mercredi 12 septembre 2012

Ça fera l’antisarkozysme ! Et l’avenir ?

Le parti socialiste français (PS) a passé de longues et dures années dans le purgatoire de l’opposition. Durant ce temps, il a régulièrement réuni ses membres pour discuter politique et adopter les propositions qui ont faits partie de ses prises de positions en vue de l’élection de 2012. La première secrétaire du PS, Martine Aubry, a exigé que chaque candidat à la primaire socialiste affirme qu’advenant son choix il appliquerait le programme du PS, si élu président de la République. François Hollande gagna la primaire, fit la promesse et affirma maintes fois durant la campagne présidentielle que le programme était bon puisqu’il avait été proposé par le PS, un parti politique sérieux qui écoutait ses milliers de membres et que c’était la garantie qu’il était prêt à agir dès son entrée à l’Élysée.

François Hollande est président de la France depuis quatre mois. Qu’a-t-il fait ? Selon les observateurs : peu.

Certes, il a agi. Il a surtout aboli des lois votées par l’Assemblée Nationale, sous Sarkozy, comme la TVA sociale qui diminuait le coût du travail de 13,5 milliards d’euros afin d’améliorer la compétitivité des entreprises, la défiscalisation des heures supplémentaires pour faciliter l’emploi, l’augmentation du coefficient d’occupation des sols d’un terrain à bâtir pour favoriser la densification des constructions et contribuer à remédier à la pénurie de logements, et encore et encore. En somme, pour Hollande et son gouvernement, tout ce qu’a fait l’administration Sarkozy est mauvais et leur première responsabilité en est une de démolition pour obtenir un terrain vierge où ils érigeront leur programme de rêve pour l’avenir des Français.

Mais voilà ! Les Français ne sont pas des imbéciles. Face à ces gestes négatifs et partisans, la popularité d’Hollande dégringole. Alors que les loups sortent du bois et que les masques tombent, que disent Hollande et ses ministres pour se défendre ? Je vous le donne en mille…… c’est la faute à Sarkozy. Non seulement ont-ils réussi à épandre le mythe antisarkoziste à partir de l’élection de 2007, ils l’utilisent encore pour justifier leur inaction. Lors de sa récente conférence de presse, Hollande a encore jeté le blâme de ses difficultés sur son prédécesseur, plusieurs fois.

Les Français ont aussi remarqué que lorsque surgit un problème, le président et son gouvernement démontrent leur impensable manque de préparation à gouverner en créant commission d’études sur commission d’études avec mission de faire rapport dans deux à six mois. Et là, après avoir retardé leurs décisions, ils prendront, disent-ils, celles qui s’imposent. En réalité, ne sachant pas quoi faire, ils végètent et utilisent des faux-fuyant au lieu de se presser à sortir la France des sables mouvants économiques dans lesquels elle est embourbée et qui deviennent de plus en plus dangereux.

Hollande a affirmé hautement et clairement que le monde de la Finance était son véritable ennemi et qu’il le combattrait. Dès le début de sa présidence, il a confirmé son mépris envers les dirigeants d’entreprises en accusant publiquement ceux de PSA Citroën Peugeot (PSA) de « mensonges » lorsqu’ils annoncèrent la nécessité de fermer une usine. Ce fut une nette démonstration de son manque de confiance surtout lorsqu’il nomma un expert pour faire rapport sur la justification de cette décision. Comme si la famille Peugeot et le président de PSA étaient des gens peu sérieux qui s’amusent à détruire des usines dont ils auraient en fait besoin. Hollande ne semble pas comprendre que PSA a des actionnaires et qu’il est essentiel que l’entreprise retrouve le chemin de la profitabilité. Sans surprise, le rapport qui vient d’être rendu public justifie la décision de PSA. Le président de la France a nui à PSA puisque la valeur de ses actions a chuté considérablement à la bourse suite au branle-bas public qu’il a généré et il a injustement fait miroiter aux salariés de cette usine qu’il sauverait leurs emplois alors qu’aujourd’hui il se dit obligé de reconnaître la réalité. Un temps précieux a été perdu, à cause de son ignorance du monde des affaires, alors que tout aurait dû être mis en marche pour aider ces salariés à se relocaliser, si possible.

Il y a aussi ces autres affirmations d’Hollande à l’effet qu’il n’est pas Sarkozy puisque son premier ministre n’est pas un « collaborateur » mais le vrai chef du gouvernement. Dans la même phrase, sans même un léger sourire, il affirme que le gouvernement doit suivre la voie qu’il impose. Et on entend sans cesse les ministres, dire et répéter à la radio et à télé, « nous faisons ce qu’Hollande a promis et veut ». Il devient évident que le premier ministre n’est pas un collaborateur mais plutôt la marionnette du président. De la foutaise !

Il est temps que cesse l’antisarkozyste et qu’Hollande « mette ses culottes ».

