La commissaire France Charbonneau qui dirige la commission d’enquête sur la construction devrait quitter son poste. Elle vient de confirmer, durant la dernière semaine, qu’elle n’a pas la capacité nécessaire pour mener à bien l’important mandat que le gouvernement lui a confié.
Dans sa conférence de Presse d’aujourd’hui, elle a répété ce qu’elle disait le premier jour de sa nomination à l’effet qu’elle protégerait les témoins et les réputations des Québécois qui seraient visés malencontreusement par les enquêteurs. De plus, elle disait vouloir inviter ceux qui se sentiraient injustement touchés par les déclarations devant la commission à venir s’expliquer.
Les deux derniers interrogatoires ont vu un enquêteur-policier venir énumérer à la demande de la juge, les noms d’une centaine personnes qui ont déjeuné ou dîné ensemble depuis une dizaine d’années dans un club privé de Montréal. Dès qu’il a complété sa déposition, l’avocat du parti libéral dans un court contre-interrogatoire est venu démontrer le ridicule et le danger de la situation. Puis, la commissaire a ajourné l’enquête publique au 21 janvier 2013. Les individus nommés et sur qui a été semé le doute à l’effet qu’ils font partie du système de collusion des entrepreneurs, n’ont pu réagir et venir s’expliquer. La commissaire Charbonneau n’a pas protégé la réputation des gens nommés.
Le maire Gérald Tremblay a quitté son poste suite à des accusations faites par un individu, Martin Dumont, dont la crédibilité sur quelques uns de ses avancés a été démolie par un contre-interrogatoire à la fin de son témoignage. Pour toute réponse, devant l’évidence, ce dernier a simplement répondu : « Eh bien si vous le dites , je me suis trompé…! » Pourtant il était sous serment. Quant au maire, il a voulu venir s’expliquer, mais la commissaire Charbonneau ne lui a pas répondu. Devant la rumeur publique grandissante, il a démissionné. Et aujourd’hui, encore, elle promet d’accueillir ceux qui veulent s’expliquer, mais seulement quand elle le jugera à propos.
Aujourd’hui, on a vu deux des personnes dont les noms on été mentionnés par l’enquêteur, l’ex-ministre Beauchamp et un dirigeant de l’ATM, faire le tour des medias pour pouvoir s’expliquer publiquement et se défendre. Et leurs explications sont très plausibles et on peut croire qu’elles n’ont rien à voir avec les insinuations mensongères du procureur de la commission. Combien d’autres sont victimes comme eux ? C’est intolérable !
D’autre part, les avocats des corps publics et des corps intermédiaires, se plaignent avec raison que les documents en rapport avec les dépositions des témoins ne leur sont remis que quelques heures avant les audiences. Ils affirment n’avoir pas le temps de se préparer pour réagir efficacement en contre-interrogatoire dans l’intérêt de ceux qu’ils représentent. Il est même arrivé, lorsqu’ils ont fait leurs demandes, que la commissaire leur a fait de « gros yeux » et a élevé la voix comme si elle était une maîtresse d’école… alors qu’elle avait de toute évidence tort. Pour la troisième fois, aujourd’hui, la Commissaire Charbonneau a promis de les satisfaire.
Ce n’est pas sérieux. Qui peut la croire !
Depuis deux semaines, la commission Charbonneau « tourne en rond », selon Le Devoir et plusieurs observateurs de radio et de télé. Je suis d’accord avec eux. Pour répondre à cette observation pertinente, la commissaire Charbonneau s’est défendue en rappelant que le procureur-chef de la commission a quitté le 16 octobre et que son adjoint a claqué la porte quelques jours plus tard. Depuis, deux avocats qui sont restés ont été promus, mais les places vides n’ont pas été comblées. Qu’attend-elle, elle qui se plaint de tout le travail à accomplir et justifie ainsi le fait qu’il n’y avait plus de témoins à présenter cette semaine ?
Il devient de plus en plus clair que la juge France Charbonneau a atteint son niveau d’incompétence. Elle a eu une bonne carrière juridique, mais bien mener une commission d’enquête publique est une tâche d’une hauteur différente. On n’a qu’à se rappeler le travail du juge Cliche et du juge Gomery, lors d’enquêtes précédentes, pour comprendre qu’elle n’a pas le sens de gouvernance requis pour diriger une machine aussi importante.
Claude Dupras
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jeudi 29 novembre 2012
La commissaire France Charbonneau a atteint son niveau d’incompétence et doit partir
jeudi 1 novembre 2012
La commission Charbonneau et le maire de Montréal
Tout a commencé par le témoignage d’un entrepreneur en construction, le bandit Lino Zambito, qui a décidé de déballer son sac et de dévoiler avec force et détails, devant la commission d’enquête Charbonneau, la structure et les joueurs de la corruption qui font la pluie et le beau temps dans le domaine de la construction à Montréal avec la collaboration de la mafia sicilienne montréalaise.
Les témoignages qui suivirent de deux ingénieurs de la ville, dénoncés par Zambito, furent accablants. Ils ont admis que des entrepreneurs avaient monté un système de collusion pour obtenir des contrats et qu’ils avaient collaboré avec eux pour augmenter les prix d’environ 30%. En reconnaissance de leur complicité, les entrepreneurs tricheurs leur ont remis, en « argent sonnant », plus de 1 200 000 $. C’est moralement dégoûtant, révoltant et même démoralisant.
De plus, d’autres témoins sont venus incriminer Frank Zampino, l’ex-président du comité exécutif de la ville, affirmant lui avoir versé directement et indirectement plus d’un demi-million de $.
Enfin, ces premières révélations sont un début de réponse pour des ingénieurs qui, comme moi dans mon blog, expriment depuis plusieurs années leur incompréhension devant les dépassements des budgets de construction et la montée incompréhensible des prix. Je rappelle qu’en début 2009, j’ai réclamé « une enquête publique sur les coûts de la construction ».
Et ce n’est pas qu’à Montréal que l’on découvre la gangrène mafieuse. Laval, troisième ville du Québec, est dans la mire de la Commission et déjà son maire a quitté son poste, pour des raisons de santé, dit-il. Il semble aussi que ce soit de même ailleurs, comme dans la couronne nord de Montréal.
Et voilà que le maire de Montréal, Gérald Tremblay, est attaqué directement pour avoir supposément accepté du financement illégal pour l’élection des membres de son parti Union-Montréal au conseil municipal. Un jeune organisateur politique, chevronné selon ses dires, est venu témoigner pour expliquer que le maire savait que le collecteur de fonds de son parti recevait des visiteurs qui lui apportaient des liasses de billets de cinquante, de cent et de mille dollars, en quantité si grande qu’il n’arrivait pas à fermer son coffre-fort et qu’il a dû en acheter un autre de 4’X4’ ayant deux fois le volume du premier pour suffire à l’apport de la générosité des donneurs. Ces accusations spectaculaires ont marqué les média qui se sont lancés dans des critiques très violentes, parfois injurieuses, contre le maire. Au point que dès le lendemain, de partout fusaient des demandes de démission du premier magistrat.
C’est la partie que je n’aime pas de la Commission Charbonneau. Des témoins viennent et affirment des choses importantes qui seraient arrivées il y a cinq à dix ans et même avant. Ils se fient à leur mémoire et racontent ce qu’ils pensent. Dans les cas de Zampito et des ingénieurs, c’est leur propre personne qu’ils ont mise en jeu. Par contre, l’organisateur politique a visé le maire et son parti.
Il a affirmé des choses accablantes tout en se qualifiant, souventes fois, d’être un homme de morale, honnête, au jugement éthique et que c’était la raison de sa dénonciation. Quant à moi, il a trop souvent répété cela et j’ai eu des doutes quant à la véracité de sa déposition. L’avocat du parti Union-Montréal, dans son contre-interrogatoire, a d’ailleurs démontré les exagérations et les mensonges de ce témoin.
Ce dernier a affirmé, en autres, qu’un diner secret avait été organisé dans un club exclusif à Montréal pour une quinzaine de riches donateurs qui lui avaient remis des enveloppes avec des chèques de 10 000$ chacun au nom d’Union-Montréal, le parti du maire, et qu’il avait lui-même vérifié le nom sur chacun des chèques. Or, il s’avère qu’il y a eu d’innombrables chèques, allant de 250 $ à 10 000$, dont plusieurs de travailleurs et membres du parti Union-Montréal, adressés à « Comité Montréal » qui était le nom-parapluie de ceux, partis politiques ou autres, qui œuvraient contre la dé-fusion de Montréal. C’était légal et conforme à une loi votée à l’Assemblée nationale pour ce référendum tenu à Montréal. Le maire et son parti n’étaient pas les récipiendaires de ces chèques et les contributions n’étaient pas illégales. Tout était faux.
Puis, l’avocat a déposé une photo du coffre fort, qui ne mesurait pas 4’X4’ et a expliqué que les liasses de documents qui y étaient déposées étaient les formules de cartes de membres avec les chèques attachés et comme en période électorale les nouveaux membres sont nombreux, cela explique la grande quantité de documents. En somme, l’organisateur a fait une attaque malicieuse qui n’avait pas été contrôlée préalablement par la Commission.
Malheureusement, l’avocat d’Union–Montréal n’a pas été à la hauteur de sa tâche lorsque qu’il a voulu, par la suite, dénigrer le témoin en relatant des points faibles de son passé. Ce faux pas a fait en sorte que l’attention des média a été portée ailleurs et le but qu’il visait de disculper le maire et son parti a été embrouillé.
La commission Charbonneau doit prendre une leçon de cet évènement. Elle affirme interviewer tous les témoins avant leur parution devant les commissaires. À mon avis, elle se doit d’être plus rigoureuse afin d’assurer que les témoignages des individus qu’elle invite, ne dévient pas sur des insinuations mensongères aussi criantes que celles d’hier et qui peuvent nuire considérablement à la réputation de plusieurs personnes. Je ne parle pas ici seulement du maire de Montréal, mais de tous ceux qui viendront durant la prochaine année témoigner devant la Commission et qui viseront des centaines de personnes.
Quant au maire Tremblay, il est devant un dilemme. Il doit réfléchir à ce qu’est l’intérêt de Montréal. Il est certain qu’il y a un système mafieux qui s’est installé, sous son administration, avec la collaboration de hauts fonctionnaires et peut être même de membres de son exécutif qu’il a choisis. C’est intolérable. Même si le maire est un honnête homme, il n’a pas été à la hauteur de sa responsabilité de bon administrateur. On ne peut l’excuser.
Je ne vois pas comment il peut continuer à diriger la ville. D’autant plus qu’il vient maladroitement de présenter son nouveau budget avec une augmentation moyenne des taxes foncières de 3,3% et allant jusqu’à 5,5% dans les quartiers les plus pauvres. Avec tout ce qui se dit et s’écrit sur les coûts exorbitants et inutiles payés par la ville pour ses travaux, comment les payeurs de taxes peuvent-ils accepter une telle augmentation ?
Le maire doit partir immédiatement. Il dira qu’il est une victime, peut être. Mais ce qui compte avant tout, c’est la bonne administration et la réputation de la ville. La confiance des Montréalais et Montréalaises envers les dirigeants de leur ville doit être rétablie. Le parti au pouvoir, Union-Montréal, doit choisir dans ses rangs une personne pour agir comme maire intérimaire jusqu’à la prochaine élection de novembre 2013. Ce doit être un homme ou une femme capable d’assurer aux Montréalais que leur ville se ressaisit, collabore avec la Commission Charbonneau et fait tout ce qui est nécessaire pour tuer le cancer de la corruption qui la ronge.
Claude Dupras
Les témoignages qui suivirent de deux ingénieurs de la ville, dénoncés par Zambito, furent accablants. Ils ont admis que des entrepreneurs avaient monté un système de collusion pour obtenir des contrats et qu’ils avaient collaboré avec eux pour augmenter les prix d’environ 30%. En reconnaissance de leur complicité, les entrepreneurs tricheurs leur ont remis, en « argent sonnant », plus de 1 200 000 $. C’est moralement dégoûtant, révoltant et même démoralisant.
De plus, d’autres témoins sont venus incriminer Frank Zampino, l’ex-président du comité exécutif de la ville, affirmant lui avoir versé directement et indirectement plus d’un demi-million de $.
Enfin, ces premières révélations sont un début de réponse pour des ingénieurs qui, comme moi dans mon blog, expriment depuis plusieurs années leur incompréhension devant les dépassements des budgets de construction et la montée incompréhensible des prix. Je rappelle qu’en début 2009, j’ai réclamé « une enquête publique sur les coûts de la construction ».
Et ce n’est pas qu’à Montréal que l’on découvre la gangrène mafieuse. Laval, troisième ville du Québec, est dans la mire de la Commission et déjà son maire a quitté son poste, pour des raisons de santé, dit-il. Il semble aussi que ce soit de même ailleurs, comme dans la couronne nord de Montréal.
Et voilà que le maire de Montréal, Gérald Tremblay, est attaqué directement pour avoir supposément accepté du financement illégal pour l’élection des membres de son parti Union-Montréal au conseil municipal. Un jeune organisateur politique, chevronné selon ses dires, est venu témoigner pour expliquer que le maire savait que le collecteur de fonds de son parti recevait des visiteurs qui lui apportaient des liasses de billets de cinquante, de cent et de mille dollars, en quantité si grande qu’il n’arrivait pas à fermer son coffre-fort et qu’il a dû en acheter un autre de 4’X4’ ayant deux fois le volume du premier pour suffire à l’apport de la générosité des donneurs. Ces accusations spectaculaires ont marqué les média qui se sont lancés dans des critiques très violentes, parfois injurieuses, contre le maire. Au point que dès le lendemain, de partout fusaient des demandes de démission du premier magistrat.
C’est la partie que je n’aime pas de la Commission Charbonneau. Des témoins viennent et affirment des choses importantes qui seraient arrivées il y a cinq à dix ans et même avant. Ils se fient à leur mémoire et racontent ce qu’ils pensent. Dans les cas de Zampito et des ingénieurs, c’est leur propre personne qu’ils ont mise en jeu. Par contre, l’organisateur politique a visé le maire et son parti.
Il a affirmé des choses accablantes tout en se qualifiant, souventes fois, d’être un homme de morale, honnête, au jugement éthique et que c’était la raison de sa dénonciation. Quant à moi, il a trop souvent répété cela et j’ai eu des doutes quant à la véracité de sa déposition. L’avocat du parti Union-Montréal, dans son contre-interrogatoire, a d’ailleurs démontré les exagérations et les mensonges de ce témoin.
Ce dernier a affirmé, en autres, qu’un diner secret avait été organisé dans un club exclusif à Montréal pour une quinzaine de riches donateurs qui lui avaient remis des enveloppes avec des chèques de 10 000$ chacun au nom d’Union-Montréal, le parti du maire, et qu’il avait lui-même vérifié le nom sur chacun des chèques. Or, il s’avère qu’il y a eu d’innombrables chèques, allant de 250 $ à 10 000$, dont plusieurs de travailleurs et membres du parti Union-Montréal, adressés à « Comité Montréal » qui était le nom-parapluie de ceux, partis politiques ou autres, qui œuvraient contre la dé-fusion de Montréal. C’était légal et conforme à une loi votée à l’Assemblée nationale pour ce référendum tenu à Montréal. Le maire et son parti n’étaient pas les récipiendaires de ces chèques et les contributions n’étaient pas illégales. Tout était faux.
Puis, l’avocat a déposé une photo du coffre fort, qui ne mesurait pas 4’X4’ et a expliqué que les liasses de documents qui y étaient déposées étaient les formules de cartes de membres avec les chèques attachés et comme en période électorale les nouveaux membres sont nombreux, cela explique la grande quantité de documents. En somme, l’organisateur a fait une attaque malicieuse qui n’avait pas été contrôlée préalablement par la Commission.
Malheureusement, l’avocat d’Union–Montréal n’a pas été à la hauteur de sa tâche lorsque qu’il a voulu, par la suite, dénigrer le témoin en relatant des points faibles de son passé. Ce faux pas a fait en sorte que l’attention des média a été portée ailleurs et le but qu’il visait de disculper le maire et son parti a été embrouillé.
La commission Charbonneau doit prendre une leçon de cet évènement. Elle affirme interviewer tous les témoins avant leur parution devant les commissaires. À mon avis, elle se doit d’être plus rigoureuse afin d’assurer que les témoignages des individus qu’elle invite, ne dévient pas sur des insinuations mensongères aussi criantes que celles d’hier et qui peuvent nuire considérablement à la réputation de plusieurs personnes. Je ne parle pas ici seulement du maire de Montréal, mais de tous ceux qui viendront durant la prochaine année témoigner devant la Commission et qui viseront des centaines de personnes.
Quant au maire Tremblay, il est devant un dilemme. Il doit réfléchir à ce qu’est l’intérêt de Montréal. Il est certain qu’il y a un système mafieux qui s’est installé, sous son administration, avec la collaboration de hauts fonctionnaires et peut être même de membres de son exécutif qu’il a choisis. C’est intolérable. Même si le maire est un honnête homme, il n’a pas été à la hauteur de sa responsabilité de bon administrateur. On ne peut l’excuser.
Je ne vois pas comment il peut continuer à diriger la ville. D’autant plus qu’il vient maladroitement de présenter son nouveau budget avec une augmentation moyenne des taxes foncières de 3,3% et allant jusqu’à 5,5% dans les quartiers les plus pauvres. Avec tout ce qui se dit et s’écrit sur les coûts exorbitants et inutiles payés par la ville pour ses travaux, comment les payeurs de taxes peuvent-ils accepter une telle augmentation ?
Le maire doit partir immédiatement. Il dira qu’il est une victime, peut être. Mais ce qui compte avant tout, c’est la bonne administration et la réputation de la ville. La confiance des Montréalais et Montréalaises envers les dirigeants de leur ville doit être rétablie. Le parti au pouvoir, Union-Montréal, doit choisir dans ses rangs une personne pour agir comme maire intérimaire jusqu’à la prochaine élection de novembre 2013. Ce doit être un homme ou une femme capable d’assurer aux Montréalais que leur ville se ressaisit, collabore avec la Commission Charbonneau et fait tout ce qui est nécessaire pour tuer le cancer de la corruption qui la ronge.
Claude Dupras
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mercredi 3 octobre 2012
Où étaient-ils les responsables de la construction à Montréal ?
Le 13 mai 2009, cinq mois avant que la députée Sylvie Roy demande à l’Assemblée Nationale la tenue d’une enquête sur la construction au Québec, j’écrivais le billet suivant sur mon blog :
Des prix de fous !
Rien ne va plus dans les coûts de construction à Montréal. Les dépassements des estimés prévus pour les grands projets d’infrastructures et de bâtiments importants sont incompréhensibles…. Tout passe du simple au double quand ce n’est pas au triple.
Nous avons tous constaté la flambée des prix de la construction de l’extension du métro à Laval, du projet de l’autoroute Ville-Marie, du contrat des compteurs d’eau de la ville de Montréal, des prévisions budgétaires pour les garages et les centres d’entretien pour l’Agence métropolitaine de transport (AMT), du Centre hospitalier universitaire de Montréal (CHUM) pour ne mentionner que ceux-là… car il y en a des dizaines d’autres. Les observateurs avertis sont surpris de cette situation tout comme le sont les citoyens qui y voient des augmentations futures de taxes foncières et autres.
Que se passe-t-il ? Sommes-nous victimes de fraudeurs ? Les estimateurs sont-ils de complets ignorants ? Y-a-t-il une mafia qui s’est installée dans le domaine de la construction avec comme but de souffler les prix et les profits ? Ce ne sont pas les questions qui manquent…
…J’ai oeuvré dans le domaine de la construction durant plus de 40 ans. J’ai créé, avec des associés, un bureau d’ingénieur-conseil qui fut très actif dans le domaine de la mécanique et d’électricité, en informatique et en gérance de travaux de construction… Jamais ai-je été témoin d’augmentation si sauvage des coûts de construction !...
…Le battage journalistique des derniers mois sur les différents projets de construction de la ville de Montréal et des autres organismes gouvernementaux, mentionnés précédemment, a marqué profondément une majorité des Montréalais qui y voient des scandales honteux. Les personnages impliqués par les médias sont venus, tour à tour, sur la place publique pour se défendre des insinuations qui pèsent sur eux et leurs entreprises.
Frank Zampino, l’ex-président du comité exécutif de la ville de Montréal, Jean-Pierre Sauriol, président du groupe d’ingénieurs-constructeurs DESSAU et les présidents des associations des constructeurs de routes et de grands travaux du Québec (ACRGTQ) et de la construction du Québec (ACQ), se sont tous expliqués. Pour eux, tout est beau et « tout le monde il est gentil » car ils ne voient pas vraiment de problèmes puisque tous les intervenants de leurs groupes respectifs sont qualifiés, efficaces, productifs, compétitifs et respectueux de l’éthique corporative et professionnelle…. À peine quelques uns admettent-ils la présence de quelques moutons noirs dans leurs rangs mais ils seront vite, disent-ils, chassés de la bergerie.
La Sûreté du Québec fait actuellement enquête sur certaines entreprises et plusieurs y voient là la solution au problème actuel. Je ne le crois pas, car la police ne traitera pas de ce que j’estime être les racines du mal qui ronge la construction, soient : une collusion malsaine chez plusieurs entrepreneurs, fournisseurs de matériaux et d’équipements; une improductivité grandissante chez les travailleurs; une incompétence évidente dans la planification des projets; une inexpérience manifeste dans l’estimation des coûts des projets; un manque de contrôle et de surveillance chez les donneurs d’ouvrage; une complicité malsaine entre les politiciens, les entrepreneurs et les professionnels; un manque de respect du principe des soumissions publiques dans le domaine publique; une éthique inexistante chez plusieurs intervenants, etc…
Une vraie solution serait la mise sur pied par le gouvernement du Québec d’une commission d’enquête sur les coûts de construction. Il est urgent de bien comprendre ce qui se passe afin de faire les corrections nécessaires car le Québec va entreprendre dans les cinq prochaines années plus de 45 milliards $ de travaux d’infrastructures….
