000 membres, pour se retrouver en 1994 avec une poignée d’individus. Pour survivre, il s’est rallié au nouveau parti Vision Montréal de Pierre Bourque, qui devint maire. Depuis il a disparu.
Élu en 2001, le parti Union Montréal du maire Tremblay a fait, avec sa majorité, de grandes choses pour la métropole, mais malheureusement il a faussé le système en exerçant un patronage honteux et malhonnête visant à garnir sa caisse électorale. En 2013, après 12 ans de pouvoir, le parti a été dissout.
Aujourd’hui, un seul vrai parti démocratique montréalais demeure sur les rangs. C’est Projet Montréal, créé en 2004 par son chef Richard Bergeron, architecte et urbaniste. Ce dernier est à nouveau candidat à la mairie. Son malheur actuel est qu’il souffre d’un problème d’image. Plusieurs de ses prises de position des dernières années ont donné l’impression qu’il est irréaliste. Ses commentaires trop souvent bizarres ont arrêté l’ascension de sa popularité et depuis, son parti stagne dans l’opinion publique. J’espère, pour lui, qu’il saura dissiper ces soupçons.
Quant à Denis Coderre, ex-ministre fédéral et ex-député durant 16 ans, il propose une équipe portant son nom, sans structure démocratique, et bâti avec 50% d’ex-élus-transfuges. Il blâme la formule de parti pour la collusion et la corruption et affirme, avec raison, que Montréal a besoin pour progresser de l’unité de ses élus. La question qui se pose : « peut-on réaliser une telle majorité avec des vire-capots ».
Enfin, il y a l’avocate Mélanie Joly. Bien éduquée à Montréal et à Oxford, elle est une jeune femme brillante, impressionnante et nous entendrons beaucoup parler d’elle dans l’avenir et qui sait si un jour elle n’atteindra pas son ambition d’être maire de Montréal.
À ce moment crucial, Montréal a besoin d’un vrai chef politique pour diriger notre ville, appuyé par une équipe solide, unie, déterminée et… majoritaire. Les Montréalaises et les Montréalais se doivent, durant la campagne électorale qui s’amorce, de porter toute leur attention aux faits et gestes de chacun des candidats à la mairie et aux postes de conseiller, d’apprendre à les connaître, d’apprécier leurs idées, de déterminer leur sens civique et leur esprit d’équipe.
Avec internet, toutes les informations sur chacun des candidats sont maintenant à la portée de tous. Il n’y aura donc plus d’excuses pour ne pas déposer un vote sérieusement réfléchi. Finie la partisannerie aveugle… Un choix judicieux de nos prochains dirigeants devient d’importance capitale pour l’avenir de Montréal.
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samedi 22 juin 2013
La Commission Charbonneau, pourquoi pas à huis clos ?
Le 13 mai 2009, mon expérience d’ingénieur me dicta un blog intitulé « Des prix de fous ». J’y dénonçais « la flambée des prix de la construction du métro à Laval, de l’autoroute Ville-Marie, des garages pour l’Agence métropolitaine de transport (AMT), du Centre hospitalier universitaire de Montréal, du contrat des compteurs d’eau de Montréal, pour ne mentionner que ceux-là » et j’ajoutais : « Que se passe-t-il ? Y-a-t-il une mafia qui s’est installée dans le domaine de la construction avec comme but de souffler les prix et les profits ?»
En octobre 2009, le gouvernement du Québec créa l'Opération Marteau, avec la collaboration de la Sûreté du Québec et du Service de police de Montréal, afin d’enquêter sur les crimes économiques au Québec. Au même moment, le ministère des affaires municipales mit-sur-pied une équipe de vérification, Revenu Québec créa une escouade de lutte contre la malversation et la corruption, le ministère des Transports y alla d’une unité anti-collusion, la Régie du bâtiment du Québec forma un groupe d’enquêteurs dédiés aux problèmes de collusion et la Commission de la construction du Québec créa une bande d’inspecteurs spéciaux.
Puis vint, en février 2011, la création de l'Unité Permanente Anti Corruption (UPAC), visant à lutter contre le trafic d'influence, la corruption et la collusion. Elle doit aussi coordonner les efforts de Marteau et des autres escouades, unités, groupes et bandes déjà mis-en-place dans le gouvernement. La structure de L’UPAC s’inspira du Departement of Investigation de New York créé par le maire Rudi Giuliani et qui régla le grave problème du crime dans la métropole américaine.
Mais cela ne satisfit pas l’opposition à l’Assemblée nationale. Pauline Marois et ses députés, avec l’ADQ, réclamaient en plus une Commission d’enquête publique. Ne la croyant plus nécessaire, le PM Charest hésita car il connaissait bien les coûts faramineux d’une telle enquête. Les péquistes l’accusèrent d’être animé par la crainte de voir son parti libéral éclaboussé. Finalement, face à une pression publique grandissante, Charest créa la Commission Charbonneau avec mandat de prévenir la collusion et la corruption dans l’octroi et la gestion des contrats publics dans l’industrie de la construction ainsi que l’infiltration de celle-ci par le crime organisé.
À ce jour, Marteau a fait son travail, entre autres, par des d’arrestations importantes sur la rive-Nord de Montréal et celle du président du comité exécutif de Montréal en 2012. Elle a eu aussi un effet immédiat sur les « collusionnaires » qui, sur leur garde, soumettent depuis 2009, des prix à la baisse pour les travaux publics. De son côté, l’UPAC a arrêté des dirigeants et ingénieurs du projet de l’hôpital universitaire McGill, émis des accusations de gangstérisme contre les dirigeants de ville Laval, arrêté le maire Applebaum, etc…
À constater tous ces résultats, plusieurs, comme Jean Charest au moment de sa décision, se demandent si la Commission Charbonneau est nécessaire même si ses audiences publiques sont intéressantes, captivantes et excitantes. Le « show » est bon. Mais est-ce nécessaire, utile ? Doit-elle continuer à agir ainsi ?
Une chose certaine, publique ou à huis clos, la Commission serait rendue au même point qu’aujourd’hui. Elle aurait interrogé les mêmes témoins et obtenu les mêmes réponses. Elle serait au même niveau de compréhension de ce qui s’est passé dans le domaine de la construction. Les témoins qui ont donné leurs dépositions à portes fermées ont sûrement dit des choses importantes et peut-être plus scandaleuses que ce qu’on a vu et entendu via la télé. Mais ce qui compte, c’est que tout ce qui a été dit a été enregistré et fait maintenant partie de la preuve. Les parties huis-clos n’ont pas nui au travail de la Commission.
C’est la démission du maire Applebaum qui m’a fait réagir. Ce jour là, j’ai pensé à l’ex-maire Gérald Tremblay. Suite à l’accusation par un témoin, déclaré plus tard non crédible, venu l’accuser publiquement de financement illégal à son parti, la PM Pauline Marois et son ministre Lisée ont réclamé sa démission. Tremblay, homme bien éduqué, pieux et bon, n’avait jamais durant toute sa longue carrière politique été accusé de quoi que ce soit. Réalisant qu’il n’était plus appuyé par le gouvernement du Québec, Tremblay démissionna, dans l’intérêt de Montréal. Le moins que l’on puisse dire, c’est que la PM Marois et son ministre ont agi de façon irréfléchie avec une lâcheté scandaleuse et partisane. Donc, à cause de la Commission Charbonneau, l’honnête maire Tremblay a été remplacé par un maire qui, aujourd’hui, fait face à 14 chefs d'accusation de fraude, de complot, d'abus de confiance et d'actes de corruption dans les affaires municipales.
Il y a aussi le cas de l’ex-ministre péquiste Guy Chevrette qui fut accusé par un organisateur politique libéral d’avoir reçu un pot-de-vin via un ami avocat. Chevrette, à la carrière politique sans tache, a demandé de s’expliquer devant la Commission. Celle-ci a refusé, laissant ainsi les dires de l’organisateur véreux flotter dans les esprits québécois. Il en est de même pour des dizaines d’autres personnes dont l’honneur et la dignité ont été atteints injustement par des affronts et des injures de témoins.
On se rappellera la révélation de centaines de noms de personnes qui participaient à des lunchs au club privé 357c de Montréal. J’entends encore les avocats demandant aux témoins: « donner nous des noms, des noms… ». Et cette façon de faire a été répétée en plusieurs occasions. Devenue publique, chaque personne dont le nom a été mentionné devenait accusée par association même si, souventes fois, elle n’avait rien à voir avec les affaires de la Commission.
À ces critiques, la présidente de la Commission a reconnu qu’il y avait des dommages collatéraux, mais que c’était comme ça… point final. Elle ne semble pas reconnaître qu’au tribunal de l’opinion publique, il n’y a pas de présomption d’innocence ni de culpabilité hors de tout doute raisonnable.
Afin que les dérapages injustes envers un trop grand nombre de personnes soient évités, j’estime que la Commission Charbonneau doit continuer son travail, mais à huis clos. Les buts visés par le gouvernement seront atteints et d’innombrables innocentes victimes seront épargnées.
Claude Dupras
En octobre 2009, le gouvernement du Québec créa l'Opération Marteau, avec la collaboration de la Sûreté du Québec et du Service de police de Montréal, afin d’enquêter sur les crimes économiques au Québec. Au même moment, le ministère des affaires municipales mit-sur-pied une équipe de vérification, Revenu Québec créa une escouade de lutte contre la malversation et la corruption, le ministère des Transports y alla d’une unité anti-collusion, la Régie du bâtiment du Québec forma un groupe d’enquêteurs dédiés aux problèmes de collusion et la Commission de la construction du Québec créa une bande d’inspecteurs spéciaux.
Puis vint, en février 2011, la création de l'Unité Permanente Anti Corruption (UPAC), visant à lutter contre le trafic d'influence, la corruption et la collusion. Elle doit aussi coordonner les efforts de Marteau et des autres escouades, unités, groupes et bandes déjà mis-en-place dans le gouvernement. La structure de L’UPAC s’inspira du Departement of Investigation de New York créé par le maire Rudi Giuliani et qui régla le grave problème du crime dans la métropole américaine.
Mais cela ne satisfit pas l’opposition à l’Assemblée nationale. Pauline Marois et ses députés, avec l’ADQ, réclamaient en plus une Commission d’enquête publique. Ne la croyant plus nécessaire, le PM Charest hésita car il connaissait bien les coûts faramineux d’une telle enquête. Les péquistes l’accusèrent d’être animé par la crainte de voir son parti libéral éclaboussé. Finalement, face à une pression publique grandissante, Charest créa la Commission Charbonneau avec mandat de prévenir la collusion et la corruption dans l’octroi et la gestion des contrats publics dans l’industrie de la construction ainsi que l’infiltration de celle-ci par le crime organisé.
À ce jour, Marteau a fait son travail, entre autres, par des d’arrestations importantes sur la rive-Nord de Montréal et celle du président du comité exécutif de Montréal en 2012. Elle a eu aussi un effet immédiat sur les « collusionnaires » qui, sur leur garde, soumettent depuis 2009, des prix à la baisse pour les travaux publics. De son côté, l’UPAC a arrêté des dirigeants et ingénieurs du projet de l’hôpital universitaire McGill, émis des accusations de gangstérisme contre les dirigeants de ville Laval, arrêté le maire Applebaum, etc…
À constater tous ces résultats, plusieurs, comme Jean Charest au moment de sa décision, se demandent si la Commission Charbonneau est nécessaire même si ses audiences publiques sont intéressantes, captivantes et excitantes. Le « show » est bon. Mais est-ce nécessaire, utile ? Doit-elle continuer à agir ainsi ?
Une chose certaine, publique ou à huis clos, la Commission serait rendue au même point qu’aujourd’hui. Elle aurait interrogé les mêmes témoins et obtenu les mêmes réponses. Elle serait au même niveau de compréhension de ce qui s’est passé dans le domaine de la construction. Les témoins qui ont donné leurs dépositions à portes fermées ont sûrement dit des choses importantes et peut-être plus scandaleuses que ce qu’on a vu et entendu via la télé. Mais ce qui compte, c’est que tout ce qui a été dit a été enregistré et fait maintenant partie de la preuve. Les parties huis-clos n’ont pas nui au travail de la Commission.
C’est la démission du maire Applebaum qui m’a fait réagir. Ce jour là, j’ai pensé à l’ex-maire Gérald Tremblay. Suite à l’accusation par un témoin, déclaré plus tard non crédible, venu l’accuser publiquement de financement illégal à son parti, la PM Pauline Marois et son ministre Lisée ont réclamé sa démission. Tremblay, homme bien éduqué, pieux et bon, n’avait jamais durant toute sa longue carrière politique été accusé de quoi que ce soit. Réalisant qu’il n’était plus appuyé par le gouvernement du Québec, Tremblay démissionna, dans l’intérêt de Montréal. Le moins que l’on puisse dire, c’est que la PM Marois et son ministre ont agi de façon irréfléchie avec une lâcheté scandaleuse et partisane. Donc, à cause de la Commission Charbonneau, l’honnête maire Tremblay a été remplacé par un maire qui, aujourd’hui, fait face à 14 chefs d'accusation de fraude, de complot, d'abus de confiance et d'actes de corruption dans les affaires municipales.
Il y a aussi le cas de l’ex-ministre péquiste Guy Chevrette qui fut accusé par un organisateur politique libéral d’avoir reçu un pot-de-vin via un ami avocat. Chevrette, à la carrière politique sans tache, a demandé de s’expliquer devant la Commission. Celle-ci a refusé, laissant ainsi les dires de l’organisateur véreux flotter dans les esprits québécois. Il en est de même pour des dizaines d’autres personnes dont l’honneur et la dignité ont été atteints injustement par des affronts et des injures de témoins.
On se rappellera la révélation de centaines de noms de personnes qui participaient à des lunchs au club privé 357c de Montréal. J’entends encore les avocats demandant aux témoins: « donner nous des noms, des noms… ». Et cette façon de faire a été répétée en plusieurs occasions. Devenue publique, chaque personne dont le nom a été mentionné devenait accusée par association même si, souventes fois, elle n’avait rien à voir avec les affaires de la Commission.
À ces critiques, la présidente de la Commission a reconnu qu’il y avait des dommages collatéraux, mais que c’était comme ça… point final. Elle ne semble pas reconnaître qu’au tribunal de l’opinion publique, il n’y a pas de présomption d’innocence ni de culpabilité hors de tout doute raisonnable.
Afin que les dérapages injustes envers un trop grand nombre de personnes soient évités, j’estime que la Commission Charbonneau doit continuer son travail, mais à huis clos. Les buts visés par le gouvernement seront atteints et d’innombrables innocentes victimes seront épargnées.
Claude Dupras
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jeudi 30 mai 2013
Montréal : les transfuges et le plus bas soumissionnaire
La campagne électorale pour l’élection municipale de Montréal de novembre prochain approche à grands pas. Ce sera une longue campagne. Elle a vraiment commencé hier lorsque le candidat à la mairie Denis Coderre a démissionné de son poste de député libéral fédéral qu’il occupait depuis plus de seize ans à la Chambre des communes.
Comme à chaque année depuis le départ de Jean Drapeau en 1986, plusieurs conseillers municipaux sortant-de-charge ont de drôles attitudes, je devrais dire tristes. Ils cherchent à ajuster leur engagement futur aux circonstances politiques du moment et laissent tomber leurs allégeances passées. Pour des considérations purement électorales, ils s’allient avec le favori des sondages. Non pas pour des raisons politiques importantes mais simplement pour protéger leur avenir personnel, leur revenu et leur pension future.
Sous Drapeau, les conseillers du Parti civique de Montréal étaient solidaires du chef et du parti. Unis, ils ont été au pouvoir durant 30 ans et cela a été profitable pour Montréal qui a été transformée de fond en comble. Ils ont été les fondateurs du Montréal moderne.
Les succès du Parti Civique, qui a toujours été bien appuyé par une vaste majorité de Montréalais, sont la réponse à ceux qui cherchent à nous faire croire que l’intérêt de Montréal réside dans l’élimination des partis politiques municipaux. Il n’y en avait pas avant Drapeau et c’était la pagaille. Aujourd’hui, on parle d’équipe : « Équipe Coderre », « Équipe Bergeron.. ». On ne s’engage pas fermement, sauf bien faire… En somme, fini le programme de parti. Ce n’est pas fort ! La prochaine élection s’annonce pour être le summum d’un commerce d’images et d’illusions. Pauvres Montréalais !
Coderre a annoncé il y a quelques semaines que son équipe sera composée de 50% de transfuges et de 50% de nouveaux candidats. Depuis, son maraudage a du succès comme on l’a vu encore aujourd’hui lorsque trois maires d’arrondissement élus sous la bannière du parti Vision Montréal ont renié leur parti qui bat de l’aile pour annoncer qu’ils se représenteront dans l’« Équipe Coderre ». Je n’ai rien contre Coderre, au contraire je l’aime bien. Mais ce qu’il propose risque de déboucher, durant son mandat, sur du marchandage en coulisse par les conseillers qui voudront négocier leur vote pour obtenir ce qu’ils désirent.
Par ailleurs, Coderre a embrassé la proposition du maire sortant Gérald Tremblay qui blâme le principe du « plus bas soumissionnaire » pour les maux de collusion et de corruption de Montréal.
À mon humble avis, proposer une telle modification est une démonstration du manque de compréhension du système de soumissions publiques. Si, suite à un appel d’offres public, un corps public n’accorde pas le contrat au plus bas soumissionnaire qui a respecté toutes les exigences des documents de soumissions et des plans et devis du projet sur lequel il a soumissionné, à qui va-t-il l’accorder ?
J’ai été durant 45 ans ingénieur conseil en mécanique, électricité et pratiqué la gérance de travaux de construction pour des projets de bâtiments publics et privés. Toujours, nous avons procédé par soumissions publiques ou privées et accordé les contrats aux plus bas soumissionnaires. Nous respections ainsi les règlements et procédures du Bureau des Soumissions Déposées du Québec (BSDQ) qui a comme mission « de recevoir et d’acheminer des soumissions d'entrepreneurs spécialisés de l'industrie de la construction afin de permettre aux entrepreneurs généraux et spécialisés, et ultimement aux propriétaires, de bénéficier des bienfaits d'une saine concurrence par l'application d'un Code de soumission ».
Pour la gérance de travaux, nous procédions avec des appels d’offres, de même nature, par lots de construction qui correspondaient aux différentes spécialités (briqueteurs, plâtriers, maçons …). Pour être juste envers les donneurs d’ouvrages et les entrepreneurs-soumissionnaires qui dépensent des sommes importantes pour soumissionner et qui respectent toutes les exigences techniques et financières décrites aux documents, comment ne pas choisir le plus bas soumissionnaire conforme aux exigences de l’appel d’offres ? Si on n’agit pas ainsi, à qui accorder le contrat ? Après négociations avec un autre entrepreneur ? Lequel ? Non, ce n’est pas équitable et ça peut devenir une porte ouverte à la corruption. Voilà pourquoi je ne comprends ni le maire Tremblay ni Denis Coderre de venir proposer une voie autre que ce principe du plus « bas soumissionnaire » qui a fait ses preuves.
Du côté du génie civil, c’est la méthode de demande de prix qui a été fautive dans le passé et qui a créé tous les problèmes découverts par la Commission d’enquête Charbonneau. Les plans et devis de génie civil doivent être bien préparés par des professionnels expérimentés, toutes les données en rapport avec les conditions existantes du sol et autres services doivent être clairement décrites et détaillées, des règles équitables et uniformes doivent être définies afin que chaque entrepreneur qui le désire puisse soumissionner un prix ferme. Il faut aussi, comme c’est le cas pour l’industrie de la construction régie par le BSDQ, ouvrir les soumissions à tous les entrepreneurs québécois et non pas en limiter le nombre sur la base de territoires. Et cela est possible. En suivant rigoureusement une telle méthode, on ne peut qu’accorder le contrat au plus bas soumissionnaire. Sinon, on fait quoi ?