L’état de l’économie européenne et de celle de la France demandent toute l’attention de son président pour trouver de vraies solutions et des arguments pour changer le pays et la mentalité de son peuple. La France ne semble pas avoir de vision d’avenir. Trop de Français sont d’éternels pessimistes qui ne pensent pas que demain peut être mieux qu’aujourd’hui. Ils voient les riches, les entrepreneurs, les entreprises comme des prédateurs qui les réduisent à un état de dépendance absolue. Pourtant, un bon exemple n’est pas loin. L’Allemagne. Un pays qui après une période difficile est devenu productif. Un pays réformé par tous ses dirigeants qui ont utilisé le capitalisme pour sa réussite. Un pays qui s’est donné un plan, il y a plus de quinze ans, et qui l’a suivi même en changeant de gouvernement. Un pays qui vend partout sur la planète grâce à la compétitivité de ses entreprises et à la qualité de ses produits. Un pays qui a compris que la réussite découle de l’innovation et qu’elle peut changer le monde.

Ailleurs, particulièrement en Asie, les pays dépensent des sommes colossales pour réussir mondialement en innovant et ils y réussissent plus en plus. Le Japon l’a démontré dans le passé et maintenant c’est, entre autres exemples, la Corée du Sud qui est partout avec des produits innovants et de qualité. Et la Chine s’en vient…

À quel moment les dirigeants politiques français de quelques partis qu’ils soient, reconnaîtront-ils que la France a trop de conflits sociaux et politiques qui bloquent son ouverture à un avenir réussi. C’est beau les commissions d’enquêtes d’experts, encore faut-il que les conclusions soient respectées par tous les joueurs et mises en application, non pas pour des raisons politiques mais pour assurer un développement constant. Mais il faut beaucoup plus que ça pour que la France de demain devienne un des grands pays manufacturiers de la terre. Il faut qu’elle devienne audacieuse et qu’elle investisse massivement dans la haute technologie, la recherche et l’innovation comme elle l’a fait dans le passé avec le nucléaire, le TGV, le Concorde, etc.

Le président Hollande se dit contre l’austérité mais pour la croissance. C’est facile à dire. Ce qu’il ne dit pas c’est que dans le monde d’aujourd’hui, la croissance ne peut venir que de l’innovation et que cette dernière découle de la recherche et de la haute technologie. De telles activités sont très difficiles à lancer et à financer, surtout dans un pays avec des politiques comme celles de la France. Cela demande premièrement une vision d’avenir claire et nette, une volonté inébranlable d’agir, une collaboration étroite État-entreprises et des investissements forts importants de la part des pouvoirs publics et du privé. Si on se fie à ce qui s’est passé ailleurs, ces conditions sont nécessaires pour obtenir un succès éventuel.

Le projet des Allemands était « Allemagne base productive ». Compte tenu de la situation actuelle et des conditions sociétales requises pour lancer un tel programme d’avenir adapté au temps actuel et à ce qui se fait ailleurs dans le monde, est-ce possible pour la France ? Est-ce adaptable aux intérêts et aux valeurs françaises actuelles ou vice versa ? Une chose est certaine, l’avenir ne sera pas ce qu’est aujourd’hui.

Claude Dupras

mercredi 5 septembre 2012

Un bon résultat


L’élection générale québécoise du 4 septembre a donné un bon résultat. Le Parti Québécois (PQ) a gagné un gouvernement minoritaire et sa chef Pauline Marois devient la première femme au Québec à accéder au poste de premier ministre et chef du gouvernement. C’est une journée historique.

Le PQ a fait élire 54 députés et la surprise fut le score du parti libéral du Québec (PLQ) avec 50 députés contrairement aux prévisions des sondages qui annonçaient une déconfiture du parti. Le nouveau parti la Coalition Avenir Québec (CAQ) obtint 19 députés et Québec Solidaire (QS) en remporta deux dont sa co-chef Françoise David qui accède enfin à l’Assemblée Nationale. Une chose est certaine c’est que plusieurs ne se fieront plus aux sondages dans l’avenir.

Le partage des votes donna le PQ à 31,9 %, le PLQ à 31,2 %, la CAQ à 27,1 %, le QS à 6 % et autres 2 %. Au total, 66,3 % ont voté contre le Parti-Québécois-de-Pauline Marois.

Le résultat aurait pu être fort différent étant donné les petites majorités obtenues par certains députés. Si des poignées d’électeurs de trois comtés avaient voté différemment, Charest aurait été réélu. C’est donc dire que le résultat de cette élection est une presque-égalité. Ce n’est pas un rejet massif du PM Charest qui a été accusé de tous les péchés d’Israël. Mais les jeux sont faits et Pauline Marois a gagné. Notre système électoral est ainsi fait et nous nous devons de le respecter et se rallier à la gagnante.