CD
Pour lire ce billet en entier, voici le lien:
http://claudedupras.blogspot.fr/2009/05/rien-ne-va-plus-dans-les-couts-de.html">
Avec les premières révélations de la commission Charbonneau, mandaté pour enquêter sur la construction, tout devient plus clair. Oui, il y a eu collusions d’entrepreneurs, de fournisseurs de matériaux, et oui les prix ont flambé à cause d’elles ? etc..
Si je reproduis ce billet aujourd’hui, c’est pour demander pourquoi, lors de la flambée des prix, les responsables-experts de la construction n’ont pas posé publiquement les vraies questions ? Où étaient-ils ?
Où étaient ceux qui préparaient les plans et devis et soumettaient avec ces documents leurs estimations des coûts des travaux à entreprendre ?
Où étaient les experts-estimateurs, engagés par les clients, qui avaient comme seule mission de s’assurer que le projet était bien soumissionné et que les prix étaient réalistes, corrects et respectés ?
Où étaient tous ces professionnels lorsque les demandes de changements et les prix les accompagnant prenaient des grandeurs inhabituelles et scandaleuses même si les documents de construction du projet avaient été élaborés sur la base de programmes techniques bien définis et un budget très réaliste ?
Où étaient les chefs de services techniques des villes, responsables de la bonne réalisation de ces projets, dont le personnel ou les professionnels privés qu’ils engageaient avaient comme tâche de veiller à la bonne exécution des travaux, au respect des plans, devis et budgets ?
Où étaient les fonctionnaires provinciaux responsables pour le gouvernement du bon contrôle de ses projets de construction et que les consignes budgétaires du gouvernement soient respectées.
N’y-a-t-il pas eu suffisamment d’alertes, à gauche et à droite, pour que tous les responsables se réveillent, déterminent les sources de ces flambées de prix et avisent les élus que quelques chose ne tournait pas rond ?
Où étaient leurs associations professionnelles pour dénoncer cette situation fortement anormale. La Corporation des Architectes et l’Ordre des Ingénieurs ont demandé une enquête de la construction mais pourquoi le silence du côté des associations particulières ?
Comment est-ce possible qu’au moment où les prix grimpaient par coup de 30% et plus, des intervenants importants comme ceux mentionnés dans mon billet du 13 mai 2009 (Zampino, Sauriol, et les présidents des organismes), répondent des conneries à des questions importantes ?
Où étaient ceux qui exerçaient le pouvoir : maires, députés, leaders politiques ? Alors que les budgets de construction éclataient, que journalistes après journalistes exposaient de nouveaux faits dans leur média, pourquoi ces élus n’ont-ils pas exprimé tout haut leur incompréhension devant l’évolution irrationnelle des projets de construction ? Et malgré que les demandes d’une enquête publique venaient de tous bords, pourquoi le parti libéral résistait-il ? Pourquoi le maire de Montréal devant la hausse incompréhensible des prix de construction, affirmait-il qu’il n’y avait pas de problème à Montréal puisque le système des soumissions publiques était bien implanté ?
Certes, le gouvernement du Québec a mis sur pied des unités policières pour enquêter mais seulement après que la gangrène des prix soufflés aient atteint toutes les parties du corps gouvernemental. Quant aux partis d’opposition, ils ont joué leur rôle, mais leurs critiques ont surtout concentré sur des questions de patronage, qu’il fallait dénoncer, mais sans toutefois attaquer de plein fouet la question de la flambée des coûts de construction.
Et le rôle de la mafia ? Pourquoi, la Gendarmerie Royale du Canada (GRC) qui connaissait tous les joueurs de cette association criminelle de Montréal et qui savait, avec preuves à l’appui, que la collusion dans la construction à Montréal était organisée par le milieu depuis 2002, n’a-t-elle pas mis en garde les responsables politiques du Québec. Combien d’argent les gouvernements et les villes auraient-ils sauvé s’ils avaient vu clair dans la combine des entrepreneurs protégés par la mafia ?
Si la GRC ne voulait pas que ses sources soient dévoilées, elle aurait pu au minimum aviser le PM du Québec et le maire de Montréal afin qu’ils réagissent. L’a-t-elle fait ? Le maire de Montréal Gérald Tremblay affirme pour sa part qu’il n’en savait rien alors que sa ville, par son exécutif et son président d’alors Frank Zampino, n’a cessé d'accorder des contrats lucratifs de façon répétée suite à des soumissions « paquetées ». Jean Charest le savait-il ? Si Charest ne l’a pas appris. C’est grave. S’il le savait c’est encore plus grave. La vérité sur cette question doit être révélée aux Québécois. La GRC doit s’expliquer.
Tant d’interrogations et si peu de réponses.
J’espère que la Commission Charbonneau nous éclairera afin que la situation soit complètement changée. J’espère qu’elle s’attaquera aussi à l’improductivité grandissante chez les travailleurs; la baisse de l’éthique professionnelle; la collusion des fournisseurs de produits de construction, de matériaux et d’équipements; les manigances des syndicats avec des membres du groupe qui fraudaient Montréal, le manque de contrôle des donneurs d’ouvrage; la culture de corruption qui existe dans beaucoup de sphères de la construction dont celle des professionnels et autres éléments qui affectent les coûts de construction à la hausse.
Claude Dupras
Des prix de fous !
Rien ne va plus dans les coûts de construction à Montréal. Les dépassements des estimés prévus pour les grands projets d’infrastructures et de bâtiments importants sont incompréhensibles…. Tout passe du simple au double quand ce n’est pas au triple.
Nous avons tous constaté la flambée des prix de la construction de l’extension du métro à Laval, du projet de l’autoroute Ville-Marie, du contrat des compteurs d’eau de la ville de Montréal, des prévisions budgétaires pour les garages et les centres d’entretien pour l’Agence métropolitaine de transport (AMT), du Centre hospitalier universitaire de Montréal (CHUM) pour ne mentionner que ceux-là… car il y en a des dizaines d’autres. Les observateurs avertis sont surpris de cette situation tout comme le sont les citoyens qui y voient des augmentations futures de taxes foncières et autres.
Que se passe-t-il ? Sommes-nous victimes de fraudeurs ? Les estimateurs sont-ils de complets ignorants ? Y-a-t-il une mafia qui s’est installée dans le domaine de la construction avec comme but de souffler les prix et les profits ? Ce ne sont pas les questions qui manquent…
…J’ai oeuvré dans le domaine de la construction durant plus de 40 ans. J’ai créé, avec des associés, un bureau d’ingénieur-conseil qui fut très actif dans le domaine de la mécanique et d’électricité, en informatique et en gérance de travaux de construction… Jamais ai-je été témoin d’augmentation si sauvage des coûts de construction !...
…Le battage journalistique des derniers mois sur les différents projets de construction de la ville de Montréal et des autres organismes gouvernementaux, mentionnés précédemment, a marqué profondément une majorité des Montréalais qui y voient des scandales honteux. Les personnages impliqués par les médias sont venus, tour à tour, sur la place publique pour se défendre des insinuations qui pèsent sur eux et leurs entreprises.
Frank Zampino, l’ex-président du comité exécutif de la ville de Montréal, Jean-Pierre Sauriol, président du groupe d’ingénieurs-constructeurs DESSAU et les présidents des associations des constructeurs de routes et de grands travaux du Québec (ACRGTQ) et de la construction du Québec (ACQ), se sont tous expliqués. Pour eux, tout est beau et « tout le monde il est gentil » car ils ne voient pas vraiment de problèmes puisque tous les intervenants de leurs groupes respectifs sont qualifiés, efficaces, productifs, compétitifs et respectueux de l’éthique corporative et professionnelle…. À peine quelques uns admettent-ils la présence de quelques moutons noirs dans leurs rangs mais ils seront vite, disent-ils, chassés de la bergerie.
La Sûreté du Québec fait actuellement enquête sur certaines entreprises et plusieurs y voient là la solution au problème actuel. Je ne le crois pas, car la police ne traitera pas de ce que j’estime être les racines du mal qui ronge la construction, soient : une collusion malsaine chez plusieurs entrepreneurs, fournisseurs de matériaux et d’équipements; une improductivité grandissante chez les travailleurs; une incompétence évidente dans la planification des projets; une inexpérience manifeste dans l’estimation des coûts des projets; un manque de contrôle et de surveillance chez les donneurs d’ouvrage; une complicité malsaine entre les politiciens, les entrepreneurs et les professionnels; un manque de respect du principe des soumissions publiques dans le domaine publique; une éthique inexistante chez plusieurs intervenants, etc…
Une vraie solution serait la mise sur pied par le gouvernement du Québec d’une commission d’enquête sur les coûts de construction. Il est urgent de bien comprendre ce qui se passe afin de faire les corrections nécessaires car le Québec va entreprendre dans les cinq prochaines années plus de 45 milliards $ de travaux d’infrastructures….
CD
Pour lire ce billet en entier, voici le lien:
http://claudedupras.blogspot.fr/2009/05/rien-ne-va-plus-dans-les-couts-de.html">
Avec les premières révélations de la commission Charbonneau, mandaté pour enquêter sur la construction, tout devient plus clair. Oui, il y a eu collusions d’entrepreneurs, de fournisseurs de matériaux, et oui les prix ont flambé à cause d’elles ? etc..
Si je reproduis ce billet aujourd’hui, c’est pour demander pourquoi, lors de la flambée des prix, les responsables-experts de la construction n’ont pas posé publiquement les vraies questions ? Où étaient-ils ?
Où étaient ceux qui préparaient les plans et devis et soumettaient avec ces documents leurs estimations des coûts des travaux à entreprendre ?
Où étaient les experts-estimateurs, engagés par les clients, qui avaient comme seule mission de s’assurer que le projet était bien soumissionné et que les prix étaient réalistes, corrects et respectés ?
Où étaient tous ces professionnels lorsque les demandes de changements et les prix les accompagnant prenaient des grandeurs inhabituelles et scandaleuses même si les documents de construction du projet avaient été élaborés sur la base de programmes techniques bien définis et un budget très réaliste ?
Où étaient les chefs de services techniques des villes, responsables de la bonne réalisation de ces projets, dont le personnel ou les professionnels privés qu’ils engageaient avaient comme tâche de veiller à la bonne exécution des travaux, au respect des plans, devis et budgets ?
Où étaient les fonctionnaires provinciaux responsables pour le gouvernement du bon contrôle de ses projets de construction et que les consignes budgétaires du gouvernement soient respectées.
N’y-a-t-il pas eu suffisamment d’alertes, à gauche et à droite, pour que tous les responsables se réveillent, déterminent les sources de ces flambées de prix et avisent les élus que quelques chose ne tournait pas rond ?
Où étaient leurs associations professionnelles pour dénoncer cette situation fortement anormale. La Corporation des Architectes et l’Ordre des Ingénieurs ont demandé une enquête de la construction mais pourquoi le silence du côté des associations particulières ?
Comment est-ce possible qu’au moment où les prix grimpaient par coup de 30% et plus, des intervenants importants comme ceux mentionnés dans mon billet du 13 mai 2009 (Zampino, Sauriol, et les présidents des organismes), répondent des conneries à des questions importantes ?
Où étaient ceux qui exerçaient le pouvoir : maires, députés, leaders politiques ? Alors que les budgets de construction éclataient, que journalistes après journalistes exposaient de nouveaux faits dans leur média, pourquoi ces élus n’ont-ils pas exprimé tout haut leur incompréhension devant l’évolution irrationnelle des projets de construction ? Et malgré que les demandes d’une enquête publique venaient de tous bords, pourquoi le parti libéral résistait-il ? Pourquoi le maire de Montréal devant la hausse incompréhensible des prix de construction, affirmait-il qu’il n’y avait pas de problème à Montréal puisque le système des soumissions publiques était bien implanté ?
Certes, le gouvernement du Québec a mis sur pied des unités policières pour enquêter mais seulement après que la gangrène des prix soufflés aient atteint toutes les parties du corps gouvernemental. Quant aux partis d’opposition, ils ont joué leur rôle, mais leurs critiques ont surtout concentré sur des questions de patronage, qu’il fallait dénoncer, mais sans toutefois attaquer de plein fouet la question de la flambée des coûts de construction.
Et le rôle de la mafia ? Pourquoi, la Gendarmerie Royale du Canada (GRC) qui connaissait tous les joueurs de cette association criminelle de Montréal et qui savait, avec preuves à l’appui, que la collusion dans la construction à Montréal était organisée par le milieu depuis 2002, n’a-t-elle pas mis en garde les responsables politiques du Québec. Combien d’argent les gouvernements et les villes auraient-ils sauvé s’ils avaient vu clair dans la combine des entrepreneurs protégés par la mafia ?
Si la GRC ne voulait pas que ses sources soient dévoilées, elle aurait pu au minimum aviser le PM du Québec et le maire de Montréal afin qu’ils réagissent. L’a-t-elle fait ? Le maire de Montréal Gérald Tremblay affirme pour sa part qu’il n’en savait rien alors que sa ville, par son exécutif et son président d’alors Frank Zampino, n’a cessé d'accorder des contrats lucratifs de façon répétée suite à des soumissions « paquetées ». Jean Charest le savait-il ? Si Charest ne l’a pas appris. C’est grave. S’il le savait c’est encore plus grave. La vérité sur cette question doit être révélée aux Québécois. La GRC doit s’expliquer.
Tant d’interrogations et si peu de réponses.
J’espère que la Commission Charbonneau nous éclairera afin que la situation soit complètement changée. J’espère qu’elle s’attaquera aussi à l’improductivité grandissante chez les travailleurs; la baisse de l’éthique professionnelle; la collusion des fournisseurs de produits de construction, de matériaux et d’équipements; les manigances des syndicats avec des membres du groupe qui fraudaient Montréal, le manque de contrôle des donneurs d’ouvrage; la culture de corruption qui existe dans beaucoup de sphères de la construction dont celle des professionnels et autres éléments qui affectent les coûts de construction à la hausse.
Claude Dupras
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jeudi 20 janvier 2011
Bravo juge Bastarache
Marc Bellemare est avocat. Il a été ministre de la justice du gouvernement du Québec. Sept ans après avoir quitté la politique, il a lancé des accusations graves de trafic d’influence contre le premier ministre Jean Charest et le parti libéral du Québec en rapport avec les nominations de nouveaux juges. Le malheur, c’est qu’il n’avait pas de preuve. Il n’est donc pas surprenant qu’il vienne d’être débouté par le rapport de la commission Bastarache chargée par le gouvernement d’enquêter sur ses allégations.
Un autre malheur, c’est que Bellemare a du charisme, de la facilité à s’exprimer et à montrer de la conviction. Et lors de son témoignage, qui était télévisé, il a su par ses mots, son allure et sa démarche convaincre une majorité de Québécois et de Québécoises qu’il disait la vérité. Il avait l’air vrai.
Un malheur additionnel, c’est que les adversaires politiques du PM Charest et de son parti n’ont cessé d’agir comme si les avancés de l’avocat-accusateur étaient vrais. Ils n’ont cessé de dénigrer le PM au lieu de laisser la commission faire son travail. Un climat malsain s’est installé au Québec.
Au fur et à mesure de l’évolution de l’enquête, il devenait de plus en plus évident que la preuve n’existait pas. Ne voulant pas perdre le bénéfice politique qu’ils retiraient de toute cette affaire, les adversaires du PM se sont mis à dénigrer la personne du juge Bastarache prétextant qu’il était biaisé et n’était là que pour sauver le PM et son parti. Ces adversaires ont profité de la frénésie médiatique qui, de nos jours, s’empare de chaque scandale ou pseudo-scandale et rapporte n’importe quoi, n’importe quand et de n’importe quelle façon, sans tenir compte si c’est vrai ou faux.
Malheureusement, les opposants du PM ont attaqué la réputation d’un avocat de haute qualité, reconnu par ses pairs, qui a été juge de la Cour Suprême du Canada et un bon. Malgré qu’il était clair que le juge Bastarache était un homme de grande stature et ne s’abaisserait pas à s’impliquer dans de petites intrigues politiques, ils ont continué leur campagne démagogique pour le diminuer dans l’opinion publique et préparer le terrain du jour de la présentation du rapport afin que les Québécois aient l’impression que toute l’ « affaire est arrangée ». Quelle irresponsabilité! Avec ce qu’ils sèment aujourd’hui, ils ne devraient pas être surpris si un jour ce soit leur tour.
Par des billets passés de mon blog, je me suis élevé contre certaines décisions importantes du PM Charest. Comme ingénieur, j’ai compris depuis longtemps que ça ne tournait plus rond dans la construction et j’ai été un des premiers à proposer une commission d’enquête publique sur les coûts de la construction. De plus, dans l’affaire du gaz de schiste, j’ai réclamé un mandat plus étendu pour le BAPE qui tient des audiences sur le sujet. Je me suis rallié à l’idée d’un moratoire sur la question jusqu’à ce que cela soit fait et que le rapport soit produit. On ne pourra sûrement pas m’accuser de partisannerie lorsque je répète, avec conviction, que Jean Charest est un homme honnête et intègre. Le rapport Bastarache vient de le blanchir. Charest a été victime d’attaques personnelles et malhonnêtes. Qu’on attaque ses politiques, j’en suis. Mais que l’on ne cherche qu’à le salir pour gagner des points électoraux, je dis non d’autant plus que c’est toute la classe politique qui en subira éventuellement les conséquences.
La politique est importante dans notre vie et ceux qui nous dirigent doivent pouvoir gouverner sereinement. Les campagnes de dénigrement personnel contre les hommes et femmes politiques doivent cesser afin que nous puissions les juger de façon objective ainsi que les politiques qu’ils proposent.
Le juge Bastarache a produit un bon rapport. L’avocat-accusateur n’a pas réussi à faire la preuve de ses allégations. Mais ce qui est plus important, c’est que le juge a reconnu que même si les procédures du passé pour le choix des juges en aient produits généralement des bons, il est nécessaire aujourd’hui qu’elles soient adaptées à nos mœurs actuelles afin d’assurer que dorénavant nos futurs juges soient choisis en toute transparence, objectivité et sans influence. Bravo juge Bastarache pour vos recommandations et merci pour un travail bien fait.
Enfin, j’espère que nos politiciens fédéraux tiendront compte des échos qui viennent du Québec et qu’ils modifieront sérieusement la méthodologie pour le choix des juges de la cour supérieure car il y a là encore plus à faire.
C’est fini le temps d’un gouvernement bleu, juges bleus ! Gouvernement rouge, juges rouges ! Gouvernement péquiste, juges péquistes !
Claude Dupras
Un autre malheur, c’est que Bellemare a du charisme, de la facilité à s’exprimer et à montrer de la conviction. Et lors de son témoignage, qui était télévisé, il a su par ses mots, son allure et sa démarche convaincre une majorité de Québécois et de Québécoises qu’il disait la vérité. Il avait l’air vrai.
Un malheur additionnel, c’est que les adversaires politiques du PM Charest et de son parti n’ont cessé d’agir comme si les avancés de l’avocat-accusateur étaient vrais. Ils n’ont cessé de dénigrer le PM au lieu de laisser la commission faire son travail. Un climat malsain s’est installé au Québec.
Au fur et à mesure de l’évolution de l’enquête, il devenait de plus en plus évident que la preuve n’existait pas. Ne voulant pas perdre le bénéfice politique qu’ils retiraient de toute cette affaire, les adversaires du PM se sont mis à dénigrer la personne du juge Bastarache prétextant qu’il était biaisé et n’était là que pour sauver le PM et son parti. Ces adversaires ont profité de la frénésie médiatique qui, de nos jours, s’empare de chaque scandale ou pseudo-scandale et rapporte n’importe quoi, n’importe quand et de n’importe quelle façon, sans tenir compte si c’est vrai ou faux.
Malheureusement, les opposants du PM ont attaqué la réputation d’un avocat de haute qualité, reconnu par ses pairs, qui a été juge de la Cour Suprême du Canada et un bon. Malgré qu’il était clair que le juge Bastarache était un homme de grande stature et ne s’abaisserait pas à s’impliquer dans de petites intrigues politiques, ils ont continué leur campagne démagogique pour le diminuer dans l’opinion publique et préparer le terrain du jour de la présentation du rapport afin que les Québécois aient l’impression que toute l’ « affaire est arrangée ». Quelle irresponsabilité! Avec ce qu’ils sèment aujourd’hui, ils ne devraient pas être surpris si un jour ce soit leur tour.
Par des billets passés de mon blog, je me suis élevé contre certaines décisions importantes du PM Charest. Comme ingénieur, j’ai compris depuis longtemps que ça ne tournait plus rond dans la construction et j’ai été un des premiers à proposer une commission d’enquête publique sur les coûts de la construction. De plus, dans l’affaire du gaz de schiste, j’ai réclamé un mandat plus étendu pour le BAPE qui tient des audiences sur le sujet. Je me suis rallié à l’idée d’un moratoire sur la question jusqu’à ce que cela soit fait et que le rapport soit produit. On ne pourra sûrement pas m’accuser de partisannerie lorsque je répète, avec conviction, que Jean Charest est un homme honnête et intègre. Le rapport Bastarache vient de le blanchir. Charest a été victime d’attaques personnelles et malhonnêtes. Qu’on attaque ses politiques, j’en suis. Mais que l’on ne cherche qu’à le salir pour gagner des points électoraux, je dis non d’autant plus que c’est toute la classe politique qui en subira éventuellement les conséquences.
La politique est importante dans notre vie et ceux qui nous dirigent doivent pouvoir gouverner sereinement. Les campagnes de dénigrement personnel contre les hommes et femmes politiques doivent cesser afin que nous puissions les juger de façon objective ainsi que les politiques qu’ils proposent.
Le juge Bastarache a produit un bon rapport. L’avocat-accusateur n’a pas réussi à faire la preuve de ses allégations. Mais ce qui est plus important, c’est que le juge a reconnu que même si les procédures du passé pour le choix des juges en aient produits généralement des bons, il est nécessaire aujourd’hui qu’elles soient adaptées à nos mœurs actuelles afin d’assurer que dorénavant nos futurs juges soient choisis en toute transparence, objectivité et sans influence. Bravo juge Bastarache pour vos recommandations et merci pour un travail bien fait.
