Omar Khadr a 21 ans. Il est Canadien. Il est enfermé dans la prison infâme de Guantanamo depuis 6 ans. Il avait 15 ans et était un enfant-soldat lorsqu’il fut capturé dans un village en Afghanistan. Il est accusé d’avoir tué un soldat américain avec une grenade. Il a été torturé. Il nie et affirme ne s’être trouvé qu’au mauvais endroit au mauvais moment. Il n’a pas encore eu son procès qui sera militaire. Son père, décédé, était supposément un partisan de Ben-Laden. C’est Omar qui paye pour lui.
Plusieurs groupes aux Canada réclament son rapatriement et son procès chez nous, selon nos lois. Les trois partis d’opposition à la Chambre des Communes, qui représentent la majorité des députés, sont unanimes et demandent son retour. Le PM Stephen Harper fait la sourde oreille.
Le président américain Barack Obama viendra jeudi prochain à Ottawa faire sa première visite en sol étranger. Il rencontrera notre PM à son bureau. Il est l’antithèse d’Harper. Obama était contre la guerre en Irak, il veut combattre le réchauffement climatique, il va fermer Guantanamo, il veut de bonnes relations avec tous les pays du monde dont ceux du Moyen-Orient, il est d’avant-garde, il veut aider les plus pauvres, il a beaucoup d’idées et il est de centre-gauche. L’insensible Harper a démontré qu’il est loin d’être un tel chef visionnaire.
Harper et Obama parleront des grands problèmes qui nous confrontent : la crise économique et ses conséquences, l’Afghanistan et sa guerre, notre pétrole et son développement, nos frontières et la facilité de passage, le protectionnisme américain et nos entreprises, le changement climatique et l’avenir du monde, etc… Il y en a pour quelques jours de discussion, Obama ne restera que quelques heures. Alors Kahdr sera pour une autre fois.
Mais Harper n’a pas à attendre que la politique américaine en rapport avec Guantanamo s’officialise. Obama a clairement décidé que la prison immonde fermerait et demandé aux pays occidentaux, touchés par le terrorisme, d’accueillir certains de ces prisonniers dans leurs prisons. Le Canada est prié de faire sa part. Le temps est donc venu d’agir.
Omar Kahdr est le seul Canadien emprisonné. C’est évident qu’il devra être le premier à être relogé dans une de nos prisons. Alors pourquoi attendre une journée de plus ? Le plus vite il nous arrive, le plus vite son procès pourra commencer et le plus vite justice sera faite. Harper n’a pas à avoir peur : GWBush n’est plus au pouvoir ! Il peut faire la demande à Obama aujourd’hui même sans crainte d’être réprimandé par son idole ou les conservateurs américains.
Sur ce sujet comme pour tant d’autres, Harper attend et ses décisions l’avilissent, le déshonorent et son image politicienne s’enlaidit. Il est à 16% dans l’opinion publique québécoise, le plus bas score de tout chef conservateur au pouvoir. Et il descend toujours. J’ai déjà prédit qu’il ne dirigerait jamais un gouvernement canadien majoritaire car il ne pourra pas gagner un minimum de 20-25 sièges au Québec. J’ajoute qu’il ne sera pas longtemps chef du Parti Conservateur du Canada s’il continue au même rythme.
L’affaire Khadr est un autre dossier où Harper va à contre-courant. Il semble, encore une fois, penser que lui seul a le pas. Ne peut-il pas imaginer son fils à 15 ans pris dans une telle prison de tortionnaires ? Connaît-il un seul père qui ne serait pas révolté dans une telle situation ?
Il est vraiment un conservateur dur à l’américaine.
Come on Stephen, WAKE UP !
Claude Dupras
jeudi 12 février 2009
Khadr, pourquoi Harper est-il si dur ?
mardi 10 février 2009
« Les Canadiens » à l’école
Le gouvernement du Québec a accordé deux octrois de 125,000$ chacun à l’équipe d’hockey sur glace « Les Canadiens de Montréal » pour la préparation de documentation scolaire sur l’équipe devant être enseignée dans les classes élémentaires de nos écoles.
J’ai été surpris de cette initiative. Il me semble que c’est de la publicité sournoise par une équipe de sport professionnelle, qui n’existe que pour faire de l’argent, afin de rejoindre une clientèle future. Cela est indéfendable et scandaleux d'autant plus que c’est financé par le gouvernement du Québec.
Notre gouvernement a vraiment trop d’argent, s’il est prêt à dédier de tels montants à une équipe qui fait des millions de $ de profit par année et qui appartient en plus à un Américain. Elle est la troisième plus riche équipe de la ligue Nationale. Il existe tellement de besoins au Québec qui sont négligés par l’État que c’est une insulte, presqu’un scandale, que l’on voue de l’argent de nos taxes pour faire la publicité des Canadiens. D’autant plus que « les Canadiens » est le seul club professionnel de hockey sur glace au Québec.