Pour assurer de bons résultats, il restera aux gouvernements, aux villes et autres donneurs d’ouvrages à régulariser et améliorer les procédures de dépôt de soumissions pour assurer qu’il n’y a pas de système de collusion entre les entrepreneurs. Celui-ci est facilement détectable si on veut se donner la peine de le détecter. Ainsi la concurrence sera assainie et le grand public en profitera.
Claude Dupras
Comme à chaque année depuis le départ de Jean Drapeau en 1986, plusieurs conseillers municipaux sortant-de-charge ont de drôles attitudes, je devrais dire tristes. Ils cherchent à ajuster leur engagement futur aux circonstances politiques du moment et laissent tomber leurs allégeances passées. Pour des considérations purement électorales, ils s’allient avec le favori des sondages. Non pas pour des raisons politiques importantes mais simplement pour protéger leur avenir personnel, leur revenu et leur pension future.
Sous Drapeau, les conseillers du Parti civique de Montréal étaient solidaires du chef et du parti. Unis, ils ont été au pouvoir durant 30 ans et cela a été profitable pour Montréal qui a été transformée de fond en comble. Ils ont été les fondateurs du Montréal moderne.
Les succès du Parti Civique, qui a toujours été bien appuyé par une vaste majorité de Montréalais, sont la réponse à ceux qui cherchent à nous faire croire que l’intérêt de Montréal réside dans l’élimination des partis politiques municipaux. Il n’y en avait pas avant Drapeau et c’était la pagaille. Aujourd’hui, on parle d’équipe : « Équipe Coderre », « Équipe Bergeron.. ». On ne s’engage pas fermement, sauf bien faire… En somme, fini le programme de parti. Ce n’est pas fort ! La prochaine élection s’annonce pour être le summum d’un commerce d’images et d’illusions. Pauvres Montréalais !
Coderre a annoncé il y a quelques semaines que son équipe sera composée de 50% de transfuges et de 50% de nouveaux candidats. Depuis, son maraudage a du succès comme on l’a vu encore aujourd’hui lorsque trois maires d’arrondissement élus sous la bannière du parti Vision Montréal ont renié leur parti qui bat de l’aile pour annoncer qu’ils se représenteront dans l’« Équipe Coderre ». Je n’ai rien contre Coderre, au contraire je l’aime bien. Mais ce qu’il propose risque de déboucher, durant son mandat, sur du marchandage en coulisse par les conseillers qui voudront négocier leur vote pour obtenir ce qu’ils désirent.
Par ailleurs, Coderre a embrassé la proposition du maire sortant Gérald Tremblay qui blâme le principe du « plus bas soumissionnaire » pour les maux de collusion et de corruption de Montréal.
À mon humble avis, proposer une telle modification est une démonstration du manque de compréhension du système de soumissions publiques. Si, suite à un appel d’offres public, un corps public n’accorde pas le contrat au plus bas soumissionnaire qui a respecté toutes les exigences des documents de soumissions et des plans et devis du projet sur lequel il a soumissionné, à qui va-t-il l’accorder ?
J’ai été durant 45 ans ingénieur conseil en mécanique, électricité et pratiqué la gérance de travaux de construction pour des projets de bâtiments publics et privés. Toujours, nous avons procédé par soumissions publiques ou privées et accordé les contrats aux plus bas soumissionnaires. Nous respections ainsi les règlements et procédures du Bureau des Soumissions Déposées du Québec (BSDQ) qui a comme mission « de recevoir et d’acheminer des soumissions d'entrepreneurs spécialisés de l'industrie de la construction afin de permettre aux entrepreneurs généraux et spécialisés, et ultimement aux propriétaires, de bénéficier des bienfaits d'une saine concurrence par l'application d'un Code de soumission ».
Pour la gérance de travaux, nous procédions avec des appels d’offres, de même nature, par lots de construction qui correspondaient aux différentes spécialités (briqueteurs, plâtriers, maçons …). Pour être juste envers les donneurs d’ouvrages et les entrepreneurs-soumissionnaires qui dépensent des sommes importantes pour soumissionner et qui respectent toutes les exigences techniques et financières décrites aux documents, comment ne pas choisir le plus bas soumissionnaire conforme aux exigences de l’appel d’offres ? Si on n’agit pas ainsi, à qui accorder le contrat ? Après négociations avec un autre entrepreneur ? Lequel ? Non, ce n’est pas équitable et ça peut devenir une porte ouverte à la corruption. Voilà pourquoi je ne comprends ni le maire Tremblay ni Denis Coderre de venir proposer une voie autre que ce principe du plus « bas soumissionnaire » qui a fait ses preuves.
Du côté du génie civil, c’est la méthode de demande de prix qui a été fautive dans le passé et qui a créé tous les problèmes découverts par la Commission d’enquête Charbonneau. Les plans et devis de génie civil doivent être bien préparés par des professionnels expérimentés, toutes les données en rapport avec les conditions existantes du sol et autres services doivent être clairement décrites et détaillées, des règles équitables et uniformes doivent être définies afin que chaque entrepreneur qui le désire puisse soumissionner un prix ferme. Il faut aussi, comme c’est le cas pour l’industrie de la construction régie par le BSDQ, ouvrir les soumissions à tous les entrepreneurs québécois et non pas en limiter le nombre sur la base de territoires. Et cela est possible. En suivant rigoureusement une telle méthode, on ne peut qu’accorder le contrat au plus bas soumissionnaire. Sinon, on fait quoi ?
Pour assurer de bons résultats, il restera aux gouvernements, aux villes et autres donneurs d’ouvrages à régulariser et améliorer les procédures de dépôt de soumissions pour assurer qu’il n’y a pas de système de collusion entre les entrepreneurs. Celui-ci est facilement détectable si on veut se donner la peine de le détecter. Ainsi la concurrence sera assainie et le grand public en profitera.
Claude Dupras
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dimanche 12 mai 2013
Le souffre-douleur montréalais
La démission du maire de Montréal Gérald Tremblay fut émotionnelle et difficile pour lui. Plusieurs témoins à la Commission d’enquête Charbonneau avaient entaché indélébilement sa réputation au point qu’une bonne partie de la population était devenue embarrassée de le voir à la tête de la ville.
Le gouvernement du Québec, qui aime suivre le vent, se transforma en arnaqueur de la démocratie montréalaise et l’encouragea à renier les responsabilités que le peuple de Montréal lui avait confiées. Cet homme émotif, toujours accessible et réceptif, fut touché droit au cœur par le manque de soutien du gouvernement. À contrecœur, il tira sa révérence et sortit la tête basse de la vie publique, alors qu’il méritait de la tenir haute jusqu’à la fin de son mandat.
Gérald Tremblay arriva à la mairie de Montréal au moment où la ville avait à faire face aux plus grands défis structurels de son histoire. Même plus importants que ceux de l’ex-maire Jean Drapeau qui avait réussi à faire abolir les classes de conseillers municipaux A, B et C dans les années ’60.
Les 28 municipalités de l’île de Montréal s’apprêtaient à s’unir en une ville. Tremblay travailla ardemment pour cet objectif qui fut atteint. La structure organisationnelle de Montréal devait être refaite et un travail gigantesque, herculéen et d’une grande complexité attendait le nouveau maire.
En plus, Tremblay devait bien étudier, analyser des documents et des projets en vue de réunions du comité exécutif, du conseil municipal, de la mairie de l’arrondissement Ville-Marie (où il était aussi maire) et de l’agglomération montréalaise. À celles-ci s’additionnaient de multiples rencontres et des participations à des évènements de toutes sortes, locaux, provinciaux, nationaux et internationaux, où il représentait les Montréalais. Il devait aussi recevoir à l’hôtel de ville tous les personnages importants qui se présentaient à la mairie pour offrir leurs hommages, où en recevoir, et signer le livre d’or, tels : chefs d’états, ambassadeurs, consuls, équipes sportives, artistes, hommes et femmes politiques, etc… Il devait être à l’écoute des doléances particulières d’investisseurs, de promoteurs, de chefs d’entreprises, de syndiqués, et encore... Cette liste, non-exhaustive, démontre le grand nombre d’activités du maire de Montréal qui lui requièrent beaucoup de temps.
Alors que la ville unifiée prenait enfin ses premiers ébats sérieux, voilà que deux ans plus tard le gouvernement vota une nouvelle loi donnant aux villes fusionnées la possibilité de se dé-fusionner. Quinze choisirent de partir. Montréal dut alors être réorganisée et le maire Tremblay se remit à la tâche pour repenser la nouvelle structure, la définir et la mettre en marche. Encore une fois du très gros boulot.
À sa première élection, le maire Tremblay créa un parti politique Union-Montréal, une coalition hétéroclite de politiciens des banlieues dont le maire de St-Léonard, Frank Zampino, comptable agréé. À ce moment-là, dans plusieurs milieux, on doutait de la probité de l’administration de St-Léonard.
Homme d’équipe, le maire Tremblay, reconnaissant l’immense travail qui s’annonçait, décida que le prochain président de l’exécutif, son comité et le directeur général de la ville, se verraient confier les responsabilités de bien gérer la machine administrative de la ville de Montréal.
Homme d’une valeur exceptionnelle et d’une honnêteté légendaire, avocat à 20 ans, MBA d’Harvard Business School, professeur aux HEC, ex-président de la SDI, ex-député d’Outremont, ex-ministre de l’industrie du Commerce et de la Technologie, membre d’importants conseils d’administration dont l’Hydro-Québec et la Caisse de Dépôts et de Placements du Québec, homme dévoué à aider les jeunes promoteurs et leurs entreprises, nouveau maire de Montréal, Gérald Tremblay avait à choisir le nouveau président de l’exécutif et les membres de ce comité.
Aveuglé par on ne sait quoi, au point de ne pas être alerté par les rumeurs d’actions louches qui émanaient de l’administration Frank Zampino de la ville de Saint-Léonard et de l’entourage de celui-ci, Gérald Tremblay mit toute sa confiance dans ce dernier et le nomma au poste-clef de président. Ce fut là son erreur.
Depuis qu’il a quitté la ville, il mérite mieux que les blâmes que j’entends et le cynisme que je perçois de la part de trop de ses anciens commettants. Durant sa gouverne, nonobstant tous les scandales qui l’affligent et qui pointent vers Zampino et sa gang, la ville de Montréal s’est agrandie et a été transformée pour le mieux, dans d’innombrables domaines.
A son départ, il a affirmé : « Je ne vous ai jamais trahis ». Je le crois et je suis persuadé qu’avec le temps, les Montréalais et les Montréalaises reconnaîtront son mérite, particulièrement, au mois de juin prochain, lors de la tenue du Grand Prix du Canada à Montréal, évènement, parmi d’autres, qu’il a su récupérer pour sa ville.
Claude Dupras
Le gouvernement du Québec, qui aime suivre le vent, se transforma en arnaqueur de la démocratie montréalaise et l’encouragea à renier les responsabilités que le peuple de Montréal lui avait confiées. Cet homme émotif, toujours accessible et réceptif, fut touché droit au cœur par le manque de soutien du gouvernement. À contrecœur, il tira sa révérence et sortit la tête basse de la vie publique, alors qu’il méritait de la tenir haute jusqu’à la fin de son mandat.
Gérald Tremblay arriva à la mairie de Montréal au moment où la ville avait à faire face aux plus grands défis structurels de son histoire. Même plus importants que ceux de l’ex-maire Jean Drapeau qui avait réussi à faire abolir les classes de conseillers municipaux A, B et C dans les années ’60.
Les 28 municipalités de l’île de Montréal s’apprêtaient à s’unir en une ville. Tremblay travailla ardemment pour cet objectif qui fut atteint. La structure organisationnelle de Montréal devait être refaite et un travail gigantesque, herculéen et d’une grande complexité attendait le nouveau maire.
En plus, Tremblay devait bien étudier, analyser des documents et des projets en vue de réunions du comité exécutif, du conseil municipal, de la mairie de l’arrondissement Ville-Marie (où il était aussi maire) et de l’agglomération montréalaise. À celles-ci s’additionnaient de multiples rencontres et des participations à des évènements de toutes sortes, locaux, provinciaux, nationaux et internationaux, où il représentait les Montréalais. Il devait aussi recevoir à l’hôtel de ville tous les personnages importants qui se présentaient à la mairie pour offrir leurs hommages, où en recevoir, et signer le livre d’or, tels : chefs d’états, ambassadeurs, consuls, équipes sportives, artistes, hommes et femmes politiques, etc… Il devait être à l’écoute des doléances particulières d’investisseurs, de promoteurs, de chefs d’entreprises, de syndiqués, et encore... Cette liste, non-exhaustive, démontre le grand nombre d’activités du maire de Montréal qui lui requièrent beaucoup de temps.
Alors que la ville unifiée prenait enfin ses premiers ébats sérieux, voilà que deux ans plus tard le gouvernement vota une nouvelle loi donnant aux villes fusionnées la possibilité de se dé-fusionner. Quinze choisirent de partir. Montréal dut alors être réorganisée et le maire Tremblay se remit à la tâche pour repenser la nouvelle structure, la définir et la mettre en marche. Encore une fois du très gros boulot.
À sa première élection, le maire Tremblay créa un parti politique Union-Montréal, une coalition hétéroclite de politiciens des banlieues dont le maire de St-Léonard, Frank Zampino, comptable agréé. À ce moment-là, dans plusieurs milieux, on doutait de la probité de l’administration de St-Léonard.
Homme d’équipe, le maire Tremblay, reconnaissant l’immense travail qui s’annonçait, décida que le prochain président de l’exécutif, son comité et le directeur général de la ville, se verraient confier les responsabilités de bien gérer la machine administrative de la ville de Montréal.
Homme d’une valeur exceptionnelle et d’une honnêteté légendaire, avocat à 20 ans, MBA d’Harvard Business School, professeur aux HEC, ex-président de la SDI, ex-député d’Outremont, ex-ministre de l’industrie du Commerce et de la Technologie, membre d’importants conseils d’administration dont l’Hydro-Québec et la Caisse de Dépôts et de Placements du Québec, homme dévoué à aider les jeunes promoteurs et leurs entreprises, nouveau maire de Montréal, Gérald Tremblay avait à choisir le nouveau président de l’exécutif et les membres de ce comité.
Aveuglé par on ne sait quoi, au point de ne pas être alerté par les rumeurs d’actions louches qui émanaient de l’administration Frank Zampino de la ville de Saint-Léonard et de l’entourage de celui-ci, Gérald Tremblay mit toute sa confiance dans ce dernier et le nomma au poste-clef de président. Ce fut là son erreur.
Depuis qu’il a quitté la ville, il mérite mieux que les blâmes que j’entends et le cynisme que je perçois de la part de trop de ses anciens commettants. Durant sa gouverne, nonobstant tous les scandales qui l’affligent et qui pointent vers Zampino et sa gang, la ville de Montréal s’est agrandie et a été transformée pour le mieux, dans d’innombrables domaines.
A son départ, il a affirmé : « Je ne vous ai jamais trahis ». Je le crois et je suis persuadé qu’avec le temps, les Montréalais et les Montréalaises reconnaîtront son mérite, particulièrement, au mois de juin prochain, lors de la tenue du Grand Prix du Canada à Montréal, évènement, parmi d’autres, qu’il a su récupérer pour sa ville.
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jeudi 29 novembre 2012
La commissaire France Charbonneau a atteint son niveau d’incompétence et doit partir
La commissaire France Charbonneau qui dirige la commission d’enquête sur la construction devrait quitter son poste. Elle vient de confirmer, durant la dernière semaine, qu’elle n’a pas la capacité nécessaire pour mener à bien l’important mandat que le gouvernement lui a confié.
Dans sa conférence de Presse d’aujourd’hui, elle a répété ce qu’elle disait le premier jour de sa nomination à l’effet qu’elle protégerait les témoins et les réputations des Québécois qui seraient visés malencontreusement par les enquêteurs. De plus, elle disait vouloir inviter ceux qui se sentiraient injustement touchés par les déclarations devant la commission à venir s’expliquer.
Les deux derniers interrogatoires ont vu un enquêteur-policier venir énumérer à la demande de la juge, les noms d’une centaine personnes qui ont déjeuné ou dîné ensemble depuis une dizaine d’années dans un club privé de Montréal. Dès qu’il a complété sa déposition, l’avocat du parti libéral dans un court contre-interrogatoire est venu démontrer le ridicule et le danger de la situation. Puis, la commissaire a ajourné l’enquête publique au 21 janvier 2013. Les individus nommés et sur qui a été semé le doute à l’effet qu’ils font partie du système de collusion des entrepreneurs, n’ont pu réagir et venir s’expliquer. La commissaire Charbonneau n’a pas protégé la réputation des gens nommés.
Le maire Gérald Tremblay a quitté son poste suite à des accusations faites par un individu, Martin Dumont, dont la crédibilité sur quelques uns de ses avancés a été démolie par un contre-interrogatoire à la fin de son témoignage. Pour toute réponse, devant l’évidence, ce dernier a simplement répondu : « Eh bien si vous le dites , je me suis trompé…! » Pourtant il était sous serment. Quant au maire, il a voulu venir s’expliquer, mais la commissaire Charbonneau ne lui a pas répondu. Devant la rumeur publique grandissante, il a démissionné. Et aujourd’hui, encore, elle promet d’accueillir ceux qui veulent s’expliquer, mais seulement quand elle le jugera à propos.
Aujourd’hui, on a vu deux des personnes dont les noms on été mentionnés par l’enquêteur, l’ex-ministre Beauchamp et un dirigeant de l’ATM, faire le tour des medias pour pouvoir s’expliquer publiquement et se défendre. Et leurs explications sont très plausibles et on peut croire qu’elles n’ont rien à voir avec les insinuations mensongères du procureur de la commission. Combien d’autres sont victimes comme eux ? C’est intolérable !
D’autre part, les avocats des corps publics et des corps intermédiaires, se plaignent avec raison que les documents en rapport avec les dépositions des témoins ne leur sont remis que quelques heures avant les audiences. Ils affirment n’avoir pas le temps de se préparer pour réagir efficacement en contre-interrogatoire dans l’intérêt de ceux qu’ils représentent. Il est même arrivé, lorsqu’ils ont fait leurs demandes, que la commissaire leur a fait de « gros yeux » et a élevé la voix comme si elle était une maîtresse d’école… alors qu’elle avait de toute évidence tort. Pour la troisième fois, aujourd’hui, la Commissaire Charbonneau a promis de les satisfaire.
Ce n’est pas sérieux. Qui peut la croire !
Depuis deux semaines, la commission Charbonneau « tourne en rond », selon Le Devoir et plusieurs observateurs de radio et de télé. Je suis d’accord avec eux. Pour répondre à cette observation pertinente, la commissaire Charbonneau s’est défendue en rappelant que le procureur-chef de la commission a quitté le 16 octobre et que son adjoint a claqué la porte quelques jours plus tard. Depuis, deux avocats qui sont restés ont été promus, mais les places vides n’ont pas été comblées. Qu’attend-elle, elle qui se plaint de tout le travail à accomplir et justifie ainsi le fait qu’il n’y avait plus de témoins à présenter cette semaine ?
Il devient de plus en plus clair que la juge France Charbonneau a atteint son niveau d’incompétence. Elle a eu une bonne carrière juridique, mais bien mener une commission d’enquête publique est une tâche d’une hauteur différente. On n’a qu’à se rappeler le travail du juge Cliche et du juge Gomery, lors d’enquêtes précédentes, pour comprendre qu’elle n’a pas le sens de gouvernance requis pour diriger une machine aussi importante.