Enfin, j’espère que nos politiciens fédéraux tiendront compte des échos qui viennent du Québec et qu’ils modifieront sérieusement la méthodologie pour le choix des juges de la cour supérieure car il y a là encore plus à faire.
C’est fini le temps d’un gouvernement bleu, juges bleus ! Gouvernement rouge, juges rouges ! Gouvernement péquiste, juges péquistes !
Claude Dupras
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samedi 11 décembre 2010
Au Québec, malgré tout, ça va mieux qu’ailleurs !
La session parlementaire de l’Assemblée Nationale du Québec est enfin ajournée jusqu’au mois de février 2011. Nous allons enfin, pendant plus d’un mois, pouvoir vivre sans entendre constamment les accusations, les allégations, les insinuations et les exagérations qui émanent de chacune des périodes de questions.
Cette guerre politique entre les deux partis nous a fait oublier le travail accompli durant cette session. Surprise, beaucoup a été réalisé. Malheureusement, les medias ne rapportent pas ces réalisations car ils ne recherchent que les situations juteuses pouvant entacher les personnages politiques. Elles se situent au niveau de nouvelles lois : électorales, financement des partis, éthique; des finances publiques, des ententes collectives avec les employés du secteur public, des grands projets d’infrastructure, de construction, des politiques économiques réalistes, etc. Elles ont résulté dans une performance hors pair du Québec si on le compare avec le Canada, les USA et les pays occidentaux. Nonobstant la grave crise économique qui a frappé partout, nous en sortons en tête du peloton et en meilleure position que les provinces canadiennes. Ici, l’emploi a augmenté plus qu’ailleurs, le taux de chômage est le plus bas. Le déficit peut être éliminé d’ici trois ans.
C’est un bilan remarquable et il faut en féliciter le gouvernement et les députés de tous les partis. C’est la démonstration que malgré les invectives « politicailleuses » qu’ils se lancent en public, nos députés travaillent ensemble derrière les rideaux.
Il y a aussi les prestations du PM Charest à l’étranger. Dans le dernier mois seulement, il est allé en France pour signer une entente importante avec le premier ministre François Fillon, sur la mobilité professionnelle et l'intégration des immigrants, qui doit faciliter l'installation des Français au Québec et inversement. Il a aussi convenu avec le président Sarkozy d’inclure dans le futur accord de libre échange Canada-Europe, une clause reconnaissant le droit de chaque état à protéger sa culture. Il a été décoré de la Légion d’Honneur. Puis, il est allé à Cancun, où se tenait la conférence de l’environnement de l’ONU où il a agi comme co-président du sommet des chefs d’états. Il a reçu à cette occasion le prix australien dédié au « leadership sur les changements climatiques », et le PM australien a déclaré qu’il avait été choisi parce que « sous sa direction le Québec est devenu l’état le plus responsable, en rapport avec l’environnement mondial, de l’Amérique du Nord » et qu’une forêt australienne a été nommée en son honneur. Jean Charest est un bon ambassadeur pour le Québec.
Le premier ministre sort de cette période physiquement fatigué mais toujours combattif, digne et respectueux de ses adversaires. Jamais au Québec, un homme politique a subi un tel barrage d’attaques, justifiées ou non, venant de tous les angles. Avec l’accroissement du nombre des medias et la prédominance d’Internet dans la vie de chacun, tout ce qui a été dit de négatif envers Charest a été amplifié sans cesse, dispersé partout et répété interminablement en boucle, que ce soit vrai ou faux.
Depuis avril 2009, je réclame une enquête publique sur les coûts de construction. Jean Charest s’obstine à ne pas vouloir la créer. Il voit la chose d’un autre angle et croit plus efficace de confier à la police le mandat de démasquer la mafia qui s’est emparé de la construction à Montréal. Une escouade spéciale a été créée et un budget exceptionnel lui a été alloué. Plusieurs autres mesures et groupes ont été mis sur pied et aujourd’hui, plus de 500 personnes travaillent sur le dossier. Il me semble que cela ne peut qu’apporter des résultats. Si Charest a peur d’une enquête publique comme le prétend le PQ, il ne semble pas avoir peur de la police. C’est déjà çà. Tant que nous ne connaîtrons pas les résultats concrets des enquêtes policières, nous ne pourrons juger si Charest a eu raison de refuser l’enquête publique.
Ce que je n’ai pas aimé, c’est le langage excessif de ceux qui réclament une enquête. C’est comme s’ils voulaient autre chose. Rarement parlent-ils du mérite d’une enquête publique ou des démérites d’une enquête policière. Salir le personnage Charest semble être l’objectif. Ils l’ont traité de voyou, de menteur, de traître à la nation, de patroneux, de rapetisseur d’un grand peuple, de mauvaise foi, de copinage, de collabo, de radical de la dépendance, d’extrémiste de la servitude, de fou furieux de l’exploitation, de terroriste du capital, de corrompu et encore et encore… Certains ont même écrit, il y a six mois, qu’il serait vite en prison.
Les critiques de Charest sont devenus agressifs, l’insultent et manquent de respect pour la position qu’il occupe. On a l’impression qu’ils croient tout ce qui a été dit contre lui, comme si c’était la vérité pure. À moins qu’ils aient un autre objectif. Il y a des exceptions, comme le comédien Louis Morrisset invité à « Tout le monde en parle » qui a posé une question difficile à Charest, aussi invité, et qui n’a pas hésité à ajouter qu’il était son premier ministre et qu’il le respectait. Voilà une façon civilisée de s’opposer à quelqu’un. Par contre, le journaliste de TVA, lors de la récente conférence de presse du PM a agi en effronté et en mal appris envers le PM. Et il n’était pas le seul. C’est une honte de voir certains journalistes qui se doivent d’être neutres, agir ainsi. Ce n’est pas digne du Québec.
Le PQ traite les libéraux de tous les noms et ne cesse de transformer les révélations journalistiques en collusion, corruption, tricheries, favoritisme, etc…. Mais ce que ne dit pas le PQ, c’est qu’il a fait de même. Par exemple, dans ses attaques sur la question des prête-noms pour les contributions à la caisse électorale du parti libéral, le PQ ne dit pas qu’il a aussi été un des grands bénéficiaires de cette méthode de financement lors de la dernière élection et depuis. Autre exemple, en rapport avec les individus nommés aux conseils d’administration de sociétés publiques, le PQ a insinué que le PM Charest a nommé ces personnes parce qu’elles avaient personnellement contribué à la caisse électorale du parti. Depuis, on a appris que le PQ avait agi de la même façon lorsqu’il était au pouvoir. Si c’est mal pour les libéraux, pourquoi ne l’est-ce pas pour les péquistes ?
Le PQ dans son opposition à Charest est sans pitié, j’allais dire sans jugement. Si quelqu’un se lève pour défendre le PM, tout de suite une équipe interne est formée pour faire des recherches afin de trouver des informations pouvant discréditer le défendeur du PM. Le plus récent exemple est le cas de Luc Beauregard qui a créé la plus grande agence en relations publiques au Canada. Beauregard qui connait bien tous les niveaux la politique, a écrit un article, paru dans le journal La Presse, pour défendre Jean Charest. Il fut vite accusé à l’Assemblée Nationale de n’être qu’un libéral qui vit au dépend du gouvernement. C’est un genre de menace que fait le PQ. Le message est simple : ne défendez pas Jean Charest, car on va vous attaquer. Beauregard n’était le premier cas. Mme Marois et ses troupes ont oublié que National a souventes fois été engagé pour des travaux importants par les gouvernements péquistes qui se sont succédés. De toute façon, National n’a que 17% de ses affaires qui viennent du domaine public. Ce qui démontre bien que c’est une grande compagnie de chez nous, réunissant des gens de chez nous qui sont les meilleurs de leur catégorie au Canada et aux services des entreprises et des gouvernements. De quoi être fiers, mais pour les péquistes, Beauregard est une honte.
Quant aux projets de construction actuels et l’envolée des prix, c’est un scandale qui semble évident et il est temps que la vérité soit connue. Malheureusement, ce n’est pas nouveau. Le PQ qui accuse Jean Charest sur cette question a vite oublié le projet de Papiers Gaspésia Ltée.
C’était en Gaspésie, et le PQ cherchait à assurer l’élection de députés dans la péninsule pour l’élection qui était imminente. Le projet fut lancé, financé en majeure partie et sa réalisation organisée par le gouvernement péquiste du PM Bernard Landry.
Le syndicat FTQ avait obtenu le monopole du projet. Ce n’était pas surprenant car il supportait ouvertement le PQ aux élections. Il s’agissait de la rénovation du moulin de la papeterie de Chandler qui devait coûter 500 millions $. Le projet était rendu à 765 millions $, soit une augmentation de 53%. L’ordonnancement n’était pas respecté et la réalisation fortement en retard. Le projet fut arrêté, le moulin n’a jamais été ré-ouvert et les 765 millions $ ont été perdus.
L’ex-juge de la Cour Supérieure Robert Lesage fut appelé a présider une commission d’enquête sur la Gaspésia. Son rapport, déposé en mai 2005, indiquait que les experts avaient démontré clairement le trafic d’influence des syndicats québécois. Ses recommandations touchaient l’intervention de l’État dans la construction d’un projet privé qu’il finance, la gestion des fonds de travailleurs et les lois qui régissent les relations de travail. Il fut clairement établi que la FTQ avait empêché des travailleurs du Bas Saint-Laurent et de la Gaspésie, membres d’autres organisations syndicales, d’y travailler. Leurs droits au travail et de choisir leur organisation syndicale, un droit bien implanté dans la construction, avaient été bafoués. De plus, l’équipe de la réalisation du projet n’avait pu trouver un leader avec suffisamment d’autorité et d’influence morale pour exercer son pouvoir et contrôler les intervenants dont la FTQ qui faisait la pluie et le beau temps, avec la bénédiction du gouvernement du PQ. (voir mon blog du 2 février 2007).
A mon avis, le PQ en met trop et ne fait pas la part des choses. Certes, beaucoup de questions sont à poser et il faut à tout prix trouver la clef à ce qui se passe dans la construction. Mais la désinformation qu’il répand n’aide pas. Elle fait basculer l’opinion publique non seulement contre le parti au pouvoir mais contre tous les hommes et femmes politiques. Cela est inacceptable. Y a-t-il un homme ou une femme qui a une famille, une bonne entreprise, un bon métier ou est professionnel qui voudra être candidat à la prochaine élection ? Je crains que non.
On a les politiciens que l’on mérite… c’est donc vrai !
Claude Dupras
Cette guerre politique entre les deux partis nous a fait oublier le travail accompli durant cette session. Surprise, beaucoup a été réalisé. Malheureusement, les medias ne rapportent pas ces réalisations car ils ne recherchent que les situations juteuses pouvant entacher les personnages politiques. Elles se situent au niveau de nouvelles lois : électorales, financement des partis, éthique; des finances publiques, des ententes collectives avec les employés du secteur public, des grands projets d’infrastructure, de construction, des politiques économiques réalistes, etc. Elles ont résulté dans une performance hors pair du Québec si on le compare avec le Canada, les USA et les pays occidentaux. Nonobstant la grave crise économique qui a frappé partout, nous en sortons en tête du peloton et en meilleure position que les provinces canadiennes. Ici, l’emploi a augmenté plus qu’ailleurs, le taux de chômage est le plus bas. Le déficit peut être éliminé d’ici trois ans.
C’est un bilan remarquable et il faut en féliciter le gouvernement et les députés de tous les partis. C’est la démonstration que malgré les invectives « politicailleuses » qu’ils se lancent en public, nos députés travaillent ensemble derrière les rideaux.
Il y a aussi les prestations du PM Charest à l’étranger. Dans le dernier mois seulement, il est allé en France pour signer une entente importante avec le premier ministre François Fillon, sur la mobilité professionnelle et l'intégration des immigrants, qui doit faciliter l'installation des Français au Québec et inversement. Il a aussi convenu avec le président Sarkozy d’inclure dans le futur accord de libre échange Canada-Europe, une clause reconnaissant le droit de chaque état à protéger sa culture. Il a été décoré de la Légion d’Honneur. Puis, il est allé à Cancun, où se tenait la conférence de l’environnement de l’ONU où il a agi comme co-président du sommet des chefs d’états. Il a reçu à cette occasion le prix australien dédié au « leadership sur les changements climatiques », et le PM australien a déclaré qu’il avait été choisi parce que « sous sa direction le Québec est devenu l’état le plus responsable, en rapport avec l’environnement mondial, de l’Amérique du Nord » et qu’une forêt australienne a été nommée en son honneur. Jean Charest est un bon ambassadeur pour le Québec.
Le premier ministre sort de cette période physiquement fatigué mais toujours combattif, digne et respectueux de ses adversaires. Jamais au Québec, un homme politique a subi un tel barrage d’attaques, justifiées ou non, venant de tous les angles. Avec l’accroissement du nombre des medias et la prédominance d’Internet dans la vie de chacun, tout ce qui a été dit de négatif envers Charest a été amplifié sans cesse, dispersé partout et répété interminablement en boucle, que ce soit vrai ou faux.
Depuis avril 2009, je réclame une enquête publique sur les coûts de construction. Jean Charest s’obstine à ne pas vouloir la créer. Il voit la chose d’un autre angle et croit plus efficace de confier à la police le mandat de démasquer la mafia qui s’est emparé de la construction à Montréal. Une escouade spéciale a été créée et un budget exceptionnel lui a été alloué. Plusieurs autres mesures et groupes ont été mis sur pied et aujourd’hui, plus de 500 personnes travaillent sur le dossier. Il me semble que cela ne peut qu’apporter des résultats. Si Charest a peur d’une enquête publique comme le prétend le PQ, il ne semble pas avoir peur de la police. C’est déjà çà. Tant que nous ne connaîtrons pas les résultats concrets des enquêtes policières, nous ne pourrons juger si Charest a eu raison de refuser l’enquête publique.
Ce que je n’ai pas aimé, c’est le langage excessif de ceux qui réclament une enquête. C’est comme s’ils voulaient autre chose. Rarement parlent-ils du mérite d’une enquête publique ou des démérites d’une enquête policière. Salir le personnage Charest semble être l’objectif. Ils l’ont traité de voyou, de menteur, de traître à la nation, de patroneux, de rapetisseur d’un grand peuple, de mauvaise foi, de copinage, de collabo, de radical de la dépendance, d’extrémiste de la servitude, de fou furieux de l’exploitation, de terroriste du capital, de corrompu et encore et encore… Certains ont même écrit, il y a six mois, qu’il serait vite en prison.
Les critiques de Charest sont devenus agressifs, l’insultent et manquent de respect pour la position qu’il occupe. On a l’impression qu’ils croient tout ce qui a été dit contre lui, comme si c’était la vérité pure. À moins qu’ils aient un autre objectif. Il y a des exceptions, comme le comédien Louis Morrisset invité à « Tout le monde en parle » qui a posé une question difficile à Charest, aussi invité, et qui n’a pas hésité à ajouter qu’il était son premier ministre et qu’il le respectait. Voilà une façon civilisée de s’opposer à quelqu’un. Par contre, le journaliste de TVA, lors de la récente conférence de presse du PM a agi en effronté et en mal appris envers le PM. Et il n’était pas le seul. C’est une honte de voir certains journalistes qui se doivent d’être neutres, agir ainsi. Ce n’est pas digne du Québec.
Le PQ traite les libéraux de tous les noms et ne cesse de transformer les révélations journalistiques en collusion, corruption, tricheries, favoritisme, etc…. Mais ce que ne dit pas le PQ, c’est qu’il a fait de même. Par exemple, dans ses attaques sur la question des prête-noms pour les contributions à la caisse électorale du parti libéral, le PQ ne dit pas qu’il a aussi été un des grands bénéficiaires de cette méthode de financement lors de la dernière élection et depuis. Autre exemple, en rapport avec les individus nommés aux conseils d’administration de sociétés publiques, le PQ a insinué que le PM Charest a nommé ces personnes parce qu’elles avaient personnellement contribué à la caisse électorale du parti. Depuis, on a appris que le PQ avait agi de la même façon lorsqu’il était au pouvoir. Si c’est mal pour les libéraux, pourquoi ne l’est-ce pas pour les péquistes ?
Le PQ dans son opposition à Charest est sans pitié, j’allais dire sans jugement. Si quelqu’un se lève pour défendre le PM, tout de suite une équipe interne est formée pour faire des recherches afin de trouver des informations pouvant discréditer le défendeur du PM. Le plus récent exemple est le cas de Luc Beauregard qui a créé la plus grande agence en relations publiques au Canada. Beauregard qui connait bien tous les niveaux la politique, a écrit un article, paru dans le journal La Presse, pour défendre Jean Charest. Il fut vite accusé à l’Assemblée Nationale de n’être qu’un libéral qui vit au dépend du gouvernement. C’est un genre de menace que fait le PQ. Le message est simple : ne défendez pas Jean Charest, car on va vous attaquer. Beauregard n’était le premier cas. Mme Marois et ses troupes ont oublié que National a souventes fois été engagé pour des travaux importants par les gouvernements péquistes qui se sont succédés. De toute façon, National n’a que 17% de ses affaires qui viennent du domaine public. Ce qui démontre bien que c’est une grande compagnie de chez nous, réunissant des gens de chez nous qui sont les meilleurs de leur catégorie au Canada et aux services des entreprises et des gouvernements. De quoi être fiers, mais pour les péquistes, Beauregard est une honte.
Quant aux projets de construction actuels et l’envolée des prix, c’est un scandale qui semble évident et il est temps que la vérité soit connue. Malheureusement, ce n’est pas nouveau. Le PQ qui accuse Jean Charest sur cette question a vite oublié le projet de Papiers Gaspésia Ltée.
C’était en Gaspésie, et le PQ cherchait à assurer l’élection de députés dans la péninsule pour l’élection qui était imminente. Le projet fut lancé, financé en majeure partie et sa réalisation organisée par le gouvernement péquiste du PM Bernard Landry.
Le syndicat FTQ avait obtenu le monopole du projet. Ce n’était pas surprenant car il supportait ouvertement le PQ aux élections. Il s’agissait de la rénovation du moulin de la papeterie de Chandler qui devait coûter 500 millions $. Le projet était rendu à 765 millions $, soit une augmentation de 53%. L’ordonnancement n’était pas respecté et la réalisation fortement en retard. Le projet fut arrêté, le moulin n’a jamais été ré-ouvert et les 765 millions $ ont été perdus.
L’ex-juge de la Cour Supérieure Robert Lesage fut appelé a présider une commission d’enquête sur la Gaspésia. Son rapport, déposé en mai 2005, indiquait que les experts avaient démontré clairement le trafic d’influence des syndicats québécois. Ses recommandations touchaient l’intervention de l’État dans la construction d’un projet privé qu’il finance, la gestion des fonds de travailleurs et les lois qui régissent les relations de travail. Il fut clairement établi que la FTQ avait empêché des travailleurs du Bas Saint-Laurent et de la Gaspésie, membres d’autres organisations syndicales, d’y travailler. Leurs droits au travail et de choisir leur organisation syndicale, un droit bien implanté dans la construction, avaient été bafoués. De plus, l’équipe de la réalisation du projet n’avait pu trouver un leader avec suffisamment d’autorité et d’influence morale pour exercer son pouvoir et contrôler les intervenants dont la FTQ qui faisait la pluie et le beau temps, avec la bénédiction du gouvernement du PQ. (voir mon blog du 2 février 2007).
A mon avis, le PQ en met trop et ne fait pas la part des choses. Certes, beaucoup de questions sont à poser et il faut à tout prix trouver la clef à ce qui se passe dans la construction. Mais la désinformation qu’il répand n’aide pas. Elle fait basculer l’opinion publique non seulement contre le parti au pouvoir mais contre tous les hommes et femmes politiques. Cela est inacceptable. Y a-t-il un homme ou une femme qui a une famille, une bonne entreprise, un bon métier ou est professionnel qui voudra être candidat à la prochaine élection ? Je crains que non.
On a les politiciens que l’on mérite… c’est donc vrai !
Claude Dupras
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vendredi 19 novembre 2010
Jean Charest : Le « punching bag »
Corruption ! Corruption! Corruption ! C’est tout ce que l’on entend au Québec! Le premier ministre Jean Charest est la cible de ces attaques et le mouvement s’amplifie au point que l’on peut se demander s’il démissionnera ou pas.
Jean Charest est-il vraiment un politicien corrompu ? Je dis non.
Son erreur a été de refuser de mettre sur pied une commission d’enquête sur ce qui se passe dans le domaine de la construction au Québec. J’ai été un des premiers à la réclamer, le 13 mai 2009, dans mon blog intitulé « Des prix de fous », et je suis revenu souventes fois à la charge dans d’autres blogs.
Ancien ingénieur conseil avec 40 ans dans la construction, je n’en croyais pas mes yeux et mes oreilles lorsque je constatais les dépassements des coûts de construction de certains grands projets. Des augmentations qui allaient du simple au double quand ce n’était pas au triple. Parmi ceux-là, il y avait, entre autres, l’extension du métro à Laval, l’autoroute Ville-Marie, le centre d’entretien de l’agence métropolitaine de transport et le centre hospitalier universitaire de Montréal (CHUM).
Je posais alors les questions : « Sommes-nous victimes de fraudeurs ? Y a-t-il une mafia qui s’est installée dans le domaine de la construction avec comme but de souffler les prix et les profits ? ».
L’élection à Montréal en novembre 2009 ajouta à mon questionnement. Les journalistes d’enquêtes de La Presse révélèrent des informations troublantes sur une série de super contrats accordés à des prix exorbitants par la ville. Les Québécois comprirent alors que quelque chose ne tournait pas rond dans le domaine de la construction. Malgré tout, le maire Tremblay fut réélu.
Jean Charest décida alors de confier le dossier sur ces problèmes à la Sûreté du Québec. Pour lui, une enquête policière pouvait être enclenchée plus vite qu’une commission d’enquête gouvernementale qui nécessite plus d’une année à se mettre en place. Le budget de la Sûreté fut augmenté considérablement. Mais une vague déferlante anti-premier-ministre se manifesta contre cette décision. Du jamais vu. Depuis, l’opposition affirme n’importe quoi contre Charest et tout est rapporté et amplifié aussitôt dans les médias. À ce jour, les policiers n’ont rien révélé.
