samedi 6 octobre 2012

« How am I not une vraie québécoise ? »

Son nom est Jennifer Sykucki de Saint-Hubert, Québec. Elle est désespérée face à son statut de québécoise. Dans une chronique du journal « the Montreal Gazette », elle vient d’exprimer l’angoisse qu’elle vit en rapport avec son identité. Je connais plusieurs personnes qui vivent une telle situation.

Jennifer a fait ses classes élémentaires et secondaires en langue française. Mariée depuis 19 ans à un Québécois pur-laine, ils ont deux adolescents parfaitement bilingues. Chez elle, on parle le français et l’anglais. Avec ses amis et les enfants du voisinage c’est le français. Son identité est trahie par son accent et la façon anglaise qu’elle a de s’exprimer.

Le cimetière de l’île d’Orléans témoigne que ses ancêtres maternels sont des Québécois de souche remontant jusqu’au 17e siècle à Dieppe. Il y a plus de soixante ans, ses grands parents paternels arrivent au Québec, avec leur fils, leur vie et rien d’autres, de la Pologne et de l’Allemagne, pays occupés par les nazis. Son père parle l’anglais et le français avec un fort accent.

Jennifer est fière de ses deux branches d’ancêtres qui lui enseignent ce que ce sont le travail et la liberté. Jeune, elle est affectée par la discorde linguistique autour de la loi 101. La tension entre les communautés anglophone et francophone monte dans son milieu de la Rive-sud. Elle devient aux yeux de plusieurs, l’« anglaise ». Durant cette période difficile, elle rêve aux USA, un endroit où elle se sentirait complètement à l’aise intellectuellement et linguistiquement, pense-t-elle. Finalement elle ne part pas et vingt-deux ans plus tard, elle est en amour avec le Québec.

Elle lit le français et l’écrit parfaitement sans devoir référer à une grammaire. Elle parle les deux langues et n’en préfère aucune. Avec son mari et ses enfants, elle utilise les deux langues. Pour ses parents c’est le français, pour son père c’est l’anglais.

Chez le dentiste, le médecin ou pour autres services, on lui demande dans quelle langue veut-elle être servie, elle répond celle que son interlocuteur préfère. Quelques fois, elle oublie un mot français ou un mot anglais. Mais cela, ça arrive à tout le monde !

Jennifer aime les langues française et anglaise et se dit bénie de les connaître toutes les deux. Elle explique que lorsqu’elle va partout au Québec, au Canada, aux USA, en France et autres nations francophones et anglophones,elle n’est jamais perdue et comprend toutes les indications routières ou les explications verbales de ceux qui l’aident à trouver son chemin. Dans le monde, on la voit comme une canadienne-française.

Malgré tout cela, elle se considère une québécoise anglophone. Si elle devient émotionnelle, c’est l’anglais qui ressort. Si elle devient passionnée pour un sujet, c’est en anglais qu’elle exprime mieux ses sentiments.

Son fils, comme sa mère, se voit comme un anglophone. Une fois, à l’école maternelle où elle l’avait inscrit pour mieux apprendre son français, il rencontre des parents d’élèves et se présente en anglais. Un père lui fait remarquer sèchement : « Parle français, on est au Québec…icitte ». Cet incident la marque négativement et elle s’en rappelle encore. Il y a à peine quelques jours, suite à l’élection du nouveau gouvernement, son fils revient de l’école avec un air blessé et dit à sa mère : « aujourd’hui on m’a dit à l’école que je n’étais pas un Québécois ! ». Encore une fois, Jennifer ressent son cœur souffrir.

Si le gouvernement oblige les francophones à fréquenter exclusivement les CEGEPS français, son fils devra s’y inscrire même si un CEGEP anglais correspondrait mieux à ses ambitions académiques et futures. Le fait qu’il soit parfaitement bilingue ne change rien. Jennifer se souvient de son rêve de jeunesse et espère que son fils n’arrivera pas à la même conclusion soit celle d’aller vivre sur le sol américain.

Jennifer et ses enfants se sentent réprimés. Elle pose des questions :

Ne serait-ce pas votre sentiment, si votre gouvernement vous rappellait quotidiennement qu’il veut faire voter des lois pour vous mettre à votre place ?

Ne serait-ce pas votre sentiment, si les gens qui vivent près de vous, vous regardaient avec un certain mépris et vous disaient que même si vous avez vécu toute votre vie avec eux dans la même communauté vous n’êtes pas un des leurs ?