Claude Dupras
Dans sa conférence de Presse d’aujourd’hui, elle a répété ce qu’elle disait le premier jour de sa nomination à l’effet qu’elle protégerait les témoins et les réputations des Québécois qui seraient visés malencontreusement par les enquêteurs. De plus, elle disait vouloir inviter ceux qui se sentiraient injustement touchés par les déclarations devant la commission à venir s’expliquer.
Les deux derniers interrogatoires ont vu un enquêteur-policier venir énumérer à la demande de la juge, les noms d’une centaine personnes qui ont déjeuné ou dîné ensemble depuis une dizaine d’années dans un club privé de Montréal. Dès qu’il a complété sa déposition, l’avocat du parti libéral dans un court contre-interrogatoire est venu démontrer le ridicule et le danger de la situation. Puis, la commissaire a ajourné l’enquête publique au 21 janvier 2013. Les individus nommés et sur qui a été semé le doute à l’effet qu’ils font partie du système de collusion des entrepreneurs, n’ont pu réagir et venir s’expliquer. La commissaire Charbonneau n’a pas protégé la réputation des gens nommés.
Le maire Gérald Tremblay a quitté son poste suite à des accusations faites par un individu, Martin Dumont, dont la crédibilité sur quelques uns de ses avancés a été démolie par un contre-interrogatoire à la fin de son témoignage. Pour toute réponse, devant l’évidence, ce dernier a simplement répondu : « Eh bien si vous le dites , je me suis trompé…! » Pourtant il était sous serment. Quant au maire, il a voulu venir s’expliquer, mais la commissaire Charbonneau ne lui a pas répondu. Devant la rumeur publique grandissante, il a démissionné. Et aujourd’hui, encore, elle promet d’accueillir ceux qui veulent s’expliquer, mais seulement quand elle le jugera à propos.
Aujourd’hui, on a vu deux des personnes dont les noms on été mentionnés par l’enquêteur, l’ex-ministre Beauchamp et un dirigeant de l’ATM, faire le tour des medias pour pouvoir s’expliquer publiquement et se défendre. Et leurs explications sont très plausibles et on peut croire qu’elles n’ont rien à voir avec les insinuations mensongères du procureur de la commission. Combien d’autres sont victimes comme eux ? C’est intolérable !
D’autre part, les avocats des corps publics et des corps intermédiaires, se plaignent avec raison que les documents en rapport avec les dépositions des témoins ne leur sont remis que quelques heures avant les audiences. Ils affirment n’avoir pas le temps de se préparer pour réagir efficacement en contre-interrogatoire dans l’intérêt de ceux qu’ils représentent. Il est même arrivé, lorsqu’ils ont fait leurs demandes, que la commissaire leur a fait de « gros yeux » et a élevé la voix comme si elle était une maîtresse d’école… alors qu’elle avait de toute évidence tort. Pour la troisième fois, aujourd’hui, la Commissaire Charbonneau a promis de les satisfaire.
Ce n’est pas sérieux. Qui peut la croire !
Depuis deux semaines, la commission Charbonneau « tourne en rond », selon Le Devoir et plusieurs observateurs de radio et de télé. Je suis d’accord avec eux. Pour répondre à cette observation pertinente, la commissaire Charbonneau s’est défendue en rappelant que le procureur-chef de la commission a quitté le 16 octobre et que son adjoint a claqué la porte quelques jours plus tard. Depuis, deux avocats qui sont restés ont été promus, mais les places vides n’ont pas été comblées. Qu’attend-elle, elle qui se plaint de tout le travail à accomplir et justifie ainsi le fait qu’il n’y avait plus de témoins à présenter cette semaine ?
Il devient de plus en plus clair que la juge France Charbonneau a atteint son niveau d’incompétence. Elle a eu une bonne carrière juridique, mais bien mener une commission d’enquête publique est une tâche d’une hauteur différente. On n’a qu’à se rappeler le travail du juge Cliche et du juge Gomery, lors d’enquêtes précédentes, pour comprendre qu’elle n’a pas le sens de gouvernance requis pour diriger une machine aussi importante.
Claude Dupras
mercredi 7 novembre 2012
La limite de mandats des maires: un réformette inutile
Çà ne tourne pas rond à Montréal, à Laval et dans certaines villes de la région métropolitaine montréalaise. Les révélations-affirmations de témoins devant la commission Charbonneau laissent entrevoir des problèmes importants de corruption. Les Québécois sont choqués de découvrir que des fonctionnaires hauts gradés ont manqué à leurs obligations professionnelles en trichant pour s’enrichir au dépends des fonds publics. Ils ont raison et il faut trouver les solutions pour mettre fin à ces pratiques et au système mafieux qui les a crées et financées.
La première solution présentée par le gouvernement Marois est de limiter à trois, le nombre de mandats des maires du Québec pour les villes de plus de 5 000 résidents. De toute évidence, c’est une réaction prématurée qui ne tient pas la route et qui est proposée simplement pour des motifs politiques. Ce gouvernement, qui se disait bien préparé à diriger le Québec, est composé de ministres que ne font que lancer des ballons qui éclatent dès qu’ils sont soufflés. Ces propositions ne résistent pas à la moindre contestation et la raison est simple : ce ne sont que des réactions pour montrer que le gouvernement est aux aguets et non des propositions bien réfléchies. Ce n’est pas sérieux.
La réduction des mandats n’assurera pas que les « enveloppes brunes » ne continueront plus de circuler. Ce n’est pas parce que le maire Tremblay en était à son troisième mandat que la corruption s’est implantée. Non, car on découvre petit à petit que ce système de collusion-corruption a commencé vers 1988 alors que Jean Doré était le maire de Montréal. Puis il y a eu le maire Pierre Bourque. Ces maires ont dirigé la ville durant deux mandats chacun et ils ont respecté les devoirs de leur charge. Ils n’étaient pas du genre d’individus pouvant être soudoyés. À Laval, le maire Vaillancourt en est à son cinquième mandat et je ne lui donnerais pas la communion sans confession, mais la réputation de Laval comme ville louche a commencé bien avant lui. Depuis la création de la ville par le ministre des Affaires Municipales Pierre Laporte en 1965, le manque de clarté dans les administrations qui se sont succédées en on fait un endroit suspect où les rumeurs de corruption circulaient sans cesse.
On ne peut démontrer que limiter le nombre de mandats éliminera la corruption. La preuve est faite par Gérald Tremblay. La corruption à la ville de Montréal s’est envolée durant ses deux premiers mandats de 2001 à 2009. Il y a même un témoin important qui a affirmé, sous serment, qu’elle a cessé au niveau des fonctionnaires lors de l’imposition d’un code d’éthique pour eux.
Les partis politiques municipaux sont-ils la source de ce problème puisqu’il favorisent que le pouvoir soit dans les mains de ceux qui dirigent le parti? Je ne le crois pas. Par exemple, Jean Drapeau et son Parti Civique ont dirigé la ville durant 30 ans avec intégrité, probité et honnêteté et ont réalisé des projets extraordinaires dont le métro, l’Expo67 et les JO de 1976. Ils ont créé le Montréal moderne. La ville de Québec est aussi un exemple avec ses maires Jean Pelletier, Jean Paul L’Allier et Gilles Lamontagne qui ont été chacun longtemps au pouvoir. Et là où il n’y en a pas, les échevins votent librement sur chaque projet, selon leur conscience.
Ce n’est pas la durée ni le système qui sont dangereux mais les quelques individus sans morale ni principes qui trop souvent s’intéressent à la politique et viennent gâcher la sauce.
Le vrai problème que j’entrevois, suite à tout ce qui se dit, sera inévitablement le manque d’intérêt de la part de personnes compétentes et capables de diriger notre ville. Voudront-ils accepter de devenir candidat aux élections municipales ?
Y-a-t-il trop d’élus au niveau des conseils municipaux ? Les rémunérations sont-elles suffisantes ? Que faire pour attirer des gens de qualité à ce niveau politique ? Quelle méthodologie de contrôle anti-corruption devrait être installée dans les villes ? Voilà le genre de questions à poser. La limite des mandats n’est qu’un faux-fuyant imaginé par le gouvernement Marois.
Le nombre des mandats d’un maire et sa durée à la tête d’une ville sont la seule responsabilité des électeurs. C’est ça la démocratie. Si Jean Drapeau a été maire durant 30 ans, ce sont les Montréalais et les Montréalaises qui l’ont voulu et décidé. Ce droit, ce privilège et ce pouvoir ne doivent pas être enlevés aux électeurs municipaux québécois.
Au lieu de proposer des « réformettes » insignifiantes qui n’ajoutent rien au bien être des citoyens comme cette question du nombre de mandats des maires, ou des élections québécoises à date fixe ou encore du plafonnement à 100 $ des dons individuels aux partis politiques provinciaux, etc., le gouvernement du Québec devrait dédier tout son temps à s’adresser aux vrais problèmes économiques et sociaux qui confrontent et affectent la population québécoise.
Claude Dupras
La première solution présentée par le gouvernement Marois est de limiter à trois, le nombre de mandats des maires du Québec pour les villes de plus de 5 000 résidents. De toute évidence, c’est une réaction prématurée qui ne tient pas la route et qui est proposée simplement pour des motifs politiques. Ce gouvernement, qui se disait bien préparé à diriger le Québec, est composé de ministres que ne font que lancer des ballons qui éclatent dès qu’ils sont soufflés. Ces propositions ne résistent pas à la moindre contestation et la raison est simple : ce ne sont que des réactions pour montrer que le gouvernement est aux aguets et non des propositions bien réfléchies. Ce n’est pas sérieux.
La réduction des mandats n’assurera pas que les « enveloppes brunes » ne continueront plus de circuler. Ce n’est pas parce que le maire Tremblay en était à son troisième mandat que la corruption s’est implantée. Non, car on découvre petit à petit que ce système de collusion-corruption a commencé vers 1988 alors que Jean Doré était le maire de Montréal. Puis il y a eu le maire Pierre Bourque. Ces maires ont dirigé la ville durant deux mandats chacun et ils ont respecté les devoirs de leur charge. Ils n’étaient pas du genre d’individus pouvant être soudoyés. À Laval, le maire Vaillancourt en est à son cinquième mandat et je ne lui donnerais pas la communion sans confession, mais la réputation de Laval comme ville louche a commencé bien avant lui. Depuis la création de la ville par le ministre des Affaires Municipales Pierre Laporte en 1965, le manque de clarté dans les administrations qui se sont succédées en on fait un endroit suspect où les rumeurs de corruption circulaient sans cesse.
On ne peut démontrer que limiter le nombre de mandats éliminera la corruption. La preuve est faite par Gérald Tremblay. La corruption à la ville de Montréal s’est envolée durant ses deux premiers mandats de 2001 à 2009. Il y a même un témoin important qui a affirmé, sous serment, qu’elle a cessé au niveau des fonctionnaires lors de l’imposition d’un code d’éthique pour eux.
Les partis politiques municipaux sont-ils la source de ce problème puisqu’il favorisent que le pouvoir soit dans les mains de ceux qui dirigent le parti? Je ne le crois pas. Par exemple, Jean Drapeau et son Parti Civique ont dirigé la ville durant 30 ans avec intégrité, probité et honnêteté et ont réalisé des projets extraordinaires dont le métro, l’Expo67 et les JO de 1976. Ils ont créé le Montréal moderne. La ville de Québec est aussi un exemple avec ses maires Jean Pelletier, Jean Paul L’Allier et Gilles Lamontagne qui ont été chacun longtemps au pouvoir. Et là où il n’y en a pas, les échevins votent librement sur chaque projet, selon leur conscience.
Ce n’est pas la durée ni le système qui sont dangereux mais les quelques individus sans morale ni principes qui trop souvent s’intéressent à la politique et viennent gâcher la sauce.
Le vrai problème que j’entrevois, suite à tout ce qui se dit, sera inévitablement le manque d’intérêt de la part de personnes compétentes et capables de diriger notre ville. Voudront-ils accepter de devenir candidat aux élections municipales ?
Y-a-t-il trop d’élus au niveau des conseils municipaux ? Les rémunérations sont-elles suffisantes ? Que faire pour attirer des gens de qualité à ce niveau politique ? Quelle méthodologie de contrôle anti-corruption devrait être installée dans les villes ? Voilà le genre de questions à poser. La limite des mandats n’est qu’un faux-fuyant imaginé par le gouvernement Marois.
Le nombre des mandats d’un maire et sa durée à la tête d’une ville sont la seule responsabilité des électeurs. C’est ça la démocratie. Si Jean Drapeau a été maire durant 30 ans, ce sont les Montréalais et les Montréalaises qui l’ont voulu et décidé. Ce droit, ce privilège et ce pouvoir ne doivent pas être enlevés aux électeurs municipaux québécois.
Au lieu de proposer des « réformettes » insignifiantes qui n’ajoutent rien au bien être des citoyens comme cette question du nombre de mandats des maires, ou des élections québécoises à date fixe ou encore du plafonnement à 100 $ des dons individuels aux partis politiques provinciaux, etc., le gouvernement du Québec devrait dédier tout son temps à s’adresser aux vrais problèmes économiques et sociaux qui confrontent et affectent la population québécoise.
Claude Dupras
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jeudi 1 novembre 2012
La commission Charbonneau et le maire de Montréal
Tout a commencé par le témoignage d’un entrepreneur en construction, le bandit Lino Zambito, qui a décidé de déballer son sac et de dévoiler avec force et détails, devant la commission d’enquête Charbonneau, la structure et les joueurs de la corruption qui font la pluie et le beau temps dans le domaine de la construction à Montréal avec la collaboration de la mafia sicilienne montréalaise.
Les témoignages qui suivirent de deux ingénieurs de la ville, dénoncés par Zambito, furent accablants. Ils ont admis que des entrepreneurs avaient monté un système de collusion pour obtenir des contrats et qu’ils avaient collaboré avec eux pour augmenter les prix d’environ 30%. En reconnaissance de leur complicité, les entrepreneurs tricheurs leur ont remis, en « argent sonnant », plus de 1 200 000 $. C’est moralement dégoûtant, révoltant et même démoralisant.
De plus, d’autres témoins sont venus incriminer Frank Zampino, l’ex-président du comité exécutif de la ville, affirmant lui avoir versé directement et indirectement plus d’un demi-million de $.
Enfin, ces premières révélations sont un début de réponse pour des ingénieurs qui, comme moi dans mon blog, expriment depuis plusieurs années leur incompréhension devant les dépassements des budgets de construction et la montée incompréhensible des prix. Je rappelle qu’en début 2009, j’ai réclamé « une enquête publique sur les coûts de la construction ».
Et ce n’est pas qu’à Montréal que l’on découvre la gangrène mafieuse. Laval, troisième ville du Québec, est dans la mire de la Commission et déjà son maire a quitté son poste, pour des raisons de santé, dit-il. Il semble aussi que ce soit de même ailleurs, comme dans la couronne nord de Montréal.
Et voilà que le maire de Montréal, Gérald Tremblay, est attaqué directement pour avoir supposément accepté du financement illégal pour l’élection des membres de son parti Union-Montréal au conseil municipal. Un jeune organisateur politique, chevronné selon ses dires, est venu témoigner pour expliquer que le maire savait que le collecteur de fonds de son parti recevait des visiteurs qui lui apportaient des liasses de billets de cinquante, de cent et de mille dollars, en quantité si grande qu’il n’arrivait pas à fermer son coffre-fort et qu’il a dû en acheter un autre de 4’X4’ ayant deux fois le volume du premier pour suffire à l’apport de la générosité des donneurs. Ces accusations spectaculaires ont marqué les média qui se sont lancés dans des critiques très violentes, parfois injurieuses, contre le maire. Au point que dès le lendemain, de partout fusaient des demandes de démission du premier magistrat.
C’est la partie que je n’aime pas de la Commission Charbonneau. Des témoins viennent et affirment des choses importantes qui seraient arrivées il y a cinq à dix ans et même avant. Ils se fient à leur mémoire et racontent ce qu’ils pensent. Dans les cas de Zampito et des ingénieurs, c’est leur propre personne qu’ils ont mise en jeu. Par contre, l’organisateur politique a visé le maire et son parti.
Il a affirmé des choses accablantes tout en se qualifiant, souventes fois, d’être un homme de morale, honnête, au jugement éthique et que c’était la raison de sa dénonciation. Quant à moi, il a trop souvent répété cela et j’ai eu des doutes quant à la véracité de sa déposition. L’avocat du parti Union-Montréal, dans son contre-interrogatoire, a d’ailleurs démontré les exagérations et les mensonges de ce témoin.
Ce dernier a affirmé, en autres, qu’un diner secret avait été organisé dans un club exclusif à Montréal pour une quinzaine de riches donateurs qui lui avaient remis des enveloppes avec des chèques de 10 000$ chacun au nom d’Union-Montréal, le parti du maire, et qu’il avait lui-même vérifié le nom sur chacun des chèques. Or, il s’avère qu’il y a eu d’innombrables chèques, allant de 250 $ à 10 000$, dont plusieurs de travailleurs et membres du parti Union-Montréal, adressés à « Comité Montréal » qui était le nom-parapluie de ceux, partis politiques ou autres, qui œuvraient contre la dé-fusion de Montréal. C’était légal et conforme à une loi votée à l’Assemblée nationale pour ce référendum tenu à Montréal. Le maire et son parti n’étaient pas les récipiendaires de ces chèques et les contributions n’étaient pas illégales. Tout était faux.
Puis, l’avocat a déposé une photo du coffre fort, qui ne mesurait pas 4’X4’ et a expliqué que les liasses de documents qui y étaient déposées étaient les formules de cartes de membres avec les chèques attachés et comme en période électorale les nouveaux membres sont nombreux, cela explique la grande quantité de documents. En somme, l’organisateur a fait une attaque malicieuse qui n’avait pas été contrôlée préalablement par la Commission.
Malheureusement, l’avocat d’Union–Montréal n’a pas été à la hauteur de sa tâche lorsque qu’il a voulu, par la suite, dénigrer le témoin en relatant des points faibles de son passé. Ce faux pas a fait en sorte que l’attention des média a été portée ailleurs et le but qu’il visait de disculper le maire et son parti a été embrouillé.
La commission Charbonneau doit prendre une leçon de cet évènement. Elle affirme interviewer tous les témoins avant leur parution devant les commissaires. À mon avis, elle se doit d’être plus rigoureuse afin d’assurer que les témoignages des individus qu’elle invite, ne dévient pas sur des insinuations mensongères aussi criantes que celles d’hier et qui peuvent nuire considérablement à la réputation de plusieurs personnes. Je ne parle pas ici seulement du maire de Montréal, mais de tous ceux qui viendront durant la prochaine année témoigner devant la Commission et qui viseront des centaines de personnes.
Quant au maire Tremblay, il est devant un dilemme. Il doit réfléchir à ce qu’est l’intérêt de Montréal. Il est certain qu’il y a un système mafieux qui s’est installé, sous son administration, avec la collaboration de hauts fonctionnaires et peut être même de membres de son exécutif qu’il a choisis. C’est intolérable. Même si le maire est un honnête homme, il n’a pas été à la hauteur de sa responsabilité de bon administrateur. On ne peut l’excuser.
Je ne vois pas comment il peut continuer à diriger la ville. D’autant plus qu’il vient maladroitement de présenter son nouveau budget avec une augmentation moyenne des taxes foncières de 3,3% et allant jusqu’à 5,5% dans les quartiers les plus pauvres. Avec tout ce qui se dit et s’écrit sur les coûts exorbitants et inutiles payés par la ville pour ses travaux, comment les payeurs de taxes peuvent-ils accepter une telle augmentation ?