On frappe Charest avec la même ardeur qu’un boxeur attaque vicieusement son « punching bag » durant son entraînement. C’est vraiment triste à voir car ce n’est pas à la hauteur d’une vraie démocratie.
Au lieu de parler d’économie, d’éducation, de santé, d’écologie, de développement…, l’opposition et les medias ne se concentrent que sur la tenue d’une enquête publique. Une pétition exigeant la démission immédiate de Jean Charest est affichée sur internet. Plus de 180,000 personnes ont signé en trois jours, et ça continue.
Jean Charest ne mérite pas cet acharnement qui vient surtout du Parti Québécois et de ses alliés qui y voient un moyen de reprendre le pouvoir. Les séparatistes « purs et durs » sont chauffés à bloc et voient la possibilité d’un nouveau référendum sur la séparation du Québec, si le PQ parvient aux affaires à Québec. Ils font tout pour répandre leur fiel anti-Charest et réussissent. À écouter, voir et lire tout ce qui s’écrit, on a l’impression que Jean Charest et son parti libéral sont foutus. Mais ce n’est pas aussi simple.
Léger-Marketing vient de publier un récent sondage sur la politique au Québec. C’est là que l’on peut voir la vraie image des sentiments des Québécois. Le PQ obtient 37% dans les intentions de vote, le parti libéral 33%, l’ADQ 11%, Québec solidaire 8% et le parti vert 6%. Mais ce qui est plus révélateur, c’est que malgré l’ouragan anti-Charest, on constate que le PQ a chuté de quatre points depuis le dernier sondage alors que le parti libéral a grimpé de trois. J’ai été fort surpris, mais c’est la réalité. Et cela malgré le taux d’insatisfaction envers le PM Charest de 78%, le plus élevé jamais. En somme, les Québécois et Québécoises disent, « quand je regarde Charest, je me désole mais quand je le compare avec les chefs des autres partis, je me console avec Charest ».
Donc, rien n’est perdu pour Charest. Certes, il traîne dans l’opinion publique derrière le Parti Québécois, mais il était dans la même situation au début de la dernière élection générale, qu’il a gagnée.
Pourquoi les Québécois réagissent-ils ainsi ? Je crois qu’en eux-mêmes, ils savent que Jean Charest est un bon premier ministre.
Ils constatent que malgré la crise économique, le Québec s’en est mieux sorti par rapport aux autres provinces canadiennes. Ici, l’économie roule et le taux de chômage est le plus bas au Canada. La construction va…
Ils savent que Charest sait défendre le Québec durant ses rencontres fédérales-provinciales. Ils se rappellent que l’ex-PM canadien Paul Martin à cédé aux provinces, devant les arguments de Jean Charest, le pouvoir de dépenser à leur guise les octrois fédéraux dédiéds à des projets particuliers. C’était une première canadienne. Jamais dans le passé, les provinces canadiennes avaient été autorisées à utiliser l’argent qui venait d’Ottawa à des fins autres que celles qu’Ottawa avait choisies. Charest avait appliqué ces octrois à des diminutions des impôts des particuliers afin que le taux d’imposition au Québec soit compétitif avec celui des autres provinces.
Il vient tout juste de signer une entente avec le gouvernement fédéral qui reconnaît que le Québec a droit à sa différence.
Il a bien représenté le Québec auprès des gouverneurs des États de l’est américain et a réussi à signer des contrats importants pour les alimenter en électricité du Québec. Voyant là un avenir rempli de revenus extraordinaires, il a engagé la construction de nouveaux barrages hydro-électriques.
Il a créé le Conseil de la Fédération pour réunir les provinces afin qu’elles aient plus de poids dans leurs discussions avec le gouvernement du Canada. À ce jour, cela a donné des résultats très positifs.
Il a su contrôler les dépenses, baisser les impôts, éliminer la taxe sur le capital, augmenter la main-d’œuvre qualifiée en haussant l’immigration, passer une loi sur la retraite progressive, faire adopter le pacte sur l'emploi et l'entente sur la reconnaissance des compétences, dégeler les droits de scolarité, imposer le bulletin chiffré, renforcer le code de la sécurité routière. Il a entrepris, par son dernier budget, la réduction du déficit et de la dette.
Il a nommé, pour la première fois, autant de femmes que d’hommes comme ministres.
Son gouvernement a investi massivement dans les infrastructures, dans le développement énergétique et dans le secteur manufacturier pour créer des emplois et assurer une économie prospère. Son « timing » a été parfait et c’est au plus fort de la crise que les emplois nouveaux arrivèrent sur le marché.
Même la présidente syndicaliste de la CSN reconnaît que « Jean Charest a bien mesuré le terrain, ouvert le débat avec l’opposition et n’est pas provocateur ».
En conclusion, il faut reconnaître que Jean Charest a été, à ce jour, un des bons premiers ministres du Québec. Les électeurs le savent puisqu’ils l’ont réélu trois fois. Évidemment, l’opposition ne cherche qu’à le réduire et à le critiquer, mais nous, les Québécois et les Québécoises, jugeons un homme à ses actes.
Il est vrai que Jean Charest a fait des erreurs politiques et qu’il a fait des choses avec lesquelles je ne suis pas d’accord. De gros problèmes n’ont pas été réglés à notre satisfaction, tels : les attentes dans les hôpitaux, le décrochage scolaire…
J’ai toujours cru que la vraie façon de juger un homme ou une femme politique était d’utiliser le principe de « la balance ». On place dans un plateau les bonnes décisions et on place dans l’autre celles avec lesquelles on n’est pas d’accord. Puis, on constate de quel côté elle penche. En rapport avec le bilan de Jean Charest, j’estime qu’elle s’abaisse du bon côté.
Claude Dupras
ps. À ce jour, a-t-on fait la preuve que Jean Charest est un homme politique corrompu ? Je ne le crois pas même si on l’a dit, répété et amplifié. Il a respecté les lois du Québec.
Malheureusement, d’autres personnes, particulièrement des contributeurs financiers comme dans l’affaire des prête-noms, n’ont pas respecté l’esprit de la loi. Mais cela n’est pas la faute de Jean Charest ni celle de Pauline Marois ou de Mario Dumont, puisque non seulement le parti libéral a reçu des contributions importantes de ces personnes mais aussi le PQ et l’ADQ, lors de la dernière élection générale.
Quant aux individus choisis pour remplir des tâches au gouvernement ou dans des agences gouvernementales, qu’ils soient souventes fois libéraux ne me surprend pas. Du temps du parti Québécois, ils étaient péquistes et ces derniers contribuaient aussi à la caisse de leur parti. D’ailleurs, c’est de même à Ottawa, dans toutes les provinces canadiennes, aux USA et en France. Je ne veux pas que l’on pense que je suis d’accord avec ces manières d’agir, mais on doit faire la part des choses. J’aimerais mieux que tous les Québécois et Québécoises, quelles que soient leurs pensées politiques, soient traités équitablement et aient les mêmes opportunités nonobstant la couleur du gouvernement. Mais je crains que ce ne soit qu’une utopie.
Je sais que plusieurs diront que je ne suis qu’un libéral. Ils se trompent, je ne le suis pas et je ne l’ai jamais été. J’ai déjà été partisan, un « bleu » comme on disait, surtout au niveau fédéral, mais je suis devenu indépendant depuis 1986.
J’aime la politique et respecte les politiciens. Je m’abstiens de parler contre eux personnellement car ce sont les politiques qui comptent. J’invite ceux qui critiquent, et c’est leur droit, à faire de même avec des arguments fondés. Ainsi, nous rendrons service à notre société. Autrement, c’est une perte de temps et un « salissage ! intolérable de réputations d’individus. Pensons à leur famille. CD
Jean Charest est-il vraiment un politicien corrompu ? Je dis non.
Son erreur a été de refuser de mettre sur pied une commission d’enquête sur ce qui se passe dans le domaine de la construction au Québec. J’ai été un des premiers à la réclamer, le 13 mai 2009, dans mon blog intitulé « Des prix de fous », et je suis revenu souventes fois à la charge dans d’autres blogs.
Ancien ingénieur conseil avec 40 ans dans la construction, je n’en croyais pas mes yeux et mes oreilles lorsque je constatais les dépassements des coûts de construction de certains grands projets. Des augmentations qui allaient du simple au double quand ce n’était pas au triple. Parmi ceux-là, il y avait, entre autres, l’extension du métro à Laval, l’autoroute Ville-Marie, le centre d’entretien de l’agence métropolitaine de transport et le centre hospitalier universitaire de Montréal (CHUM).
Je posais alors les questions : « Sommes-nous victimes de fraudeurs ? Y a-t-il une mafia qui s’est installée dans le domaine de la construction avec comme but de souffler les prix et les profits ? ».
L’élection à Montréal en novembre 2009 ajouta à mon questionnement. Les journalistes d’enquêtes de La Presse révélèrent des informations troublantes sur une série de super contrats accordés à des prix exorbitants par la ville. Les Québécois comprirent alors que quelque chose ne tournait pas rond dans le domaine de la construction. Malgré tout, le maire Tremblay fut réélu.
Jean Charest décida alors de confier le dossier sur ces problèmes à la Sûreté du Québec. Pour lui, une enquête policière pouvait être enclenchée plus vite qu’une commission d’enquête gouvernementale qui nécessite plus d’une année à se mettre en place. Le budget de la Sûreté fut augmenté considérablement. Mais une vague déferlante anti-premier-ministre se manifesta contre cette décision. Du jamais vu. Depuis, l’opposition affirme n’importe quoi contre Charest et tout est rapporté et amplifié aussitôt dans les médias. À ce jour, les policiers n’ont rien révélé.
On frappe Charest avec la même ardeur qu’un boxeur attaque vicieusement son « punching bag » durant son entraînement. C’est vraiment triste à voir car ce n’est pas à la hauteur d’une vraie démocratie.
Au lieu de parler d’économie, d’éducation, de santé, d’écologie, de développement…, l’opposition et les medias ne se concentrent que sur la tenue d’une enquête publique. Une pétition exigeant la démission immédiate de Jean Charest est affichée sur internet. Plus de 180,000 personnes ont signé en trois jours, et ça continue.
Jean Charest ne mérite pas cet acharnement qui vient surtout du Parti Québécois et de ses alliés qui y voient un moyen de reprendre le pouvoir. Les séparatistes « purs et durs » sont chauffés à bloc et voient la possibilité d’un nouveau référendum sur la séparation du Québec, si le PQ parvient aux affaires à Québec. Ils font tout pour répandre leur fiel anti-Charest et réussissent. À écouter, voir et lire tout ce qui s’écrit, on a l’impression que Jean Charest et son parti libéral sont foutus. Mais ce n’est pas aussi simple.
Léger-Marketing vient de publier un récent sondage sur la politique au Québec. C’est là que l’on peut voir la vraie image des sentiments des Québécois. Le PQ obtient 37% dans les intentions de vote, le parti libéral 33%, l’ADQ 11%, Québec solidaire 8% et le parti vert 6%. Mais ce qui est plus révélateur, c’est que malgré l’ouragan anti-Charest, on constate que le PQ a chuté de quatre points depuis le dernier sondage alors que le parti libéral a grimpé de trois. J’ai été fort surpris, mais c’est la réalité. Et cela malgré le taux d’insatisfaction envers le PM Charest de 78%, le plus élevé jamais. En somme, les Québécois et Québécoises disent, « quand je regarde Charest, je me désole mais quand je le compare avec les chefs des autres partis, je me console avec Charest ».
Donc, rien n’est perdu pour Charest. Certes, il traîne dans l’opinion publique derrière le Parti Québécois, mais il était dans la même situation au début de la dernière élection générale, qu’il a gagnée.
Pourquoi les Québécois réagissent-ils ainsi ? Je crois qu’en eux-mêmes, ils savent que Jean Charest est un bon premier ministre.
Ils constatent que malgré la crise économique, le Québec s’en est mieux sorti par rapport aux autres provinces canadiennes. Ici, l’économie roule et le taux de chômage est le plus bas au Canada. La construction va…
Ils savent que Charest sait défendre le Québec durant ses rencontres fédérales-provinciales. Ils se rappellent que l’ex-PM canadien Paul Martin à cédé aux provinces, devant les arguments de Jean Charest, le pouvoir de dépenser à leur guise les octrois fédéraux dédiéds à des projets particuliers. C’était une première canadienne. Jamais dans le passé, les provinces canadiennes avaient été autorisées à utiliser l’argent qui venait d’Ottawa à des fins autres que celles qu’Ottawa avait choisies. Charest avait appliqué ces octrois à des diminutions des impôts des particuliers afin que le taux d’imposition au Québec soit compétitif avec celui des autres provinces.
Il vient tout juste de signer une entente avec le gouvernement fédéral qui reconnaît que le Québec a droit à sa différence.
Il a bien représenté le Québec auprès des gouverneurs des États de l’est américain et a réussi à signer des contrats importants pour les alimenter en électricité du Québec. Voyant là un avenir rempli de revenus extraordinaires, il a engagé la construction de nouveaux barrages hydro-électriques.
Il a créé le Conseil de la Fédération pour réunir les provinces afin qu’elles aient plus de poids dans leurs discussions avec le gouvernement du Canada. À ce jour, cela a donné des résultats très positifs.
Il a su contrôler les dépenses, baisser les impôts, éliminer la taxe sur le capital, augmenter la main-d’œuvre qualifiée en haussant l’immigration, passer une loi sur la retraite progressive, faire adopter le pacte sur l'emploi et l'entente sur la reconnaissance des compétences, dégeler les droits de scolarité, imposer le bulletin chiffré, renforcer le code de la sécurité routière. Il a entrepris, par son dernier budget, la réduction du déficit et de la dette.
Il a nommé, pour la première fois, autant de femmes que d’hommes comme ministres.
Son gouvernement a investi massivement dans les infrastructures, dans le développement énergétique et dans le secteur manufacturier pour créer des emplois et assurer une économie prospère. Son « timing » a été parfait et c’est au plus fort de la crise que les emplois nouveaux arrivèrent sur le marché.
Même la présidente syndicaliste de la CSN reconnaît que « Jean Charest a bien mesuré le terrain, ouvert le débat avec l’opposition et n’est pas provocateur ».
En conclusion, il faut reconnaître que Jean Charest a été, à ce jour, un des bons premiers ministres du Québec. Les électeurs le savent puisqu’ils l’ont réélu trois fois. Évidemment, l’opposition ne cherche qu’à le réduire et à le critiquer, mais nous, les Québécois et les Québécoises, jugeons un homme à ses actes.
Il est vrai que Jean Charest a fait des erreurs politiques et qu’il a fait des choses avec lesquelles je ne suis pas d’accord. De gros problèmes n’ont pas été réglés à notre satisfaction, tels : les attentes dans les hôpitaux, le décrochage scolaire…
J’ai toujours cru que la vraie façon de juger un homme ou une femme politique était d’utiliser le principe de « la balance ». On place dans un plateau les bonnes décisions et on place dans l’autre celles avec lesquelles on n’est pas d’accord. Puis, on constate de quel côté elle penche. En rapport avec le bilan de Jean Charest, j’estime qu’elle s’abaisse du bon côté.
Claude Dupras
ps. À ce jour, a-t-on fait la preuve que Jean Charest est un homme politique corrompu ? Je ne le crois pas même si on l’a dit, répété et amplifié. Il a respecté les lois du Québec.
Malheureusement, d’autres personnes, particulièrement des contributeurs financiers comme dans l’affaire des prête-noms, n’ont pas respecté l’esprit de la loi. Mais cela n’est pas la faute de Jean Charest ni celle de Pauline Marois ou de Mario Dumont, puisque non seulement le parti libéral a reçu des contributions importantes de ces personnes mais aussi le PQ et l’ADQ, lors de la dernière élection générale.
Quant aux individus choisis pour remplir des tâches au gouvernement ou dans des agences gouvernementales, qu’ils soient souventes fois libéraux ne me surprend pas. Du temps du parti Québécois, ils étaient péquistes et ces derniers contribuaient aussi à la caisse de leur parti. D’ailleurs, c’est de même à Ottawa, dans toutes les provinces canadiennes, aux USA et en France. Je ne veux pas que l’on pense que je suis d’accord avec ces manières d’agir, mais on doit faire la part des choses. J’aimerais mieux que tous les Québécois et Québécoises, quelles que soient leurs pensées politiques, soient traités équitablement et aient les mêmes opportunités nonobstant la couleur du gouvernement. Mais je crains que ce ne soit qu’une utopie.
Je sais que plusieurs diront que je ne suis qu’un libéral. Ils se trompent, je ne le suis pas et je ne l’ai jamais été. J’ai déjà été partisan, un « bleu » comme on disait, surtout au niveau fédéral, mais je suis devenu indépendant depuis 1986.
J’aime la politique et respecte les politiciens. Je m’abstiens de parler contre eux personnellement car ce sont les politiques qui comptent. J’invite ceux qui critiquent, et c’est leur droit, à faire de même avec des arguments fondés. Ainsi, nous rendrons service à notre société. Autrement, c’est une perte de temps et un « salissage ! intolérable de réputations d’individus. Pensons à leur famille. CD
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dimanche 14 novembre 2010
Québec: la foire d'empoigne
Au Québec, comme en France, nous sommes rendus à un stage où trop de politiciens ou partisans politiques croient nécessaire de lutter contre leurs adversaires en les frappant en bas de la ceinture pour se donner un avantage ou pour aider leur parti.
J’en ai marre, comme disent si bien les Français, des insinuations mensongères, des fausses vérités qu’on qualifie de réelles, des scénarios noirs forgés de toutes pièces... en somme, de cette « politicaillerie » dépourvue de scrupule et d’envergure politique.
Il y a trop de débats stériles, vains, inutiles, sans profondeur dont le ton est indigne et mesquin. On peut se tromper dans un débat en se servant, sans le savoir, de données ou de faits imprécis, c’est normal, mais de là à utiliser volontairement des faussetés ou faire des accusations injustes qui visent la personne de l’opposant, il y a une marge.
Suite à la mauvaise décision du PM Jean Charest de refuser une enquête publique sur la construction, un mal-être se généralise au Québec. Cependant, il ne doit pas se transformer en une dissension violente entre les Québécois et Québécoises aux opinions différentes.
Les commentaires positifs ou négatifs basés sur des opinions sérieuses sont sains et les bienvenus par toute personne qui écrit ou discourt car ils ajoutent à l’intérêt du sujet débattu, aident à mieux le comprendre et à le nuancer. Malheureusement d’autres commentaires tordus de politiciens, de certains journalistes, de blogueurs, d’animateurs d’émissions radio, de sites internet, de commentateurs de blogs semblent avoir comme seul but de vouloir faire pourrir le débat et de salir les réputations. Cela nourrit la mal-information et n’aide personne.
La profession politique est une des plus importantes dans notre société. Il faut la respecter, l’aider et la valoriser dans l’opinion publique afin que les meilleurs de notre société aient le goût d’y accéder. Sinon, nous aurons les politiciens que l’on mérite.
Ce n’est pas en traitant l’adversaire de tous les noms, sans preuves réelles, que l’on atteindra ce but. Je demeure convaincu que la vaste majorité de nos politiciens et politiciennes, quelque soit leur parti, sont des personnes intègres et honnêtes. Malheureusement, à écouter le débat public au Québec et à lire les commentaires, on reste avec l’impression que nous sommes dirigés par une bande de vendus, de voyous, de truands, d’alliés de mafiosi, d’imbéciles, de profiteurs et encore.
Assez, c’est assez, la foire d’empoigne !
Nos hommes et femmes politiques doivent être jugés sur leurs mots et leurs actions. Qu’on les aime ou non, c’est notre droit. Mais agissons de façon responsable et n’oublions pas que c’est dans la boîte de scrutin que se décidera s’ils doivent être appréciés ou châtiés.
Claude Dupras
J’en ai marre, comme disent si bien les Français, des insinuations mensongères, des fausses vérités qu’on qualifie de réelles, des scénarios noirs forgés de toutes pièces... en somme, de cette « politicaillerie » dépourvue de scrupule et d’envergure politique.
Il y a trop de débats stériles, vains, inutiles, sans profondeur dont le ton est indigne et mesquin. On peut se tromper dans un débat en se servant, sans le savoir, de données ou de faits imprécis, c’est normal, mais de là à utiliser volontairement des faussetés ou faire des accusations injustes qui visent la personne de l’opposant, il y a une marge.
Suite à la mauvaise décision du PM Jean Charest de refuser une enquête publique sur la construction, un mal-être se généralise au Québec. Cependant, il ne doit pas se transformer en une dissension violente entre les Québécois et Québécoises aux opinions différentes.
Les commentaires positifs ou négatifs basés sur des opinions sérieuses sont sains et les bienvenus par toute personne qui écrit ou discourt car ils ajoutent à l’intérêt du sujet débattu, aident à mieux le comprendre et à le nuancer. Malheureusement d’autres commentaires tordus de politiciens, de certains journalistes, de blogueurs, d’animateurs d’émissions radio, de sites internet, de commentateurs de blogs semblent avoir comme seul but de vouloir faire pourrir le débat et de salir les réputations. Cela nourrit la mal-information et n’aide personne.
La profession politique est une des plus importantes dans notre société. Il faut la respecter, l’aider et la valoriser dans l’opinion publique afin que les meilleurs de notre société aient le goût d’y accéder. Sinon, nous aurons les politiciens que l’on mérite.
Ce n’est pas en traitant l’adversaire de tous les noms, sans preuves réelles, que l’on atteindra ce but. Je demeure convaincu que la vaste majorité de nos politiciens et politiciennes, quelque soit leur parti, sont des personnes intègres et honnêtes. Malheureusement, à écouter le débat public au Québec et à lire les commentaires, on reste avec l’impression que nous sommes dirigés par une bande de vendus, de voyous, de truands, d’alliés de mafiosi, d’imbéciles, de profiteurs et encore.
Assez, c’est assez, la foire d’empoigne !
Nos hommes et femmes politiques doivent être jugés sur leurs mots et leurs actions. Qu’on les aime ou non, c’est notre droit. Mais agissons de façon responsable et n’oublions pas que c’est dans la boîte de scrutin que se décidera s’ils doivent être appréciés ou châtiés.