J’aime les Canadiens depuis ma tendre jeunesse. Ils ont toujours fait partie de ma vie. Cet engagement a été ancré chez moi par les performances spectaculaires et uniques, entre autres, de Maurice Richard, Bill Durnan, Doug Harvey, Jean Béliveau et Boom Boom Geoffrion. Comme pour un très grand nombre de mes contemporains, je n’ai pas eu besoin de l’école pour m’enseigner tout ce que je sais sur « les Canadiens ». Pour mon grand-père et mon père, ce fut celles d’Aurèle Joliat et d’Howie Morenz qui en ont fait des amateurs du club et mes descendants ont développés le même attachement à cause de celles de Guy Lafleur, Patrick Roy, Serge Savard et tant d’autres.
Pour marquer le centenaire du club, je viens de publier sur mon site internet la reproduction intégrale du livre de l’ancien journaliste sportif Charles Mayer sur les premières quarante années du club. C’est un document qui relate la création du club, son développement, ses difficultés et ses succès. Mais c’est surtout, et cela est important, une démonstration que c’est le Canada qui a été le créateur du jeu d’hockey sur glace. Pas les autres pays nordiques, mais le Canada. On retrouve dans le livre l’évolution du jeu depuis ses tous débuts, les nombreux changements aux règlements imaginés par les Canadiens de plusieurs générations, qui ont fait que le hockey sur glace d’aujourd’hui soit devenu un jeu international.
Les représentants du club défendent la décision du gouvernement de financer cette opération publicitaire du Canadien en affirmant « que le club ne vend pas de produits » et que l’opération ne leur rapporte rien malgré qu’ils y aient investi des sommes appréciables. Ce n’est pas sérieux, et difficile à croire, quand on sait que tous les jeunes, et même plusieurs adultes, jeunes et plus âgés (comme le soussigné), achètent, entre autres, des tuques aux couleurs tricolores pour $35 ou des chandails aux couleurs du club à plus de $100, alors qu’ils valent en réalité le dixième de cette valeur.
Les documents préparés par « Les Canadiens » n’ont rien d’un matériel supposément pédagogique. C’est une ingérence injustifiable dans le programme scolaire. Alors que les écoles manquent d’argent, on offre de la publicité déguisée en documents scolaires pour combler les vrais besoins de nos écoles. Le privé et ses intérêts n’ont pas leur place dans nos écoles comme le dit la loi québécoise qui interdit « toute forme de publicité destinée aux enfants de moins de 13 ans ».
Où est le PM Jean Charest pour mettre à l’ordre sa ministre qui non seulement a accepté de financer cette opération mais qui continue à en faire la publicité sur la place publique. Il est temps qu’il arrête cette méprisable politique car bientôt les autres clubs professionnels comme « l’Impact » au soccer ou « les Alouettes » au football voudront faire de même et obtenir des octrois similaires.
Claude Dupras
J’ai été surpris de cette initiative. Il me semble que c’est de la publicité sournoise par une équipe de sport professionnelle, qui n’existe que pour faire de l’argent, afin de rejoindre une clientèle future. Cela est indéfendable et scandaleux d'autant plus que c’est financé par le gouvernement du Québec.
Notre gouvernement a vraiment trop d’argent, s’il est prêt à dédier de tels montants à une équipe qui fait des millions de $ de profit par année et qui appartient en plus à un Américain. Elle est la troisième plus riche équipe de la ligue Nationale. Il existe tellement de besoins au Québec qui sont négligés par l’État que c’est une insulte, presqu’un scandale, que l’on voue de l’argent de nos taxes pour faire la publicité des Canadiens. D’autant plus que « les Canadiens » est le seul club professionnel de hockey sur glace au Québec.
J’aime les Canadiens depuis ma tendre jeunesse. Ils ont toujours fait partie de ma vie. Cet engagement a été ancré chez moi par les performances spectaculaires et uniques, entre autres, de Maurice Richard, Bill Durnan, Doug Harvey, Jean Béliveau et Boom Boom Geoffrion. Comme pour un très grand nombre de mes contemporains, je n’ai pas eu besoin de l’école pour m’enseigner tout ce que je sais sur « les Canadiens ». Pour mon grand-père et mon père, ce fut celles d’Aurèle Joliat et d’Howie Morenz qui en ont fait des amateurs du club et mes descendants ont développés le même attachement à cause de celles de Guy Lafleur, Patrick Roy, Serge Savard et tant d’autres.