Le maire doit partir immédiatement. Il dira qu’il est une victime, peut être. Mais ce qui compte avant tout, c’est la bonne administration et la réputation de la ville. La confiance des Montréalais et Montréalaises envers les dirigeants de leur ville doit être rétablie. Le parti au pouvoir, Union-Montréal, doit choisir dans ses rangs une personne pour agir comme maire intérimaire jusqu’à la prochaine élection de novembre 2013. Ce doit être un homme ou une femme capable d’assurer aux Montréalais que leur ville se ressaisit, collabore avec la Commission Charbonneau et fait tout ce qui est nécessaire pour tuer le cancer de la corruption qui la ronge.
Claude Dupras
Les témoignages qui suivirent de deux ingénieurs de la ville, dénoncés par Zambito, furent accablants. Ils ont admis que des entrepreneurs avaient monté un système de collusion pour obtenir des contrats et qu’ils avaient collaboré avec eux pour augmenter les prix d’environ 30%. En reconnaissance de leur complicité, les entrepreneurs tricheurs leur ont remis, en « argent sonnant », plus de 1 200 000 $. C’est moralement dégoûtant, révoltant et même démoralisant.
De plus, d’autres témoins sont venus incriminer Frank Zampino, l’ex-président du comité exécutif de la ville, affirmant lui avoir versé directement et indirectement plus d’un demi-million de $.
Enfin, ces premières révélations sont un début de réponse pour des ingénieurs qui, comme moi dans mon blog, expriment depuis plusieurs années leur incompréhension devant les dépassements des budgets de construction et la montée incompréhensible des prix. Je rappelle qu’en début 2009, j’ai réclamé « une enquête publique sur les coûts de la construction ».
Et ce n’est pas qu’à Montréal que l’on découvre la gangrène mafieuse. Laval, troisième ville du Québec, est dans la mire de la Commission et déjà son maire a quitté son poste, pour des raisons de santé, dit-il. Il semble aussi que ce soit de même ailleurs, comme dans la couronne nord de Montréal.
Et voilà que le maire de Montréal, Gérald Tremblay, est attaqué directement pour avoir supposément accepté du financement illégal pour l’élection des membres de son parti Union-Montréal au conseil municipal. Un jeune organisateur politique, chevronné selon ses dires, est venu témoigner pour expliquer que le maire savait que le collecteur de fonds de son parti recevait des visiteurs qui lui apportaient des liasses de billets de cinquante, de cent et de mille dollars, en quantité si grande qu’il n’arrivait pas à fermer son coffre-fort et qu’il a dû en acheter un autre de 4’X4’ ayant deux fois le volume du premier pour suffire à l’apport de la générosité des donneurs. Ces accusations spectaculaires ont marqué les média qui se sont lancés dans des critiques très violentes, parfois injurieuses, contre le maire. Au point que dès le lendemain, de partout fusaient des demandes de démission du premier magistrat.
C’est la partie que je n’aime pas de la Commission Charbonneau. Des témoins viennent et affirment des choses importantes qui seraient arrivées il y a cinq à dix ans et même avant. Ils se fient à leur mémoire et racontent ce qu’ils pensent. Dans les cas de Zampito et des ingénieurs, c’est leur propre personne qu’ils ont mise en jeu. Par contre, l’organisateur politique a visé le maire et son parti.
Il a affirmé des choses accablantes tout en se qualifiant, souventes fois, d’être un homme de morale, honnête, au jugement éthique et que c’était la raison de sa dénonciation. Quant à moi, il a trop souvent répété cela et j’ai eu des doutes quant à la véracité de sa déposition. L’avocat du parti Union-Montréal, dans son contre-interrogatoire, a d’ailleurs démontré les exagérations et les mensonges de ce témoin.
Ce dernier a affirmé, en autres, qu’un diner secret avait été organisé dans un club exclusif à Montréal pour une quinzaine de riches donateurs qui lui avaient remis des enveloppes avec des chèques de 10 000$ chacun au nom d’Union-Montréal, le parti du maire, et qu’il avait lui-même vérifié le nom sur chacun des chèques. Or, il s’avère qu’il y a eu d’innombrables chèques, allant de 250 $ à 10 000$, dont plusieurs de travailleurs et membres du parti Union-Montréal, adressés à « Comité Montréal » qui était le nom-parapluie de ceux, partis politiques ou autres, qui œuvraient contre la dé-fusion de Montréal. C’était légal et conforme à une loi votée à l’Assemblée nationale pour ce référendum tenu à Montréal. Le maire et son parti n’étaient pas les récipiendaires de ces chèques et les contributions n’étaient pas illégales. Tout était faux.
Puis, l’avocat a déposé une photo du coffre fort, qui ne mesurait pas 4’X4’ et a expliqué que les liasses de documents qui y étaient déposées étaient les formules de cartes de membres avec les chèques attachés et comme en période électorale les nouveaux membres sont nombreux, cela explique la grande quantité de documents. En somme, l’organisateur a fait une attaque malicieuse qui n’avait pas été contrôlée préalablement par la Commission.
Malheureusement, l’avocat d’Union–Montréal n’a pas été à la hauteur de sa tâche lorsque qu’il a voulu, par la suite, dénigrer le témoin en relatant des points faibles de son passé. Ce faux pas a fait en sorte que l’attention des média a été portée ailleurs et le but qu’il visait de disculper le maire et son parti a été embrouillé.
La commission Charbonneau doit prendre une leçon de cet évènement. Elle affirme interviewer tous les témoins avant leur parution devant les commissaires. À mon avis, elle se doit d’être plus rigoureuse afin d’assurer que les témoignages des individus qu’elle invite, ne dévient pas sur des insinuations mensongères aussi criantes que celles d’hier et qui peuvent nuire considérablement à la réputation de plusieurs personnes. Je ne parle pas ici seulement du maire de Montréal, mais de tous ceux qui viendront durant la prochaine année témoigner devant la Commission et qui viseront des centaines de personnes.
Quant au maire Tremblay, il est devant un dilemme. Il doit réfléchir à ce qu’est l’intérêt de Montréal. Il est certain qu’il y a un système mafieux qui s’est installé, sous son administration, avec la collaboration de hauts fonctionnaires et peut être même de membres de son exécutif qu’il a choisis. C’est intolérable. Même si le maire est un honnête homme, il n’a pas été à la hauteur de sa responsabilité de bon administrateur. On ne peut l’excuser.
Je ne vois pas comment il peut continuer à diriger la ville. D’autant plus qu’il vient maladroitement de présenter son nouveau budget avec une augmentation moyenne des taxes foncières de 3,3% et allant jusqu’à 5,5% dans les quartiers les plus pauvres. Avec tout ce qui se dit et s’écrit sur les coûts exorbitants et inutiles payés par la ville pour ses travaux, comment les payeurs de taxes peuvent-ils accepter une telle augmentation ?
Le maire doit partir immédiatement. Il dira qu’il est une victime, peut être. Mais ce qui compte avant tout, c’est la bonne administration et la réputation de la ville. La confiance des Montréalais et Montréalaises envers les dirigeants de leur ville doit être rétablie. Le parti au pouvoir, Union-Montréal, doit choisir dans ses rangs une personne pour agir comme maire intérimaire jusqu’à la prochaine élection de novembre 2013. Ce doit être un homme ou une femme capable d’assurer aux Montréalais que leur ville se ressaisit, collabore avec la Commission Charbonneau et fait tout ce qui est nécessaire pour tuer le cancer de la corruption qui la ronge.
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mercredi 3 octobre 2012
Où étaient-ils les responsables de la construction à Montréal ?
Le 13 mai 2009, cinq mois avant que la députée Sylvie Roy demande à l’Assemblée Nationale la tenue d’une enquête sur la construction au Québec, j’écrivais le billet suivant sur mon blog :
Des prix de fous !
Rien ne va plus dans les coûts de construction à Montréal. Les dépassements des estimés prévus pour les grands projets d’infrastructures et de bâtiments importants sont incompréhensibles…. Tout passe du simple au double quand ce n’est pas au triple.
Nous avons tous constaté la flambée des prix de la construction de l’extension du métro à Laval, du projet de l’autoroute Ville-Marie, du contrat des compteurs d’eau de la ville de Montréal, des prévisions budgétaires pour les garages et les centres d’entretien pour l’Agence métropolitaine de transport (AMT), du Centre hospitalier universitaire de Montréal (CHUM) pour ne mentionner que ceux-là… car il y en a des dizaines d’autres. Les observateurs avertis sont surpris de cette situation tout comme le sont les citoyens qui y voient des augmentations futures de taxes foncières et autres.
Que se passe-t-il ? Sommes-nous victimes de fraudeurs ? Les estimateurs sont-ils de complets ignorants ? Y-a-t-il une mafia qui s’est installée dans le domaine de la construction avec comme but de souffler les prix et les profits ? Ce ne sont pas les questions qui manquent…
…J’ai oeuvré dans le domaine de la construction durant plus de 40 ans. J’ai créé, avec des associés, un bureau d’ingénieur-conseil qui fut très actif dans le domaine de la mécanique et d’électricité, en informatique et en gérance de travaux de construction… Jamais ai-je été témoin d’augmentation si sauvage des coûts de construction !...
…Le battage journalistique des derniers mois sur les différents projets de construction de la ville de Montréal et des autres organismes gouvernementaux, mentionnés précédemment, a marqué profondément une majorité des Montréalais qui y voient des scandales honteux. Les personnages impliqués par les médias sont venus, tour à tour, sur la place publique pour se défendre des insinuations qui pèsent sur eux et leurs entreprises.
Frank Zampino, l’ex-président du comité exécutif de la ville de Montréal, Jean-Pierre Sauriol, président du groupe d’ingénieurs-constructeurs DESSAU et les présidents des associations des constructeurs de routes et de grands travaux du Québec (ACRGTQ) et de la construction du Québec (ACQ), se sont tous expliqués. Pour eux, tout est beau et « tout le monde il est gentil » car ils ne voient pas vraiment de problèmes puisque tous les intervenants de leurs groupes respectifs sont qualifiés, efficaces, productifs, compétitifs et respectueux de l’éthique corporative et professionnelle…. À peine quelques uns admettent-ils la présence de quelques moutons noirs dans leurs rangs mais ils seront vite, disent-ils, chassés de la bergerie.
La Sûreté du Québec fait actuellement enquête sur certaines entreprises et plusieurs y voient là la solution au problème actuel. Je ne le crois pas, car la police ne traitera pas de ce que j’estime être les racines du mal qui ronge la construction, soient : une collusion malsaine chez plusieurs entrepreneurs, fournisseurs de matériaux et d’équipements; une improductivité grandissante chez les travailleurs; une incompétence évidente dans la planification des projets; une inexpérience manifeste dans l’estimation des coûts des projets; un manque de contrôle et de surveillance chez les donneurs d’ouvrage; une complicité malsaine entre les politiciens, les entrepreneurs et les professionnels; un manque de respect du principe des soumissions publiques dans le domaine publique; une éthique inexistante chez plusieurs intervenants, etc…
Une vraie solution serait la mise sur pied par le gouvernement du Québec d’une commission d’enquête sur les coûts de construction. Il est urgent de bien comprendre ce qui se passe afin de faire les corrections nécessaires car le Québec va entreprendre dans les cinq prochaines années plus de 45 milliards $ de travaux d’infrastructures….
CD
Pour lire ce billet en entier, voici le lien:
http://claudedupras.blogspot.fr/2009/05/rien-ne-va-plus-dans-les-couts-de.html">
Avec les premières révélations de la commission Charbonneau, mandaté pour enquêter sur la construction, tout devient plus clair. Oui, il y a eu collusions d’entrepreneurs, de fournisseurs de matériaux, et oui les prix ont flambé à cause d’elles ? etc..
Si je reproduis ce billet aujourd’hui, c’est pour demander pourquoi, lors de la flambée des prix, les responsables-experts de la construction n’ont pas posé publiquement les vraies questions ? Où étaient-ils ?
Où étaient ceux qui préparaient les plans et devis et soumettaient avec ces documents leurs estimations des coûts des travaux à entreprendre ?
Où étaient les experts-estimateurs, engagés par les clients, qui avaient comme seule mission de s’assurer que le projet était bien soumissionné et que les prix étaient réalistes, corrects et respectés ?
Où étaient tous ces professionnels lorsque les demandes de changements et les prix les accompagnant prenaient des grandeurs inhabituelles et scandaleuses même si les documents de construction du projet avaient été élaborés sur la base de programmes techniques bien définis et un budget très réaliste ?
Où étaient les chefs de services techniques des villes, responsables de la bonne réalisation de ces projets, dont le personnel ou les professionnels privés qu’ils engageaient avaient comme tâche de veiller à la bonne exécution des travaux, au respect des plans, devis et budgets ?
Où étaient les fonctionnaires provinciaux responsables pour le gouvernement du bon contrôle de ses projets de construction et que les consignes budgétaires du gouvernement soient respectées.
N’y-a-t-il pas eu suffisamment d’alertes, à gauche et à droite, pour que tous les responsables se réveillent, déterminent les sources de ces flambées de prix et avisent les élus que quelques chose ne tournait pas rond ?
Où étaient leurs associations professionnelles pour dénoncer cette situation fortement anormale. La Corporation des Architectes et l’Ordre des Ingénieurs ont demandé une enquête de la construction mais pourquoi le silence du côté des associations particulières ?
Comment est-ce possible qu’au moment où les prix grimpaient par coup de 30% et plus, des intervenants importants comme ceux mentionnés dans mon billet du 13 mai 2009 (Zampino, Sauriol, et les présidents des organismes), répondent des conneries à des questions importantes ?
Où étaient ceux qui exerçaient le pouvoir : maires, députés, leaders politiques ? Alors que les budgets de construction éclataient, que journalistes après journalistes exposaient de nouveaux faits dans leur média, pourquoi ces élus n’ont-ils pas exprimé tout haut leur incompréhension devant l’évolution irrationnelle des projets de construction ? Et malgré que les demandes d’une enquête publique venaient de tous bords, pourquoi le parti libéral résistait-il ? Pourquoi le maire de Montréal devant la hausse incompréhensible des prix de construction, affirmait-il qu’il n’y avait pas de problème à Montréal puisque le système des soumissions publiques était bien implanté ?
Certes, le gouvernement du Québec a mis sur pied des unités policières pour enquêter mais seulement après que la gangrène des prix soufflés aient atteint toutes les parties du corps gouvernemental. Quant aux partis d’opposition, ils ont joué leur rôle, mais leurs critiques ont surtout concentré sur des questions de patronage, qu’il fallait dénoncer, mais sans toutefois attaquer de plein fouet la question de la flambée des coûts de construction.
Et le rôle de la mafia ? Pourquoi, la Gendarmerie Royale du Canada (GRC) qui connaissait tous les joueurs de cette association criminelle de Montréal et qui savait, avec preuves à l’appui, que la collusion dans la construction à Montréal était organisée par le milieu depuis 2002, n’a-t-elle pas mis en garde les responsables politiques du Québec. Combien d’argent les gouvernements et les villes auraient-ils sauvé s’ils avaient vu clair dans la combine des entrepreneurs protégés par la mafia ?
Si la GRC ne voulait pas que ses sources soient dévoilées, elle aurait pu au minimum aviser le PM du Québec et le maire de Montréal afin qu’ils réagissent. L’a-t-elle fait ? Le maire de Montréal Gérald Tremblay affirme pour sa part qu’il n’en savait rien alors que sa ville, par son exécutif et son président d’alors Frank Zampino, n’a cessé d'accorder des contrats lucratifs de façon répétée suite à des soumissions « paquetées ». Jean Charest le savait-il ? Si Charest ne l’a pas appris. C’est grave. S’il le savait c’est encore plus grave. La vérité sur cette question doit être révélée aux Québécois. La GRC doit s’expliquer.
Tant d’interrogations et si peu de réponses.
J’espère que la Commission Charbonneau nous éclairera afin que la situation soit complètement changée. J’espère qu’elle s’attaquera aussi à l’improductivité grandissante chez les travailleurs; la baisse de l’éthique professionnelle; la collusion des fournisseurs de produits de construction, de matériaux et d’équipements; les manigances des syndicats avec des membres du groupe qui fraudaient Montréal, le manque de contrôle des donneurs d’ouvrage; la culture de corruption qui existe dans beaucoup de sphères de la construction dont celle des professionnels et autres éléments qui affectent les coûts de construction à la hausse.
Claude Dupras
Des prix de fous !
Rien ne va plus dans les coûts de construction à Montréal. Les dépassements des estimés prévus pour les grands projets d’infrastructures et de bâtiments importants sont incompréhensibles…. Tout passe du simple au double quand ce n’est pas au triple.
Nous avons tous constaté la flambée des prix de la construction de l’extension du métro à Laval, du projet de l’autoroute Ville-Marie, du contrat des compteurs d’eau de la ville de Montréal, des prévisions budgétaires pour les garages et les centres d’entretien pour l’Agence métropolitaine de transport (AMT), du Centre hospitalier universitaire de Montréal (CHUM) pour ne mentionner que ceux-là… car il y en a des dizaines d’autres. Les observateurs avertis sont surpris de cette situation tout comme le sont les citoyens qui y voient des augmentations futures de taxes foncières et autres.
Que se passe-t-il ? Sommes-nous victimes de fraudeurs ? Les estimateurs sont-ils de complets ignorants ? Y-a-t-il une mafia qui s’est installée dans le domaine de la construction avec comme but de souffler les prix et les profits ? Ce ne sont pas les questions qui manquent…
…J’ai oeuvré dans le domaine de la construction durant plus de 40 ans. J’ai créé, avec des associés, un bureau d’ingénieur-conseil qui fut très actif dans le domaine de la mécanique et d’électricité, en informatique et en gérance de travaux de construction… Jamais ai-je été témoin d’augmentation si sauvage des coûts de construction !...
…Le battage journalistique des derniers mois sur les différents projets de construction de la ville de Montréal et des autres organismes gouvernementaux, mentionnés précédemment, a marqué profondément une majorité des Montréalais qui y voient des scandales honteux. Les personnages impliqués par les médias sont venus, tour à tour, sur la place publique pour se défendre des insinuations qui pèsent sur eux et leurs entreprises.
Frank Zampino, l’ex-président du comité exécutif de la ville de Montréal, Jean-Pierre Sauriol, président du groupe d’ingénieurs-constructeurs DESSAU et les présidents des associations des constructeurs de routes et de grands travaux du Québec (ACRGTQ) et de la construction du Québec (ACQ), se sont tous expliqués. Pour eux, tout est beau et « tout le monde il est gentil » car ils ne voient pas vraiment de problèmes puisque tous les intervenants de leurs groupes respectifs sont qualifiés, efficaces, productifs, compétitifs et respectueux de l’éthique corporative et professionnelle…. À peine quelques uns admettent-ils la présence de quelques moutons noirs dans leurs rangs mais ils seront vite, disent-ils, chassés de la bergerie.
La Sûreté du Québec fait actuellement enquête sur certaines entreprises et plusieurs y voient là la solution au problème actuel. Je ne le crois pas, car la police ne traitera pas de ce que j’estime être les racines du mal qui ronge la construction, soient : une collusion malsaine chez plusieurs entrepreneurs, fournisseurs de matériaux et d’équipements; une improductivité grandissante chez les travailleurs; une incompétence évidente dans la planification des projets; une inexpérience manifeste dans l’estimation des coûts des projets; un manque de contrôle et de surveillance chez les donneurs d’ouvrage; une complicité malsaine entre les politiciens, les entrepreneurs et les professionnels; un manque de respect du principe des soumissions publiques dans le domaine publique; une éthique inexistante chez plusieurs intervenants, etc…
Une vraie solution serait la mise sur pied par le gouvernement du Québec d’une commission d’enquête sur les coûts de construction. Il est urgent de bien comprendre ce qui se passe afin de faire les corrections nécessaires car le Québec va entreprendre dans les cinq prochaines années plus de 45 milliards $ de travaux d’infrastructures….