Claude Dupras
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politique québécoise
jeudi 30 septembre 2010
NON, le Québec n’est pas corrompu !
Le 19 mars dernier, mon blog s’intitulait « le Québec corrompu ? » dans lequel j’exprimais ma conviction que les Québécois et leur gouvernement ne sont pas corrompus.
Or, voilà, il y a à peine quelques jours, le magazine canadien Maclean’s a publié un long article sur le sujet et déclare en première page, avec force et en gros caractères couvrant l’entièreté de la page : « Québec : The most corrupt province ». Pour avoir de la copie, ce magazine est prêt à tout !
Cela m’a fait sursauter car l’affirmation est totalement fausse. L’article n’est qu’un regroupement de racontars tous croches sur des scandales qui ont éclaté au Québec depuis près de 80 ans. Pour trouver des arguments, les deux auteurs de ce torchon ont remonté dans le temps, au premier ministre Maurice Duplessis. Ils auraient pu creuser un autre 40 ans, au commencement du règne de l’ex-PM Alexandre Taschereau, pour trouver des histoires encore plus juteuses.
Leur texte n’est que du bavardage médisant qui s’ajoute aux ragots qui circulent dans le pays envers les Québécois francophones.
De l’ère Duplessis, les auteurs de l’article réfèrent au système de « patronage politique » qui existait. Cela est indéniable et l’enquête Salvas qui a eu lieu après l’entrée au pouvoir de Jean Lesage l’a démontré. Mais, sciemment, ils ne soulignent pas que des systèmes de même nature existaient aussi dans les autres provinces canadiennes, au gouvernement du pays et aux USA. Partout, pour se maintenir au pouvoir, les politiciens influents et leur parti accordaient à leurs amis des faveurs en reconnaissance de leur aide passée. Ils négligent de dire que Duplessis fut un bâtisseur et un rénovateur. Il a réalisé l’École Polytechnique de Montréal, la faculté des sciences de Laval, créé l’université de Sherbrooke, construit plus de 3,000 bâtiments scolaires, 144 hôpitaux, les premières autoroutes, pavé plus de 5,000 milles de routes, multiplié les barrages hydroélectriques, électrifié 90% du Québec, mis en place le crédit agricole, les premières lois sociales, et encore et encore.
De plus, il a bataillé ferme avec le gouvernement fédéral pour défendre la compétence fiscale du Québec au point de vue constitutionnel et pouvoir établir un premier impôt personnel provincial avec sa déduction de l’impôt fédéral. Ainsi le Québec a augmenté considérablement son autonomie. Avec la basse dette, que Duplessis a remboursée, d’année en année, et cette nouvelle ouverture fiscale, le Québec était prêt à se lancer financièrement dans « la révolution tranquille ». Mais où était donc le Québec avant lui ? Les auteurs n’en glissent pas un mot.
Le patronage de l’ère Duplessis a été utilisé par Jean Lesage pour convaincre les Québécois de lui faire confiance. Il a été élu et beaucoup de choses ont changé. Les lois se sont raffermies, le ministère de l’éducation a été créé, les soumissions publiques ont été instituées, les autoroutes se sont multipliées, le Québec a gagné d’autres points d’impôts, l’Hydro-Québec est devenu le monopole de l’électricité au Québec, etc… Mais un ingénieur qui n’était pas libéral n’obtenait pas de mandat, ni un avocat, etc… le patronage existait sous une autre forme. Malgré que l’équipe de Jean Lesage était qualifiée de l’ « équipe du tonnerre » à cause de la grande compétence et de l’intégrité de ses ministres, les auteurs de McClean’s ont repêché un article d’un historien qui soulignait, à ce moment-là, que « la province de Québec était l’endroit le plus corrompu de tout l’espace occupé par l’Australie, la Grande Bretagne, les USA et le Canada ». Comme citation fausse et mensongère, on ne peut trouver pire pour qualifier la « révolution tranquille » du Québec. Elle démontre bien la mauvaise foi des auteurs.
Pour les années suivantes, ces derniers soulignent les problèmes syndicaux importants qui se sont développés, lors de la construction de l’aéroport de Mirabel, du barrage hydroélectrique de la Baie James et dans l’industrie de la construction. Cette période fut particulièrement difficile pour l’ensemble des Québécois.. Le gouvernement de Robert Bourassa a finalement réagi et lancé l’enquête Cliche qui a dévoilé l’envergure du banditisme dans le milieu de la construction. Elle était due à une poignée de chefs syndicaux malhonnêtes. Ses recommandations ont mis fin à cette situation déplorable. Les Québécois furent scandalisés par le rapport de la commission et, à l’élection qui suivit, rejetèrent massivement les libéraux pour élire le premier gouvernement indépendantiste au Québec.
Plus tard, et il y a à peine quelques années, le gouvernement fédéral Martin à Ottawa forma une Commission d’enquête sur un scandale qui devenait évident, celui des « commandites ». Le but du gouvernement canadien était de publiciser le Canada dans toutes les activités sociales, récréatives, culturelles, sportives et autres du pays, particulièrement au Québec. L’enquête fut révélatrice et découvrit un scandale d’une envergure insoupçonnée. Les coupables, des fonctionnaires et des publicistes, furent clairement identifiés et punis sévèrement. Encore une fois, le peuple québécois a réagi vivement et rejeta le parti libéral aux élections fédérales qui suivirent.
Les auteurs de McClean’s ne manquent pas une occasion de baver sur le Québec. Ils voient de la corruption dans la démarche récente des députés conservateurs de la région de Québec pour obtenir du gouvernement canadien une partie importante du financement d’un nouvel amphithéâtre multifonctionnel. C’est une bêtise politique et non de la corruption.
Les auteurs accusent aussi de corruption les candidats de deux comtés fédéraux au Québec où se sont tenues des élections partielles récemment et où le gouvernement a dépensé démesurément pour aider la cause de ses candidats. Ils ont gagné de justesse face au Bloc québécois. Ce fut la même chose lors d’élections partielles hors Québec, mais cela, les auteurs n’en parlent pas. Tous les partis à quelque niveau que ce soit, Québec ou ailleurs au Canada, lorsqu’au pouvoir, font de même. Corruption ? Sûrement pas, mais une tactique électorale injuste qui est trop répandue au Canada car il en fut de même pour les comtés conservateurs du Canada qui ont reçu plus que leur part des argents du programme de stimulus implanté par le gouvernement fédéral pour contrer la crise économique. Ce ne sont pas les Québécois qui ont décidé de cela, mais l’intelligentsia du parti conservateur à Ottawa, et on sait tous qu’elle n’est pas québécoise. Encore une fois, cela n’est pas acceptable et doit être corrigé. De la corruption, c’est un peu fort… plutôt de la mal-administration.
Les auteurs ajoutent dans le même chapeau les transfuges des partis politiques : les députés qui changent de parti politique durant leur mandat. Parmi ceux-là, ils nomment Lucien Bouchard, qui a quitté le parti progressiste-conservateur du Canada pour joindre les rangs des indépendantistes du Parti Québécois. Bouchard, un homme corrompu pour avoir agi ainsi ? On y voit bien le manque d’arguments sérieux de ces journalistes du McClean’s.
Les récentes années nous ont apporté un scandale de nature différente : la flambée des coûts de la construction. Nous avons tous constaté ce nouveau phénomène en apprenant l’augmentation démesurée des coûts de la construction de l’extension du métro à Laval, du projet de l’autoroute Ville-Marie, du contrat des compteurs d’eau de la ville de Montréal, des prévisions budgétaires pour les garages et les centres d’entretien pour l’Agence métropolitaine de transport (AMT), du Centre hospitalier universitaire de Montréal (CHUM) pour ne mentionner que ceux-là, car il y en a des dizaines d’autres. Les observateurs avertis sont surpris de cette situation tout comme le sont les citoyens qui y voient des augmentations futures de taxes foncières et autres.
Que se passe-t-il ? Sommes-nous victimes de fraudeurs ? Les estimateurs sont-ils de complets ignorants ? Y-a-t-il une mafia qui s’est installée dans le domaine de la construction avec comme but de souffler les prix et les profits ? Ce ne sont pas les questions qui manquent… (mon blog du 13 août 2009 « des prix de fous »).
J’ai recommandé alors la mise sur pied d’une commission d’enquête sur les coûts de construction. J’estime qu’il est urgent de bien comprendre ce qui se passe afin de faire les corrections nécessaires avant que le Québec entreprenne les cinq prochaines années où plus de 45 milliards $ de travaux d’infrastructures seront réalisés. Nous avons besoin d’hommes et de femmes politiques qui comprennent mieux leur responsabilité en rapport avec la qualité et les finances de la réalisation de grands projets de construction, infrastructures ou autres. Notre monde de la construction doit aussi être à la hauteur, honnête et respectueux des règles de l’art.
Le premier ministre québécois actuel Jean Charest, voit différemment et a confié à la police le mandat de trouver les coupables. J’espère qu’elle réussira. Mais cette décision du PM a déchainé contre lui une tempête politique qui le décrédibilise énormément et qui affectera dans l’avenir, si on juge par le passé, sa possibilité et celle de son parti de revenir au pouvoir, car les Québécois sont choqués de ce qu’ils apprennent.
Puis, il y a la question de l’heure. Celle de la nomination des juges par le gouvernement du Québec. Les deux auteurs de McClean’s semblent dire que les déclarations de l’ex-ministre de la justice Marc Bellemare sont vraies alors que de toute évidence aujourd’hui, après les témoignages de plusieurs personnes qui connaissent le rouage du gouvernement québécois, on peut en douter sérieusement. Ces auteurs disent que les Québécois acceptent les dires de Bellemare. Je crois qu’il est prématuré d’affirmer cela puisque la Commission n’a pas encore terminé son travail. Les Québécois sont plus intelligents que pensent les scribouilleurs de McClean’s
Conclusion
Il est clair que tout au long de l’histoire du Québec, il y a eu des scandales politiques. C’est la même chose ailleurs. Le peuple du Québec a toujours réagi vivement à ces scandales, à partir du moment où ils ont été connus. Il a, à chaque fois, rejeté aux urnes le gouvernement en fonction à ce moment-la. Il le voyait responsable de n’avoir pas agi pour éviter de telles situations.
Il est clair que ces scandales sont le lot de quelques individus qui obtiennent un pouvoir particulier du gouvernement et qui l’utilisent de façon malhonnête. Encore là, à chaque fois, malgré que le gouvernement pouvait être impliqué indirectement, ce dernier a réagi et a fait enquête via une commission ou autrement, même si les retombées pouvaient lui nuire.
J’ai connu un très grand nombre d’hommes et de femmes politiques, à tous les niveaux, et je suis absolument convaincu que l’ensemble de ces individus est honnête, intègre et bien intentionné.
Les scandales politiques se manifestent partout au Canada, et non surtout au Québec. C’est de la démagogie pure d’affirmer que le Québec est la province la plus corrompue du pays. C’est vouloir faire mal, salir, dénigrer et gagner aisément des sous au détriment d’autrui. Ces deux journalistes de McClean’s, n’ont cherché qu’à produire une forte impression de surprise, d'intérêt ou d'émotion nonobstant les conséquences néfastes pour les Québécois. Ils voulaient de l’effet, rien d’autre et cela par intérêt personnel. Ce sont clairement des personnages qui ne sont pas à la hauteur du professionnalisme que requiert leur profession. Ce sont de tristes personnages.
Claude Dupras
Or, voilà, il y a à peine quelques jours, le magazine canadien Maclean’s a publié un long article sur le sujet et déclare en première page, avec force et en gros caractères couvrant l’entièreté de la page : « Québec : The most corrupt province ». Pour avoir de la copie, ce magazine est prêt à tout !
Cela m’a fait sursauter car l’affirmation est totalement fausse. L’article n’est qu’un regroupement de racontars tous croches sur des scandales qui ont éclaté au Québec depuis près de 80 ans. Pour trouver des arguments, les deux auteurs de ce torchon ont remonté dans le temps, au premier ministre Maurice Duplessis. Ils auraient pu creuser un autre 40 ans, au commencement du règne de l’ex-PM Alexandre Taschereau, pour trouver des histoires encore plus juteuses.
Leur texte n’est que du bavardage médisant qui s’ajoute aux ragots qui circulent dans le pays envers les Québécois francophones.
De l’ère Duplessis, les auteurs de l’article réfèrent au système de « patronage politique » qui existait. Cela est indéniable et l’enquête Salvas qui a eu lieu après l’entrée au pouvoir de Jean Lesage l’a démontré. Mais, sciemment, ils ne soulignent pas que des systèmes de même nature existaient aussi dans les autres provinces canadiennes, au gouvernement du pays et aux USA. Partout, pour se maintenir au pouvoir, les politiciens influents et leur parti accordaient à leurs amis des faveurs en reconnaissance de leur aide passée. Ils négligent de dire que Duplessis fut un bâtisseur et un rénovateur. Il a réalisé l’École Polytechnique de Montréal, la faculté des sciences de Laval, créé l’université de Sherbrooke, construit plus de 3,000 bâtiments scolaires, 144 hôpitaux, les premières autoroutes, pavé plus de 5,000 milles de routes, multiplié les barrages hydroélectriques, électrifié 90% du Québec, mis en place le crédit agricole, les premières lois sociales, et encore et encore.
De plus, il a bataillé ferme avec le gouvernement fédéral pour défendre la compétence fiscale du Québec au point de vue constitutionnel et pouvoir établir un premier impôt personnel provincial avec sa déduction de l’impôt fédéral. Ainsi le Québec a augmenté considérablement son autonomie. Avec la basse dette, que Duplessis a remboursée, d’année en année, et cette nouvelle ouverture fiscale, le Québec était prêt à se lancer financièrement dans « la révolution tranquille ». Mais où était donc le Québec avant lui ? Les auteurs n’en glissent pas un mot.
Le patronage de l’ère Duplessis a été utilisé par Jean Lesage pour convaincre les Québécois de lui faire confiance. Il a été élu et beaucoup de choses ont changé. Les lois se sont raffermies, le ministère de l’éducation a été créé, les soumissions publiques ont été instituées, les autoroutes se sont multipliées, le Québec a gagné d’autres points d’impôts, l’Hydro-Québec est devenu le monopole de l’électricité au Québec, etc… Mais un ingénieur qui n’était pas libéral n’obtenait pas de mandat, ni un avocat, etc… le patronage existait sous une autre forme. Malgré que l’équipe de Jean Lesage était qualifiée de l’ « équipe du tonnerre » à cause de la grande compétence et de l’intégrité de ses ministres, les auteurs de McClean’s ont repêché un article d’un historien qui soulignait, à ce moment-là, que « la province de Québec était l’endroit le plus corrompu de tout l’espace occupé par l’Australie, la Grande Bretagne, les USA et le Canada ». Comme citation fausse et mensongère, on ne peut trouver pire pour qualifier la « révolution tranquille » du Québec. Elle démontre bien la mauvaise foi des auteurs.
Pour les années suivantes, ces derniers soulignent les problèmes syndicaux importants qui se sont développés, lors de la construction de l’aéroport de Mirabel, du barrage hydroélectrique de la Baie James et dans l’industrie de la construction. Cette période fut particulièrement difficile pour l’ensemble des Québécois.. Le gouvernement de Robert Bourassa a finalement réagi et lancé l’enquête Cliche qui a dévoilé l’envergure du banditisme dans le milieu de la construction. Elle était due à une poignée de chefs syndicaux malhonnêtes. Ses recommandations ont mis fin à cette situation déplorable. Les Québécois furent scandalisés par le rapport de la commission et, à l’élection qui suivit, rejetèrent massivement les libéraux pour élire le premier gouvernement indépendantiste au Québec.
Plus tard, et il y a à peine quelques années, le gouvernement fédéral Martin à Ottawa forma une Commission d’enquête sur un scandale qui devenait évident, celui des « commandites ». Le but du gouvernement canadien était de publiciser le Canada dans toutes les activités sociales, récréatives, culturelles, sportives et autres du pays, particulièrement au Québec. L’enquête fut révélatrice et découvrit un scandale d’une envergure insoupçonnée. Les coupables, des fonctionnaires et des publicistes, furent clairement identifiés et punis sévèrement. Encore une fois, le peuple québécois a réagi vivement et rejeta le parti libéral aux élections fédérales qui suivirent.
Les auteurs de McClean’s ne manquent pas une occasion de baver sur le Québec. Ils voient de la corruption dans la démarche récente des députés conservateurs de la région de Québec pour obtenir du gouvernement canadien une partie importante du financement d’un nouvel amphithéâtre multifonctionnel. C’est une bêtise politique et non de la corruption.
Les auteurs accusent aussi de corruption les candidats de deux comtés fédéraux au Québec où se sont tenues des élections partielles récemment et où le gouvernement a dépensé démesurément pour aider la cause de ses candidats. Ils ont gagné de justesse face au Bloc québécois. Ce fut la même chose lors d’élections partielles hors Québec, mais cela, les auteurs n’en parlent pas. Tous les partis à quelque niveau que ce soit, Québec ou ailleurs au Canada, lorsqu’au pouvoir, font de même. Corruption ? Sûrement pas, mais une tactique électorale injuste qui est trop répandue au Canada car il en fut de même pour les comtés conservateurs du Canada qui ont reçu plus que leur part des argents du programme de stimulus implanté par le gouvernement fédéral pour contrer la crise économique. Ce ne sont pas les Québécois qui ont décidé de cela, mais l’intelligentsia du parti conservateur à Ottawa, et on sait tous qu’elle n’est pas québécoise. Encore une fois, cela n’est pas acceptable et doit être corrigé. De la corruption, c’est un peu fort… plutôt de la mal-administration.
Les auteurs ajoutent dans le même chapeau les transfuges des partis politiques : les députés qui changent de parti politique durant leur mandat. Parmi ceux-là, ils nomment Lucien Bouchard, qui a quitté le parti progressiste-conservateur du Canada pour joindre les rangs des indépendantistes du Parti Québécois. Bouchard, un homme corrompu pour avoir agi ainsi ? On y voit bien le manque d’arguments sérieux de ces journalistes du McClean’s.
Les récentes années nous ont apporté un scandale de nature différente : la flambée des coûts de la construction. Nous avons tous constaté ce nouveau phénomène en apprenant l’augmentation démesurée des coûts de la construction de l’extension du métro à Laval, du projet de l’autoroute Ville-Marie, du contrat des compteurs d’eau de la ville de Montréal, des prévisions budgétaires pour les garages et les centres d’entretien pour l’Agence métropolitaine de transport (AMT), du Centre hospitalier universitaire de Montréal (CHUM) pour ne mentionner que ceux-là, car il y en a des dizaines d’autres. Les observateurs avertis sont surpris de cette situation tout comme le sont les citoyens qui y voient des augmentations futures de taxes foncières et autres.
Que se passe-t-il ? Sommes-nous victimes de fraudeurs ? Les estimateurs sont-ils de complets ignorants ? Y-a-t-il une mafia qui s’est installée dans le domaine de la construction avec comme but de souffler les prix et les profits ? Ce ne sont pas les questions qui manquent… (mon blog du 13 août 2009 « des prix de fous »).
J’ai recommandé alors la mise sur pied d’une commission d’enquête sur les coûts de construction. J’estime qu’il est urgent de bien comprendre ce qui se passe afin de faire les corrections nécessaires avant que le Québec entreprenne les cinq prochaines années où plus de 45 milliards $ de travaux d’infrastructures seront réalisés. Nous avons besoin d’hommes et de femmes politiques qui comprennent mieux leur responsabilité en rapport avec la qualité et les finances de la réalisation de grands projets de construction, infrastructures ou autres. Notre monde de la construction doit aussi être à la hauteur, honnête et respectueux des règles de l’art.
Le premier ministre québécois actuel Jean Charest, voit différemment et a confié à la police le mandat de trouver les coupables. J’espère qu’elle réussira. Mais cette décision du PM a déchainé contre lui une tempête politique qui le décrédibilise énormément et qui affectera dans l’avenir, si on juge par le passé, sa possibilité et celle de son parti de revenir au pouvoir, car les Québécois sont choqués de ce qu’ils apprennent.
Puis, il y a la question de l’heure. Celle de la nomination des juges par le gouvernement du Québec. Les deux auteurs de McClean’s semblent dire que les déclarations de l’ex-ministre de la justice Marc Bellemare sont vraies alors que de toute évidence aujourd’hui, après les témoignages de plusieurs personnes qui connaissent le rouage du gouvernement québécois, on peut en douter sérieusement. Ces auteurs disent que les Québécois acceptent les dires de Bellemare. Je crois qu’il est prématuré d’affirmer cela puisque la Commission n’a pas encore terminé son travail. Les Québécois sont plus intelligents que pensent les scribouilleurs de McClean’s
Conclusion
Il est clair que tout au long de l’histoire du Québec, il y a eu des scandales politiques. C’est la même chose ailleurs. Le peuple du Québec a toujours réagi vivement à ces scandales, à partir du moment où ils ont été connus. Il a, à chaque fois, rejeté aux urnes le gouvernement en fonction à ce moment-la. Il le voyait responsable de n’avoir pas agi pour éviter de telles situations.
Il est clair que ces scandales sont le lot de quelques individus qui obtiennent un pouvoir particulier du gouvernement et qui l’utilisent de façon malhonnête. Encore là, à chaque fois, malgré que le gouvernement pouvait être impliqué indirectement, ce dernier a réagi et a fait enquête via une commission ou autrement, même si les retombées pouvaient lui nuire.
J’ai connu un très grand nombre d’hommes et de femmes politiques, à tous les niveaux, et je suis absolument convaincu que l’ensemble de ces individus est honnête, intègre et bien intentionné.
Les scandales politiques se manifestent partout au Canada, et non surtout au Québec. C’est de la démagogie pure d’affirmer que le Québec est la province la plus corrompue du pays. C’est vouloir faire mal, salir, dénigrer et gagner aisément des sous au détriment d’autrui. Ces deux journalistes de McClean’s, n’ont cherché qu’à produire une forte impression de surprise, d'intérêt ou d'émotion nonobstant les conséquences néfastes pour les Québécois. Ils voulaient de l’effet, rien d’autre et cela par intérêt personnel. Ce sont clairement des personnages qui ne sont pas à la hauteur du professionnalisme que requiert leur profession. Ce sont de tristes personnages.