Ce résultat fait en sorte que Pauline Marois ne pourra mettre en force la majorité de ses propositions électorales dont plusieurs allaient trop loin comme j’ai expliqué dans mon billet précédent. J’en suis bien heureux.

Pauline Marois est une femme politique avec une grande expérience. Elle a été souventes fois ministre et a toujours bien rempli la tâche. Pour gagner cette élection, elle a cru devoir pousser fort sur la question du référendum pour la séparation du Québec de l’ensemble canadien et offrir son allégeance aux francophones au détriment des anglophones, des autochtones et des néo-québécois qui ne parlent pas le français. J’ai été heureux hier, lors de son discours de victoire, l’entendre changer sa position et affirmer en anglais (sous quelques huées) qu’elle protégera les droits de ces groupes importants de Québécois. C’est un bon départ.

Marois sait qu’elle devra faire des compromis importants si elle veut que son gouvernement dure. L’opposition officielle du PLQ sera forte puisque la presque totalité des anciens ministres a été réélue. Le nouveau parti CAQ aura l’opportunité de prendre du galon sur les bancs de l’opposition et avec ses budgets de recherche qui seront dorénavant à sa disposition, il acquerra l’expertise pour pouvoir un jour diriger le Québec.

J’espère que la première ministre Marois prendra exemple sur René Lévesque qui promit de diriger un « bon gouvernement » en mettant de côté pour son mandat la question référendaire. Ce fut gouvernement qui apporta beaucoup au Québec. Un nouveau référendum n’est pas opportun à ce moment-çi et diviserait profondément les Québécois et les Québécoises.

La crise économique est toujours là et peut devenir virulente. C’est sur cette question importante que la PM doit œuvrer en se mettant sur le cap établi par l’ancien premier ministre Jean Charest qui a bien réussi sur cette question.

Quant à Jean Charest, je considère qu’il a été un très bon premier ministre et que l’ensemble des Québécois lui doit respect et reconnaissance. Demeurera-t-il chef de son parti ? Je ne le crois pas. Il peut sûrement joindre une grande étude d’avocats et vivre une vie professionnelle fructueuse et surtout normale. Il le mérite bien après neuf intenses années à la tête du gouvernement du Québec.

Je souhaite bonne chance à Pauline Marois et je nous la souhaite aussi.

Claude Dupras

dimanche 2 septembre 2012

Tout, sauf le Parti-Québécois-de-Pauline-Marois

Ce n’est pas facile dans une élection générale, comme celle que vit actuellement le Québec, de choisir le parti ou le candidat à qui on veut attribuer son vote.

Il y a plusieurs partis et options politiques : libéral, Parti-Québécois-de-Pauline -Marois (PQDPM), Coalition Avenir Québec (CAQ), Québec solidaire (QS), Option nationale (ON).

J’ai voulu contribué par les billets de mon blog à définir les positions de chacun et l’orientation politique qu’il offre aux Québécois et Québécoises : « Et pourquoi pas Legault et la CAQ » ; « Charest sera-t-il réélu ? » ; « Un gouvernement péquiste : la surprise Marois ». On peut retrouver ces textes sur mon blog à http://claudedupras.blogspot.com. Le moment de prendre une décision pour mon vote est arrivé.

La campagne de Pauline Marois a été très décevante. Elle s’est montrée intolérante envers ceux qui ne pensent pas comme elle. J’ai pensé souventes fois à René Lévesque qui sûrement devait se retourner dans sa tombe devant plusieurs propositions ethniques et séparatistes de Marois.

Je ne suis pas surpris, non plus, qu’un des plus ardents et authentiques souverainistes, l’ex PM, ex chef du Parti Québécois (PQ) et économiste Jacques Parizeau ait renié le PQDPM pour annoncer qu’il voterait pour l’ON. Il y a le valeureux et aimé député Pierre Curzi qui s’est placé au service d’Aussant. On se rappellera que l’an dernier, Curzi avec quatre autres députés seniors du PQDPM ont quitté brusquement le parti. Il en est aussi des vieux bonzes du PQ, comme Yves Michaud, qui ont annoncé leur support à Jean-Martin Aussant, le chef de l’ON. Au pouvoir dans le passé, ces gens-là nous ont donné de bons gouvernements qui ont toujours été respectueux de tous les Québécois, tout en maintenant leur idéal de faire du Québec un pays.

Je vous rappelle que Marois a proposé de disqualifier pour des postes électifs les Québécois qui ne maîtrisent pas la langue française. Dans ceux-là, il y a des centaines de milliers d’anglophones, d’autochtones et de néo-canadiens issus de plus de 100 nationalités et vivant à Montréal et ailleurs au Québec. Lorsqu’on écoute Pauline Marois on remarque qu’elle n’inclut jamais dans sa définition du « peuple québécois », sauf pour les immigrants de quelques pays francophones, les anglo-québécois, les autochtones comme ceux des nations iroquoises, algonquines, cris ou autres, ni ceux de la grande majorité des immigrants néo-québécois qui arrivent ici avec la langue de leur pays ou la langue anglaise. Dans les derniers jours de la campagne, sûre de sa victoire, elle a même plaidé sa « seule vraie allégeance » à ceux qui parlent français et qui sont descendants de ceux qui ont résisté depuis des centaines d’années aux anglais. Et les autres ? Si elle devient PM sera-t-elle seulement celle de ceux qui ne parlent que le français ?