CD
Pour lire ce billet en entier, voici le lien:
http://claudedupras.blogspot.fr/2009/05/rien-ne-va-plus-dans-les-couts-de.html">
Avec les premières révélations de la commission Charbonneau, mandaté pour enquêter sur la construction, tout devient plus clair. Oui, il y a eu collusions d’entrepreneurs, de fournisseurs de matériaux, et oui les prix ont flambé à cause d’elles ? etc..
Si je reproduis ce billet aujourd’hui, c’est pour demander pourquoi, lors de la flambée des prix, les responsables-experts de la construction n’ont pas posé publiquement les vraies questions ? Où étaient-ils ?
Où étaient ceux qui préparaient les plans et devis et soumettaient avec ces documents leurs estimations des coûts des travaux à entreprendre ?
Où étaient les experts-estimateurs, engagés par les clients, qui avaient comme seule mission de s’assurer que le projet était bien soumissionné et que les prix étaient réalistes, corrects et respectés ?
Où étaient tous ces professionnels lorsque les demandes de changements et les prix les accompagnant prenaient des grandeurs inhabituelles et scandaleuses même si les documents de construction du projet avaient été élaborés sur la base de programmes techniques bien définis et un budget très réaliste ?
Où étaient les chefs de services techniques des villes, responsables de la bonne réalisation de ces projets, dont le personnel ou les professionnels privés qu’ils engageaient avaient comme tâche de veiller à la bonne exécution des travaux, au respect des plans, devis et budgets ?
Où étaient les fonctionnaires provinciaux responsables pour le gouvernement du bon contrôle de ses projets de construction et que les consignes budgétaires du gouvernement soient respectées.
N’y-a-t-il pas eu suffisamment d’alertes, à gauche et à droite, pour que tous les responsables se réveillent, déterminent les sources de ces flambées de prix et avisent les élus que quelques chose ne tournait pas rond ?
Où étaient leurs associations professionnelles pour dénoncer cette situation fortement anormale. La Corporation des Architectes et l’Ordre des Ingénieurs ont demandé une enquête de la construction mais pourquoi le silence du côté des associations particulières ?
Comment est-ce possible qu’au moment où les prix grimpaient par coup de 30% et plus, des intervenants importants comme ceux mentionnés dans mon billet du 13 mai 2009 (Zampino, Sauriol, et les présidents des organismes), répondent des conneries à des questions importantes ?
Où étaient ceux qui exerçaient le pouvoir : maires, députés, leaders politiques ? Alors que les budgets de construction éclataient, que journalistes après journalistes exposaient de nouveaux faits dans leur média, pourquoi ces élus n’ont-ils pas exprimé tout haut leur incompréhension devant l’évolution irrationnelle des projets de construction ? Et malgré que les demandes d’une enquête publique venaient de tous bords, pourquoi le parti libéral résistait-il ? Pourquoi le maire de Montréal devant la hausse incompréhensible des prix de construction, affirmait-il qu’il n’y avait pas de problème à Montréal puisque le système des soumissions publiques était bien implanté ?
Certes, le gouvernement du Québec a mis sur pied des unités policières pour enquêter mais seulement après que la gangrène des prix soufflés aient atteint toutes les parties du corps gouvernemental. Quant aux partis d’opposition, ils ont joué leur rôle, mais leurs critiques ont surtout concentré sur des questions de patronage, qu’il fallait dénoncer, mais sans toutefois attaquer de plein fouet la question de la flambée des coûts de construction.
Et le rôle de la mafia ? Pourquoi, la Gendarmerie Royale du Canada (GRC) qui connaissait tous les joueurs de cette association criminelle de Montréal et qui savait, avec preuves à l’appui, que la collusion dans la construction à Montréal était organisée par le milieu depuis 2002, n’a-t-elle pas mis en garde les responsables politiques du Québec. Combien d’argent les gouvernements et les villes auraient-ils sauvé s’ils avaient vu clair dans la combine des entrepreneurs protégés par la mafia ?
Si la GRC ne voulait pas que ses sources soient dévoilées, elle aurait pu au minimum aviser le PM du Québec et le maire de Montréal afin qu’ils réagissent. L’a-t-elle fait ? Le maire de Montréal Gérald Tremblay affirme pour sa part qu’il n’en savait rien alors que sa ville, par son exécutif et son président d’alors Frank Zampino, n’a cessé d'accorder des contrats lucratifs de façon répétée suite à des soumissions « paquetées ». Jean Charest le savait-il ? Si Charest ne l’a pas appris. C’est grave. S’il le savait c’est encore plus grave. La vérité sur cette question doit être révélée aux Québécois. La GRC doit s’expliquer.
Tant d’interrogations et si peu de réponses.
J’espère que la Commission Charbonneau nous éclairera afin que la situation soit complètement changée. J’espère qu’elle s’attaquera aussi à l’improductivité grandissante chez les travailleurs; la baisse de l’éthique professionnelle; la collusion des fournisseurs de produits de construction, de matériaux et d’équipements; les manigances des syndicats avec des membres du groupe qui fraudaient Montréal, le manque de contrôle des donneurs d’ouvrage; la culture de corruption qui existe dans beaucoup de sphères de la construction dont celle des professionnels et autres éléments qui affectent les coûts de construction à la hausse.
Claude Dupras
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jeudi 11 novembre 2010
Le faux pas de Richard Bergeron
Il est président du deuxième parti de l’opposition au conseil municipal de Montréal. Le maire Gérald Tremblay, dans un geste d’ouverture, lui avait offert, suite à la dernière élection, de siéger au comité exécutif de la ville. Richard Bergeron vient d’être remercié de ses services et quitte le comité avec fracas.
Lors de l’élection de 2009, Bergeron et son parti Projet Montréal ont créé une surprise en obtenant un pourcentage élevé de suffrages. Je l’avais appuyé publiquement dans mon blog malgré l’image loufoque d’un illuminé que les médias faisaient de lui. Sa biographie, son programme politique, ses discours m’avaient persuadé qu’il y avait là une possibilité de relancer Montréal. Je croyais qu’il était l’homme de l’heure, car le maire-sortant Tremblay était prisonnier dans un tourbillon d’accusations de patronage et le parti Vision Montréal, avec Louise Harel, n’était devenu que le porte-étendard du Parti Québécois.
Richard Bergeron avait lié sa participation au comité exécutif à celle de son projet pour l’échangeur routier Turcot. Il a ses propres idées, puisqu’il est urbaniste, et a tout fait pour influencer la ville et le ministère des Transports du Québec de modifier le plan original. Le ministère à accepter plusieurs des modifications proposées en changeant le trajet, ajoutant un tram-train, une piste cyclable, des espaces verts, etc.., mais, il ne s’est pas plié à toutes les suggestions de Bergeron qui consistaient, entre autres, à rétrécir les voies pour freiner le nombre d’autos qui accèderont à la ville afin de réduire la production de pollution sur la métropole. Le gouvernement n’accepte pas cette approche radicale puisqu’il a la responsabilité de répondre aux besoins futurs et croit inconcevable de bâtir un si important échangeur sachant d’avance que ceux qui entreront à Montréal devront subir de longues heures d’attentes pour y accéder. Si, dans 10 ans, le besoin de diminuer la pollution persiste, le ministère pourra toujours installer des ralentisseurs pour réduire le volume de véhicules. Par contre, il estime que la venue des nouvelles autos électriques et hybrides réduira sensiblement le niveau de pollution, mais pas nécessairement le nombre d’automobilistes. Et, à ce moment-là, avec son projet, les routes auront la capacité requise pour les absorber.
Le nouveau projet est flexible, intelligent et économiquement acceptable puisqu’il est évalué à 3 milliards $, alors que celui proposé par la ville a été estimé à 6 milliards $.
Richard Bergeron a publiquement menacé le maire de démission si le projet final du ministère était approuvé par la ville. Il s’est montré un peu fanfaron. Tremblay a aussitôt répliqué en exigeant son ralliement à la décision future si elle devait être majoritairement acceptée par le comité exécutif. Il n’exigeait pas que Bergeron vote pour, mais qu’il soit solidaire. Incapable de l’être, Richard Bergeron a été renvoyé. Lors de la conférence de presse qui suivit, ce dernier a traité le maire de Montréal de tous les noms : « sournois, malhonnête, manipulateur, traître, vendu au parti libéral du Québec, infidèle aux Montréalais, vision frileuse et passéiste, cowboy » et encore. Il a même menacé le maire de le déchirer sur la place publique. Pourtant, c’est le même maire avec lequel il a travaillé main dans la main durant la dernière année, copain-copain.
La vigueur et la rigueur intellectuelles sont les qualités importantes pour les hommes et femmes politiques. Cela fait partie intégrante de l’honnêteté intellectuelle. Je n’ai jamais aimé ceux qui par opportunité utilisent n’importe quel argument disponible pour mousser leur personne et leur parti au lieu d’appuyer leur argumentation sur des positions de principe et des faits réels. Cette situation est devenue beaucoup trop fréquente, de nos jours, en politique québécoise. Cependant, nul ne peut être complètement certain de ses présuppositions, surtout dans des projets de cette nature car il y a plus d’une solution valable. C’est pourquoi, ajuster ses convictions personnelles à l’évidence du bon sens, de la solidarité, de l’intérêt public, du compromis raisonnable et mettre de côté toute partisannerie politique est aussi agir avec rigueur.
Les mots flamboyants et méchants de Bergeron démontrent qu’il n’est finalement qu’un politicien qui ne cherche qu’à marquer des points politiques. Pour lui, il a raison et tous les autres ont tort et sont des « pas bons ». Au lieu de chercher à rallier l’opinion publique en expliquant et en répétant souvent, le plus clairement possible et sans insinuations mensongères, ses objections techniques à ce gigantesque et complexe projet qu’est l’échangeur Turcot avec ses multiples facettes : développement urbain, transport public, environnement, espaces verts, expropriations, etc.., Bergeron a choisi la facilité, le chemin de l’insulte et de la politicaillerie pour se justifier, se grandir. Chemin faisant, il a sali volontairement la réputation du maire.
Richard Bergeron a donné l’impression de vouloir s’élever en diminuant son adversaire en vue de la prochaine élection de 2013. Ce sont des attaques malicieuses et injustifiées comme celles qu’il a faites qui font que de plus en plus de Québécois et Québécoises perdent confiance dans leur classe politique. Agir de façon irresponsable en accusant ses adversaires de tous les péchés d’Israël n’est pas dans l’intérêt de notre collectivité. Nos leaders politiques sont importants et il faut les respecter, quelque soit leur parti ou leur option politique. On peut être en désaccord sur certains aspects de leur pensée politique et le dire très haut, mais on se doit de respecter chaque individu qui nous dirige, qu’il soit au pouvoir ou dans l’opposition. Le débat doit être sur le fond des choses.
Je suis fortement déçu de cet homme politique qui promettait beaucoup mieux.
Claude Dupras
Lors de l’élection de 2009, Bergeron et son parti Projet Montréal ont créé une surprise en obtenant un pourcentage élevé de suffrages. Je l’avais appuyé publiquement dans mon blog malgré l’image loufoque d’un illuminé que les médias faisaient de lui. Sa biographie, son programme politique, ses discours m’avaient persuadé qu’il y avait là une possibilité de relancer Montréal. Je croyais qu’il était l’homme de l’heure, car le maire-sortant Tremblay était prisonnier dans un tourbillon d’accusations de patronage et le parti Vision Montréal, avec Louise Harel, n’était devenu que le porte-étendard du Parti Québécois.
Richard Bergeron avait lié sa participation au comité exécutif à celle de son projet pour l’échangeur routier Turcot. Il a ses propres idées, puisqu’il est urbaniste, et a tout fait pour influencer la ville et le ministère des Transports du Québec de modifier le plan original. Le ministère à accepter plusieurs des modifications proposées en changeant le trajet, ajoutant un tram-train, une piste cyclable, des espaces verts, etc.., mais, il ne s’est pas plié à toutes les suggestions de Bergeron qui consistaient, entre autres, à rétrécir les voies pour freiner le nombre d’autos qui accèderont à la ville afin de réduire la production de pollution sur la métropole. Le gouvernement n’accepte pas cette approche radicale puisqu’il a la responsabilité de répondre aux besoins futurs et croit inconcevable de bâtir un si important échangeur sachant d’avance que ceux qui entreront à Montréal devront subir de longues heures d’attentes pour y accéder. Si, dans 10 ans, le besoin de diminuer la pollution persiste, le ministère pourra toujours installer des ralentisseurs pour réduire le volume de véhicules. Par contre, il estime que la venue des nouvelles autos électriques et hybrides réduira sensiblement le niveau de pollution, mais pas nécessairement le nombre d’automobilistes. Et, à ce moment-là, avec son projet, les routes auront la capacité requise pour les absorber.
Le nouveau projet est flexible, intelligent et économiquement acceptable puisqu’il est évalué à 3 milliards $, alors que celui proposé par la ville a été estimé à 6 milliards $.
Richard Bergeron a publiquement menacé le maire de démission si le projet final du ministère était approuvé par la ville. Il s’est montré un peu fanfaron. Tremblay a aussitôt répliqué en exigeant son ralliement à la décision future si elle devait être majoritairement acceptée par le comité exécutif. Il n’exigeait pas que Bergeron vote pour, mais qu’il soit solidaire. Incapable de l’être, Richard Bergeron a été renvoyé. Lors de la conférence de presse qui suivit, ce dernier a traité le maire de Montréal de tous les noms : « sournois, malhonnête, manipulateur, traître, vendu au parti libéral du Québec, infidèle aux Montréalais, vision frileuse et passéiste, cowboy » et encore. Il a même menacé le maire de le déchirer sur la place publique. Pourtant, c’est le même maire avec lequel il a travaillé main dans la main durant la dernière année, copain-copain.
La vigueur et la rigueur intellectuelles sont les qualités importantes pour les hommes et femmes politiques. Cela fait partie intégrante de l’honnêteté intellectuelle. Je n’ai jamais aimé ceux qui par opportunité utilisent n’importe quel argument disponible pour mousser leur personne et leur parti au lieu d’appuyer leur argumentation sur des positions de principe et des faits réels. Cette situation est devenue beaucoup trop fréquente, de nos jours, en politique québécoise. Cependant, nul ne peut être complètement certain de ses présuppositions, surtout dans des projets de cette nature car il y a plus d’une solution valable. C’est pourquoi, ajuster ses convictions personnelles à l’évidence du bon sens, de la solidarité, de l’intérêt public, du compromis raisonnable et mettre de côté toute partisannerie politique est aussi agir avec rigueur.
Les mots flamboyants et méchants de Bergeron démontrent qu’il n’est finalement qu’un politicien qui ne cherche qu’à marquer des points politiques. Pour lui, il a raison et tous les autres ont tort et sont des « pas bons ». Au lieu de chercher à rallier l’opinion publique en expliquant et en répétant souvent, le plus clairement possible et sans insinuations mensongères, ses objections techniques à ce gigantesque et complexe projet qu’est l’échangeur Turcot avec ses multiples facettes : développement urbain, transport public, environnement, espaces verts, expropriations, etc.., Bergeron a choisi la facilité, le chemin de l’insulte et de la politicaillerie pour se justifier, se grandir. Chemin faisant, il a sali volontairement la réputation du maire.
Richard Bergeron a donné l’impression de vouloir s’élever en diminuant son adversaire en vue de la prochaine élection de 2013. Ce sont des attaques malicieuses et injustifiées comme celles qu’il a faites qui font que de plus en plus de Québécois et Québécoises perdent confiance dans leur classe politique. Agir de façon irresponsable en accusant ses adversaires de tous les péchés d’Israël n’est pas dans l’intérêt de notre collectivité. Nos leaders politiques sont importants et il faut les respecter, quelque soit leur parti ou leur option politique. On peut être en désaccord sur certains aspects de leur pensée politique et le dire très haut, mais on se doit de respecter chaque individu qui nous dirige, qu’il soit au pouvoir ou dans l’opposition. Le débat doit être sur le fond des choses.
Je suis fortement déçu de cet homme politique qui promettait beaucoup mieux.
Claude Dupras
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mercredi 4 novembre 2009
Le maire et l’enquête publique
Les dés sont jetés. Gérald Tremblay a été réélu maire de Montréal. Il peut être heureux de sa victoire car après que tout se soit déchaîné contre lu, il a su tenir le coup. Mais il ne doit pas se « péter les bretelles » pour autant, car plus de 60% des électeurs se sont retournés contre lui. En France, avec la méthode électorale à deux tours, Tremblay ne serait probablement pas maire aujourd’hui.
Ce qui est important maintenant c’est que Tremblay forme un comité exécutif compétent et choisisse des hauts fonctionnaires capables de prendre en mains efficacement les affaires de la ville. Ce ne sera pas facile car les points de litige sont anormalement nombreux.
À mon avis, le dossier le plus important est celui de la révision de toute la procédure ayant rapport avec la réalisation de travaux publics. Il doit être examiné de fond en comble. Pour ce faire, les dirigeants de la ville doivent comprendre le pourquoi des augmentations de coûts des projets, malheureusement ils ne le sauront que si une grande enquête publique est tenue sur le sujet afin de dévoiler les dessous réels de la plus grande magouille de tous les temps dans le domaine de la construction au Québec.
Le premier ministre québécois Jean Charest préfère des enquêtes policières ad hoc à une commission publique pour faire ce travail. Je ne suis pas surpris de sa position sur le sujet car une enquête publique prend, une fois lancée, sa propre vie et devient incontrôlable, comme disait l’ex-PM Robert Bourassa. Charest est un politicien chevronné au succès électoral hors de l’ordinaire, il ne veut prendre aucun risque qui pourrait mettre en péril son pouvoir et celui de son parti.
Malheureusement pour le PM Charest, la demande générale pour cette commission d’enquête devient si grande qu’il ne saura la refuser éventuellement à moins que le haut-le-cœur ressenti par le public, suite aux faits scandaleux révélés par les journalistes, ne s’estompe suite au résultat de l’élection municipale de Montréal. J’espère que non, car le patronage, la collusion politiciens-entrepreneurs, celle entre entrepreneurs eux-mêmes et possiblement avec certains professionnels me paraissent trop évidentes pour être oubliées. Les coûts excessifs découlant de toute cette magouille affectent démesurément les budgets de nos gouvernements et de nos villes et privent les travailleurs de milliers d’emplois.
La nouvelle opposition à l’hôtel de ville a l’appui d’une vaste majorité de Montréalais et de Montréalaises sur ce sujet pour presser fortement le maire Tremblay et son équipe à demander à Québec la tenue de l’enquête sur les augmentations excessives des coûts de la construction de travaux publics. Il y va directement de l’intérêt des contribuables de Montréal.
J’ai été heureux d’apprendre que l’Ordre des Ingénieurs du Québec vient de demander que la commission d’enquête soit mise sur pied. De plus, voulant s’assurer que la bonne réputation de l’ensemble des ingénieurs soit protégée, l’Ordre a décidé de ne pas attendre la décision du PM et a mis sur pied une enquête interne pour déterminer si le code de déontologie de la profession a été bafoué.
J’espère que l’Association des ingénieurs-conseils du Québec fera de même et démontrera qu’elle n’est pas, comme disait récemment Le Devoir, un club de firmes de génie réunies ensemble pour se protéger mutuellement mais plutôt un organisme qui vise à assurer que ses membres respectent des normes de conduite irréprochable et pratiquent un haut niveau d’éthique professionnelle.