Claude Dupras
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samedi 26 juin 2010
Le parc Olympique de Montréal, un citron ?
La Presse rapporte, aujourd’hui, qu’un groupe de recherche sur les espaces festifs a présenté un rapport pour changer la nature du parc Olympique La raison : pour masquer « l’héritage des Jeux Olympiques de Montréal qui est considéré comme un échec dans le monde ». On suggère de « briser le béton pour le remplacer par des espaces verts, rendre la rue Pierre-de Coubertin commerciale et changer le nom du site pour refaire son image ».
Premièrement, une mise au point s’impose. J’ai voyagé assez souvent dans le monde pour savoir que ce n’est pas l’héritage qui est critiqué. Le monde s’en fout que ces Jeux soient bons ou non pour l’héritage des montréalais. Non, c’est le dépassement des coûts des installations olympiques qui a frappé l’imagination mondiale et qui continue à être donné comme un mauvais exemple à éviter par les nouveaux pays qui aspirent à obtenir la tenue des jeux du CIO. À voir ce qui se passe à Londres pours les installations sportives des prochains JO, où les coûts sont incommensurablement plus hauts que prévus, je crois que l’exemple de Montréal va être enfin oublié.
Ce ne fut pas une erreur de construire un stade couvert. C’était une demande sine qua non du baseball majeur pour garder la concession des Expos à Montréal. Lorsque le maire Drapeau avait obtenu la venue de l’équipe à Montréal pour la faire jouer temporairement au parc Jarry, il avait convenu avec les autorités de la ligue qu’un stade couvert serait construit éventuellement.
Fut-ce une erreur de confier à l’architecte Taillebert la réalisation du parc Olympique qui contenait le stade d’athlétisme, le vélodrome et les bassins de natation sans compter les milliers de places de parking en sous-sol ? Peut-être, parce qu’il a proposé un design complexe par rapport au peu de temps disponible pour le réaliser. Mais le résultat est un chef d’œuvre architectural unique dans le monde et qui est vanté partout. Ce complexe a coûté trop cher ? Oui. Mais il aurait coûté beaucoup moins si les syndicats d’ouvriers de la construction avaient collaboré au lieu de garder un revolver sur la tempe du COJO en créant toutes sortes de délais et en le menaçant s’il n’obtempérait pas à leurs demandes qui devenaient de plus en plus exagérées.
Quant au mat et la toile qui couvre le stade, ils ont été réalisés quelques années après les JO et là le problème est simple : le design n’était pas assez bon. Nous avons dépensé des millions de $ pour un système qui ne marche pas. C’est la faute à qui ? Taillibert ? Non, car le design a été fait par des ingénieurs canadiens. On a cherché à justifier le piètre résultat par toutes sortes d’excuses en prétextant même que c’était un projet irréalisable. Quelle sottise ! Le premier projet et le deuxième des Américains se sont avérés défectueux. Ce sont de mauvais designs qui furent à la base de tout ce qui est arrivé avec la couverture du stade. Heureusement que ce ne sont pas ces ingénieurs qui ont envoyé un homme sur la lune car il ne serait jamais revenu…
Puis, il y a l’utilisation du stade. Pendant les premières années tout était beau. Les Expos, le club de football Alouettes et le club de soccer Manic de Montréal, remplissaient le stade et on ne parlait pas de mauvais héritage… au contraire. J’avais mes billets de saison pour les Expos et il était fort intéressant de se retrouver au stade pour une partie. Les billets étaient en grande demande.
Puis la débandade a commncé. Soudainement le Manic, malgré ses nombreux supporteurs enthousiastes, a disparu. Les Alouettes ont perdu peu à peu leurs supporteurs et finalement leur franchise. La propriété des Expos a changé de mains et non pour le mieux. Les nouveaux propriétaires n’avaient pas suffisamment d’argent pour supporter une telle équipe professionnelle dans les périodes creuses. Face à des difficultés, Ils blâmèrent le stade et affirmaient que le jeu était trop éloigné des spectateurs (pourtant, il ne l’était pas lorsque le stade était rempli à craquer). Le RIO réaménagea le terrain, coupa dans les estrades et rapprocha ainsi les amateurs. Rien ne fit. Puis, comble du ridicule, on insinua que le stade était trop loin du centre-ville, pourtant on s’y rend en 20 minutes, et on proposa la construction d’un nouveau stade pour garder les Expos à Montréal. Finalement, ces derniers quittèrent notre ville et Montréal perdit du coup toute la publicité que notre participation à cette grande ligue de baseball professionnelle américaine apportait à notre ville.
Ce n’est pas à cause du stade que l’on a perdu ces équipes, c’est le résultat de promoteurs inadéquats et insuffisamment riches.
Plus tard, la concession des Alouettes revint à Montréal et au lieu de réintégrer le stade, le nouveau propriétaire qui avait peu de sous, logea l’équipe au vieux stade Molson sur les flancs du Mont-Royal, près du centre-ville. Dès la première saison, j’avais mes billets de saison. Le stade était inconfortable, sans parkings, sans services sanitaires suffisants et adéquats, avec une restauration minimale, etc… rien à comparé au stade olympique qui était toujours à vingt minutes de là, vide. Les nouveaux propriétaires demandèrent l’aide des gouvernements pour améliorer leur stade. Ces derniers et la ville de Montréal acquiescèrent, au lieu de dire non et de forcer le propriétaire à réintégrer le stade olympique. Depuis, les octrois continuent à débouler et le stade Molson s’est agrandi au détriment du parc du Mont Royal. Combien de blogs ai-je écrit pour décrier cette folie ! Le comble du ridicule, c’est que les Alouettes utilisent le stade olympique lorsque le stade Molson ne peut loger tous les spectateurs quand la demande est trop forte.
Quant au soccer, le groupe Saputo s’est mis en tête de le relancer à Montréal. Avec tous les nouveaux immigrés qui viennent de pays où le « foot » est le sport national, la nouvelle équipe « les Impacts » fait fureur. Au lieu d’utiliser le stade olympique, Saputo a construit, tout à côté du stade Olympique sur le même terrain, un stade de soccer à prix économique et minable architecturalement, qui utilise les parkings de ce dernier. Cette nouvelle structure défigure l’ensemble architectural du parc Olympique. Pour ajouter à l’injure, Saputo veut agrandir son stade et demande aux gouvernements des octrois importants. Pourtant, lorsque la foule est trop nombreuse, il transfert son équipe dans le stade olympique au grand plaisir des adeptes. Ridicule…
Autre situation choquante, le déménagement de l’imposante, importante et magnifique fontaine dessinée par le grand artiste peintre du Québec, Jean-Paul Riopelle, construite sous sa supervision et installée au milieu des promenades du parc olympique. Peu de publicité était faite pour inviter le public à aller voir cette œuvre. Elle fut déménagée, il y a à peine quelques années, pour être réinstallée dans le centre-ville. Ridicule…
Il semble que nos dirigeants politiques et les investisseurs font tout pour saboter le parc Olympique. Le problème de ces derniers, ils n’ont pas les poches assez profondes pour vraiment supporter des équipes professionnelles. Ils se retournent vers les solutions faciles et les gouvernements pour trouver les argents dont ils disent avoir besoin. Le malheur est que nous n’avons pas assez de familles du calibre des Bronfman ou Molson à Montréal pour vraiment faire vivre de façon permanente de grandes équipes professionnelles dans notre ville. Le baseball est parti, le basketball n’est qu’à Toronto, le soccer n’est pas de taille mondiale.
Les immenses espaces vides du stade, particulièrement dans la tour, auraient pu être disponibles pour les activités sportives des étudiants montréalais. McGill, par exemple, au lieu d’empiéter sur le Mont-Royal pour construire un centre de sports, aurait pu faire une entente avec la RIO pour utiliser une partie du stade. Déjà les bassins de natation, les pistes d’athlétisme, etc. étaient disponibles. Par métro, les étudiants auraient pu facilement voyager entre le centre sportif installé au stade et leur université. De même pour les étudiants des universités de Concordia et d'UQAM ainsi que ceux de différents collèges. Le stade olympique aurait pu devenir un grand centre sportif pour notre jeunesse. Au lieu de suivre une telle route, que j’ai défendue devant les représentants de McGill et du conseil de ville de Montréal, les gouvernements ont accepté de dépenser des argents ici et là pour satisfaire les demandes de tous et chacun. On est dont heureux, chacun dans sa cour! Pendant ce temps, notre exceptionnel parc olympique dépérit.
Ce n’est pas en démolissant le parc Olympique que nous trouverons une solution. Les promoteurs de cette idée prennent comme exemple le nouveau Quartier des Spectacles qui vient d’être réalisé au centre-ville. Ils oublient que ces dépenses importantes sont justifiées par une demande importante des Montréalais et Montréalaises qui participent depuis plusieurs décennies à des activités de festivals au cœur de la ville et qu’il fallait réaménager l’ensemble pour tenir compte de ce fait. Plusieurs parties extérieures du parc peuvent devenir des espaces verts et être plus accueillantes, mais ce n’est pas en « brisant du béton » que nous protégerons l’héritage qu’est pour nous le stade Olympique. Et, changer le nom n’est qu’une chimère.
Claude Dupras.
Premièrement, une mise au point s’impose. J’ai voyagé assez souvent dans le monde pour savoir que ce n’est pas l’héritage qui est critiqué. Le monde s’en fout que ces Jeux soient bons ou non pour l’héritage des montréalais. Non, c’est le dépassement des coûts des installations olympiques qui a frappé l’imagination mondiale et qui continue à être donné comme un mauvais exemple à éviter par les nouveaux pays qui aspirent à obtenir la tenue des jeux du CIO. À voir ce qui se passe à Londres pours les installations sportives des prochains JO, où les coûts sont incommensurablement plus hauts que prévus, je crois que l’exemple de Montréal va être enfin oublié.
Ce ne fut pas une erreur de construire un stade couvert. C’était une demande sine qua non du baseball majeur pour garder la concession des Expos à Montréal. Lorsque le maire Drapeau avait obtenu la venue de l’équipe à Montréal pour la faire jouer temporairement au parc Jarry, il avait convenu avec les autorités de la ligue qu’un stade couvert serait construit éventuellement.
Fut-ce une erreur de confier à l’architecte Taillebert la réalisation du parc Olympique qui contenait le stade d’athlétisme, le vélodrome et les bassins de natation sans compter les milliers de places de parking en sous-sol ? Peut-être, parce qu’il a proposé un design complexe par rapport au peu de temps disponible pour le réaliser. Mais le résultat est un chef d’œuvre architectural unique dans le monde et qui est vanté partout. Ce complexe a coûté trop cher ? Oui. Mais il aurait coûté beaucoup moins si les syndicats d’ouvriers de la construction avaient collaboré au lieu de garder un revolver sur la tempe du COJO en créant toutes sortes de délais et en le menaçant s’il n’obtempérait pas à leurs demandes qui devenaient de plus en plus exagérées.
Quant au mat et la toile qui couvre le stade, ils ont été réalisés quelques années après les JO et là le problème est simple : le design n’était pas assez bon. Nous avons dépensé des millions de $ pour un système qui ne marche pas. C’est la faute à qui ? Taillibert ? Non, car le design a été fait par des ingénieurs canadiens. On a cherché à justifier le piètre résultat par toutes sortes d’excuses en prétextant même que c’était un projet irréalisable. Quelle sottise ! Le premier projet et le deuxième des Américains se sont avérés défectueux. Ce sont de mauvais designs qui furent à la base de tout ce qui est arrivé avec la couverture du stade. Heureusement que ce ne sont pas ces ingénieurs qui ont envoyé un homme sur la lune car il ne serait jamais revenu…
Puis, il y a l’utilisation du stade. Pendant les premières années tout était beau. Les Expos, le club de football Alouettes et le club de soccer Manic de Montréal, remplissaient le stade et on ne parlait pas de mauvais héritage… au contraire. J’avais mes billets de saison pour les Expos et il était fort intéressant de se retrouver au stade pour une partie. Les billets étaient en grande demande.
Puis la débandade a commncé. Soudainement le Manic, malgré ses nombreux supporteurs enthousiastes, a disparu. Les Alouettes ont perdu peu à peu leurs supporteurs et finalement leur franchise. La propriété des Expos a changé de mains et non pour le mieux. Les nouveaux propriétaires n’avaient pas suffisamment d’argent pour supporter une telle équipe professionnelle dans les périodes creuses. Face à des difficultés, Ils blâmèrent le stade et affirmaient que le jeu était trop éloigné des spectateurs (pourtant, il ne l’était pas lorsque le stade était rempli à craquer). Le RIO réaménagea le terrain, coupa dans les estrades et rapprocha ainsi les amateurs. Rien ne fit. Puis, comble du ridicule, on insinua que le stade était trop loin du centre-ville, pourtant on s’y rend en 20 minutes, et on proposa la construction d’un nouveau stade pour garder les Expos à Montréal. Finalement, ces derniers quittèrent notre ville et Montréal perdit du coup toute la publicité que notre participation à cette grande ligue de baseball professionnelle américaine apportait à notre ville.
Ce n’est pas à cause du stade que l’on a perdu ces équipes, c’est le résultat de promoteurs inadéquats et insuffisamment riches.
Plus tard, la concession des Alouettes revint à Montréal et au lieu de réintégrer le stade, le nouveau propriétaire qui avait peu de sous, logea l’équipe au vieux stade Molson sur les flancs du Mont-Royal, près du centre-ville. Dès la première saison, j’avais mes billets de saison. Le stade était inconfortable, sans parkings, sans services sanitaires suffisants et adéquats, avec une restauration minimale, etc… rien à comparé au stade olympique qui était toujours à vingt minutes de là, vide. Les nouveaux propriétaires demandèrent l’aide des gouvernements pour améliorer leur stade. Ces derniers et la ville de Montréal acquiescèrent, au lieu de dire non et de forcer le propriétaire à réintégrer le stade olympique. Depuis, les octrois continuent à débouler et le stade Molson s’est agrandi au détriment du parc du Mont Royal. Combien de blogs ai-je écrit pour décrier cette folie ! Le comble du ridicule, c’est que les Alouettes utilisent le stade olympique lorsque le stade Molson ne peut loger tous les spectateurs quand la demande est trop forte.
Quant au soccer, le groupe Saputo s’est mis en tête de le relancer à Montréal. Avec tous les nouveaux immigrés qui viennent de pays où le « foot » est le sport national, la nouvelle équipe « les Impacts » fait fureur. Au lieu d’utiliser le stade olympique, Saputo a construit, tout à côté du stade Olympique sur le même terrain, un stade de soccer à prix économique et minable architecturalement, qui utilise les parkings de ce dernier. Cette nouvelle structure défigure l’ensemble architectural du parc Olympique. Pour ajouter à l’injure, Saputo veut agrandir son stade et demande aux gouvernements des octrois importants. Pourtant, lorsque la foule est trop nombreuse, il transfert son équipe dans le stade olympique au grand plaisir des adeptes. Ridicule…
Autre situation choquante, le déménagement de l’imposante, importante et magnifique fontaine dessinée par le grand artiste peintre du Québec, Jean-Paul Riopelle, construite sous sa supervision et installée au milieu des promenades du parc olympique. Peu de publicité était faite pour inviter le public à aller voir cette œuvre. Elle fut déménagée, il y a à peine quelques années, pour être réinstallée dans le centre-ville. Ridicule…
Il semble que nos dirigeants politiques et les investisseurs font tout pour saboter le parc Olympique. Le problème de ces derniers, ils n’ont pas les poches assez profondes pour vraiment supporter des équipes professionnelles. Ils se retournent vers les solutions faciles et les gouvernements pour trouver les argents dont ils disent avoir besoin. Le malheur est que nous n’avons pas assez de familles du calibre des Bronfman ou Molson à Montréal pour vraiment faire vivre de façon permanente de grandes équipes professionnelles dans notre ville. Le baseball est parti, le basketball n’est qu’à Toronto, le soccer n’est pas de taille mondiale.
Les immenses espaces vides du stade, particulièrement dans la tour, auraient pu être disponibles pour les activités sportives des étudiants montréalais. McGill, par exemple, au lieu d’empiéter sur le Mont-Royal pour construire un centre de sports, aurait pu faire une entente avec la RIO pour utiliser une partie du stade. Déjà les bassins de natation, les pistes d’athlétisme, etc. étaient disponibles. Par métro, les étudiants auraient pu facilement voyager entre le centre sportif installé au stade et leur université. De même pour les étudiants des universités de Concordia et d'UQAM ainsi que ceux de différents collèges. Le stade olympique aurait pu devenir un grand centre sportif pour notre jeunesse. Au lieu de suivre une telle route, que j’ai défendue devant les représentants de McGill et du conseil de ville de Montréal, les gouvernements ont accepté de dépenser des argents ici et là pour satisfaire les demandes de tous et chacun. On est dont heureux, chacun dans sa cour! Pendant ce temps, notre exceptionnel parc olympique dépérit.
Ce n’est pas en démolissant le parc Olympique que nous trouverons une solution. Les promoteurs de cette idée prennent comme exemple le nouveau Quartier des Spectacles qui vient d’être réalisé au centre-ville. Ils oublient que ces dépenses importantes sont justifiées par une demande importante des Montréalais et Montréalaises qui participent depuis plusieurs décennies à des activités de festivals au cœur de la ville et qu’il fallait réaménager l’ensemble pour tenir compte de ce fait. Plusieurs parties extérieures du parc peuvent devenir des espaces verts et être plus accueillantes, mais ce n’est pas en « brisant du béton » que nous protégerons l’héritage qu’est pour nous le stade Olympique. Et, changer le nom n’est qu’une chimère.
Claude Dupras.
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vendredi 19 mars 2010
Le Québec corrompu ?
Il y a quelques jours, mon épouse et moi, apercevions sur la plage Isla Verde de Puerto Rico un attroupement de personnes. Je m’approche pour en comprendre la raison lorsque je me rends compte que c’est un groupe de Québécois dont le bateau de croisière est dans le port de San Juan et qui font un « tour » de l’île organisé par la compagnie de navigation. Heureux d’entendre parler français, je m’approche pour m’entretenir avec ces compatriotes qui sont rares à Puerto Rico puisque ce n’est pas un endroit privilégié par les agences de voyages canadiennes.
Curieux de nous trouver là, ils nous bombardent de questions dont plusieurs touchent la politique locale. Or, ici ce n’est pas rose car la corruption est omniprésente, au point que les prisons sont remplies d’ex-politiciens et de fonctionnaires. L’ancien gouverneur est un de ceux-là et les journaux ne cessent de rapporter les nouvelles de multiples procès qui mettent en relief la maladie qui ronge le milieu politique de cette île enchanteresse. À m’entendre expliquer la situation, plusieurs s’exclament spontanément « C’est comme au Québec ! » alors que les autres, qui m’écoutent, hochent de la tête pour signifier leur accord. À mon tour, d’instinct, je réagis « non, loin de là, chez nous nos hommes politiques et nos fonctionnaires sont honnêtes ». Cette remarque fut accueillie par des regards d’incrédulité qui me choquèrent intérieurement.
Je le crois fermement. Certes, je reconnais qu’il y a quelques oranges pourries dans le tas mais que la corruption soit généralisée au point que les Québécois et le Québécoises en viennent à le penser aujourd’hui, n’est pas la réalité.
Cette impression vient des scandales qui ont éclaté au grand jour lors de la dernière élection municipale à Montréal et qui ont été rapportés démesurément par les médias. Ces évènements particuliers ont jailli du monde de la construction dans la région métropolitaine où tout ne tourne pas rond. Je les ai dénoncés dans mes blogs passés, il y a près de trois ans, et j’ai été un des premiers à réclamer une « commission d’enquête sur les coûts de la construction », car comme ex-ingénieur-conseil avec plus de 40 ans d’expérience dans le domaine, j’étais sidéré et stupéfait devant l’augmentation « exponentielle » des coûts de travaux de construction de bâtiments et de travaux publics au Québec.
Mais ce n’est pas la seule raison qui a créé chez les Québécois la mauvaise opinion qu’ils ont maintenant de ceux qui les dirigent et gèrent leurs affaires gouvernementales. Elle vient surtout du refus du PM Charest de créer la commission d’enquête réclamée par presque tout le monde et de la campagne de « salissage » du PM, du gouvernement québécois, du parti libéral et indirectement de plusieurs fonctionnaires qu’a entreprise la chef du parti Québécois, Pauline Marois.
Je ne crois pas que Charest ait pris la bonne décision en mettant de côté une enquête publique et de confier aux policiers du Québec la tâche de faire les enquêtes nécessaires sur les allégations de tricherie dans le domaine de la construction à Montréal et ailleurs. Ceux-ci ont créé l’opération « marteau » qui est à l’œuvre. Cependant, je comprends le PM d’hésiter devant les coûts et les répercussions qu’une telle enquête peut générer. Il pense que les policiers peuvent atteindre le même but. J’espère qu’il a raison. En tout cas, les policiers ont toute la liberté d’agir, d’enquêter et peuvent même remonter au parti libéral, si nécessaire. D’autre part, c’est le ministre de la justice qui hier invitait ceux qui disent avoir des preuves de supposées malversations en rapport avec le financement du parti libéral, liées au domaine de la construction, d’adresser leurs doléances à la police. Aujourd’hui, en rapport avec ce cas, le directeur général des élections (DGE) a pris l’initiative de convoquer un accusateur dont le nom est devenu publique. Voilà qui démontre bien que c’est possible de se faire entendre si on a quelque chose à révéler.