Pour marquer le centenaire du club, je viens de publier sur mon site internet la reproduction intégrale du livre de l’ancien journaliste sportif Charles Mayer sur les premières quarante années du club. C’est un document qui relate la création du club, son développement, ses difficultés et ses succès. Mais c’est surtout, et cela est important, une démonstration que c’est le Canada qui a été le créateur du jeu d’hockey sur glace. Pas les autres pays nordiques, mais le Canada. On retrouve dans le livre l’évolution du jeu depuis ses tous débuts, les nombreux changements aux règlements imaginés par les Canadiens de plusieurs générations, qui ont fait que le hockey sur glace d’aujourd’hui soit devenu un jeu international.
Les représentants du club défendent la décision du gouvernement de financer cette opération publicitaire du Canadien en affirmant « que le club ne vend pas de produits » et que l’opération ne leur rapporte rien malgré qu’ils y aient investi des sommes appréciables. Ce n’est pas sérieux, et difficile à croire, quand on sait que tous les jeunes, et même plusieurs adultes, jeunes et plus âgés (comme le soussigné), achètent, entre autres, des tuques aux couleurs tricolores pour $35 ou des chandails aux couleurs du club à plus de $100, alors qu’ils valent en réalité le dixième de cette valeur.
Les documents préparés par « Les Canadiens » n’ont rien d’un matériel supposément pédagogique. C’est une ingérence injustifiable dans le programme scolaire. Alors que les écoles manquent d’argent, on offre de la publicité déguisée en documents scolaires pour combler les vrais besoins de nos écoles. Le privé et ses intérêts n’ont pas leur place dans nos écoles comme le dit la loi québécoise qui interdit « toute forme de publicité destinée aux enfants de moins de 13 ans ».
Où est le PM Jean Charest pour mettre à l’ordre sa ministre qui non seulement a accepté de financer cette opération mais qui continue à en faire la publicité sur la place publique. Il est temps qu’il arrête cette méprisable politique car bientôt les autres clubs professionnels comme « l’Impact » au soccer ou « les Alouettes » au football voudront faire de même et obtenir des octrois similaires.
Claude Dupras
vendredi 6 février 2009
Slumdog Millionnaire
Hier, j’ai vu le film “Slumdog Millionnaire”.
Fameux, merveilleux, inoubliable ! À revoir plus d’une fois. Un grand film à ne pas manquer qui fera sûrement des vagues lors de la présentation des Oscars.
C’est l’adaptation britannique d’un roman de Vikas Swarup « Les fabuleuses aventures d'un Indien malchanceux qui devient milliardaire ». Je ne connais pas l’œuvre originale mais j’ai le sentiment que le producteur Danny Boy a su en préserver l’esprit. On peut dire que le thème est : l’argent, l’argent, l’argent et ce qui en découle…
C’est l’histoire d’un jeune Indien Jamal Malik, 18 ans, orphelin des bidonvilles de Mumbai (jadis Bombay) qui est devenu une vedette de la télévision dans son pays puisqu’il est sur le point de gagner le gros lot de 20 millions de rupies à l’émission, version indienne, de "Who wants to be a millionnaire".
Lorsque l’émission approche de sa fin et doit être suspendue et remise au lendemain pour la question finale, la police intervient pour arrêter Jamal car elle le soupçonne de tricherie. Les policiers ne peuvent comprendre comment celui qui a été un gamin des rues de Mumbai puisse connaître toutes les réponses aux questions. Jamal est désespéré, il décrit sa vie avec son frère et antagoniste, où ils ont grandi, leurs aventures sur la route, leurs rencontres avec de chefs de gangs vicieux, leurs luttes pour survivre... Il parle de son amie Latika, une petite fille de rues comme lui, qu’il a perdue de vue.
Chaque chapitre de son histoire correspond à une des réponses aux questions de l’émission de télévision. Le soir de la dernière, plus de 60 millions de spectateurs suivent anxieusement l’émission. Ce qui est surprenant, c’est qu’on arrive à se demander si Jamal veut vraiment gagner.
Cette histoire se situe dans l’Inde d’aujourd’hui mais on sera surpris des images de ce pays immense si différent des nôtres et toujours comme il était dans le passé. Les castes, les coutumes, la vie de tous les jours, les couleurs, les foules, la misère, sont si bien montrés que ce film en plus d’avoir un récit captivant est un documentaire fort coloré de fresques humaines spectaculaires peignant la vie de tous les jours d’une société comprenant des millions d’Indous.
Je recommande à mes lecteurs de ne pas manquer ce film hors de l’ordinaire.
Claude Dupras
Fameux, merveilleux, inoubliable ! À revoir plus d’une fois. Un grand film à ne pas manquer qui fera sûrement des vagues lors de la présentation des Oscars.