La crainte des libéraux du Québec et de leur chef Jean Charest réside dans le fait que le parti libéral est financé en bonne partie par des entrepreneurs du milieu de la construction et de celui des ingénieurs-conseils et que cela ressortira durant l’enquête. De plus, il est probable que de tels contributeurs de fonds viendront affirmer qu’ils ont financé dans le passé les campagnes de candidats au leadership de leur parti, dont celle de Jean Charest.
Ces méthodes ont toujours existé et font partie de la normalité des choses. Il semble que ce n’est qu’actuellement que les citoyens et les citoyennes se réveillent et prennent connaissance de ce financement légal que les journalistes qualifient d’immoral. Le danger pour Charest et pour tous les politiciens, de tous partis, est que les électeurs jugent de ce financement passé avec leurs yeux d’aujourd’hui.
Il y a quelques années, ces contributions monétaires étaient remises, en général, sans condition. Les entrepreneurs espéraient être reconnus afin de pouvoir soumissionner sur des projets futurs. Les ingénieurs y voyaient une opportunité de faire valoir leur firme afin d’obtenir des mandats professionnels d’ingénierie. ll ne s’agissait pas de collusion pour augmenter les prix car les entrepreneurs se concurrençaient et soumissionnaient leur meilleur prix et les ingénieurs étaient rémunérés conformément au tarif minimum des honoraires professionnels établi par le gouvernement du Québec. Ayant vécu cette période comme ingénieur-conseil, je peux certifier que la concurrence était forte. En général, les payeurs de taxes en avaient pour leur argent. C’est toute la différence avec aujourd’hui alors que le « free for all » dans le milieu de la construction a fait grimper les coûts des travaux au Québec de 35% plus chers qu’en Ontario.
Les étoiles s’alignent pour une enquête publique. J’espère que le PM Jean Charest trouvera le courage politique pour la déclencher. Les partis politiques étant tous dans le même bateau, ils seront sûrement écorchés à tour de rôle mais ils en ressortiront tous mieux car l’intérêt public sera bien servi.
Le maire Tremblay, pour regagner la confiance perdue chez de nombreux citoyens et citoyennes de Montréal doit poser de grands gestes. La demande de l’enquête publique en serait un des plus importants.
Claude Dupras
Ps. Il y a aussi la suggestion du chef du parti Projet Montréal, Richard Bergeron, qui est intéressante. Elle consiste à ce que le maire nomme à l’exécutif des membres des autres partis. Je vois bien Louise Harel, chef du parti Vision Montréal et Bergeron à ces postes. Le maire garderait quand même la majorité au comité exécutif et gouvernerait, Cela deviendrait une administration d’union montréalaise. Dans les circonstances actuelles, je crois que de telles nominations renforceraient l’exécutif et démontreraient que le maire veut vraiment changer les choses et corriger ce qui ne tourne pas rond à l’Hôtel de ville.
Ce qui est important maintenant c’est que Tremblay forme un comité exécutif compétent et choisisse des hauts fonctionnaires capables de prendre en mains efficacement les affaires de la ville. Ce ne sera pas facile car les points de litige sont anormalement nombreux.
À mon avis, le dossier le plus important est celui de la révision de toute la procédure ayant rapport avec la réalisation de travaux publics. Il doit être examiné de fond en comble. Pour ce faire, les dirigeants de la ville doivent comprendre le pourquoi des augmentations de coûts des projets, malheureusement ils ne le sauront que si une grande enquête publique est tenue sur le sujet afin de dévoiler les dessous réels de la plus grande magouille de tous les temps dans le domaine de la construction au Québec.
Le premier ministre québécois Jean Charest préfère des enquêtes policières ad hoc à une commission publique pour faire ce travail. Je ne suis pas surpris de sa position sur le sujet car une enquête publique prend, une fois lancée, sa propre vie et devient incontrôlable, comme disait l’ex-PM Robert Bourassa. Charest est un politicien chevronné au succès électoral hors de l’ordinaire, il ne veut prendre aucun risque qui pourrait mettre en péril son pouvoir et celui de son parti.
Malheureusement pour le PM Charest, la demande générale pour cette commission d’enquête devient si grande qu’il ne saura la refuser éventuellement à moins que le haut-le-cœur ressenti par le public, suite aux faits scandaleux révélés par les journalistes, ne s’estompe suite au résultat de l’élection municipale de Montréal. J’espère que non, car le patronage, la collusion politiciens-entrepreneurs, celle entre entrepreneurs eux-mêmes et possiblement avec certains professionnels me paraissent trop évidentes pour être oubliées. Les coûts excessifs découlant de toute cette magouille affectent démesurément les budgets de nos gouvernements et de nos villes et privent les travailleurs de milliers d’emplois.
La nouvelle opposition à l’hôtel de ville a l’appui d’une vaste majorité de Montréalais et de Montréalaises sur ce sujet pour presser fortement le maire Tremblay et son équipe à demander à Québec la tenue de l’enquête sur les augmentations excessives des coûts de la construction de travaux publics. Il y va directement de l’intérêt des contribuables de Montréal.
J’ai été heureux d’apprendre que l’Ordre des Ingénieurs du Québec vient de demander que la commission d’enquête soit mise sur pied. De plus, voulant s’assurer que la bonne réputation de l’ensemble des ingénieurs soit protégée, l’Ordre a décidé de ne pas attendre la décision du PM et a mis sur pied une enquête interne pour déterminer si le code de déontologie de la profession a été bafoué.
J’espère que l’Association des ingénieurs-conseils du Québec fera de même et démontrera qu’elle n’est pas, comme disait récemment Le Devoir, un club de firmes de génie réunies ensemble pour se protéger mutuellement mais plutôt un organisme qui vise à assurer que ses membres respectent des normes de conduite irréprochable et pratiquent un haut niveau d’éthique professionnelle.
La crainte des libéraux du Québec et de leur chef Jean Charest réside dans le fait que le parti libéral est financé en bonne partie par des entrepreneurs du milieu de la construction et de celui des ingénieurs-conseils et que cela ressortira durant l’enquête. De plus, il est probable que de tels contributeurs de fonds viendront affirmer qu’ils ont financé dans le passé les campagnes de candidats au leadership de leur parti, dont celle de Jean Charest.
Ces méthodes ont toujours existé et font partie de la normalité des choses. Il semble que ce n’est qu’actuellement que les citoyens et les citoyennes se réveillent et prennent connaissance de ce financement légal que les journalistes qualifient d’immoral. Le danger pour Charest et pour tous les politiciens, de tous partis, est que les électeurs jugent de ce financement passé avec leurs yeux d’aujourd’hui.
Il y a quelques années, ces contributions monétaires étaient remises, en général, sans condition. Les entrepreneurs espéraient être reconnus afin de pouvoir soumissionner sur des projets futurs. Les ingénieurs y voyaient une opportunité de faire valoir leur firme afin d’obtenir des mandats professionnels d’ingénierie. ll ne s’agissait pas de collusion pour augmenter les prix car les entrepreneurs se concurrençaient et soumissionnaient leur meilleur prix et les ingénieurs étaient rémunérés conformément au tarif minimum des honoraires professionnels établi par le gouvernement du Québec. Ayant vécu cette période comme ingénieur-conseil, je peux certifier que la concurrence était forte. En général, les payeurs de taxes en avaient pour leur argent. C’est toute la différence avec aujourd’hui alors que le « free for all » dans le milieu de la construction a fait grimper les coûts des travaux au Québec de 35% plus chers qu’en Ontario.
Les étoiles s’alignent pour une enquête publique. J’espère que le PM Jean Charest trouvera le courage politique pour la déclencher. Les partis politiques étant tous dans le même bateau, ils seront sûrement écorchés à tour de rôle mais ils en ressortiront tous mieux car l’intérêt public sera bien servi.
Le maire Tremblay, pour regagner la confiance perdue chez de nombreux citoyens et citoyennes de Montréal doit poser de grands gestes. La demande de l’enquête publique en serait un des plus importants.
Claude Dupras
Ps. Il y a aussi la suggestion du chef du parti Projet Montréal, Richard Bergeron, qui est intéressante. Elle consiste à ce que le maire nomme à l’exécutif des membres des autres partis. Je vois bien Louise Harel, chef du parti Vision Montréal et Bergeron à ces postes. Le maire garderait quand même la majorité au comité exécutif et gouvernerait, Cela deviendrait une administration d’union montréalaise. Dans les circonstances actuelles, je crois que de telles nominations renforceraient l’exécutif et démontreraient que le maire veut vraiment changer les choses et corriger ce qui ne tourne pas rond à l’Hôtel de ville.
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mardi 27 octobre 2009
Le meilleur à la mairie
Les Montréalaises et les Montréalais se grattent la tête à savoir pour qui voter à la mairie lors de l’élection municipale du 1er novembre. Je les comprends.
J’ai eu l’occasion durant les derniers jours de faire le tour de mes amis pour discuter de l’élection. Ce sont des Montréalais de longue date, qui aiment notre ville et qui pensent à long terme. À ma grande surprise, plusieurs avaient déjà voté, lors du scrutin par anticipation de dimanche dernier. Et à ma plus grande surprise, presque tous ont voté pour le candidat de Projet Montréal, Richard Bergeron.
En général, ils m’ont admis qu’ils ne pouvaient pas se résoudre à voter soit pour Louise Harel, soit pour Gérald Tremblay. Chacun avait ses raisons personnelles qui rimaient avec les mots intégrité et efficacité.
Jusqu’à un certain point leurs arguments rencontrent ceux que je mijote dans ma tête depuis quelques semaines.
Je crois que Gérald Tremblay est une personne honnête et intègre. C’est un homme d’envergure qui a toujours bien représenté Montréal. Cependant, la fin de son règne baigne dans une odeur de scandales qui nuit considérablement à la réputation des Montréalais. Il faut que ça change ! Je lui reproche d’avoir nommé à des postes-clés de l’administration montréalaise, tous les personnages qui sont aujourd’hui la source de nos problèmes. C’est là son principal défaut, il n’a pas su choisir des gens capables de bien servir la ville. On n’engage pas un directeur général sur un coup de téléphone, on ne nomme pas un président de l’exécutif lié, mains et pieds, à un groupe d’entrepreneurs et d’ingénieurs, etc… Gérald Tremblay a failli dans son importante tâche de donner à Montréal une équipe solide pour la diriger.
Je sais que Louise Harel est une personne intègre. Mais comme ministre, elle a été à la source de la loi de la fusion des villes malgré tous les référendums tenus dans les différentes villes visées par la loi, par lesquels les populations ont dit NON à plus de 80% aux fusions proposées. Ce n’était pas le geste d’une grande démocrate. Et ces fusions, suivies des « défusions » ont coûté une fortune aux contribuables. Cela est dû principalement à son manque de vision.
Louise Harel change aussi souvent d’idée comme elle vient tout juste de le faire hier en rapport avec la centralisation des pouvoirs à Montréal. Suite à la pression, en fin de campagne, venant de ses candidats dans les arrondissements, sa proposition est devenue une centralisation-décentralisée. Allez comprendre quelque chose là-dedans !
De plus, je ne crois pas Louise Harel est bien placée pour discuter avec les gouvernements supérieurs pour l’obtention d’aide au développement de Montréal. Avec son passé de « pure et dure » séparatiste et son incapacité à parler la langue anglaise, elle est une personne incapable de représenter tous les Montréalais. Je crains aussi qu’elle provoque des affrontements stériles avec le gouvernement du Québec pour des raisons qui n’auront rien à voir avec le meilleur intérêt des Montréalais.
Quant au président de l’exécutif que Louise Harel propose, il ne semble pas suffisamment compétent pour administrer un budget de quatre milliards de $. C’est un homme d’une expertise, la culture, et malheureusement ce n’est pas suffisant.
Puis, il reste le troisième candidat, Richard Bergeron, l’oublié de cette campagne puisque les médias n’ont parlé que de scandales et ce débat touchait principalement Gérald Tremblay et Louise Harel.
Bergeron est conseiller municipal depuis 4 ans et a fondé le parti Projet Montréal. Il a étudié l’architecture, a une maîtrise en urbanisme, un doctorat en aménagement urbain et il a enseigné à l’institut d’urbanisme. Il a été volontaire au Service universitaire à l’étranger. Il a publié plusieurs livres dont le livre noir de l’automobile. Il a été président des coopératives d’habitation de Montréal. Il a été consultant pour le ministère de la Métropole et responsable des analyses stratégiques de l’agence Métropolitaine de transport. En somme, Richard Bergeron a travaillé sur la planification d’ensemble, l’économie immobilière, la gestion des services, l’environnement, les transports, etc. des milieux urbains. Une bonne expérience pour quelqu’un qui veut diriger une grande ville.
Bergeron est un homme d’idées et propose un programme politique pour une élection municipale de Montréal comme j’ai rarement vu avec des idées aussi originales que pratiques. Son équipe est composée de gens dynamiques, instruits, intelligents, souvent jeunes et prêts à servir. J’ai l’impression qu’ils sont en mesure de redonner un nouveau souffle de qualité de vie à Montréal.
La campagne électorale du parti de Richard Bergeron fut modeste avec un budget de 200,000 $ pour l’ensemble de la ville avec un financement strictement populaire et parfaitement transparent. Cela veut dire qu’élu, Bergeron sera libre de toutes attaches. Et c’est ce dont nous avons besoin aujourd’hui à l’hôtel de ville dans les circonstances actuelles. Un homme d’éthique professionnelle capable d’assurer que des règles de bonne conduite irréprochable seront respectées par tous les dirigeants élus et les hauts fonctionnaires.
J’ai aussi été impressionné par l’appui à Richard Bergeron du fameux juge John H. Gomery, qui a dirigé de main de maître l’enquête sur le scandale des commandites à Ottawa. C’est une caution importante de la droiture et de l’intégrité de ce candidat.
Richard Bergeron mérite d’être mieux connu et je vous encourage à visiter le site de son parti Projet Montréal à http://www.projetmontreal.org/ pour y lire sa biographie, celles de ses candidats et leur programme politique pour l’avenir de Montréal.
Je crois que Richard Bergeron pourra faire un bon maire de Montréal.
Claude Dupras
J’ai eu l’occasion durant les derniers jours de faire le tour de mes amis pour discuter de l’élection. Ce sont des Montréalais de longue date, qui aiment notre ville et qui pensent à long terme. À ma grande surprise, plusieurs avaient déjà voté, lors du scrutin par anticipation de dimanche dernier. Et à ma plus grande surprise, presque tous ont voté pour le candidat de Projet Montréal, Richard Bergeron.
En général, ils m’ont admis qu’ils ne pouvaient pas se résoudre à voter soit pour Louise Harel, soit pour Gérald Tremblay. Chacun avait ses raisons personnelles qui rimaient avec les mots intégrité et efficacité.
Jusqu’à un certain point leurs arguments rencontrent ceux que je mijote dans ma tête depuis quelques semaines.
Je crois que Gérald Tremblay est une personne honnête et intègre. C’est un homme d’envergure qui a toujours bien représenté Montréal. Cependant, la fin de son règne baigne dans une odeur de scandales qui nuit considérablement à la réputation des Montréalais. Il faut que ça change ! Je lui reproche d’avoir nommé à des postes-clés de l’administration montréalaise, tous les personnages qui sont aujourd’hui la source de nos problèmes. C’est là son principal défaut, il n’a pas su choisir des gens capables de bien servir la ville. On n’engage pas un directeur général sur un coup de téléphone, on ne nomme pas un président de l’exécutif lié, mains et pieds, à un groupe d’entrepreneurs et d’ingénieurs, etc… Gérald Tremblay a failli dans son importante tâche de donner à Montréal une équipe solide pour la diriger.
Je sais que Louise Harel est une personne intègre. Mais comme ministre, elle a été à la source de la loi de la fusion des villes malgré tous les référendums tenus dans les différentes villes visées par la loi, par lesquels les populations ont dit NON à plus de 80% aux fusions proposées. Ce n’était pas le geste d’une grande démocrate. Et ces fusions, suivies des « défusions » ont coûté une fortune aux contribuables. Cela est dû principalement à son manque de vision.
Louise Harel change aussi souvent d’idée comme elle vient tout juste de le faire hier en rapport avec la centralisation des pouvoirs à Montréal. Suite à la pression, en fin de campagne, venant de ses candidats dans les arrondissements, sa proposition est devenue une centralisation-décentralisée. Allez comprendre quelque chose là-dedans !
De plus, je ne crois pas Louise Harel est bien placée pour discuter avec les gouvernements supérieurs pour l’obtention d’aide au développement de Montréal. Avec son passé de « pure et dure » séparatiste et son incapacité à parler la langue anglaise, elle est une personne incapable de représenter tous les Montréalais. Je crains aussi qu’elle provoque des affrontements stériles avec le gouvernement du Québec pour des raisons qui n’auront rien à voir avec le meilleur intérêt des Montréalais.
Quant au président de l’exécutif que Louise Harel propose, il ne semble pas suffisamment compétent pour administrer un budget de quatre milliards de $. C’est un homme d’une expertise, la culture, et malheureusement ce n’est pas suffisant.
Puis, il reste le troisième candidat, Richard Bergeron, l’oublié de cette campagne puisque les médias n’ont parlé que de scandales et ce débat touchait principalement Gérald Tremblay et Louise Harel.
Bergeron est conseiller municipal depuis 4 ans et a fondé le parti Projet Montréal. Il a étudié l’architecture, a une maîtrise en urbanisme, un doctorat en aménagement urbain et il a enseigné à l’institut d’urbanisme. Il a été volontaire au Service universitaire à l’étranger. Il a publié plusieurs livres dont le livre noir de l’automobile. Il a été président des coopératives d’habitation de Montréal. Il a été consultant pour le ministère de la Métropole et responsable des analyses stratégiques de l’agence Métropolitaine de transport. En somme, Richard Bergeron a travaillé sur la planification d’ensemble, l’économie immobilière, la gestion des services, l’environnement, les transports, etc. des milieux urbains. Une bonne expérience pour quelqu’un qui veut diriger une grande ville.
Bergeron est un homme d’idées et propose un programme politique pour une élection municipale de Montréal comme j’ai rarement vu avec des idées aussi originales que pratiques. Son équipe est composée de gens dynamiques, instruits, intelligents, souvent jeunes et prêts à servir. J’ai l’impression qu’ils sont en mesure de redonner un nouveau souffle de qualité de vie à Montréal.
La campagne électorale du parti de Richard Bergeron fut modeste avec un budget de 200,000 $ pour l’ensemble de la ville avec un financement strictement populaire et parfaitement transparent. Cela veut dire qu’élu, Bergeron sera libre de toutes attaches. Et c’est ce dont nous avons besoin aujourd’hui à l’hôtel de ville dans les circonstances actuelles. Un homme d’éthique professionnelle capable d’assurer que des règles de bonne conduite irréprochable seront respectées par tous les dirigeants élus et les hauts fonctionnaires.
J’ai aussi été impressionné par l’appui à Richard Bergeron du fameux juge John H. Gomery, qui a dirigé de main de maître l’enquête sur le scandale des commandites à Ottawa. C’est une caution importante de la droiture et de l’intégrité de ce candidat.
Richard Bergeron mérite d’être mieux connu et je vous encourage à visiter le site de son parti Projet Montréal à http://www.projetmontreal.org/ pour y lire sa biographie, celles de ses candidats et leur programme politique pour l’avenir de Montréal.
Je crois que Richard Bergeron pourra faire un bon maire de Montréal.
Claude Dupras
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samedi 24 octobre 2009
On vote pour qui ? Le meilleur !