Dans la question de l’enquête publique, Pauline Marois a vu une ouverture pour dénigrer son adversaire. Je constate malheureusement, aujourd’hui, que sa campagne porte fruits et je trouve cela irresponsable. Au lieu de parler des vrais problèmes, elle descend au plus bas de l’échelle de l’irresponsabilité politique et amplifie effrontément ses insinuations qu’elle sait mensongères. Elle salit sciemment toute la classe politique et mine la confiance que devraient avoir les Québécois et les Québécoises en leurs hommes et femmes politiques et en les fonctionnaires de leur gouvernement. Si elle a des preuves, qu’elle les dépose à l’Assemblée Nationale ou à la police ou au DGE. C’est facile de déblatérer malhonnêtement pour avoir de l’effet dans les médias mais ce n’est ni sérieux, ni le rôle, ni la responsabilité du chef de l’opposition d’agir ainsi. Elle doit avoir plus de retenue et penser aux conséquences de ses paroles sur l’ensemble de la vie politique québécoise.
J’ai écouté intégralement son récent discours devant le colloque du parti Québécois consacré à la création de la richesse. Au lieu de s’adresser au sujet important de la réunion, son discours ne fut qu’un ramassis de « qu’en-dira-t’on », d’insinuations et de faussetés qu’elle et son parti colportent depuis plusieurs mois sur la personne de Jean Charest et qu’elle a, à nouveau, malicieusement tordues et amplifiées davantage pour faire croire aux membres de son parti et aux Québécois que ce dernier n’est qu’un petit politicien corrompu. Ceux qui connaissent personnellement Jean Charest sont révoltés de cette bavure politique insoutenable car ils savent que ces accusations sont entièrement fausses.
Non, la politique au Québec n’est pas corrompue. Ses lois de financement des partis politiques sont uniques. Le Québec est un modèle de démocratie et de bon gouvernement dans le monde. Que cessent ces insinuations mensongères qui ne reflètent pas ce que nous sommes, qui nuisent à notre réputation et qui desserviront notre avenir politique !
Claude Dupras
Curieux de nous trouver là, ils nous bombardent de questions dont plusieurs touchent la politique locale. Or, ici ce n’est pas rose car la corruption est omniprésente, au point que les prisons sont remplies d’ex-politiciens et de fonctionnaires. L’ancien gouverneur est un de ceux-là et les journaux ne cessent de rapporter les nouvelles de multiples procès qui mettent en relief la maladie qui ronge le milieu politique de cette île enchanteresse. À m’entendre expliquer la situation, plusieurs s’exclament spontanément « C’est comme au Québec ! » alors que les autres, qui m’écoutent, hochent de la tête pour signifier leur accord. À mon tour, d’instinct, je réagis « non, loin de là, chez nous nos hommes politiques et nos fonctionnaires sont honnêtes ». Cette remarque fut accueillie par des regards d’incrédulité qui me choquèrent intérieurement.
Je le crois fermement. Certes, je reconnais qu’il y a quelques oranges pourries dans le tas mais que la corruption soit généralisée au point que les Québécois et le Québécoises en viennent à le penser aujourd’hui, n’est pas la réalité.
Cette impression vient des scandales qui ont éclaté au grand jour lors de la dernière élection municipale à Montréal et qui ont été rapportés démesurément par les médias. Ces évènements particuliers ont jailli du monde de la construction dans la région métropolitaine où tout ne tourne pas rond. Je les ai dénoncés dans mes blogs passés, il y a près de trois ans, et j’ai été un des premiers à réclamer une « commission d’enquête sur les coûts de la construction », car comme ex-ingénieur-conseil avec plus de 40 ans d’expérience dans le domaine, j’étais sidéré et stupéfait devant l’augmentation « exponentielle » des coûts de travaux de construction de bâtiments et de travaux publics au Québec.
Mais ce n’est pas la seule raison qui a créé chez les Québécois la mauvaise opinion qu’ils ont maintenant de ceux qui les dirigent et gèrent leurs affaires gouvernementales. Elle vient surtout du refus du PM Charest de créer la commission d’enquête réclamée par presque tout le monde et de la campagne de « salissage » du PM, du gouvernement québécois, du parti libéral et indirectement de plusieurs fonctionnaires qu’a entreprise la chef du parti Québécois, Pauline Marois.
Je ne crois pas que Charest ait pris la bonne décision en mettant de côté une enquête publique et de confier aux policiers du Québec la tâche de faire les enquêtes nécessaires sur les allégations de tricherie dans le domaine de la construction à Montréal et ailleurs. Ceux-ci ont créé l’opération « marteau » qui est à l’œuvre. Cependant, je comprends le PM d’hésiter devant les coûts et les répercussions qu’une telle enquête peut générer. Il pense que les policiers peuvent atteindre le même but. J’espère qu’il a raison. En tout cas, les policiers ont toute la liberté d’agir, d’enquêter et peuvent même remonter au parti libéral, si nécessaire. D’autre part, c’est le ministre de la justice qui hier invitait ceux qui disent avoir des preuves de supposées malversations en rapport avec le financement du parti libéral, liées au domaine de la construction, d’adresser leurs doléances à la police. Aujourd’hui, en rapport avec ce cas, le directeur général des élections (DGE) a pris l’initiative de convoquer un accusateur dont le nom est devenu publique. Voilà qui démontre bien que c’est possible de se faire entendre si on a quelque chose à révéler.
Dans la question de l’enquête publique, Pauline Marois a vu une ouverture pour dénigrer son adversaire. Je constate malheureusement, aujourd’hui, que sa campagne porte fruits et je trouve cela irresponsable. Au lieu de parler des vrais problèmes, elle descend au plus bas de l’échelle de l’irresponsabilité politique et amplifie effrontément ses insinuations qu’elle sait mensongères. Elle salit sciemment toute la classe politique et mine la confiance que devraient avoir les Québécois et les Québécoises en leurs hommes et femmes politiques et en les fonctionnaires de leur gouvernement. Si elle a des preuves, qu’elle les dépose à l’Assemblée Nationale ou à la police ou au DGE. C’est facile de déblatérer malhonnêtement pour avoir de l’effet dans les médias mais ce n’est ni sérieux, ni le rôle, ni la responsabilité du chef de l’opposition d’agir ainsi. Elle doit avoir plus de retenue et penser aux conséquences de ses paroles sur l’ensemble de la vie politique québécoise.
J’ai écouté intégralement son récent discours devant le colloque du parti Québécois consacré à la création de la richesse. Au lieu de s’adresser au sujet important de la réunion, son discours ne fut qu’un ramassis de « qu’en-dira-t’on », d’insinuations et de faussetés qu’elle et son parti colportent depuis plusieurs mois sur la personne de Jean Charest et qu’elle a, à nouveau, malicieusement tordues et amplifiées davantage pour faire croire aux membres de son parti et aux Québécois que ce dernier n’est qu’un petit politicien corrompu. Ceux qui connaissent personnellement Jean Charest sont révoltés de cette bavure politique insoutenable car ils savent que ces accusations sont entièrement fausses.
Non, la politique au Québec n’est pas corrompue. Ses lois de financement des partis politiques sont uniques. Le Québec est un modèle de démocratie et de bon gouvernement dans le monde. Que cessent ces insinuations mensongères qui ne reflètent pas ce que nous sommes, qui nuisent à notre réputation et qui desserviront notre avenir politique !
Claude Dupras
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mardi 27 octobre 2009
Le meilleur à la mairie
Les Montréalaises et les Montréalais se grattent la tête à savoir pour qui voter à la mairie lors de l’élection municipale du 1er novembre. Je les comprends.
J’ai eu l’occasion durant les derniers jours de faire le tour de mes amis pour discuter de l’élection. Ce sont des Montréalais de longue date, qui aiment notre ville et qui pensent à long terme. À ma grande surprise, plusieurs avaient déjà voté, lors du scrutin par anticipation de dimanche dernier. Et à ma plus grande surprise, presque tous ont voté pour le candidat de Projet Montréal, Richard Bergeron.
En général, ils m’ont admis qu’ils ne pouvaient pas se résoudre à voter soit pour Louise Harel, soit pour Gérald Tremblay. Chacun avait ses raisons personnelles qui rimaient avec les mots intégrité et efficacité.
Jusqu’à un certain point leurs arguments rencontrent ceux que je mijote dans ma tête depuis quelques semaines.
Je crois que Gérald Tremblay est une personne honnête et intègre. C’est un homme d’envergure qui a toujours bien représenté Montréal. Cependant, la fin de son règne baigne dans une odeur de scandales qui nuit considérablement à la réputation des Montréalais. Il faut que ça change ! Je lui reproche d’avoir nommé à des postes-clés de l’administration montréalaise, tous les personnages qui sont aujourd’hui la source de nos problèmes. C’est là son principal défaut, il n’a pas su choisir des gens capables de bien servir la ville. On n’engage pas un directeur général sur un coup de téléphone, on ne nomme pas un président de l’exécutif lié, mains et pieds, à un groupe d’entrepreneurs et d’ingénieurs, etc… Gérald Tremblay a failli dans son importante tâche de donner à Montréal une équipe solide pour la diriger.
Je sais que Louise Harel est une personne intègre. Mais comme ministre, elle a été à la source de la loi de la fusion des villes malgré tous les référendums tenus dans les différentes villes visées par la loi, par lesquels les populations ont dit NON à plus de 80% aux fusions proposées. Ce n’était pas le geste d’une grande démocrate. Et ces fusions, suivies des « défusions » ont coûté une fortune aux contribuables. Cela est dû principalement à son manque de vision.
Louise Harel change aussi souvent d’idée comme elle vient tout juste de le faire hier en rapport avec la centralisation des pouvoirs à Montréal. Suite à la pression, en fin de campagne, venant de ses candidats dans les arrondissements, sa proposition est devenue une centralisation-décentralisée. Allez comprendre quelque chose là-dedans !
De plus, je ne crois pas Louise Harel est bien placée pour discuter avec les gouvernements supérieurs pour l’obtention d’aide au développement de Montréal. Avec son passé de « pure et dure » séparatiste et son incapacité à parler la langue anglaise, elle est une personne incapable de représenter tous les Montréalais. Je crains aussi qu’elle provoque des affrontements stériles avec le gouvernement du Québec pour des raisons qui n’auront rien à voir avec le meilleur intérêt des Montréalais.
Quant au président de l’exécutif que Louise Harel propose, il ne semble pas suffisamment compétent pour administrer un budget de quatre milliards de $. C’est un homme d’une expertise, la culture, et malheureusement ce n’est pas suffisant.
Puis, il reste le troisième candidat, Richard Bergeron, l’oublié de cette campagne puisque les médias n’ont parlé que de scandales et ce débat touchait principalement Gérald Tremblay et Louise Harel.
Bergeron est conseiller municipal depuis 4 ans et a fondé le parti Projet Montréal. Il a étudié l’architecture, a une maîtrise en urbanisme, un doctorat en aménagement urbain et il a enseigné à l’institut d’urbanisme. Il a été volontaire au Service universitaire à l’étranger. Il a publié plusieurs livres dont le livre noir de l’automobile. Il a été président des coopératives d’habitation de Montréal. Il a été consultant pour le ministère de la Métropole et responsable des analyses stratégiques de l’agence Métropolitaine de transport. En somme, Richard Bergeron a travaillé sur la planification d’ensemble, l’économie immobilière, la gestion des services, l’environnement, les transports, etc. des milieux urbains. Une bonne expérience pour quelqu’un qui veut diriger une grande ville.
Bergeron est un homme d’idées et propose un programme politique pour une élection municipale de Montréal comme j’ai rarement vu avec des idées aussi originales que pratiques. Son équipe est composée de gens dynamiques, instruits, intelligents, souvent jeunes et prêts à servir. J’ai l’impression qu’ils sont en mesure de redonner un nouveau souffle de qualité de vie à Montréal.
La campagne électorale du parti de Richard Bergeron fut modeste avec un budget de 200,000 $ pour l’ensemble de la ville avec un financement strictement populaire et parfaitement transparent. Cela veut dire qu’élu, Bergeron sera libre de toutes attaches. Et c’est ce dont nous avons besoin aujourd’hui à l’hôtel de ville dans les circonstances actuelles. Un homme d’éthique professionnelle capable d’assurer que des règles de bonne conduite irréprochable seront respectées par tous les dirigeants élus et les hauts fonctionnaires.
J’ai aussi été impressionné par l’appui à Richard Bergeron du fameux juge John H. Gomery, qui a dirigé de main de maître l’enquête sur le scandale des commandites à Ottawa. C’est une caution importante de la droiture et de l’intégrité de ce candidat.
Richard Bergeron mérite d’être mieux connu et je vous encourage à visiter le site de son parti Projet Montréal à http://www.projetmontreal.org/ pour y lire sa biographie, celles de ses candidats et leur programme politique pour l’avenir de Montréal.
Je crois que Richard Bergeron pourra faire un bon maire de Montréal.
Claude Dupras
J’ai eu l’occasion durant les derniers jours de faire le tour de mes amis pour discuter de l’élection. Ce sont des Montréalais de longue date, qui aiment notre ville et qui pensent à long terme. À ma grande surprise, plusieurs avaient déjà voté, lors du scrutin par anticipation de dimanche dernier. Et à ma plus grande surprise, presque tous ont voté pour le candidat de Projet Montréal, Richard Bergeron.
En général, ils m’ont admis qu’ils ne pouvaient pas se résoudre à voter soit pour Louise Harel, soit pour Gérald Tremblay. Chacun avait ses raisons personnelles qui rimaient avec les mots intégrité et efficacité.
Jusqu’à un certain point leurs arguments rencontrent ceux que je mijote dans ma tête depuis quelques semaines.
Je crois que Gérald Tremblay est une personne honnête et intègre. C’est un homme d’envergure qui a toujours bien représenté Montréal. Cependant, la fin de son règne baigne dans une odeur de scandales qui nuit considérablement à la réputation des Montréalais. Il faut que ça change ! Je lui reproche d’avoir nommé à des postes-clés de l’administration montréalaise, tous les personnages qui sont aujourd’hui la source de nos problèmes. C’est là son principal défaut, il n’a pas su choisir des gens capables de bien servir la ville. On n’engage pas un directeur général sur un coup de téléphone, on ne nomme pas un président de l’exécutif lié, mains et pieds, à un groupe d’entrepreneurs et d’ingénieurs, etc… Gérald Tremblay a failli dans son importante tâche de donner à Montréal une équipe solide pour la diriger.
Je sais que Louise Harel est une personne intègre. Mais comme ministre, elle a été à la source de la loi de la fusion des villes malgré tous les référendums tenus dans les différentes villes visées par la loi, par lesquels les populations ont dit NON à plus de 80% aux fusions proposées. Ce n’était pas le geste d’une grande démocrate. Et ces fusions, suivies des « défusions » ont coûté une fortune aux contribuables. Cela est dû principalement à son manque de vision.
Louise Harel change aussi souvent d’idée comme elle vient tout juste de le faire hier en rapport avec la centralisation des pouvoirs à Montréal. Suite à la pression, en fin de campagne, venant de ses candidats dans les arrondissements, sa proposition est devenue une centralisation-décentralisée. Allez comprendre quelque chose là-dedans !
De plus, je ne crois pas Louise Harel est bien placée pour discuter avec les gouvernements supérieurs pour l’obtention d’aide au développement de Montréal. Avec son passé de « pure et dure » séparatiste et son incapacité à parler la langue anglaise, elle est une personne incapable de représenter tous les Montréalais. Je crains aussi qu’elle provoque des affrontements stériles avec le gouvernement du Québec pour des raisons qui n’auront rien à voir avec le meilleur intérêt des Montréalais.
Quant au président de l’exécutif que Louise Harel propose, il ne semble pas suffisamment compétent pour administrer un budget de quatre milliards de $. C’est un homme d’une expertise, la culture, et malheureusement ce n’est pas suffisant.
Puis, il reste le troisième candidat, Richard Bergeron, l’oublié de cette campagne puisque les médias n’ont parlé que de scandales et ce débat touchait principalement Gérald Tremblay et Louise Harel.
Bergeron est conseiller municipal depuis 4 ans et a fondé le parti Projet Montréal. Il a étudié l’architecture, a une maîtrise en urbanisme, un doctorat en aménagement urbain et il a enseigné à l’institut d’urbanisme. Il a été volontaire au Service universitaire à l’étranger. Il a publié plusieurs livres dont le livre noir de l’automobile. Il a été président des coopératives d’habitation de Montréal. Il a été consultant pour le ministère de la Métropole et responsable des analyses stratégiques de l’agence Métropolitaine de transport. En somme, Richard Bergeron a travaillé sur la planification d’ensemble, l’économie immobilière, la gestion des services, l’environnement, les transports, etc. des milieux urbains. Une bonne expérience pour quelqu’un qui veut diriger une grande ville.
Bergeron est un homme d’idées et propose un programme politique pour une élection municipale de Montréal comme j’ai rarement vu avec des idées aussi originales que pratiques. Son équipe est composée de gens dynamiques, instruits, intelligents, souvent jeunes et prêts à servir. J’ai l’impression qu’ils sont en mesure de redonner un nouveau souffle de qualité de vie à Montréal.
La campagne électorale du parti de Richard Bergeron fut modeste avec un budget de 200,000 $ pour l’ensemble de la ville avec un financement strictement populaire et parfaitement transparent. Cela veut dire qu’élu, Bergeron sera libre de toutes attaches. Et c’est ce dont nous avons besoin aujourd’hui à l’hôtel de ville dans les circonstances actuelles. Un homme d’éthique professionnelle capable d’assurer que des règles de bonne conduite irréprochable seront respectées par tous les dirigeants élus et les hauts fonctionnaires.
J’ai aussi été impressionné par l’appui à Richard Bergeron du fameux juge John H. Gomery, qui a dirigé de main de maître l’enquête sur le scandale des commandites à Ottawa. C’est une caution importante de la droiture et de l’intégrité de ce candidat.
Richard Bergeron mérite d’être mieux connu et je vous encourage à visiter le site de son parti Projet Montréal à http://www.projetmontreal.org/ pour y lire sa biographie, celles de ses candidats et leur programme politique pour l’avenir de Montréal.
Je crois que Richard Bergeron pourra faire un bon maire de Montréal.
Claude Dupras
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samedi 17 octobre 2009
M. Charest le temps est arrivé… Une enquête publique, SVP
De jour en jour, on découvre, de plus en plus, l’envergure du scandale de l’augmentation des coûts de construction à Montréal et dans les alentours. Hier, les médias nous apprenaient qu’un km de route coûte au Québec 35% de plus que dans la province voisine de l’Ontario. Cela veut dire que pour le même montant nous avons 35% moins de travaux civils chez nous. C’est énorme et cela représente des milliards en taxes.
Je ne suis pas surpris car depuis longtemps j’analyse ce qui se passe et j’écris à un et à l’autre pour souligner ce scandale. J’ai d’ailleurs publié le 14 mai dernier un texte sur le sujet intitulé « Rien ne va plus » et j’ai fait un copié-collé, que j’ajoute au présent, pour l’information de mes lecteurs car il est de plus en plus d’actualité.
Il est temps que le PM du Québec Jean Charest se réveille et déclenche la « Commission d’enquête publique sur les coûts de construction » dans notre province que je réclame depuis longtemps. Ce ne sont pas les quelques enquêtes policières sur des cas précis qui vont changer globalement la situation, car le problème devient systémique.
Un aspect qui m’intrigue est le rôle des ingénieurs dans tout ce branle-bas. J’en ai été un toute ma vie professionnelle de 40 ans et j’ai toujours respecté notre code de déontologie qui nous oblige à assurer que par nos actes nous protégeons la société. Pourquoi, les ingénieurs-conseils civils qui ont fait les plans et devis pour les soumissions publiques de travaux publics, préparé les estimations budgétaires et finales pour leur clients, analysé les soumissions et fait les recommandations au donneur d’ouvrage, ne disent-ils rien ? Pourquoi, les ingénieurs du gouvernement ou des villes qui supervisent l’ensemble de l’évolution des projets, ne disent-ils rien ?.
Pourquoi les élus ont-ils accordé tous ces contrats dont les budgets étaient littéralement défoncés ?
Tous ces personnages sont des témoins importants et il devient urgent de les entendre répondre aux questions des enquêteurs.
Cette situation anormale nous coûte cher. Nous perdons la face dans les autres provinces et dans le monde où le mot corruption commence à s’identifier avec le nom de Montréal et celui du Québec. Il est temps que cela cesse. Quand même, nous ne sommes pas une république bananière !
Même si tous ces intervenants de la construction, entrepreneurs, fournisseurs, ingénieurs et autres souscrivent à la caisse du parti libéral du Québec, ce n’est pas une raison pour ne pas déclencher l’enquête car il y va de l’intérêt public et de notre réputation comme Québécois. C’est la seule façon de se débarrasser du « cancer » qui envahit notre société.
SVP, M. Charest, le temps est arrivé.
Claude Dupras
Rien ne va plus
Jeudi le 14 mai, 2009
Rien ne va plus dans les coûts de construction à Montréal. Les dépassements des estimés prévus pour les grands projets d’infrastructures et de bâtiments importants sont incompréhensibles. Tout passe du simple au double quand ce n’est pas au triple.
Nous avons tous constaté la flambée des prix de la construction de l’extension du métro à Laval, du projet de l’autoroute Ville-Marie, du contrat des compteurs d’eau de la ville de Montréal, des prévisions budgétaires pour les garages et les centres d’entretien pour l’Agence métropolitaine de transport (AMT), du Centre hospitalier universitaire de Montréal (CHUM) pour ne mentionner que ceux-là car il y en a des dizaines d’autres. Les observateurs avertis sont surpris de cette situation tout comme le sont les citoyens qui y voient augmentations futures de taxes foncières et autres.
Que se passe-t-il ? Sommes-nous victimes de fraudeurs ? Les estimateurs sont-ils de complets ignorants ? Y-a-t-il une mafia qui s’est installée dans le domaine de la construction avec comme but de souffler les prix et les profits ? Ce ne sont pas les questions qui manquent…
J’ai oeuvré dans le domaine de la construction durant plus de 40 ans. J’ai créé, avec des associés, un bureau d’ingénieur-conseil qui fut très actif dans le domaine de la mécanique et d’électricité, en informatique et en gérance de travaux de construction. Nous avons réalisé un très grand nombre de projets importants allant du village Olympique, au Journal de Montréal, à l’hôpital Charles-Lemoyne, au Complexe ex-Centris. Jamais ai-je été témoin d’augmentation si sauvage des coûts de construction !