Qu’elle veuille défendre la langue française dans une mer d’anglophones en Amérique, j’en suis totalement. Mais on ne peut être injuste envers ceux qui ne maîtrisent pas encore la langue française. On ne deviendra jamais grand en mettant nos pieds sur la tête des anglais. Ce n’est que par l’éducation, l’effort constant, de bonnes lois et des fonds disponibles pour encourager l’initiation à la langue française que petit à petit nous pourrons tous parler la langue française. J’ai horreur d’affirmations comme celle du candidat Jean-François Lisée, qui sera de toute évidence le prochain chef PQ, à l’effet que le français comme langue seconde pour les non-francophones n’est, dorénavant, pas suffisant pour participer entièrement à la vie politique de notre milieu puisque, dit-il, « seuls ceux qui parlent français sont en mesure de défendre notre langue ».

De plus, il a été dévoilé que Marois acceptera qu’un référendum pour séparer le Québec du Canada soit déclenché suite à un « référendum d’initiative populaire » qui requiert 15% des électeurs. Même si elle s’est corrigée en disant que c’est elle qui contrôlera la date du référendum, je ne peux la croire à cause du fait que sa position découle d’une promesse qu’elle a dû faire l’an dernier, aux « purs et durs » de son parti », afin de demeurer chef du parti au moment ou son leadership était en question suite à la démission de cinq députés seniors.

Il y a aussi plusieurs autres propositions qu’elle veut implanter et qui sont inacceptables pour une société juste comme celle de limiter le libre accès des adultes de langue anglaise au collège de leur choix pour les forcer à aller dans un CEGEP français. Quand même…

De plus, elle a démontré sa faiblesse en s’enquiquinant avec les manifestants dans les rues. Ce qui présage que dorénavant, si vous êtes en grève et que le gouvernement refuse un accord avec vous, eh bien, manifestez… et Pauline Marois reculera. Une telle lâcheté n’augure rien de bon pour la justice sociale et un bon gouvernement.

Au moment où le monde occidental est envahi par une crise économique qui croît, Marois veut engager des batailles constitutionnelles avec le gouvernement canadien dans le seul but d’obtenir des refus afin de pouvoir démontrer que le Canada refuse tout au Québec. Tout le long de cette campagne elle a démontré sa mauvaise foi et son peu de compétence en rapport avec la bonne gouvernance économique du Québec. C’est pourtant ce dont nous aurons besoin le plus durant les prochaines années.

Face à ces prises de positions inacceptables dans une démocratie qui se respecte, on ne peut voter pour le « Parti-Québécois-de-Pauline-Marois » qui ne mérite pas d’être appuyé.

Jean Charest et le parti libéral ont bien dirigé le Québec depuis la crise qui a commencé en 2008. À ce jour, nous avons traversé la tempête mieux que les autres gouvernements. Il a lancé un grand projet important « le grand Nord » pour accélérer le développement de nos ressources minières, créer des emplois et augmenter appréciablement les redevances au Québec. Il a une équipe bien rôdée et compétente. Il a résisté au chantage des manifestations de rues et imposé une loi qui finalement a mis fin à ces protestations de masse et permis aux étudiants de reprendre le semestre perdu par les grèves. Le malheur est que le gouvernement Charest est usé par le temps et qu’il est pris dans une spirale d’accusations mensongères de collusion et de corruption. Pourtant, il a fait exactement comme le parti Québécois au pouvoir et dans l’opposition en acceptant des contributions de $3 000 de plusieurs membres d’une même entreprise d’ingénieurs, de comptables ou d’avocats. Jean Charest est un honnête homme qui a rendu de grands services au Québec. Il mérite d’être réélu.

Francois Legault et son parti la CAQ ont surpris. Bon programme, belle équipe de candidats compétents, enthousiastes, pragmatiques et rénovateurs sont les qualités principales qui ressortent de cette campagne de Legault et des siens. Legault a démontré qu’il est un chef solide. Après avoir été ministre et homme d’affaires à succès, il a réuni autour de lui plusieurs bons députés issus de l’action Démocratique, du Parti Québécois et du Parti Libéral. Il faut quand même admettre qu’ensemble ils manquent d’expérience pour diriger un gouvernement. Cela ne veut pas dire qu’ils ne pourraient pas le faire, mais cela comporte un risque à déterminer par chacun de nous. Legault et un très grand nombre de ses candidats méritent d’être élus.