C’est l’adaptation britannique d’un roman de Vikas Swarup « Les fabuleuses aventures d'un Indien malchanceux qui devient milliardaire ». Je ne connais pas l’œuvre originale mais j’ai le sentiment que le producteur Danny Boy a su en préserver l’esprit. On peut dire que le thème est : l’argent, l’argent, l’argent et ce qui en découle…
C’est l’histoire d’un jeune Indien Jamal Malik, 18 ans, orphelin des bidonvilles de Mumbai (jadis Bombay) qui est devenu une vedette de la télévision dans son pays puisqu’il est sur le point de gagner le gros lot de 20 millions de rupies à l’émission, version indienne, de "Who wants to be a millionnaire".
Lorsque l’émission approche de sa fin et doit être suspendue et remise au lendemain pour la question finale, la police intervient pour arrêter Jamal car elle le soupçonne de tricherie. Les policiers ne peuvent comprendre comment celui qui a été un gamin des rues de Mumbai puisse connaître toutes les réponses aux questions. Jamal est désespéré, il décrit sa vie avec son frère et antagoniste, où ils ont grandi, leurs aventures sur la route, leurs rencontres avec de chefs de gangs vicieux, leurs luttes pour survivre... Il parle de son amie Latika, une petite fille de rues comme lui, qu’il a perdue de vue.
Chaque chapitre de son histoire correspond à une des réponses aux questions de l’émission de télévision. Le soir de la dernière, plus de 60 millions de spectateurs suivent anxieusement l’émission. Ce qui est surprenant, c’est qu’on arrive à se demander si Jamal veut vraiment gagner.
Cette histoire se situe dans l’Inde d’aujourd’hui mais on sera surpris des images de ce pays immense si différent des nôtres et toujours comme il était dans le passé. Les castes, les coutumes, la vie de tous les jours, les couleurs, les foules, la misère, sont si bien montrés que ce film en plus d’avoir un récit captivant est un documentaire fort coloré de fresques humaines spectaculaires peignant la vie de tous les jours d’une société comprenant des millions d’Indous.
Je recommande à mes lecteurs de ne pas manquer ce film hors de l’ordinaire.
Claude Dupras
jeudi 5 février 2009
Sarkozy et le Québec : Bien faire et laisser braire
Jean Charest, le PM du Québec, vient de recevoir la décoration de commandeur de la Légion d’Honneur française. C’est le président Nicolas Sarkozy qui a décidé de lui accorder ce grand honneur. On se rappellera que l’ex-PM québécois Lucien Bouchard avait reçu la même décoration des mains de Jacques Chirac. L’honneur fait à Charest est mérité et rejaillit sur tous les Québécois.
Jusque-là tout allait bien. Mais le président Sarkozy aime parler et prêcher. Il n’a pu se retenir et a fait un discours sur la politique canadienne et québécoise. Il a fait, sans les mentionner, le procès des souverainistes-séparatistes du Québec et a laissé entendre qu’il les classait dans la même catégorie que des mouvements séparatistes du monde qui utilisent la peur, la division et la violence pour atteindre leur but.
Avec l’expérience que nous avons vécue au Québec suite aux deux référendums sur l’indépendance, on peut affirmer, hautement et clairement, que les indépendantistes québécois n’utilisent pas ces méthodes pour atteindre leur objectif. Au contraire, ils sont de vrais démocrates et c’est par des arguments sérieux qu’ils ont voulu persuader leurs compatriotes du bien-fondé de leur option politique. De plus, ils ont démontré leur sens démocratique en acceptant, sans mot dire, le vote majoritaire des deux référendums. Au deuxième, il fut particulièrement difficile pour eux de se soumettre puisqu’ils l’ont perdu par moins de 70,000 votes obtenant 49,5% des votes. On ne peut que reconnaître le respect de la démocratie des séparatistes québécois. Il les honore.
Lorsque Sarkozy les attaque indirectement, il ne dépeint pas la réalité.
Je regrette ces sorties du président français sur le Québec et le Canada. Même si je le respecte beaucoup et admire son travail en France et sur la scène mondiale, je reconnais qu’il erre lorsqu’il traite de la situation politique chez nous.
Autant je n’ai pas aimé le président Charles De Gaule, venu au Québec se mêler d’affaires qui ne le regardait pas en clamant « Vive le Québec libre », autant je regrette la déclaration du président Sarkozy qui a défendu le fédéralisme chez nous à partir de son palais de l’Élysée.