Ne serait-cas votre sentiment, si toute votre vie vous aviez fait tous les efforts pour être un vraie québécoise, apprendre la langue française… que vos concitoyens vous méprisaient comme si vous n’en aviez pas fait assez ?

Ne serait-ce pas votre sentiment, si comme adulte vous viviez dans un des meilleurs pays du monde libre et que vous ne pouviez pas choisir l’éducation la mieux adaptée à vos besoins ?

Le gouvernement Marois ne pourra probablement pas mettre en application les lois qu’il préconise à cause du fait qu’il est minoritaire, mais c’est surtout le tort qu’il représente pour les anglophones qui les effraie.

Jennifer est choquée parce que son fils se sent comme un citoyen de seconde classe. Elle est née au Québec, y a vécu toute sa vie et veut y mourir. Pour elle, le Québec du PQ, n’est pas son Québec. Elle parle français. Elle parle anglais. Elle est une anglophone. Elle est une Québécoise.

Le texte qui précède est puisé presqu’entièrement dans celui de Jennifer qui a paru le 1er octobre dans le journal Gazette. J’ai cru bon l’utiliser pour en faire un billet de mon blog. Je crois qu’il nous faut, nous les francophones, réfléchir sur les sentiments qui animent nos voisins et amis anglophones.

Jennifer est un vraie Québécoise même si son texte s’intitule « How am I not une vraie québécoise ? ». Avec ses parents et son mari, elle a toujours travaillé durement pour assurer à sa famille une bonne éducation, une bonne vie. Ils sont tous bilingues. Je comprends leurs frustrations devant les discours de certains politiciens qui parlent comme si au Québec, il n’y avait que des francophones. Ce n’est pas correct.

L’accès obligatoire des francophones aux CEGEPS français, que veut imposer le nouveau gouvernement, est non seulement pas nécessaire mais, à mon point de vue, un accroc à la liberté de l’individu.

Nos enfants sont francophones parce qu’ils sont issus d’un milieu familial français. Suite à leur éducation primaire et secondaire, ils ont, actuellement, le choix d’entreprendre leurs études collégiales dans un CEGEP français ou anglais. Il en est de même pour l’université. Parmi eux, une minorité choisit le CEGEP anglais, soit pour parfaire sa connaissance de la langue anglaise, soit pour profiter du curriculum particulier d’une de ces institutions ou encore des ouvertures qu’elle génère sur le milieu du travail. C’est son choix. C’est don droit. Une chose est certaine, on ne fera jamais un anglophone d’un enfant francophone.

Ceux qui comme le fils de Jennifer grandissent dans un milieu familial bilingue avec un père français et une mère anglaise ou vice versa, ont la possibilité d’être francophone ou anglophone. Certains diront que c’est un avantage. Lorsque le fils de Jennifer a choisi d’être anglophone, cela a choqué son père, même s’il est parfaitement bilingue et qu’il soit qualifié de francophone par la loi (à cause de la langue de son père). C’est son choix. C’est son droit. Lui enlever le droit d’accéder à un CEGEP anglais est un geste injuste et pas correct.

Par ailleurs, certains jeunes anglophones choisissent le CEGEP français pour améliorer leur capacité de parler français. C’est leur choix. C’est leur droit. Est-ce que la nouvelle loi les empêchera d’accéder à un tel collège ? Sûrement pas. Alors….

Le nouveau gouvernement doit oublier cette promesse électorale qui viendra tout chambarder, ouvrir de vieilles blessures et qui est tissée d’injustices.

J’espère que le cri de désespoir de Jennifer sera entendu.


Claude Dupras

15 commentaires:

Liane a dit…

Madame Jennifer Sycucci, qui vous dit que vous êtes anglophone parce que vous portez un nom qui n’est pas français, parce que vous parlez anglais et francophone parce que vous parlez français, Vous êtes née au Québec, alors vous êtes québécoise. Dites-vous que vous êtes bilingue et bien chanceuse de l’être et essayez sans les bousculés de faire comprendre à vos enfants qu’ils sont aussi bilingues et c’est fabuleux. Laissez leur choisir leur langue parlée. Au Québec, c’est le cas d’une partie des québécois et beaucoup porte des noms étrangers. Je suis née au Québec de parents canadiens-français et sommes tous bilingues. Quand les enfants étaient petits, ils comprenaient l’anglais car la télévision était toujours en anglais. Ma fille aînée était parfaite bilingue dès l’âge de 4 ans. Personne ne nous a critiqués à cause de cela. Si autour de vous les gens parlent de votre famille, dites-vous que ce n’est pas votre problème mais bien le leur et tant pis pour eux s’ils ne tolèrent pas les gens différents d’eux. Je comprends que votre vie ne soit pas facile et je ne la connais pas mais ne trouvez-vous pas qu’il est temps de vous considérer comme québécoise puisque vous l’êtes de cœur et d’esprit. Je vous souhaite bon courage Jennifer et vous souhaite beaucoup de bonheur ainsi qu’à toute la famille.

Gérard St-D. a dit…

Salut à toi.
Je m’excuse mon cher mais le cas de Jennifer et sa famille ne me fait pas pleurer.
Ce qui m’artiste, c’est la bataille quotidienne que les francophones doivent mener pour conserver leur langue et leur culture.
Cette famille qui est si bien intégrée au Québec aurait du parler du traitement des anglophones au Québec. Il n’y a pas de pays au monde où on traite mieux sa minorité qu’au Québec.
Il ont les meilleurs hôpitaux les meilleurs institutions d’enseignement les meilleures bibliothèques, tout cela payé par nos taxes.
Regardons comment on traite les minorités francophones au Canada. Regardons comment on est traité chez Air Canada. L’hôpital Montfort, les écoles dans l’Ouest Canadien.
Des juges unilingues anglophones à la cour Suprême... Même le député Maxime Bernier intervient pour corriger le tire.
A la place des anglophones, je ferais attention, un jour on aura un gouvernement au Québec qui pourrait décider tout simplement d’appliquer le principe de la parité.
On traiterait les anglais au Québec comme les français sont traités ailleurs au Canada.
Il y aurait des grincements de dents.
Enfin, ce que les anglais doivent comprendre, c’est qu’au Québec c’est en français que ça se passe.

Salut et bonne fin de semaine.
On mange de la dinde...

Claude Dupras a dit…

Bonjour Gérard

On ne peut être plus en désaccord.

Ils sont près d’un millions d’anglophones québécois qui payent des taxes et parmi les plus hautes. Alors quand tu dis nos taxes, j’espère que tu les inclues dans le lot.

Crois-tu que si on n’avait pas eu de loi 101 qu’aujourd’hui tu serais un anglophone. Moi pas. C’est un argument farfelu et faiblard que l’on nous sert et qui n’est pas basé sur aucune statistiques. Dans ce temps là le degré d’éducation de notre peuple tait beaucoup plus bas qu’il l’est aujourd’hui. Et nous avons tenu le coup ensemble en participant activement dans toutes sortes d’organismes nationalistes pour nous relever et on a réussit. J’ai été diplômé de Poly en 1955 et nous étions 106 diplômés. Aujourd’hui, ils sont près de 3 000. De même aux HEC, etc… Ce n’est pas même chose.

Lorsqu’il y a une injustice pour un francophone, je m’y oppose et cherche à l’aider. Si c’est un anglophone qui subit une injustice, je fais de même. Comment vivre en société si on n’agit pas comme cela. Je n’aime pas ton genre de commentaire qui n’est pas digne de nous. Ce n’est pas en mettant nos pieds sur la tête des anglais que l’on deviendra grand.

La bataille quotidienne…. où çà. Je ne ressens absolument pas que ma langue et ma culture est en péril. Hors-Québec oui. Et cela c’est la faute à qui… Rappelle-toi les arguments des séparatistes lorsque l’on parle du sort des plus de 1 millions de francophones qui vivent dans les autres provinces (que nous aidions lorsque j’étais jeune) si le Québec devient indépendant. Ils affirment ouvertement qu’il n’y a rien à faire pour eux car de toute façon ils seront assimilés à la longue. Va dire cela au francos du nord ontarien, aux acadiens, aux francos de la Saskatchewan, de l’Alberta, du Yukon où il y a des écoles françaises et tu verras leurs réponses. Voyons donc, la culture et la langue pour eux est aussi importante qu’elle l’est pour nous. C’est beau se regarder le nombril mais cela indique que l’on ne regarde pas très loin. Le fait que tous ses francophones hors-Québec se battent pour leurs droits est une des raison principales que je ne suis pas séparatiste.