Les Montréalaises et Montréalais vivent en ce moment une élection inhabituelle! Les déclarations des candidats à la mairie deviennent de plus en plus étonnantes. De nouvelles insinuations, accusations, inventions, rumeurs, ouï-dire déferlent sur nous, de toutes parts, à un rythme que même les medias peinent à suivre. Ces révélations sont tellement nombreuses et souventes fois fracassantes qu’on ne prend pas le temps de juger si elles sont vraies, fausses ou demie-vérités. On ne fait plus de nuance.
Tous se liguent contre le maire sortant Gérald Tremblay. Les médias prennent parties dans le débat. Les animateurs d’émissions d’affaires publiques, particulièrement à la télévision de Radio-Canada, se surprennent eux-mêmes à attaquer Tremblay, sur la base des informations qu’ils collectent sans même avoir jugé de leur validité. Même les observateurs-invités qui se doivent d’être neutres, profitent de la tribune qu’on leur offre pour dénigrer le maire ou mousser indirectement leur candidat. On réagit comme si tout ce qui est dit est vrai. On ne fait pas la part des choses. Du jamais vu !
Dans cette mer en tourmente, les candidats aux différents postes de maires d’arrondissements et de conseillers de la ville ou d’arrondissements naviguent difficilement car ils sont tous liés directement au sort du candidat à la mairie de leur parti. Ils vivent des jours difficiles. Alors que normalement, à cette période de leur campagne électorale, ils devraient aller à la rencontre du plus grand nombre d’électeurs possibles pour mieux se faire connaître et expliquer leur programme électoral, ils se retrouvent soit sur la défensive soit sur l’attaque sur la seule question de l’intégrité de l’administration sortante.
Je plains ces femmes et ces hommes qui par sens civique ont décidé de faire leur part et ont eu l’audace de se présenter pour servir leurs concitoyens. Plusieurs ont hésité avant d’accepter car la tâche n’est pas toujours facile. Mais, ils ont finalement fait le saut et il faut les en féliciter et les comprendre aujourd’hui.
Dans un de mes blogs en rapport avec cette élection montréalaise, j’ai fait la recommandation à mes lecteurs de voter pour le meilleur candidat à chaque siège. Ainsi, nous aurons les meilleures personnes siégeant au conseil municipal et à ceux des arrondissements. Et cela, nonobstant les partis municipaux qui ne sont en fait que des simulacres de démocratie. Ces organisations politiques (je devrais dire électorales) plus ou moins éphémères sont des farces qui perdurent plus ou moins longtemps et qui ne servent qu’à récolter les fonds gouvernementaux alloués aux partis municipaux.
Avec la déferlante des accusations de cette élection, ma recommandation prend de plus en plus son sens. Si l’électeur ne s’arrête pas pour analyser les différentes candidatures afin de déterminer qui sont les meilleurs et ne vote qu’en fonction du candidat à la mairie, Montréal ne profitera sûrement pas des meilleurs éléments pour la diriger.
Ainsi, dans le Plateau Mont-Royal, un des candidats à la mairie se nomme Michel Labrecque. Je le connais depuis sa naissance car son père était mon confrère à Polytechnique. Je sais que Michel sera un atout important pour l’avenir de la métropole et je n’hésite pas à le recommander fortement aux électeurs qui votent dans ce district.
Michel Labrecque est un homme honnête à qui les Montréalais doivent déjà beaucoup.
Depuis sa tendre enfance, il a toujours été un amateur de vélo. Parmi les plus grands que Montréal ait connus. Il a été un des premiers à promouvoir l’installation de pistes cyclables dans notre ville. Par sa détermination, il a su convaincre, avec d’autres, les administrations municipales depuis Drapeau de l’importance du vélo pour les Montréalaises et Montréalais. Il a réussi admirablement bien. Il a créé Vélo Québec qu’il a dirigé de 1985 à 2000 et a été un des principaux contributeurs à la création du Tour de l’île de Montréal, la Maison des cyclistes et la Route verte (4 000 km de voie cyclable) qui est le plus long itinéraire cyclable d’Amérique.
Parallèlement à ces activités, il a imaginé le festival Montréal en Lumières qu’il a présidé et dirigé de 1998 à 2000. Grâce à ce festival, l’hiver à Montréal est moins long. L’événement attire plus de 750 000 festivaliers par ses volets gastronomique, artistique, festif et sa Nuit blanche. Ce festival est devenu un grand moment annuel de Montréal et a atteint une renommée internationale.
En 1999 et en 2000, Michel Labrecque a été chargé de cours à l’UQAM, en gestion d’événements festivaliers. De 1992 à 2005, il a été chroniqueur à la radio et à la télévision de Radio-Canada (Plaisirs, VSD bonjour, Indicatif présent, Vélo-mag) et de Télé-Québec (Consommaction, Télé-services).
Son amour pour le vélo, qu’il a pratiqué sur les routes d’innombrables pays, a fait comprendre à Michel Labrecque l’importance de l’environnement dans la vie de l’individu et en a fait un authentique défenseur. De fil en aiguille, il a été amené à présider le Conseil régional de l’environnement de Montréal et à participé activement à l’élaboration du Plan stratégique de développement durable de la ville de Montréal.
En 2005, voulant poursuivre son travail, il décide de briguer les suffrages pour devenir conseiller municipal de Montréal. Élu, il continue à propager ses idées au sein de sa formation politique tout en développant son intérêt pour les transports actifs et collectifs dans l’aménagement urbain. Le maire et son équipe reconnaissant son enthousiasme et son expertise lui offre de présider le conseil de la Société de Transport de Montréal.
Cet homme intelligent, simple, dévoué, attentif, plein d’idées, créateur, bon organisateur, excellent administrateur et chef de file hors de l’ordinaire offre ses services pour devenir maire de l’arrondissement du Plateau Mont-Royal. Voilà un bel exemple d’un candidat qui mérite d’être élu, nonobstant le parti auquel il adhère, parce qu’il a le potentiel de devenir un leader important de notre ville. Je suis convaincu que le Plateau sera très bien servi par Michel Labrecque.
Il y a des hommes et des femmes de grande qualité qui sont candidats à l’élection du 1er novembre à Montréal et qui devraient être élus. Choisissons les meilleurs, quelque soit le parti, et Montréal sera bien dirigé.
Claude Dupras
Tous se liguent contre le maire sortant Gérald Tremblay. Les médias prennent parties dans le débat. Les animateurs d’émissions d’affaires publiques, particulièrement à la télévision de Radio-Canada, se surprennent eux-mêmes à attaquer Tremblay, sur la base des informations qu’ils collectent sans même avoir jugé de leur validité. Même les observateurs-invités qui se doivent d’être neutres, profitent de la tribune qu’on leur offre pour dénigrer le maire ou mousser indirectement leur candidat. On réagit comme si tout ce qui est dit est vrai. On ne fait pas la part des choses. Du jamais vu !
Dans cette mer en tourmente, les candidats aux différents postes de maires d’arrondissements et de conseillers de la ville ou d’arrondissements naviguent difficilement car ils sont tous liés directement au sort du candidat à la mairie de leur parti. Ils vivent des jours difficiles. Alors que normalement, à cette période de leur campagne électorale, ils devraient aller à la rencontre du plus grand nombre d’électeurs possibles pour mieux se faire connaître et expliquer leur programme électoral, ils se retrouvent soit sur la défensive soit sur l’attaque sur la seule question de l’intégrité de l’administration sortante.
Je plains ces femmes et ces hommes qui par sens civique ont décidé de faire leur part et ont eu l’audace de se présenter pour servir leurs concitoyens. Plusieurs ont hésité avant d’accepter car la tâche n’est pas toujours facile. Mais, ils ont finalement fait le saut et il faut les en féliciter et les comprendre aujourd’hui.
Dans un de mes blogs en rapport avec cette élection montréalaise, j’ai fait la recommandation à mes lecteurs de voter pour le meilleur candidat à chaque siège. Ainsi, nous aurons les meilleures personnes siégeant au conseil municipal et à ceux des arrondissements. Et cela, nonobstant les partis municipaux qui ne sont en fait que des simulacres de démocratie. Ces organisations politiques (je devrais dire électorales) plus ou moins éphémères sont des farces qui perdurent plus ou moins longtemps et qui ne servent qu’à récolter les fonds gouvernementaux alloués aux partis municipaux.
Avec la déferlante des accusations de cette élection, ma recommandation prend de plus en plus son sens. Si l’électeur ne s’arrête pas pour analyser les différentes candidatures afin de déterminer qui sont les meilleurs et ne vote qu’en fonction du candidat à la mairie, Montréal ne profitera sûrement pas des meilleurs éléments pour la diriger.
Ainsi, dans le Plateau Mont-Royal, un des candidats à la mairie se nomme Michel Labrecque. Je le connais depuis sa naissance car son père était mon confrère à Polytechnique. Je sais que Michel sera un atout important pour l’avenir de la métropole et je n’hésite pas à le recommander fortement aux électeurs qui votent dans ce district.
Michel Labrecque est un homme honnête à qui les Montréalais doivent déjà beaucoup.
Depuis sa tendre enfance, il a toujours été un amateur de vélo. Parmi les plus grands que Montréal ait connus. Il a été un des premiers à promouvoir l’installation de pistes cyclables dans notre ville. Par sa détermination, il a su convaincre, avec d’autres, les administrations municipales depuis Drapeau de l’importance du vélo pour les Montréalaises et Montréalais. Il a réussi admirablement bien. Il a créé Vélo Québec qu’il a dirigé de 1985 à 2000 et a été un des principaux contributeurs à la création du Tour de l’île de Montréal, la Maison des cyclistes et la Route verte (4 000 km de voie cyclable) qui est le plus long itinéraire cyclable d’Amérique.
Parallèlement à ces activités, il a imaginé le festival Montréal en Lumières qu’il a présidé et dirigé de 1998 à 2000. Grâce à ce festival, l’hiver à Montréal est moins long. L’événement attire plus de 750 000 festivaliers par ses volets gastronomique, artistique, festif et sa Nuit blanche. Ce festival est devenu un grand moment annuel de Montréal et a atteint une renommée internationale.
En 1999 et en 2000, Michel Labrecque a été chargé de cours à l’UQAM, en gestion d’événements festivaliers. De 1992 à 2005, il a été chroniqueur à la radio et à la télévision de Radio-Canada (Plaisirs, VSD bonjour, Indicatif présent, Vélo-mag) et de Télé-Québec (Consommaction, Télé-services).
Son amour pour le vélo, qu’il a pratiqué sur les routes d’innombrables pays, a fait comprendre à Michel Labrecque l’importance de l’environnement dans la vie de l’individu et en a fait un authentique défenseur. De fil en aiguille, il a été amené à présider le Conseil régional de l’environnement de Montréal et à participé activement à l’élaboration du Plan stratégique de développement durable de la ville de Montréal.
En 2005, voulant poursuivre son travail, il décide de briguer les suffrages pour devenir conseiller municipal de Montréal. Élu, il continue à propager ses idées au sein de sa formation politique tout en développant son intérêt pour les transports actifs et collectifs dans l’aménagement urbain. Le maire et son équipe reconnaissant son enthousiasme et son expertise lui offre de présider le conseil de la Société de Transport de Montréal.
Cet homme intelligent, simple, dévoué, attentif, plein d’idées, créateur, bon organisateur, excellent administrateur et chef de file hors de l’ordinaire offre ses services pour devenir maire de l’arrondissement du Plateau Mont-Royal. Voilà un bel exemple d’un candidat qui mérite d’être élu, nonobstant le parti auquel il adhère, parce qu’il a le potentiel de devenir un leader important de notre ville. Je suis convaincu que le Plateau sera très bien servi par Michel Labrecque.
Il y a des hommes et des femmes de grande qualité qui sont candidats à l’élection du 1er novembre à Montréal et qui devraient être élus. Choisissons les meilleurs, quelque soit le parti, et Montréal sera bien dirigé.
Claude Dupras
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jeudi 8 octobre 2009
Louise Harel et le syndicat maudit
Ça n’augure pas bien pour les payeurs de taxes et la qualité des services municipaux de Montréal. Le syndicat des cols-bleus profite à nouveau de l’élection municipale imminente pour chercher à faire améliorer leurs conditions de travail, qui sont déjà parmi les meilleures au Canada. Le maire Gérald Tremblay, nonobstant sa popularité décroissante, vient d’affirmer, avec courage et conviction, qu’il n’acceptera jamais les demandes de ce syndicat qu’il fixe à plus de 100 millions de $.
J’ai vécu un tel moment. En 1986, après avoir pris la succession de Jean Drapeau, je devenais le candidat à la mairie du parti civique de Montréal. Dès les jours qui suivirent, je fus approché par les représentants des cols-bleus qui voulaient connaître mes intentions sur la position de l’administration sortante Drapeau-Lamarre qui refusait leurs demandes syndicales et qu’elle qualifiait d’exagérées. Je les assurai que je traiterais toujours tous les employés de la ville comme s’ils étaient mes propres employés car j’avais la conviction que la qualité de leur travail et leur productivité étaient directement liées à leur bonheur d’œuvrer pour la ville.
Je n’étais pas à ce moment-là, évidemment, en mesure de me prononcer sur un dossier aussi important et compliqué. L’avoir fait n’aurait été que de l’opportuniste politique. Par contre, je promis que ce conflit serait ma priorité première dès les premiers jours de mon administration. Cela ne fit pas l’affaire des représentants du syndicat qui voulaient que je persuade, sur-le-champ, l’administration sortante d’accepter leur entente collective, telle que proposée, avant le jour des élections. Ils laissaient planer l’idée que j’obtiendrais alors leur appui électoral. Malgré que ce fût du pur chantage, mon adversaire Jean Doré accepta leurs conditions. Le soir, lors de l’assemblée du syndicat à l’aréna Paul Sauvé, la télé rapporta des images qui montraient les cols-bleus portant des affiches à l’effigie de Doré.
Ce syndicat était alors dirigé, depuis un an, par Jean Lapierre. Avant lui, le syndicat avait menacé le maire Drapeau. Une bombe éclata dans l’escalier d’entrée de son magnifique restaurant « le vaisseau d’or » de la rue Peel. Des dégâts considérables et le danger potentiel pour ses clients obligèrent Drapeau à fermer boutique. Puis, une bombe éclata sous le balcon arrière de la maison du maire à Cité-Jardin et détruisit une partie de la maison alors que sa famille y était. Nonobstant ces incidents dangereux, le maire montra son courage et maintint ses positions qui étaient plus que raisonnables. Enfin, sous l’administration Bourque, la porte de l’Hôtel de ville fut enfoncée par les syndiqués sous la direction de Lapierre qui en plus s’attaquèrent à la brigade anti-émeutes. Il se retrouva en prison, près d’un mois.
Lapierre milita aussi activement au sein du Parti Québécois, pour la souveraineté du Québec. Il fut un des purs et durs séparatistes, tout comme Louise Harel. Finalement, il prit sa retraite mais demeure un salarié du syndicat, grâce à un contrat qu’il s’est négocié lui-même, selon plusieurs observateurs. Il choisit son successeur Michel Parent qui, certains disent, est contrôlé à distance par Lapierre. Les cols-bleus reconnaissants, pour qui Lapierre est un Dieu, lui érigèrent un monument face à leur local de la rue Papineau.
Récemment, lors de l’assemblée du Conseil municipal, on a aperçu Louise Harel accompagnée de Michel Parent, dans les estrades réservées au public. Ce fut un geste surprenant, irréfléchi, imprudent et triste de la candidate à la mairie qui en dit long sur les négociations futures de Montréal avec le syndicat des cols-bleus, s’il elle devait devenir mairesse.
Pour aider Louise Harel, le syndicat mène une campagne démagogique contre le maire sortant. Par exemple, pour combattre la privatisation de certains emplois prônés par l’administration Tremblay, il dénonce l’honoraire de $60 l’heure pour un plombier fourni par une entreprise privée de plomberie prétextant que ce n’est que de l’argent dépensé inutilement puisqu’un col-bleu-plombier peut faire ce travail et ne coûte que $25 de l’heure à la ville. C’est une comparaison boiteuse qui ne tient pas compte que le salaire mentionné du col-bleu n’inclut pas tous les autres frais rattachés à son salaire, comme doit le faire obligatoirement l’entreprise privée pour couvrir ses frais comme : les équipements, les outils, les frais sociaux, les vacances et congés, les frais généraux, etc…
De plus, le syndicat refuse de reconnaître que le taux de productivité d’un très grand nombre de cols-bleus est faible, que plusieurs quittent le travail avant l’heure et qu’en général, ils sont lents et nonchalants dans l’exécution de leurs tâches. Michel Parent nie publiquement ces faits alors que les citoyens, témoins du travail des cols-bleus dans leur milieu, les constatent quotidiennement. Parent sait aussi que plusieurs de ses membres se consacrent aussi à des occupations personnelles sur leur temps de travail payé par la ville et il ne réagit pas.
Je ne veux pas donner l’impression que tous les membres des cols-bleus agissent ainsi car j’en connais personnellement plusieurs qui sont d’excellents employés de la ville. Malheureusement, un trop grand nombre d’entre eux agissent comme je l’ai décrit précédemment. Ils sont, en fait, motivés par l’exemple de leurs chefs et, en plus, les craignent. Ces derniers sont, en définitive, les vrais responsables de la tension permanente qui existe entre la ville et ce syndicat et il est clair qu’ils trompent sciemment la population montréalaise pour atteindre leurs fins. On me dit, qu’ils aiment à répéter que ce sont eux qui mènent à Montréal.
De son côté, Louise Harel ne dit rien face aux menaces que profère actuellement le syndicat maudit de la métropole et ne déplore pas les arrêts de travail qu’il provoque. Ce chantage éhonté se traduit par des nuisances majeures pour la population. En agissant ainsi, le syndicat croit pouvoir convaincre les électeurs que la paix ne sera retrouvée que s’ils élisent un maire qui acceptera leurs demandes. A mon avis, ils se trompent. Louise Harel erre aussi. En se montant chummy-chummy avec ce syndicat (ou un autre), elle perd de sa crédibilité. Les Montréalais et les Montréalaises ne sont pas dupes et comprennent qu’elle ne fait que de la « potilique » pour gagner des votes. Ils en ont soupé des grèves-éclairs déclenchés impunément par le syndicat et qui paralysent plusieurs services de la ville, dont la collecte des ordures.
J’espère que le syndicat des cols bleus deviendra un jour un syndicat responsable. Car il a aussi des bonnes idées, comme il l’a démontré en s’opposant à la privatisation de l’eau. Je l’appuie dans cette démarche car je connais bien les frais énormes réclamés aux consommateurs par des compagnies privées qui gèrent la distribution d’eau dans des villes hors Québec. Des exemples renversants viennent, entre autres, de la France où les sociétés distributrices d’eau surfacturent exagérément leurs clients et corrompent les élus afin d’accroître les taux et de maintenir leur emprise sur ce service.
Il est essentiel que le prochain maire n’ait aucune attache ni obligation envers quelque syndicat que ce soit. Il, ou elle, se doit d’être en mesure de négocier librement toute entente dans le meilleur intérêt de tous les Montréalais et Montréalaises.
Malheureusement, il semble que l’histoire se répète et que Louise Harel, tout comme Jean Doré, s’est laissée menotter les poignets. Cela risque de coûter 100 millions de $ aux contribuables. Ça fait cher le vote !
Claude Dupras
J’ai vécu un tel moment. En 1986, après avoir pris la succession de Jean Drapeau, je devenais le candidat à la mairie du parti civique de Montréal. Dès les jours qui suivirent, je fus approché par les représentants des cols-bleus qui voulaient connaître mes intentions sur la position de l’administration sortante Drapeau-Lamarre qui refusait leurs demandes syndicales et qu’elle qualifiait d’exagérées. Je les assurai que je traiterais toujours tous les employés de la ville comme s’ils étaient mes propres employés car j’avais la conviction que la qualité de leur travail et leur productivité étaient directement liées à leur bonheur d’œuvrer pour la ville.