Je suis fédéraliste et j’ai oeuvré ardemment dans les deux référendums pour le NON, mais je suis avant tout un Québécois et un Canadien et je défendrai toujours le principe que les Québécois et les Canadiens des autres provinces ont le droit de décider de leur sort dans le calme et la sérénité sans l’intervention de forces extérieures. Nous sommes un peuple fier, démocrate et intelligent. Nous connaissons bien l’histoire passée de notre coin du monde et la situation politique actuelle. Nous avons une vision réaliste du potentiel de notre avenir et c’est à nous de décider ce qu’il sera.
Les péquistes, avec l’ex-ministre Louise Beaudoin et les bloquistes, avec leur chef fédéral Gilles Duceppe en tête, se sont révoltés publiquement contre les déclarations de Sarkozy. Pourtant ce sont les mêmes individus qui, avec leurs prédécesseurs, applaudissaient le général de Gaulle lors de sa déclaration à l’hôtel de ville de Montréal en 1967 et les premiers ministres et ministres français tels, Pierre Messner, Michel Rocard, Philippe Séguin et Ségolène Royal qui, lors de passage au Québec, tenaient des propos similaires à ceux de Sarkozy mais favorables à la cause séparatiste. Ces personnages politiques, malgré la consigne de leur gouvernement de « ni indifférence, ni ingérence… », trouvaient toujours moyen de signifier leur sympathie à l’indépendance du Québec en jouant avec les mots pour « bipasser » la consigne de leur pays.
Quand les remarques extérieures favorisent leur option, pas de problème, mais si elles sont contre, eh bien là, alors, c’est un scandale. On peut être pour ou contre l’ingérence d’étrangers dans nos affaires mais on ne pas être pour quand ça aide la cause, ou contre si cela nuit à la cause. Cela ne fait ni sérieux ni honnête.
De même, les insultes et l’agressivité envers le président français sont inutiles et désobligeantes. Le traiter d’« ignorant », de « pas de classe », d’« indigne » et d’autres insinuations malveillantes, c’est s’abaisser et prolonger inutilement le débat. Aussi, les attaques contre Paul Desmarais, comme quoi Sarkozy ne fait que répéter ce qu’il lui souffle à l’oreille, sont de la pure invention et dénigrent le plus grand homme d’affaires francophone que notre pays ait produit. Nous devrions tous être très fiers de ses succès. J’aimerais bien qu’il y en ait des centaines comme lui.
Ceux qui attaquent Sarkozy sont les mêmes qui ont interféré dans la dernière élection présidentielle en France en prenant ouvertement parti pour Ségolène Royal. On voit bien, aujourd’hui, combien ils se sont trompés puisque même son parti, le parti socialiste, la rejette. Si elle avait été présidente, on peut s’imaginer ce qui serait advenu pour remplacer toutes les actions vigoureuses, intelligentes, réalistes, innovatrices et spectaculaires de Sarkozy, en France, en Europe et dans le monde.
La meilleure position dans un tel cas est de réaffirmer que ce sont les Québécois seuls qui décideront de leur avenir et concernant les personnages de l’extérieur qui prennent positions sur le sujet, il faut simplement continuer à bien faire et à les laisser braire.
Claude Dupras
Jusque-là tout allait bien. Mais le président Sarkozy aime parler et prêcher. Il n’a pu se retenir et a fait un discours sur la politique canadienne et québécoise. Il a fait, sans les mentionner, le procès des souverainistes-séparatistes du Québec et a laissé entendre qu’il les classait dans la même catégorie que des mouvements séparatistes du monde qui utilisent la peur, la division et la violence pour atteindre leur but.
Avec l’expérience que nous avons vécue au Québec suite aux deux référendums sur l’indépendance, on peut affirmer, hautement et clairement, que les indépendantistes québécois n’utilisent pas ces méthodes pour atteindre leur objectif. Au contraire, ils sont de vrais démocrates et c’est par des arguments sérieux qu’ils ont voulu persuader leurs compatriotes du bien-fondé de leur option politique. De plus, ils ont démontré leur sens démocratique en acceptant, sans mot dire, le vote majoritaire des deux référendums. Au deuxième, il fut particulièrement difficile pour eux de se soumettre puisqu’ils l’ont perdu par moins de 70,000 votes obtenant 49,5% des votes. On ne peut que reconnaître le respect de la démocratie des séparatistes québécois. Il les honore.
Lorsque Sarkozy les attaque indirectement, il ne dépeint pas la réalité.
Je regrette ces sorties du président français sur le Québec et le Canada. Même si je le respecte beaucoup et admire son travail en France et sur la scène mondiale, je reconnais qu’il erre lorsqu’il traite de la situation politique chez nous.
Autant je n’ai pas aimé le président Charles De Gaule, venu au Québec se mêler d’affaires qui ne le regardait pas en clamant « Vive le Québec libre », autant je regrette la déclaration du président Sarkozy qui a défendu le fédéralisme chez nous à partir de son palais de l’Élysée.