Si on est maltraité (le mot est beaucoup trop fort) ailleurs au Canada, on n’a qu’à se tenir debout comme l’on fait les francos-Ontariens pour Montfort, rappeler à l’ordre Air Canada qui erre quelques fois, quant aux écoles dans l’ouest canadien je te suggère de t’y rendre et tu m’en donneras des nouvelles. J’y suis allé moi. Il ne faut pas toujours croire ce qui est écrit dans les journaux. Si on avait maintenu la consigne du temps pré-séparatiste d’aider nos confrères des autres provinces, ils seraient aujourd’hui en meilleure condition.

Quant à l’argument des juges de la cour supérieures il est trop facile. Je crois aussi que cela n’a pas de bon sens mais cela dépend d’un parti qui momentanément est au pouvoir. Cette situation sera corrigée dans l’avenir peut être même par les conservateurs. Il faut se rappeler que cinq des six derniers premier ministre à Ottawa étaient Québécois : PE Trudeau, Jean Chrétien, John Turner, Brian Mulroney, Paul Martin. Soit près de cinquante ans. Aujourd’hui, c’est Harper et tout de suite les séparatistes s’exclament en disant « Ah voila c’est ça le Canada ». Je suis un conservateur depuis toujours et je m’oppose ouvertement au chef actuel de mon parti… et je n’ai pas voté pour. Tu n’as qu’à lire mes blogs.

Au Québec, la langue officielle est le français, mais cela n’empêche pas personne de parler anglais et d’éduquer ses enfants en langue anglaise. Nous sommes une démocratie et chacun a droit de vivre à sa façon.

C’est à nous les francophones de nous imposer. Non pas par des lois… (il y en a assez), mais par le travail, l’excellence, le succès, les réalisations, l’ouverture d’esprit, le dynamisme, les affaires, la grandeur d’âme, d’esprit, la bonne gouvernance, etc. Pas en rechignant sur chaque petit incident… et en blâmant continuellement les autres.

J’espère que ta dinde est bonne et que tu la digèreras bien. 

Claude

Unknown a dit…

C'est dommage que vous soyez autant fermé sur le monde et l'appréciation des différences. Votre sentiment de petit québécois opprimé fait assez vieux jeu. En tant que québécois francophone du saguenay ( il n'y à pas plus français). Je demeure à Montréal depuis mes 18 ans et ne me suis jamais senti diminué par les anglophones. Au contraire, j'ai appris cette langue et je représente le français à travers l'amerique lors de tout mes voyages. C'est un privilège et une force de vivre dans une province bilingue.

Dommage que vous ne pouvez pas l'apprecier.

Raymond G. a dit…

Bonjour Claude.  Je suis entièrement en accord avec ton blog et ta réponse à l'interlocuteur.  Il fait bon de voir des gens comme toi avec une verve brillante et qui manie la plume avec aise .  On est chanceux de t'avoir.

Gérard St.-D a dit…

Je savais qu’on serait en désaccord. Sans la loi 101, ce serait un désastre.
Faut simplement comprendre qu’on est entouré de 325 millions d’anglophones.
Ce ne sont pas des méchants. Sauf que pour eux les français ça n’existent pas.
Faut réagir, s’organiser, se battre tous les jours.... On a des centaines de postes de tv
américains qui nous ENVAHISSENT.
La musique américaine.
À mon âge, je ne serai pas affecté...ce sont nos jeunes on se doit de les sensibil;iser.

Le dindon était excellent. Sans oublier les atocas.
Je te salue amicalement.
En passant, j’ai fait des études en Ontario et je parle anglais et j’en suis fier.
Mais je demeure un francophone
Gérard

Claude Dupras a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Liane a dit…

Le sujet de ce billet est très bien. Les commentaires nous font comprendre jusqu’où on peut aller dans notre jugement, sain ou malsain. Ce sont peut-être plus les français qui en veulent aux anglais que le contraire. Si chacun se permettait de ne pas juger les autres qui n’ont rien fait pour être ce qu’ils sont, il y aurait moins de désaccord dans le monde. Le Québec est le pays qui accepte le plus la différence et c’est tant mieux. Vivons et laissons vivre. Je suis avec Jennifer qui parce qu’elle possède un nom étranger se fait du souci et elle a tort. C’est la fameuse loi 101 qui a été le début de tout ce tra-la-la. Je suis allée à l’école avec des enfants de toutes nationalités et de couleur. Tous étaient traités pareillement. Tous ceux qui sont nés au Québec ou sont nouveaux arrivés devraient se sentir chez eux. Il y a cependant un reproche que je dois faire au Gouvernement, bleu ou rouge ou importe, c’est de bien faire comprendre aux émigrés, avant qu’ils quittent leur pays, qu’au Canada ils doivent observer les lois du pays, et non pas de venir faire la loi au Canada SOUS PRÉTEXTE DE RELIGION.