Le parti Québec Solidaire est petit et limité à l’est de Montréal. La campagne électorale a dévoilé que sa présidente, Françoise David, est plus qu’une féministe et une altermondialiste mais qu’elle a le potentiel de devenir une femme politique d’envergure. Son seul député, le Dr. Amir Khadir, a souventes fois brassé la cage à l’assemblée nationale et a fait sa marque de bon debater et d’homme logique. Même s’ils sont de la gauche de la gauche, je crois important que leurs opinions politiques soient entendues dans le débat québécois et la meilleurs façon c’est que c’est deux personnes soient élus députés à l’Assemblée Nationale.

Selon ceux qui le connaissent, le député Jean-Martin Aussant est un personnage politique d’envergure qui a le potentiel de se situer au niveau des grands politiciens du passé, tous partis confondus. Je ne le connais pas, mais on dit qu’il est un vrai souverainiste, sérieux et qui sait faire la part des choses à la René Lévesque. C’est la raison pour laquelle il a réussi, malgré l’omniprésence du PQDPM, à créer l’option Nationale (ON), un nouveau parti politique dédié à la souveraineté du Québec, Ses appuis se retrouvent dans une phalange importante de souverainistes de longue date qui a rempli les postes les plus importants au gouvernement et au PQ. Aussant mérite d’être réélu dans son comté de Nicolet car, encore une fois, le débat politique a besoin de représentants sérieux pour bien représenter les Québécois de toutes les facettes du spectre politique dont ceux qui rêvent de faire du Québec un pays.

À mon avis, pour la présente élection, le vote devrait être anti-Parti-Québécois-de-Pauline-Marois. Un vote stratégique. Un vote qui va permettre au Québec d’avancer économiquement et de bien se développer au moment crucial que nous vivons.

Si vous êtes séparatiste-souverainiste-indépendantiste, le QS et l’ON sont de sérieuses options pour vous et pour l’avenir. Si vous optez pour le parti libéral ou la CAQ, un vote pour le candidat de ces partis qui a le plus de chance de défaire le candidat du PQDPM serait utile car si le vote se divise, ce dernier peut gagner. Ce serait un vote de compromis mais positif pour le futur du Québec.

Que le meilleur gagne !

Claude Dupras

vendredi 31 août 2012

Et pourquoi pas Legault et la CAQ ?

Il a fondé Air Transat, il a été ministre de la santé et ministre de l’éducation du Québec, il a démissionné du Parti Québécois (PQ) et a créé un nouveau parti politique : la Coalition Avenir Québec (CAQ), il réussi à convaincre le parti de l’Action Démocratique (ADQ) de se faire hara-kiri et de joindre sa coalition, il a convaincu des péquistes et des libéraux à s’unir à lui. Voilà quelques grandes lignes du cheminement de François Legault, chef de la CAQ, et aspirant premier ministre du Québec.

Un très grand nombre de Québécois et de Québécoises furent impressionnés par lui. Durant des mois, il occupa la place d’honneur dans les sondages et son parti semblait assuré de la victoire, s’il y avait élection. Normalement, je n’aime pas les vires-capot sauf ceux qui bougent sur des questions de principes. Je me méfie des opportunistes politiques. Je crois en la sincérité de ceux qui oeuvrent pour un parti politique.

Puis, les choses ont changé. L’image de Legault devint moins enivrante et il s’exprimait mal. J’ai cru qu’il était politiquement terrassé. J’ai eu tort. L’élection a été déclenchée et il a présenté un programme politique audacieux de 94 engagements précis, une « bouffée d’air frais » qui s’adresse aux vrais problèmes du Québec et à son avenir. Son équipe de candidats a beaucoup de classe. Depuis, le vrai Legault se dévoile et il surprend tous les jours.

Excellent lors des « débats des chefs », Legault grimpe à nouveau dans l’opinion publique. À ce jour, il est deuxième et la première place est à sa portée. Sa franchise perce l’écran et son approche est pragmatique et rafraîchissante.

En rapport avec les finances publiques, Legault veut récupérer de l’argent en améliorant l’efficacité dans la santé, l’éducation et l’Hydro-Québec (HQ) qui représentent 90% des dépenses gouvernementales. Il veut aussi que cesse cette habitude de politiciens de dire « oui » à tout le monde et d’utiliser « la carte de crédit des enfants » pour payer la réalisation de promesses électorales qui ne sont pas prioritaires pour le bien du Québec.