Je suis fédéraliste et j’ai oeuvré ardemment dans les deux référendums pour le NON, mais je suis avant tout un Québécois et un Canadien et je défendrai toujours le principe que les Québécois et les Canadiens des autres provinces ont le droit de décider de leur sort dans le calme et la sérénité sans l’intervention de forces extérieures. Nous sommes un peuple fier, démocrate et intelligent. Nous connaissons bien l’histoire passée de notre coin du monde et la situation politique actuelle. Nous avons une vision réaliste du potentiel de notre avenir et c’est à nous de décider ce qu’il sera.
Les péquistes, avec l’ex-ministre Louise Beaudoin et les bloquistes, avec leur chef fédéral Gilles Duceppe en tête, se sont révoltés publiquement contre les déclarations de Sarkozy. Pourtant ce sont les mêmes individus qui, avec leurs prédécesseurs, applaudissaient le général de Gaulle lors de sa déclaration à l’hôtel de ville de Montréal en 1967 et les premiers ministres et ministres français tels, Pierre Messner, Michel Rocard, Philippe Séguin et Ségolène Royal qui, lors de passage au Québec, tenaient des propos similaires à ceux de Sarkozy mais favorables à la cause séparatiste. Ces personnages politiques, malgré la consigne de leur gouvernement de « ni indifférence, ni ingérence… », trouvaient toujours moyen de signifier leur sympathie à l’indépendance du Québec en jouant avec les mots pour « bipasser » la consigne de leur pays.
Quand les remarques extérieures favorisent leur option, pas de problème, mais si elles sont contre, eh bien là, alors, c’est un scandale. On peut être pour ou contre l’ingérence d’étrangers dans nos affaires mais on ne pas être pour quand ça aide la cause, ou contre si cela nuit à la cause. Cela ne fait ni sérieux ni honnête.
De même, les insultes et l’agressivité envers le président français sont inutiles et désobligeantes. Le traiter d’« ignorant », de « pas de classe », d’« indigne » et d’autres insinuations malveillantes, c’est s’abaisser et prolonger inutilement le débat. Aussi, les attaques contre Paul Desmarais, comme quoi Sarkozy ne fait que répéter ce qu’il lui souffle à l’oreille, sont de la pure invention et dénigrent le plus grand homme d’affaires francophone que notre pays ait produit. Nous devrions tous être très fiers de ses succès. J’aimerais bien qu’il y en ait des centaines comme lui.
Ceux qui attaquent Sarkozy sont les mêmes qui ont interféré dans la dernière élection présidentielle en France en prenant ouvertement parti pour Ségolène Royal. On voit bien, aujourd’hui, combien ils se sont trompés puisque même son parti, le parti socialiste, la rejette. Si elle avait été présidente, on peut s’imaginer ce qui serait advenu pour remplacer toutes les actions vigoureuses, intelligentes, réalistes, innovatrices et spectaculaires de Sarkozy, en France, en Europe et dans le monde.
La meilleure position dans un tel cas est de réaffirmer que ce sont les Québécois seuls qui décideront de leur avenir et concernant les personnages de l’extérieur qui prennent positions sur le sujet, il faut simplement continuer à bien faire et à les laisser braire.
Claude Dupras
mardi 3 février 2009
Vous voulez des députés, faites des bébés !
C’est le propos lancé par un député conservateur québécois, qui est le porte-parole officiel du Parti Conservateur du Canada à la société Radio-Canada. C’était son commentaire face aux craintes exprimées par les milieux québécois en rapport avec l’ajout de députés à la Chambre des Communes canadienne.
Le lieutenant du Québec du PM Harper, chef du parti Conservateur du Canada, le député Christian Paradis, a ajouté que l’essentiel de la révision de la représentation au parlement est protégé pour le Québec puisque la province aura le même nombre de députés après la révision, soit 75.
La population du Canada change et croît. Sa croissance n’est pas uniforme à travers le pays mais dépend du choix de l’endroit que choisissent les Néo-Canadiens pour vivre. Il y a aussi un bon nombre de Canadiens qui déménagent dans une autre province en vue d’améliorer leur sort. Ainsi quelques provinces, dont l’Ontario, l’Alberta et la Colombie Britannique ont connu, durant les dernières années, un boom de nouveaux venus qui a fait en sorte que la représentation à la Chambre n’est plus proportionnelle à la population de chaque province.
La loi constitutionnelle canadienne de 1867 écrit par les Pères de la Confédération proposait une représentation égale à la Chambre des communes, tout en garantissant que chaque province ait son mot à dire dans les affaires courantes du nouveau pays. Depuis, pour assurer cet objectif, le Québec et les petites provinces ont vu leur pourcentage de députés devenir plus élevé que la moyenne. C’est une représentation équitable plutôt que proportionnelle.