Claude Dupras a dit…

Merci. Moi aussi je suis francophone. J'ai été membre de l'ordre de Jacques Cartier, de la société St. Jean baptiste, des Chevaliers de Colomb, j'ai fonde le club Richelieu Lasalle, president de la jeune chambre de Montreal.... Et partout j'ai travaillé pour défendre ma langue et ma culture. J'ai été élevé dans le quartier anglais de Verdun (70% d'anglos) et on me traitait de frog et je répondais par une insulte similaire en anglais. J'ai mangé des coups de poing sur la gueule et j'en ai donné aussi. Mais finalement je me suis fait beaucoup d'amis parmi eux. Mon père était barbier et ma mère coiffeuse et le gros de leur clientèle était anglais. Nous sommes au Canada depuis 1746 et nous avons tous mes ancêtres et moi conservé notre langue et notre culture. Et toutes ces années là il n'y avait pas de loi 101. Cela ne veut pas dire que je ne suis pas en accord avec cette loi.je crois surtout que le progrès que nous avons connu depuis la guerre est du a l'accroissement de l'éducation des nôtres. Nous avons le sens de l'entreprise et on n'a qu'à regarder le nombre d'entreprises qui nous appartiennent par rapport au temps de notre jeunesse alors que le niveau de l'éducation était très bas pour comprendre que c'est l'éducation qui nous a permis de prendre notre place dans les affaires et non la loi 101. Les banques et les caisses populaires nous ont aussi donne un gros coup de pouce. Plus on sera fort plus on sera protègé.

Claude

Jean P. a dit…

Bonjour M.Dupras. Excellent points. Ce type de situation me frustre énormément. Une minorité de canadiens d'origine française sont racistes mais tellement actifs qu'ils nous donnent mauvaise presse. J'ai toujours été en profond désaccord avec le PQ et son pendant fédéral car nous sommes tellement chanceux ,nous les Canadiens français de bénéficier du bilinguisme et de bénéficier de la générosité de la nation Canadienne. Le seul péquiste pour qui j'ai un certain respect est Lucien Bouchard. J'ai fait carrière au Québec ,ailleurs au Canada et à plusieurs endroits dans le monde et j'apprécie au plus haut point le fait de non seulement me sentir à l'aise dans les deux langues mais également d'avoir vécu et appris de la culture anglaise. Il y a eu des périodes plus difficiles et frustrantes et j'en ai vécu mais nous avons grandi et sommes devenus un beau mélange culturel qui nous avantage à plusieurs points de vue sur la scène nationale et mondiale.

Mme Marois est un bel exemple de cette carence intellectuelle et ouverture d'esprit de plusieurs Québécois . Une femme de son expérience et de son statut qui peine à s'exprimer dans la langue anglaise quand on sait très bien si on voyage moindrement que c'est un absolument requis pour réussir un peu partout sur la planète surtout en Amérique du nord.

Ça me choque ,ça m'enrage ,surtout pour le future de mes enfants et de mes petits enfants. Nous sommes choyés au Québec et nous avons des atouts extraordinaires pour réussir sur la scène nationale et mondiale mais nous devons trainer cette minorité importante et vocale qui nous taxe ,nous fait reculer, nous bloque, nous fait passer pour des éternels insatisfaits, nous fait passer pour des quêteux . etc,etc

Ce n'est pas ça un Québécois. La majorité d'entre nous apprécions les autres, nous voulons le meilleur pour nos enfants, nous voulons garder notre culture et nous sommes fiers d'être des Canadiens d'expression française et anglaise. Nous voulons contribuer et non pas seulement profiter de la confédération Canadienne. Nous voulons réussir et nous sommes prêts à faire des efforts et des sacrifices pour le réaliser. Malheureusement ,nous sommes une majorité silencieuse .