Profitant des retraites de fonctionnaires pour les cinq prochaines années, Legault ne veut remplacer que 12 000 des 15 000 qui quitteront le gouvernement et 2 000 des 6 000 à l’HQ. Il veut aussi faire « bouger les structures » du gouvernement pour s’adapter au temps présent comme le fit avec succès le gouvernement canadien. Pour justifier ces changements, il applique la méthodologie du « benchmarking » qui consiste à comparer statistiquement nos ministères et nos sociétés publiques avec d’autres semblables dans le monde.. « C’est en regardant ce qui se fait ailleurs qu’on peut comprendre que nous sommes inefficaces dans plusieurs domaines » dit Legault. C’est le cas d’Hydro-Québec vis-à-vis BC Hydro de la Colombie Britannique.

Il veut assurer que chaque Québécois ait enfin un médecin de famille. Alors qu’en Allemagne et au Royaume-Uni la moyenne annuelle des patients par médecin est de 1 600, elle n’est que de 700 au Québec. Pour atteindre son objectif, Legault propose de fixer le seuil de patients par médecin à 1 000 et d’augmenter les rémunérations des omnipraticiens pour les motiver à travailler plus pour gagner plus. De son côté, le Dr. F-P. Gladu, président de l’Association des Jeunes Médecins du Québec, confirme clairement son accord en ajoutant « il ne manque pas de médecins au Québec ».

Legault propose d’éliminer les 72 Commissions Scolaires (69 francophones et trois anglophones) qui assurent les services éducatifs au primaire, au secondaire, en formation professionnelle et à l’éducation des adultes et de les remplacer par trente-neuf « Centre des Services » pour subvenir aux besoins des écoles. Pour l’ACQ, c’est à l’école et à son maître de décider et de prendre les décisions en rapport avec l’éducation de ses élèves, avec les budgets qu’on lui alloue. Il veut diminuer le roulement des enseignants dans les écoles, actuellement de 40%, en imposant des contrats de 3-5 ans à la même école afin qu’ils demeurent dans la même institution. Il réclame des écoles autonomes comme celles qui fonctionnent très bien en Europe et veut qu’elles soient évaluées sur la base de leurs résultats et de leur performance comme on fait en France. De même pour les hôpitaux et les sociétés d’État dont l’HQ.

Legault déplore qu’au Québec le décrochage soit de plus de 20%, alors que pour les écoles juives du Québec et de nombreux autres établissements scolaires dans le monde, seul 1% d’étudiants lâchent leurs études. C’est un drame pour notre société et Legault dit avoir la solution. Il veut inculquer à notre jeunesse des valeurs de base comme viser la meilleure éducation possible, l’effort et le dépassement de soi afin qu’elles deviennent son mode de vie.

Legault réclame un nouveau contrat social au Québec. Il veut que nous ayons les meilleures écoles, les meilleurs enseignants, etc. En somme, il refuse le dicton « né pour un petit pain ». Comprenant les raisons de notre courte tradition d’affaires, il veut valoriser l’entrepreneurship et les créateurs. Il souligne que les jeunes Ontariens sont deux fois plus nombreux que les jeunes Québécois à être attirés par l’entrepreneurship. Il propose des cours d’entrepreneurship, avec des mentors venant du monde des affaires et du capital de risque disponible.

Legault croit que l’HQ peut réduire ses dépenses de 600 millions et cite le rapport de l’homme d’affaires montréalais Claude Garcia qui a évalué que des coupures d’un milliard six cent millions de dollars sont possibles. Legault considère, avec raison, que l’Hydro vit les problèmes d’un monopole. Il cite, par exemple, le dépassement de 26% des budgets de construction des barrages établis sur la base des plans et devis. Il s’assurera que l’HQ soit plus efficace.

Legault veut établir une enquête sur la vente par l’HQ des droits pétroliers sur les gisements sous l’ile d’Anticosti. De plus, il souligne que Terre-Neuve s’apprête à pomper le pétrole de l’important gisement « Old Harry » qui est à cheval sur le Québec et Terre-Neuve dans le golfe du Saint-Laurent. Il décrie le « tournage en rond » au Québec et blâme les individus au ton et aux arguments dogmatiques qui s’opposent à ce projet. Alors que le Québec a une dette de 350 milliards, ces mêmes personnes s’opposent à tout développement qui pourrait nous permettre de la rembourser.

En rapport avec les redevances perçues par le Québec sur le développement minier ou pétrolier, Legault est réaliste et affirme qu’un niveau de redevances trop haut éloignera les investisseurs. Il préconise des participations du Québec dans le capital-actions des compagnies minières pour les grands projets, car il reconnaît que « le gouvernement n’a pas d’expertise pour exploiter les ressources naturelles ».

Face au départ du Québec de 20% des sièges sociaux, durant les dix dernières années, Legault veut agir pour arrêter ce fléau. Il déplore la perte des emplois à bons salaires que ces sièges sociaux généraient. Il souligne les conséquences néfastes du départ des départements d’achats de ces compagnies puisqu’ils ne sont plus à proximité des sous-entrepreneurs ou fournisseurs québécois à qui ils donnaient des contrats ou de qui ils achetaient des produits.