Aujourd’hui, nous sommes devant le projet de loi C-56 présenté par les conservateurs au parlement qui vise à rétablir la représentation proportionnelle suivant la population pour l’Ontario, la Colombie-Britannique et l’Alberta à la Chambre des communes, tout en protégeant le nombre de sièges des provinces plus petites.
Le Québec maintiendrait le même nombre de députés. L’Ontario aurait 21 députés de plus, l’Alberta cinq additionnels et la Colombie-Britannique gagnerait sept députés. Le nombre total de députés passerait de 308 à 341. Le pourcentage du nombre de députés Québécois qui est de 24.3% diminuerait à 21,9%. Le poids politique du Québec à la Chambre des Communes s’amenuiserait donc. Depuis le début de la Confédération, il diminue graduellement. Et dire qu’il a déjà été plus de 50%.
Le PM du Québec, Jean Charest s’oppose à ce changement et de partout au Québec on ressent une inquiétude grandissante. Les députés fédéraux du Bloc Québécois s’opposent évidemment. De toute façon, ils refusent de reconnaître que nous vivons dans une fédération et sont contre tout et rien, si ça touche le Québec, puisqu’ils sont séparatistes, comme disait leur chef-fondateur Lucien Bouchard. C’est pourquoi leur opposition au bill C-56 n’a pas l’effet que la cause mérite.
La représentation équitable est le meilleur moyen de veiller à ce que soient soutenues les opinions de toute la population canadienne. Pour le Québec, c’est doublement important puisqu’il est le foyer de la culture française au Canada et doit pouvoir maintenir une force au niveau fédéral pour être en mesure d’assurer l’épanouissement de la langue et de la culture française partout au pays.
Les accords de Charlottetown de 1980, acceptés par tous les premiers ministres Canadiens et leurs assemblées législatives, prévoyaient :
« Le remaniement fondé sur le recensement de 1996 et tous ceux qui suivront devraient être régis par les dispositions constitutionnelles suivantes :
a) le Québec aura la garantie de ne pas avoir moins de 25 p. 100 des sièges à la Chambre des communes »
Malheureusement, le référendum tenu sur ce changement constitutionnel fut défait par une majorité de Canadiens. Parmi ces derniers, l’on retrouve les anciens réformistes dont le PM d’aujourd’hui Stephen Harper et les souverainistes-séparatistes dont les leaders actuels du Parti Québécois et du Bloc Québécois.
À 25%, le passé nous indique qu’aucun parti national ne peut obtenir une majorité parlementaire s’il ne peut gagner un minimum de 20 à 25 des sièges du Québec. La dernière élection fédérale démontre bien qu’avec 33 députés additionnels (hors Québec), le PM Harper aurait obtenu sa majorité. Avec ce que l’on sait maintenant, on peut s’imaginer combien le Québec serait devenu une province comme les autres, sous la botte d’Harper et on comprend mieux pourquoi il pousse pour que la loi change.
À 25%, le poids politique du Québec compte et l’assure du pouvoir nécessaire pour se protéger. Comme le nombre de sièges des petites provinces est protégé par la Constitution, il est impératif que le poids politique du Québec le soit aussi.
Harper défend la représentation égale des citoyens au parlement. C’est un principe qui, à première vue, a l’air raisonnable. Mais dans un système électoral britannique, l’est-il ? La réponse se trouve dans les résultats de la dernière élection générale canadienne où le PC n’a obtenu que 36,7% des votes et qu’une minorité des députés. Pourtant, il est le gouvernement et engage tous les Canadiens avec ses politiques alors que la majorité des députés est dans l’opposition. Si nous avions un gouvernement proportionnel, ce serait différent. Je ne dis pas que ce serait plus efficace, mais principe pour principe, ce serait plus représentatif.
Par leurs propos insignifiants, les députés québécois du parti conservateur du Canada ont démontré qu’ils ne sont pas à la hauteur de leur responsabilité comme représentants du Québec. Ils ne sont que les perroquets des visées politiques de leur chef.
Claude Dupras
Le lieutenant du Québec du PM Harper, chef du parti Conservateur du Canada, le député Christian Paradis, a ajouté que l’essentiel de la révision de la représentation au parlement est protégé pour le Québec puisque la province aura le même nombre de députés après la révision, soit 75.
La population du Canada change et croît. Sa croissance n’est pas uniforme à travers le pays mais dépend du choix de l’endroit que choisissent les Néo-Canadiens pour vivre. Il y a aussi un bon nombre de Canadiens qui déménagent dans une autre province en vue d’améliorer leur sort. Ainsi quelques provinces, dont l’Ontario, l’Alberta et la Colombie Britannique ont connu, durant les dernières années, un boom de nouveaux venus qui a fait en sorte que la représentation à la Chambre n’est plus proportionnelle à la population de chaque province.