Je n’étais pas à ce moment-là, évidemment, en mesure de me prononcer sur un dossier aussi important et compliqué. L’avoir fait n’aurait été que de l’opportuniste politique. Par contre, je promis que ce conflit serait ma priorité première dès les premiers jours de mon administration. Cela ne fit pas l’affaire des représentants du syndicat qui voulaient que je persuade, sur-le-champ, l’administration sortante d’accepter leur entente collective, telle que proposée, avant le jour des élections. Ils laissaient planer l’idée que j’obtiendrais alors leur appui électoral. Malgré que ce fût du pur chantage, mon adversaire Jean Doré accepta leurs conditions. Le soir, lors de l’assemblée du syndicat à l’aréna Paul Sauvé, la télé rapporta des images qui montraient les cols-bleus portant des affiches à l’effigie de Doré.
Ce syndicat était alors dirigé, depuis un an, par Jean Lapierre. Avant lui, le syndicat avait menacé le maire Drapeau. Une bombe éclata dans l’escalier d’entrée de son magnifique restaurant « le vaisseau d’or » de la rue Peel. Des dégâts considérables et le danger potentiel pour ses clients obligèrent Drapeau à fermer boutique. Puis, une bombe éclata sous le balcon arrière de la maison du maire à Cité-Jardin et détruisit une partie de la maison alors que sa famille y était. Nonobstant ces incidents dangereux, le maire montra son courage et maintint ses positions qui étaient plus que raisonnables. Enfin, sous l’administration Bourque, la porte de l’Hôtel de ville fut enfoncée par les syndiqués sous la direction de Lapierre qui en plus s’attaquèrent à la brigade anti-émeutes. Il se retrouva en prison, près d’un mois.
Lapierre milita aussi activement au sein du Parti Québécois, pour la souveraineté du Québec. Il fut un des purs et durs séparatistes, tout comme Louise Harel. Finalement, il prit sa retraite mais demeure un salarié du syndicat, grâce à un contrat qu’il s’est négocié lui-même, selon plusieurs observateurs. Il choisit son successeur Michel Parent qui, certains disent, est contrôlé à distance par Lapierre. Les cols-bleus reconnaissants, pour qui Lapierre est un Dieu, lui érigèrent un monument face à leur local de la rue Papineau.
Récemment, lors de l’assemblée du Conseil municipal, on a aperçu Louise Harel accompagnée de Michel Parent, dans les estrades réservées au public. Ce fut un geste surprenant, irréfléchi, imprudent et triste de la candidate à la mairie qui en dit long sur les négociations futures de Montréal avec le syndicat des cols-bleus, s’il elle devait devenir mairesse.
Pour aider Louise Harel, le syndicat mène une campagne démagogique contre le maire sortant. Par exemple, pour combattre la privatisation de certains emplois prônés par l’administration Tremblay, il dénonce l’honoraire de $60 l’heure pour un plombier fourni par une entreprise privée de plomberie prétextant que ce n’est que de l’argent dépensé inutilement puisqu’un col-bleu-plombier peut faire ce travail et ne coûte que $25 de l’heure à la ville. C’est une comparaison boiteuse qui ne tient pas compte que le salaire mentionné du col-bleu n’inclut pas tous les autres frais rattachés à son salaire, comme doit le faire obligatoirement l’entreprise privée pour couvrir ses frais comme : les équipements, les outils, les frais sociaux, les vacances et congés, les frais généraux, etc…
De plus, le syndicat refuse de reconnaître que le taux de productivité d’un très grand nombre de cols-bleus est faible, que plusieurs quittent le travail avant l’heure et qu’en général, ils sont lents et nonchalants dans l’exécution de leurs tâches. Michel Parent nie publiquement ces faits alors que les citoyens, témoins du travail des cols-bleus dans leur milieu, les constatent quotidiennement. Parent sait aussi que plusieurs de ses membres se consacrent aussi à des occupations personnelles sur leur temps de travail payé par la ville et il ne réagit pas.
Je ne veux pas donner l’impression que tous les membres des cols-bleus agissent ainsi car j’en connais personnellement plusieurs qui sont d’excellents employés de la ville. Malheureusement, un trop grand nombre d’entre eux agissent comme je l’ai décrit précédemment. Ils sont, en fait, motivés par l’exemple de leurs chefs et, en plus, les craignent. Ces derniers sont, en définitive, les vrais responsables de la tension permanente qui existe entre la ville et ce syndicat et il est clair qu’ils trompent sciemment la population montréalaise pour atteindre leurs fins. On me dit, qu’ils aiment à répéter que ce sont eux qui mènent à Montréal.
De son côté, Louise Harel ne dit rien face aux menaces que profère actuellement le syndicat maudit de la métropole et ne déplore pas les arrêts de travail qu’il provoque. Ce chantage éhonté se traduit par des nuisances majeures pour la population. En agissant ainsi, le syndicat croit pouvoir convaincre les électeurs que la paix ne sera retrouvée que s’ils élisent un maire qui acceptera leurs demandes. A mon avis, ils se trompent. Louise Harel erre aussi. En se montant chummy-chummy avec ce syndicat (ou un autre), elle perd de sa crédibilité. Les Montréalais et les Montréalaises ne sont pas dupes et comprennent qu’elle ne fait que de la « potilique » pour gagner des votes. Ils en ont soupé des grèves-éclairs déclenchés impunément par le syndicat et qui paralysent plusieurs services de la ville, dont la collecte des ordures.
J’espère que le syndicat des cols bleus deviendra un jour un syndicat responsable. Car il a aussi des bonnes idées, comme il l’a démontré en s’opposant à la privatisation de l’eau. Je l’appuie dans cette démarche car je connais bien les frais énormes réclamés aux consommateurs par des compagnies privées qui gèrent la distribution d’eau dans des villes hors Québec. Des exemples renversants viennent, entre autres, de la France où les sociétés distributrices d’eau surfacturent exagérément leurs clients et corrompent les élus afin d’accroître les taux et de maintenir leur emprise sur ce service.
Il est essentiel que le prochain maire n’ait aucune attache ni obligation envers quelque syndicat que ce soit. Il, ou elle, se doit d’être en mesure de négocier librement toute entente dans le meilleur intérêt de tous les Montréalais et Montréalaises.
Malheureusement, il semble que l’histoire se répète et que Louise Harel, tout comme Jean Doré, s’est laissée menotter les poignets. Cela risque de coûter 100 millions de $ aux contribuables. Ça fait cher le vote !
Claude Dupras
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jeudi 3 septembre 2009
Louise Beaudoin, so what ?
Les journaux rapportent que l’ex-ministre péquiste Louise Beaudoin va supporter Louise Harel, ex-ministre PQ, pour son élection à la mairie de Montréal. Quelle nouvelle ! S’il faut qu’à chaque fois qu’un ou une ancien ministre PQ annonce son appui à Mme Harel, les média en fassent un plat, on n’a pas fini d’avoir des nouvelles « plates ». Il est certain que la très vaste majorité des ex-collègues ministres de Mme Harel vont la supporter. Il est aussi évident que les séparatistes feront de même en appuyant Mme Harel. Ils ne manqueront sûrement pas l’opportunité de voter pour une dure et pure péquiste à la tête de l’Hôtel de ville.
Il est aussi certain que les francophones « fédéralistes à tout prix » iront voter pour Gérald Tremblay. Et il en est de même pour les anglophones qui se rendront aux urnes non pas pour voter pour Tremblay mais pour chercher à éviter qu’une séparatiste s’empare de l’hôtel de ville. What’s new ?
Ces deux blocs de votes, les séparatistes d’un bord et les fédéralistes à tout prix de l’autre devraient être de poids égal et leur influence respective sera ainsi amenuisée. Louise Harel aura beau présenter des anglophones de façade l’appuyant, cela ne passera pas la rampe. De même, le maire Tremblay jouera un jeu similaire et soulignera l’appui de quelques souverainistes reconnus, mais il n’aura pas plus d’effet que son adversaire.
La décision sera donc celle des Montréalais et Montréalaises qui sont neutres et qui votent soit pour le parti Québécois soit pour le parti Libéral ou un autre, sur la base de l’enjeu de chaque élection. Et, aussi, elle sera celle des néo-Montréalais (es) qui sont de plus en plus nombreux. Normalement, ceux-ci ne se laissent pas influencer par le débat politique sur le statut du Québec, qui n’en finit plus. Ils se sont installés chez nous, loin de leur pays d’origine, pour toutes sortes de raisons. Pas très riches à leur arrivée, ils réussissent, par le travail et la persévérance, à bien élever et éduquer leurs enfants et cherchent à créer pour leur famille un milieu respectable et prometteur pour l’avenir. Jusqu’à un certain point, je crois que ces derniers sont la clef de la prochaine élection municipale de Montréal.
Il y a aussi, deux autres candidats. M. Richard Bergeron, chef de Projet Montréal et Louise O’Sullivan. Bergeron est un homme de qualité, racé, courageux, de principes qui propose des idées qui sont, souventes fois, des réponses sérieuses aux grands problèmes de notre ville. Malheureusement, à cause des circonstances actuelles qui braquent les réflecteurs sur le maire Tremblay et Mme Harel, M. Bergeron ne récoltera pas le nombre de votes qu’il mérite. Quant à Mme O’Sullivan, ex-membre du comité exécutif de la ville, sous le maire Tremblay, elle n’a aucune chance.
À la fin du règne de Jean Drapeau, on entendait plus souvent qu’autrement, le mot « dictature » lorsque l’on se référait à l’hôtel de ville. Dieu sait pourtant que Drapeau était loin d’un tel comportement. Aujourd’hui, alors que l’on a répondu au changement de structure municipale en créant une politique municipale de proximité, on se plaint à nouveau et on veut tout bousculer, tout bousiller, pour chercher à revenir à la formule passée. La solution n’est pas là.
Nous avons maintenant des arrondissements. Ce fut une erreur qui a été initié par le maire Jean Doré et qui a pris son envol avec la venue de la fusion et de la « défusion » des municipalités de l’île de Montréal. Je me suis opposé, depuis le tout début, à ce genre de réorganisation pour notre milieu municipal car j’estimais que nous avions la Communauté Urbaine de Montréal qui fonctionnait bien, malgré qu’il y avait place pour amélioration, et qui intégrait toutes les municipalités en rapport avec les grands besoins municipaux qui touchent notre île. Montréal a obtenu l’Expo67 et les Jeux Olympiques de 1976 et les a bien réussis. Elle a fait sa marque dans le monde et n’a pas eu besoin des fusions pour le faire !
Malheureusement, les politiciens ont agi différemment et nous ont donné la structure des arrondissements. Plusieurs personnes, aujourd’hui, veulent la défaire et revenir en arrière. Quant à moi, je dis « Non ». Assez, c’est assez !
Ce qu’il faut faire, c’est consolider notre structure, assurer une meilleure coordination entre la ville-centre et les arrondissements, unifier les responsabilités de certains services communs à plusieurs arrondissements (comme le déneigement), rendre la structure des arrondissements plus simple, moins onéreuse et plus accessible. Nous nous devons de participer de près à ce travail et à la vie de notre arrondissement afin que les politiciens, qui s’en chargeront, sachent que nous les avons à l’œil. Certains arrondissements, comme Outremont, sont un bel exemple de ce que j’avance. Les citoyens sont présents, actifs et s’occupent de la chose publique. Ils ont pu, par leur surveillance, mettre à jour une administration de pauvre qualité, malhonnête et la remplacer. Je ne dis pas que nous ne devrions pas unir l’arrondissement Ville-Marie à la ville Centre, mais j’affirme qu’il ne faut pas généraliser. Les arrondissements fonctionnent à Paris, pourquoi pas à Montréal ! À nous de nous assurer qu’il en est ainsi.
J’invite tous mes amis et mes concitoyens à mettre de côté leurs réflexes partisans et à juger les candidats à la mairie et les membres de leur parti, qui briguent leurs suffrages dans tous les coins de la ville, sur la base de leur valeur personnelle, leur expérience, leur équipe et le contenu de leur programme politique. Les temps sont trop difficiles et la crise économique trop importante pour que l’on s’abaisse à faire de la petite politique, de la « potilique » comme j’aime à dire.
Montréal est une ville qui mérite d’être au haut de l’échelle de comparaison avec les autres grandes villes du monde. Il en va de notre qualité de vie, de nos emplois et de l’avenir de nos enfants. L’évolution rapide de la technologie et les investissements gigantesques qui sont requis, pour maintenir nos infrastructures en bon état et les améliorer, nécessitent que nous devenions des citoyens intéressés aux affaires municipales. Non seulement durant une période électorale, mais, et surtout, entre les élections.
Choisissons le meilleur candidat à chaque poste, nonobstant son parti. Nous aurons ainsi partout les meilleurs administrateurs possibles. Que le parti qui en a le plus gagne ! Si par la suite, certains élus ne répondent pas à nos aspirations, nous pourrons les identifier et régler leur cas à la prochaine élection.
Je ne fais qu’une exception : les vire-capots. Ces renégats qui ne savent où planter leur tente ne méritent pas notre appui. Ils ont démontré qu’ils n’ont ni parole, ni principe, ni courage. Nous n’avons pas besoin de tels individus sans colonne vertébrale pour prendre soin de nos affaires. Comme on disait dans le bon vieux temps : « Dehors, les chiens pas de médaille ! ».
Claude Dupras
Il est aussi certain que les francophones « fédéralistes à tout prix » iront voter pour Gérald Tremblay. Et il en est de même pour les anglophones qui se rendront aux urnes non pas pour voter pour Tremblay mais pour chercher à éviter qu’une séparatiste s’empare de l’hôtel de ville. What’s new ?
Ces deux blocs de votes, les séparatistes d’un bord et les fédéralistes à tout prix de l’autre devraient être de poids égal et leur influence respective sera ainsi amenuisée. Louise Harel aura beau présenter des anglophones de façade l’appuyant, cela ne passera pas la rampe. De même, le maire Tremblay jouera un jeu similaire et soulignera l’appui de quelques souverainistes reconnus, mais il n’aura pas plus d’effet que son adversaire.
La décision sera donc celle des Montréalais et Montréalaises qui sont neutres et qui votent soit pour le parti Québécois soit pour le parti Libéral ou un autre, sur la base de l’enjeu de chaque élection. Et, aussi, elle sera celle des néo-Montréalais (es) qui sont de plus en plus nombreux. Normalement, ceux-ci ne se laissent pas influencer par le débat politique sur le statut du Québec, qui n’en finit plus. Ils se sont installés chez nous, loin de leur pays d’origine, pour toutes sortes de raisons. Pas très riches à leur arrivée, ils réussissent, par le travail et la persévérance, à bien élever et éduquer leurs enfants et cherchent à créer pour leur famille un milieu respectable et prometteur pour l’avenir. Jusqu’à un certain point, je crois que ces derniers sont la clef de la prochaine élection municipale de Montréal.
Il y a aussi, deux autres candidats. M. Richard Bergeron, chef de Projet Montréal et Louise O’Sullivan. Bergeron est un homme de qualité, racé, courageux, de principes qui propose des idées qui sont, souventes fois, des réponses sérieuses aux grands problèmes de notre ville. Malheureusement, à cause des circonstances actuelles qui braquent les réflecteurs sur le maire Tremblay et Mme Harel, M. Bergeron ne récoltera pas le nombre de votes qu’il mérite. Quant à Mme O’Sullivan, ex-membre du comité exécutif de la ville, sous le maire Tremblay, elle n’a aucune chance.
À la fin du règne de Jean Drapeau, on entendait plus souvent qu’autrement, le mot « dictature » lorsque l’on se référait à l’hôtel de ville. Dieu sait pourtant que Drapeau était loin d’un tel comportement. Aujourd’hui, alors que l’on a répondu au changement de structure municipale en créant une politique municipale de proximité, on se plaint à nouveau et on veut tout bousculer, tout bousiller, pour chercher à revenir à la formule passée. La solution n’est pas là.
Nous avons maintenant des arrondissements. Ce fut une erreur qui a été initié par le maire Jean Doré et qui a pris son envol avec la venue de la fusion et de la « défusion » des municipalités de l’île de Montréal. Je me suis opposé, depuis le tout début, à ce genre de réorganisation pour notre milieu municipal car j’estimais que nous avions la Communauté Urbaine de Montréal qui fonctionnait bien, malgré qu’il y avait place pour amélioration, et qui intégrait toutes les municipalités en rapport avec les grands besoins municipaux qui touchent notre île. Montréal a obtenu l’Expo67 et les Jeux Olympiques de 1976 et les a bien réussis. Elle a fait sa marque dans le monde et n’a pas eu besoin des fusions pour le faire !
Malheureusement, les politiciens ont agi différemment et nous ont donné la structure des arrondissements. Plusieurs personnes, aujourd’hui, veulent la défaire et revenir en arrière. Quant à moi, je dis « Non ». Assez, c’est assez !
Ce qu’il faut faire, c’est consolider notre structure, assurer une meilleure coordination entre la ville-centre et les arrondissements, unifier les responsabilités de certains services communs à plusieurs arrondissements (comme le déneigement), rendre la structure des arrondissements plus simple, moins onéreuse et plus accessible. Nous nous devons de participer de près à ce travail et à la vie de notre arrondissement afin que les politiciens, qui s’en chargeront, sachent que nous les avons à l’œil. Certains arrondissements, comme Outremont, sont un bel exemple de ce que j’avance. Les citoyens sont présents, actifs et s’occupent de la chose publique. Ils ont pu, par leur surveillance, mettre à jour une administration de pauvre qualité, malhonnête et la remplacer. Je ne dis pas que nous ne devrions pas unir l’arrondissement Ville-Marie à la ville Centre, mais j’affirme qu’il ne faut pas généraliser. Les arrondissements fonctionnent à Paris, pourquoi pas à Montréal ! À nous de nous assurer qu’il en est ainsi.
J’invite tous mes amis et mes concitoyens à mettre de côté leurs réflexes partisans et à juger les candidats à la mairie et les membres de leur parti, qui briguent leurs suffrages dans tous les coins de la ville, sur la base de leur valeur personnelle, leur expérience, leur équipe et le contenu de leur programme politique. Les temps sont trop difficiles et la crise économique trop importante pour que l’on s’abaisse à faire de la petite politique, de la « potilique » comme j’aime à dire.
Montréal est une ville qui mérite d’être au haut de l’échelle de comparaison avec les autres grandes villes du monde. Il en va de notre qualité de vie, de nos emplois et de l’avenir de nos enfants. L’évolution rapide de la technologie et les investissements gigantesques qui sont requis, pour maintenir nos infrastructures en bon état et les améliorer, nécessitent que nous devenions des citoyens intéressés aux affaires municipales. Non seulement durant une période électorale, mais, et surtout, entre les élections.
Choisissons le meilleur candidat à chaque poste, nonobstant son parti. Nous aurons ainsi partout les meilleurs administrateurs possibles. Que le parti qui en a le plus gagne ! Si par la suite, certains élus ne répondent pas à nos aspirations, nous pourrons les identifier et régler leur cas à la prochaine élection.
Je ne fais qu’une exception : les vire-capots. Ces renégats qui ne savent où planter leur tente ne méritent pas notre appui. Ils ont démontré qu’ils n’ont ni parole, ni principe, ni courage. Nous n’avons pas besoin de tels individus sans colonne vertébrale pour prendre soin de nos affaires. Comme on disait dans le bon vieux temps : « Dehors, les chiens pas de médaille ! ».
Claude Dupras
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