Legault veut diminuer la dette du Québec de 13 milliards en cinq ans en lui attribuant toutes ses redevances minières. Il veut rétablir l’écart de richesse des Québécois qui est passé du quatrième au neuvième rang au Canada.

Le lendemain de son élection, il veut voter la « loi 1 sur l’Intégrité » et propose d’installer un « triumvirat d’incorruptibles », pour assurer que la collusion et la corruption ne prennent pas prise dans le futur. Il sera composé de Jacques Duchesneau, l’ex-chef de police de Montréal, de la députée Sylvie Roy et de Maud Cohen l’ex-présidente de l’Ordre des Ingénieurs. Pour Legault, l’élimination de la corruption est un préalable essentiel à tout développement.

Legault refusera à ses députés et ministres tout contact personnel avec ceux qui veulent oeuvrer pour le gouvernement et leur rappellera que « le bon jugement » est meilleur qu’une loi.

Pour Legault, les dix prochaines années doivent être dédiées à « faire le grand ménage » dans la structure gouvernementale et à relancer l’économie. Pour lui, il n’y a pas de place pour des débats stériles sur l’indépendance du Québec, ni sur la signature de la constitution canadienne pour corriger l’erreur de 1982. « Point final » dit-il, en ajoutant « On n’a pas de temps à perdre ! ». Les problèmes qui confrontent le Québec et ceux des jeunes sont trop importants et nécessitent tous les efforts.

Si le PQ gagne, Legault affirme qu’il fera tout pour combattre l’imposition d’un référendum. Il affirme que ce référendum serait la pire chose autant pour les fédéralistes que pour les séparatistes puisque les Québécois perdraient leur temps dans des débats stériles. Il veut garder un horizon ouvert pour permettre au Québec de se développer. Il dénonce les « purs et durs » séparatistes (les caribous) qui veulent, grâce à la formule du référendum d’initiative populaire déclencher un référendum sur la séparation du Québec.

On peut d’ailleurs trouver sur internet les opinions de ces caribous qui suggèrent aux souverainistes de se rallier momentanément à Pauline Marois pour faire élire le Parti Québécois, ajoutant qu’ils pourront après l’élection « reprendre leur liberté de manœuvre » afin d’imposer leurs points de vue au nouveau gouvernement et forcer un référendum.

Après l’avoir écouté attentivement et lu son programme qui touche toutes les facettes de la politique québécoise et que l’on peut retrouver sur internet, je crois que François Legault a bien fait ses devoirs puisqu’il propose des solutions originales pour aider le Québec à devenir plus efficace. Avec lui, un effort est requis de tous. Ses explications ont du sens. Legault veut, avant tout, que les jeunes Québécois soient prêts à prendre leur place dans un Québec vraiment renouvelé.

Son approche d’''homme d'affaires'' enchante et plait à la communauté d'affaires mais est-ce une philosophie efficace lorsqu'il est question de bien diriger le Québec ? Gérer un état et gérer une ''business'', ce sont deux « animaux » complètement différents. C’est vrai. Mais, il faut reconnaître que François Legault est pragmatique et réformateur. Il est un homme d’affaires doublé d’un homme politique (comme ministre) qui vise des résultats tangibles et positifs, osant même des propositions bien ciblées. Il a démontré qu’il est sensible à la realpolitik. S’il accède au pouvoir, on peut s’attendre à un grand coup de balai au Québec.

Plusieurs des adversaires de Legault estiment que son approche est irréaliste et inapplicable à cause du refus des syndicats de fonctionnaires qui voudront protéger leurs acquis. Il est certain que si on laisse tomber les bras, rien ne se fera alors que tout doit être fait. On ne peut sûrement pas laisser les syndicats décider de l’avenir du Québec. Contrairement à ses opposants qui émettent de tels arguments pour minimiser son enthousiasme et son réalisme dans l’opinion publique, je crois que les dirigeants syndicalistes sauront reconnaître que le Québec a de graves problèmes et qu’il doit évoluer rapidement. C’est dans l’intérêt de tous les Québécois et Québécoises, dont eux.

Comme dirigeant politique, j’aime ceux qui ont la foi et qui ont réussi dans la vie. En disant « Oui, on est capable », Legault est logique avec lui-même et offre aux Québécois, un avenir plein de lueurs d’espoir.

Est-il le bon choix dans les circonstances actuelles ?

Claude Dupras

mercredi 22 août 2012

Charest à 35%. Et s’il gagnait…

Depuis les sondages de CROP et de Léger Marketing, la rumeur veut que le Parti Québécois remporte la prochaine élection, majoritaire ou minoritaire. Tous les commentateurs radios et télévisions ont embarqué dans la même charrette et agissent comme si c’était un fait accompli.