La loi constitutionnelle canadienne de 1867 écrit par les Pères de la Confédération proposait une représentation égale à la Chambre des communes, tout en garantissant que chaque province ait son mot à dire dans les affaires courantes du nouveau pays. Depuis, pour assurer cet objectif, le Québec et les petites provinces ont vu leur pourcentage de députés devenir plus élevé que la moyenne. C’est une représentation équitable plutôt que proportionnelle.
Aujourd’hui, nous sommes devant le projet de loi C-56 présenté par les conservateurs au parlement qui vise à rétablir la représentation proportionnelle suivant la population pour l’Ontario, la Colombie-Britannique et l’Alberta à la Chambre des communes, tout en protégeant le nombre de sièges des provinces plus petites.
Le Québec maintiendrait le même nombre de députés. L’Ontario aurait 21 députés de plus, l’Alberta cinq additionnels et la Colombie-Britannique gagnerait sept députés. Le nombre total de députés passerait de 308 à 341. Le pourcentage du nombre de députés Québécois qui est de 24.3% diminuerait à 21,9%. Le poids politique du Québec à la Chambre des Communes s’amenuiserait donc. Depuis le début de la Confédération, il diminue graduellement. Et dire qu’il a déjà été plus de 50%.
Le PM du Québec, Jean Charest s’oppose à ce changement et de partout au Québec on ressent une inquiétude grandissante. Les députés fédéraux du Bloc Québécois s’opposent évidemment. De toute façon, ils refusent de reconnaître que nous vivons dans une fédération et sont contre tout et rien, si ça touche le Québec, puisqu’ils sont séparatistes, comme disait leur chef-fondateur Lucien Bouchard. C’est pourquoi leur opposition au bill C-56 n’a pas l’effet que la cause mérite.
La représentation équitable est le meilleur moyen de veiller à ce que soient soutenues les opinions de toute la population canadienne. Pour le Québec, c’est doublement important puisqu’il est le foyer de la culture française au Canada et doit pouvoir maintenir une force au niveau fédéral pour être en mesure d’assurer l’épanouissement de la langue et de la culture française partout au pays.
Les accords de Charlottetown de 1980, acceptés par tous les premiers ministres Canadiens et leurs assemblées législatives, prévoyaient :
« Le remaniement fondé sur le recensement de 1996 et tous ceux qui suivront devraient être régis par les dispositions constitutionnelles suivantes :
a) le Québec aura la garantie de ne pas avoir moins de 25 p. 100 des sièges à la Chambre des communes »
Malheureusement, le référendum tenu sur ce changement constitutionnel fut défait par une majorité de Canadiens. Parmi ces derniers, l’on retrouve les anciens réformistes dont le PM d’aujourd’hui Stephen Harper et les souverainistes-séparatistes dont les leaders actuels du Parti Québécois et du Bloc Québécois.
À 25%, le passé nous indique qu’aucun parti national ne peut obtenir une majorité parlementaire s’il ne peut gagner un minimum de 20 à 25 des sièges du Québec. La dernière élection fédérale démontre bien qu’avec 33 députés additionnels (hors Québec), le PM Harper aurait obtenu sa majorité. Avec ce que l’on sait maintenant, on peut s’imaginer combien le Québec serait devenu une province comme les autres, sous la botte d’Harper et on comprend mieux pourquoi il pousse pour que la loi change.
À 25%, le poids politique du Québec compte et l’assure du pouvoir nécessaire pour se protéger. Comme le nombre de sièges des petites provinces est protégé par la Constitution, il est impératif que le poids politique du Québec le soit aussi.
Harper défend la représentation égale des citoyens au parlement. C’est un principe qui, à première vue, a l’air raisonnable. Mais dans un système électoral britannique, l’est-il ? La réponse se trouve dans les résultats de la dernière élection générale canadienne où le PC n’a obtenu que 36,7% des votes et qu’une minorité des députés. Pourtant, il est le gouvernement et engage tous les Canadiens avec ses politiques alors que la majorité des députés est dans l’opposition. Si nous avions un gouvernement proportionnel, ce serait différent. Je ne dis pas que ce serait plus efficace, mais principe pour principe, ce serait plus représentatif.
Par leurs propos insignifiants, les députés québécois du parti conservateur du Canada ont démontré qu’ils ne sont pas à la hauteur de leur responsabilité comme représentants du Québec. Ils ne sont que les perroquets des visées politiques de leur chef.
Claude Dupras
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