merci

Liane a dit…

Monsieur Gérard,
Renverser les rôles : vous êtes francophone et on vous oblige à parler anglais; auriez-vous été heureux? Et ensuite on se permet de critiquer ceux qui ne sont pas bilingues. C’est la meilleure chose qui pouvait nous arriver. Ceux qui sont bilingues ont un grand avantage sur les unilingues, francophone ou anglophone. Ce n’est pas facile pour certains d’apprendre le français qui est une langue complexe à apprendre. On peut la comprendre sans pouvoir la parler. Il m’arrive, si je cherche un mot français de penser en anglais pour le trouver. Est-ce que je déroge à la loi en ce faisant? Vous parlez de la musique américaine. Elle ne vous plaît pas! Ne l’écoutez pas! Là aussi on voit un moyen d’apprécier la musique autre que la nôtre. Aux Philipine, il y a un jeune «Filipino» de 4 ans qui joue du piano. On le nomme Mozart. Écoutez-le ça vaut la peine. Écoutez Susan Boyle, une chanteuse écossaise, connue depuis 1209 et qui a fait le tour du monde à cause de sa voix magnifique. Je ne cherche jamais les problèmes, J'apprécie ce que j'ai déjà. J'ai beaucoup voyagé, maintenant je voyage avec Google Earth et ça me satisfait.

Natasha a dit…

Merci! Merci beaucoup! J'espèrais voir qqn traduire son histoire.

Je suis totallement d'accord pour la situation des CEGEPS, mais je déplore aussi que les écoles bilingues ne sont pas permises. C'est prouvé, que le development de l'enfant est amelioré. Il y a une injustice, une discrimination linguistique au Québec, et il est temps, que ça arrête.

Moi, j'ai grandi à Montréal. Pour moi, c'est une ville bilingue et une des plus chaleureuses au monde! Après le discours de la dernière élection, je ne pouvais pas rester à rien faire. J'ai creé un site pour promouvoir le bilinguisme Montréalais. Mais surement, tout le Québec béneficierait a y participer.
https://www.facebook.com/MontrealConcordiaSalus

Natasha a dit…

Et j'aimerai ajouter à ceux, qui disent que les anglophones sont 'gâtés' au Québec... Ils n'arrivent pas à nommer une autre place ou ils se font traîter comme ici. Dire à qqn quelle langue parler dans la rue?

Pourquoi ne pas avoir un festival et parade francophone? Pourqoui ne pas offrir des cours gratuits, tel que pour immigrants, pour les Canadiens? Pourquoi imposer au lieu de promouvoir?

Les tactiques de 'conservation' du français sont trop violentes, pour développer un amour de la langue et ne sert qu'à aliener les nouveau-arrivés (50%) et les anglophones (70% desquels parlent le français).

Natasha a dit…
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myrianeh a dit…

Je suis moi-même une Québécoise française dite “de souche” et je suis attristée de constater que cette dame n’a jamais été acceptée comme une vraie Québécoise parmi ses pairs. Si les plans de madame Marois se concrétisent concernant la loi 101, elle mettra en péril cette harmonie fragile entre la communauté francophone et anglophone du Québec. Les effets pervers commencent déjà à se faire sentir si l’on en croit par de nombreux médias anglophones. Nous devons préserver notre démocratie ainsi que notre droit de choisir! Mon ami anglophone, Craig qui est lui-même bilingue, m’a fait réaliser que nous devions faire quelque chose de concret, afin de rallier les gens qui pensent comme nous, en matière de culture linguistique, en démarrant un groupe qui n’est pas d’une initiative institutionnelle (gouvernementale), mais bien celle d’une communauté en faveur du bilinguisme individuel. Nous ne croyons pas à l’assimilation de la langue française, mais bien à une volonté de tous et chacun d’apprendre une seconde langue au Québec et ailleurs au Canada. C’est un groupe qui ne fait aucune distinction de la race, la culture, la religion ou de la langue maternelle dans laquelle nous nous exprimons. Il est important pour les francophones et anglophones de briser les murs sociaux entre les deux solitudes et de s’entraider avant tout! Pour vous joindre à nous, voici les 2 pages Facebook que nous avons crée : https://www.facebook.com/BilingualQuebecBilingue et https://www.facebook.com/BilingualCanadaBilingue