Je suis un de ceux qui pensent que le Parti Québécois (PQ) va gagner cette élection et je l’ai écrit, mais ce n’est pas suite aux sondages que j’ai fait mon analyse. C’est surtout à cause du « temps au pouvoir » qui use normalement un gouvernement et de la campagne anti-charestiste, entreprise il y a quelques années, qui a peint Jean Charest comme un homme corrompu à la tête d’un gouvernement corrompu. Combien de blogueurs, journalistes, commentateurs et analystes ont laissé entendre que c’était la vérité, sans vraiment posséder de preuves concrètes ?

Jean Charest a agi concrètement pour dénicher les coupables de corruption et de collusion dans la construction afin de les punir, qu’ils soient ministres, députés, ou membres de son parti. Il a aussi fait voter des lois anti-corruption, mis en place une unité policière UPAC qui apporte des résultats impressionnants et il a créé la commission Charbonneau qui entreprend une large enquête sur toutes les spirales d’allégations dans le domaine de la construction.

Jusqu’aux débats, la campagne de Pauline Marois, chef du PQ, se déroulait bien. Son image est parfaite. Elle a l’air d’un premier ministre. Elle est bien coachée par ses « faiseurs» d’images. Elle a un « plan de match » et l’a suivi religieusement, jusqu’au débat. Tout allait bien dans le meilleur des mondes.

Mais le débats sont arrivés. Et là, elle a fait des faux pas. Certes, Jean Charest, malgré son expérience comme « debatter » a eu l’air par moment arrogant, énervé, mais il a frappé sans cesse le clou sur la tête et Marois est tombée dans le panneau.

Pauline Marois a affirmé sans détour qu’elle veut un référendum pour séparer le Québec du Canada. Elle fera tout, dit-elle, pour en avoir un. Erreur… Elle a oublié momentanément que la grande majorité des Québécoises et des Québécois ne veulent pas de référendum et veulent demeurer canadiens.

De plus, Marois a parlé de la langue française au Québec. Elle a affirmé, que nonobstant qu’il y ait 800 000 anglophones au Québec, elle refuse de participer à un débat politique en langue anglaise parce que, dit-elle, la langue officielle au Québec est le français. De plus, elle a affirmé qu’elle changera les lois sur la langue forçant tout Québécois voulant devenir candidat à un poste électif au Québec, même le plus petit, à prouver qu’il maîtrise la langue française. Elle a ainsi disqualifié des centaines de milliers de Québécois qui ne parlent que l’anglais ou une autre langue. De plus, elle a ajouté que cela inclus les autochtones, dont un très grand nombre ne parle ni le français ni l’anglais. Donc, un Québécois anglophone ne pourra devenir commissaire du Protestant School Board de sa municipalité et un autochtone du village nordique québécois Kuujjuaq ne pourra être conseiller municipal, et cela même si leurs commettants veulent l’élire à ce poste. Quelle belle démocratie Pauline Marois nous prépare ! Je suis certain qu’une large majorité de Québécois n’approuve pas une telle étroitesse d’esprit.

Quant à la section du débat touchant la corruption, celle où Jean Charest devait se faire accabler, Pauline Marois a déçu avec son argumentation basée seulement sur des allégations non prouvées. Jean Charest s’en est relativement bien sorti, selon les commentateurs politiques.

Le vrai visage de Pauline Marois a été dévoilé durant les débats et cela lui fera inévitablement mal. Je crois que les Québécois ont l’esprit plus ouvert que Pauline Marois ne le pense. Elle en a désappointé plus d’un avec ses positions électorales sur le référendum, la langue et la corruption.

Un premier signe des réactions au débat a été donné ce matin par la firme Forum Research (FR) d’Alberta. Le sondage annonce une grande surprise, un revirement spectaculaire des sondages précédents. Il place Le parti libéral à 35%, le PQ à 29%, la Coalition Avenir Québec (CAQ) à 24% Québec solidaire (QS) à 9%. J’ai peine à y croire, même si j’estimais que la prestation de Pauline Marois aux débats lui coûterait des votes.
Quelques uns diront que ce sondage ne vaut rien puisqu’il vient d’Alberta, hors du
Québec, au pays des fédéralistes et de la province de Stephen Harper, le PM canadien.

Le « Forum Poll” est un sondage de l’opinion publique canadienne et reconnu comme le plus fiable du pays. Il s’intéresse au pouls des canadiens en rapport avec la politique fédérale, provinciale ou municipale. Il a prédit précisément plusieurs élections passées incluant les récentes de l’Alberta, de l’Ontario et de la Saskatchewan. L’équipe de programmeurs et d’analystes du « Forum Poll » est dirigée par Lorne Bozinoff Ph.D. qui s’occupe de sondage depuis les trente dernières années dont six à la tête du « Gallup Poll. Il a été un des premiers à prédire la montée de Jack Layton.

Il ne faut pas prendre ce dernier sondage avec un grain de sel. Si j’étais organisateur de Pauline Marois, j’en analyserais toutes les données sérieusement.

Claude Dupras