Par exemple, alors que la construction du stade Olympique a dépassé de beaucoup les coûts prévus (cela s’explique, en grande partie, par la complexité du projet, le court temps pour le réaliser et les problèmes syndicaux), le projet du village Olympique a rencontré ses budgets.
Au même moment, nous réalisions la gérance de construction de l’édifice de Bell Canada sur la rue Jean-Talon, près de la rue Casgrain. Je cite ce dernier exemple pour démontrer que nonobstant la crise de la construction des années 1970, la pression sur les prix et la grande demande de personnel découlant des grands travaux réalisés alors, comme le barrage de la Baie James et les installations olympiques, le budget de construction de ce projet fut quand même respecté. Et, c’était généralement le cas au Québec.
Le battage journalistique des derniers mois sur les différents projets de construction de la ville de Montréal et des autres organismes gouvernementaux, mentionnés précédemment, a marqué profondément une majorité des Montréalais qui y voient des scandales honteux. Les personnages impliqués par les médias sont venus, tour à tour, sur la place publique pour se défendre des insinuations qui pèsent sur eux et leurs entreprises.
Frank Zampino, l’ex-président du comité exécutif de la ville de Montréal, Jean-Pierre Sauriol, président du groupe d’ingénieurs-constructeurs DESSAU et les présidents des associations des constructeurs de routes et de grands travaux du Québec (ACRGTQ) et de la construction du Québec (ACQ), se sont tous expliqués. Pour eux, tout est beau et « tout le monde il est gentil » car il n’y a pas vraiment de problèmes puisque tous les intervenants de leurs groupes respectifs sont qualifiés, efficaces, productifs, compétitifs et respectueux de l’éthique corporative et professionnelle. À peine quelques uns admettent-ils la présence de quelques moutons noirs dans leurs rangs mais ils seront vite, disent-ils, chassés de la bergerie.
La Sûreté du Québec fait actuellement enquête sur certaines entreprises et plusieurs y voient là la solution au problème actuel. Je ne le crois pas, car la police ne traitera pas de ce que j’estime être les racines du mal qui ronge la construction, soient : une collusion malsaine chez plusieurs fournisseurs de matériaux et d’équipements, une improductivité grandissante chez les travailleurs, une incompétence évidente dans la planification des projets, une inexpérience manifeste dans l’estimation des coûts des projets, un manque de contrôle et de surveillance chez les donneurs d’ouvrage, une complicité malsaine entre les politiciens, les entrepreneurs et les professionnels, un manque de respect du principe des soumissions publiques dans le domaine publique, une éthique inexistante chez plusieurs intervenants, etc…
Une vraie solution serait la mise sur pied par le gouvernement du Québec d’une commission d’enquête sur les coûts de construction. Il est urgent de bien comprendre ce qui se passe afin de faire les corrections nécessaires car le Québec va entreprendre dans les cinq prochaines années plus de 45 milliards $ de travaux d’infrastructures. Des hommes politiques mis-au-pas et qui comprennent mieux leur responsabilité en rapport avec la réalisation de projets d’infrastructures ou autres, plus un monde de la construction qui respecte les règles de l’art permettront d’économiser des centaines de millions de dollars.
J’ai été heureux ce matin d’apprendre que les fonctionnaires fédéraux prennent le temps de s’assurer que les projets présentés en catastrophe par les gouvernements des provinces et les villes sont bien ficelés avant de les approuver et d’autoriser la remise des argents votés par le parlement canadien. On les accuse de retarder les projets mais j’y vois une leçon découlant des suites de l’enquête du fameux scandale des commandites, d’il y a quelques années, durant laquelle les fonctionnaires se sont faits taper sur les doigts pour leur négligence. Je suis impressionné par ces employés de l’État qui résistent aux demandes pressées des politiciens du parti conservateur, pour faire leur « job ». Ce ne doit pas être facile pour eux, mais c’est nécessaire car cela permettra de s’assurer que l’argent fédéral sera bien utilisé et que les objectifs des investissements pour la relance de l’économie seront rencontrés. C’est un début. Espérons que le gouvernement du Québec et les villes feront de même chez nous.
Claude Dupras
Je ne suis pas surpris car depuis longtemps j’analyse ce qui se passe et j’écris à un et à l’autre pour souligner ce scandale. J’ai d’ailleurs publié le 14 mai dernier un texte sur le sujet intitulé « Rien ne va plus » et j’ai fait un copié-collé, que j’ajoute au présent, pour l’information de mes lecteurs car il est de plus en plus d’actualité.
Il est temps que le PM du Québec Jean Charest se réveille et déclenche la « Commission d’enquête publique sur les coûts de construction » dans notre province que je réclame depuis longtemps. Ce ne sont pas les quelques enquêtes policières sur des cas précis qui vont changer globalement la situation, car le problème devient systémique.
Un aspect qui m’intrigue est le rôle des ingénieurs dans tout ce branle-bas. J’en ai été un toute ma vie professionnelle de 40 ans et j’ai toujours respecté notre code de déontologie qui nous oblige à assurer que par nos actes nous protégeons la société. Pourquoi, les ingénieurs-conseils civils qui ont fait les plans et devis pour les soumissions publiques de travaux publics, préparé les estimations budgétaires et finales pour leur clients, analysé les soumissions et fait les recommandations au donneur d’ouvrage, ne disent-ils rien ? Pourquoi, les ingénieurs du gouvernement ou des villes qui supervisent l’ensemble de l’évolution des projets, ne disent-ils rien ?.
Pourquoi les élus ont-ils accordé tous ces contrats dont les budgets étaient littéralement défoncés ?
Tous ces personnages sont des témoins importants et il devient urgent de les entendre répondre aux questions des enquêteurs.
Cette situation anormale nous coûte cher. Nous perdons la face dans les autres provinces et dans le monde où le mot corruption commence à s’identifier avec le nom de Montréal et celui du Québec. Il est temps que cela cesse. Quand même, nous ne sommes pas une république bananière !
Même si tous ces intervenants de la construction, entrepreneurs, fournisseurs, ingénieurs et autres souscrivent à la caisse du parti libéral du Québec, ce n’est pas une raison pour ne pas déclencher l’enquête car il y va de l’intérêt public et de notre réputation comme Québécois. C’est la seule façon de se débarrasser du « cancer » qui envahit notre société.
SVP, M. Charest, le temps est arrivé.
Claude Dupras
Rien ne va plus
Jeudi le 14 mai, 2009
Rien ne va plus dans les coûts de construction à Montréal. Les dépassements des estimés prévus pour les grands projets d’infrastructures et de bâtiments importants sont incompréhensibles. Tout passe du simple au double quand ce n’est pas au triple.
Nous avons tous constaté la flambée des prix de la construction de l’extension du métro à Laval, du projet de l’autoroute Ville-Marie, du contrat des compteurs d’eau de la ville de Montréal, des prévisions budgétaires pour les garages et les centres d’entretien pour l’Agence métropolitaine de transport (AMT), du Centre hospitalier universitaire de Montréal (CHUM) pour ne mentionner que ceux-là car il y en a des dizaines d’autres. Les observateurs avertis sont surpris de cette situation tout comme le sont les citoyens qui y voient augmentations futures de taxes foncières et autres.
Que se passe-t-il ? Sommes-nous victimes de fraudeurs ? Les estimateurs sont-ils de complets ignorants ? Y-a-t-il une mafia qui s’est installée dans le domaine de la construction avec comme but de souffler les prix et les profits ? Ce ne sont pas les questions qui manquent…
J’ai oeuvré dans le domaine de la construction durant plus de 40 ans. J’ai créé, avec des associés, un bureau d’ingénieur-conseil qui fut très actif dans le domaine de la mécanique et d’électricité, en informatique et en gérance de travaux de construction. Nous avons réalisé un très grand nombre de projets importants allant du village Olympique, au Journal de Montréal, à l’hôpital Charles-Lemoyne, au Complexe ex-Centris. Jamais ai-je été témoin d’augmentation si sauvage des coûts de construction !
Par exemple, alors que la construction du stade Olympique a dépassé de beaucoup les coûts prévus (cela s’explique, en grande partie, par la complexité du projet, le court temps pour le réaliser et les problèmes syndicaux), le projet du village Olympique a rencontré ses budgets.
Au même moment, nous réalisions la gérance de construction de l’édifice de Bell Canada sur la rue Jean-Talon, près de la rue Casgrain. Je cite ce dernier exemple pour démontrer que nonobstant la crise de la construction des années 1970, la pression sur les prix et la grande demande de personnel découlant des grands travaux réalisés alors, comme le barrage de la Baie James et les installations olympiques, le budget de construction de ce projet fut quand même respecté. Et, c’était généralement le cas au Québec.
Le battage journalistique des derniers mois sur les différents projets de construction de la ville de Montréal et des autres organismes gouvernementaux, mentionnés précédemment, a marqué profondément une majorité des Montréalais qui y voient des scandales honteux. Les personnages impliqués par les médias sont venus, tour à tour, sur la place publique pour se défendre des insinuations qui pèsent sur eux et leurs entreprises.
Frank Zampino, l’ex-président du comité exécutif de la ville de Montréal, Jean-Pierre Sauriol, président du groupe d’ingénieurs-constructeurs DESSAU et les présidents des associations des constructeurs de routes et de grands travaux du Québec (ACRGTQ) et de la construction du Québec (ACQ), se sont tous expliqués. Pour eux, tout est beau et « tout le monde il est gentil » car il n’y a pas vraiment de problèmes puisque tous les intervenants de leurs groupes respectifs sont qualifiés, efficaces, productifs, compétitifs et respectueux de l’éthique corporative et professionnelle. À peine quelques uns admettent-ils la présence de quelques moutons noirs dans leurs rangs mais ils seront vite, disent-ils, chassés de la bergerie.
La Sûreté du Québec fait actuellement enquête sur certaines entreprises et plusieurs y voient là la solution au problème actuel. Je ne le crois pas, car la police ne traitera pas de ce que j’estime être les racines du mal qui ronge la construction, soient : une collusion malsaine chez plusieurs fournisseurs de matériaux et d’équipements, une improductivité grandissante chez les travailleurs, une incompétence évidente dans la planification des projets, une inexpérience manifeste dans l’estimation des coûts des projets, un manque de contrôle et de surveillance chez les donneurs d’ouvrage, une complicité malsaine entre les politiciens, les entrepreneurs et les professionnels, un manque de respect du principe des soumissions publiques dans le domaine publique, une éthique inexistante chez plusieurs intervenants, etc…
Une vraie solution serait la mise sur pied par le gouvernement du Québec d’une commission d’enquête sur les coûts de construction. Il est urgent de bien comprendre ce qui se passe afin de faire les corrections nécessaires car le Québec va entreprendre dans les cinq prochaines années plus de 45 milliards $ de travaux d’infrastructures. Des hommes politiques mis-au-pas et qui comprennent mieux leur responsabilité en rapport avec la réalisation de projets d’infrastructures ou autres, plus un monde de la construction qui respecte les règles de l’art permettront d’économiser des centaines de millions de dollars.
J’ai été heureux ce matin d’apprendre que les fonctionnaires fédéraux prennent le temps de s’assurer que les projets présentés en catastrophe par les gouvernements des provinces et les villes sont bien ficelés avant de les approuver et d’autoriser la remise des argents votés par le parlement canadien. On les accuse de retarder les projets mais j’y vois une leçon découlant des suites de l’enquête du fameux scandale des commandites, d’il y a quelques années, durant laquelle les fonctionnaires se sont faits taper sur les doigts pour leur négligence. Je suis impressionné par ces employés de l’État qui résistent aux demandes pressées des politiciens du parti conservateur, pour faire leur « job ». Ce ne doit pas être facile pour eux, mais c’est nécessaire car cela permettra de s’assurer que l’argent fédéral sera bien utilisé et que les objectifs des investissements pour la relance de l’économie seront rencontrés. C’est un début. Espérons que le gouvernement du Québec et les villes feront de même chez nous.
Claude Dupras
mercredi 13 mai 2009
Des prix de fous !
Rien ne va plus dans les coûts de construction à Montréal. Les dépassements des estimés prévus pour les grands projets d’infrastructures et de bâtiments importants sont incompréhensibles. Tout passe du simple au double quand ce n’est pas au triple.
Nous avons tous constaté la flambée des prix de la construction de l’extension du métro à Laval, du projet de l’autoroute Ville-Marie, du contrat des compteurs d’eau de la ville de Montréal, des prévisions budgétaires pour les garages et les centres d’entretien pour l’Agence métropolitaine de transport (AMT), du Centre hospitalier universitaire de Montréal (CHUM) pour ne mentionner que ceux-là car il y en a des dizaines d’autres. Les observateurs avertis sont surpris de cette situation tout comme le sont les citoyens qui y voient augmentations futures de taxes foncières et autres.
Que se passe-t-il ? Sommes-nous victimes de fraudeurs ? Les estimateurs sont-ils de complets ignorants ? Y-a-t-il une mafia qui s’est installée dans le domaine de la construction avec comme but de souffler les prix et les profits ? Ce ne sont pas les questions qui manquent…
J’ai oeuvré dans le domaine de la construction durant plus de 40 ans. J’ai créé, avec des associés, un bureau d’ingénieur-conseil qui fut très actif dans le domaine de la mécanique et d’électricité, en informatique et en gérance de travaux de construction. Nous avons réalisé un très grand nombre de projets importants allant du village Olympique, au Journal de Montréal, à l’hôpital Charles-Lemoyne, au Complexe ex-Centris. Jamais ai-je été témoin d’augmentation si sauvage des coûts de construction !
Par exemple, alors que la construction du stade Olympique a dépassé de beaucoup les coûts prévus (cela s’explique, en grande partie, par la complexité du projet, le court temps pour le réaliser et les problèmes syndicaux), le projet du village Olympique a rencontré ses budgets.
Au même moment, nous réalisions la gérance de construction de l’édifice de Bell Canada sur la rue Jean-Talon, près de la rue Casgrain. Je cite ce dernier exemple pour démontrer que nonobstant la crise de la construction des années 1970, la pression sur les prix et la grande demande de personnel découlant des grands travaux réalisés alors, comme le barrage de la Baie James et les installations olympiques, le budget de construction de ce projet fut quand même respecté. Et, c’était généralement le cas au Québec.
Le battage journalistique des derniers mois sur les différents projets de construction de la ville de Montréal et des autres organismes gouvernementaux, mentionnés précédemment, a marqué profondément une majorité des Montréalais qui y voient des scandales honteux. Les personnages impliqués par les médias sont venus, tour à tour, sur la place publique pour se défendre des insinuations qui pèsent sur eux et leurs entreprises.
Frank Zampino, l’ex-président du comité exécutif de la ville de Montréal, Jean-Pierre Sauriol, président du groupe d’ingénieurs-constructeurs DESSAU et les présidents des associations des constructeurs de routes et de grands travaux du Québec (ACRGTQ) et de la construction du Québec (ACQ), se sont tous expliqués. Pour eux, tout est beau et « tout le monde il est gentil » car il ne voit pas vraiment de problèmes puisque tous les intervenants de leurs groupes respectifs sont qualifiés, efficaces, productifs, compétitifs et respectueux de l’éthique corporative et professionnelle. À peine quelques uns admettent-ils la présence de quelques moutons noirs dans leurs rangs mais ils seront vite, disent-ils, chassés de la bergerie.
La Sûreté du Québec fait actuellement enquête sur certaines entreprises et plusieurs y voient là la solution au problème actuel. Je ne le crois pas, car la police ne traitera pas de ce que j’estime être les racines du mal qui ronge la construction, soient : une collusion malsaine chez plusieurs entrepreneurs, fournisseurs de matériaux et d’équipements; une improductivité grandissante chez les travailleurs; une incompétence évidente dans la planification des projets; une inexpérience manifeste dans l’estimation des coûts des projets; un manque de contrôle et de surveillance chez les donneurs d’ouvrage; une complicité malsaine entre les politiciens, les entrepreneurs et les professionnels; un manque de respect du principe des soumissions publiques dans le domaine publique; une éthique inexistante chez plusieurs intervenants, etc…
Une vraie solution serait la mise sur pied par le gouvernement du Québec d’une commission d’enquête sur les coûts de construction. Il est urgent de bien comprendre ce qui se passe afin de faire les corrections nécessaires car le Québec va entreprendre dans les cinq prochaines années plus de 45 milliards $ de travaux d’infrastructures. Des hommes politiques mis-au-pas et qui comprennent mieux leur responsabilité en rapport avec la réalisation de projets d’infrastructures ou autres, plus un monde de la construction qui respecte les règles de l’art permettront d’économiser des centaines de millions de dollars.
J’ai été heureux ce matin d’apprendre que les fonctionnaires fédéraux prennent le temps de s’assurer que les projets présentés en catastrophe par les gouvernements des provinces et les villes sont bien ficelés avant de les approuver et d’autoriser la remise des argents votés par le parlement canadien. On les accuse de retarder les projets mais j’y vois une leçon découlant des suites de l’enquête du fameux scandale des commandites, d’il y a quelques années, durant laquelle les fonctionnaires se sont faits taper sur les doigts pour leur négligence. Je suis impressionné par ces employés de l’État qui résistent aux demandes pressées des politiciens du parti conservateur, pour faire leur « job ». Ce ne doit pas être facile pour eux, mais c’est nécessaire car cela permettra de s’assurer que l’argent fédéral sera bien utilisé et que les objectifs des investissements pour la relance de l’économie seront rencontrés. C’est un début. Espérons que le gouvernement du Québec et les villes feront de même chez nous.
Claude Dupras
Nous avons tous constaté la flambée des prix de la construction de l’extension du métro à Laval, du projet de l’autoroute Ville-Marie, du contrat des compteurs d’eau de la ville de Montréal, des prévisions budgétaires pour les garages et les centres d’entretien pour l’Agence métropolitaine de transport (AMT), du Centre hospitalier universitaire de Montréal (CHUM) pour ne mentionner que ceux-là car il y en a des dizaines d’autres. Les observateurs avertis sont surpris de cette situation tout comme le sont les citoyens qui y voient augmentations futures de taxes foncières et autres.
Que se passe-t-il ? Sommes-nous victimes de fraudeurs ? Les estimateurs sont-ils de complets ignorants ? Y-a-t-il une mafia qui s’est installée dans le domaine de la construction avec comme but de souffler les prix et les profits ? Ce ne sont pas les questions qui manquent…
J’ai oeuvré dans le domaine de la construction durant plus de 40 ans. J’ai créé, avec des associés, un bureau d’ingénieur-conseil qui fut très actif dans le domaine de la mécanique et d’électricité, en informatique et en gérance de travaux de construction. Nous avons réalisé un très grand nombre de projets importants allant du village Olympique, au Journal de Montréal, à l’hôpital Charles-Lemoyne, au Complexe ex-Centris. Jamais ai-je été témoin d’augmentation si sauvage des coûts de construction !
Par exemple, alors que la construction du stade Olympique a dépassé de beaucoup les coûts prévus (cela s’explique, en grande partie, par la complexité du projet, le court temps pour le réaliser et les problèmes syndicaux), le projet du village Olympique a rencontré ses budgets.
Au même moment, nous réalisions la gérance de construction de l’édifice de Bell Canada sur la rue Jean-Talon, près de la rue Casgrain. Je cite ce dernier exemple pour démontrer que nonobstant la crise de la construction des années 1970, la pression sur les prix et la grande demande de personnel découlant des grands travaux réalisés alors, comme le barrage de la Baie James et les installations olympiques, le budget de construction de ce projet fut quand même respecté. Et, c’était généralement le cas au Québec.
Le battage journalistique des derniers mois sur les différents projets de construction de la ville de Montréal et des autres organismes gouvernementaux, mentionnés précédemment, a marqué profondément une majorité des Montréalais qui y voient des scandales honteux. Les personnages impliqués par les médias sont venus, tour à tour, sur la place publique pour se défendre des insinuations qui pèsent sur eux et leurs entreprises.
Frank Zampino, l’ex-président du comité exécutif de la ville de Montréal, Jean-Pierre Sauriol, président du groupe d’ingénieurs-constructeurs DESSAU et les présidents des associations des constructeurs de routes et de grands travaux du Québec (ACRGTQ) et de la construction du Québec (ACQ), se sont tous expliqués. Pour eux, tout est beau et « tout le monde il est gentil » car il ne voit pas vraiment de problèmes puisque tous les intervenants de leurs groupes respectifs sont qualifiés, efficaces, productifs, compétitifs et respectueux de l’éthique corporative et professionnelle. À peine quelques uns admettent-ils la présence de quelques moutons noirs dans leurs rangs mais ils seront vite, disent-ils, chassés de la bergerie.
La Sûreté du Québec fait actuellement enquête sur certaines entreprises et plusieurs y voient là la solution au problème actuel. Je ne le crois pas, car la police ne traitera pas de ce que j’estime être les racines du mal qui ronge la construction, soient : une collusion malsaine chez plusieurs entrepreneurs, fournisseurs de matériaux et d’équipements; une improductivité grandissante chez les travailleurs; une incompétence évidente dans la planification des projets; une inexpérience manifeste dans l’estimation des coûts des projets; un manque de contrôle et de surveillance chez les donneurs d’ouvrage; une complicité malsaine entre les politiciens, les entrepreneurs et les professionnels; un manque de respect du principe des soumissions publiques dans le domaine publique; une éthique inexistante chez plusieurs intervenants, etc…
Une vraie solution serait la mise sur pied par le gouvernement du Québec d’une commission d’enquête sur les coûts de construction. Il est urgent de bien comprendre ce qui se passe afin de faire les corrections nécessaires car le Québec va entreprendre dans les cinq prochaines années plus de 45 milliards $ de travaux d’infrastructures. Des hommes politiques mis-au-pas et qui comprennent mieux leur responsabilité en rapport avec la réalisation de projets d’infrastructures ou autres, plus un monde de la construction qui respecte les règles de l’art permettront d’économiser des centaines de millions de dollars.
J’ai été heureux ce matin d’apprendre que les fonctionnaires fédéraux prennent le temps de s’assurer que les projets présentés en catastrophe par les gouvernements des provinces et les villes sont bien ficelés avant de les approuver et d’autoriser la remise des argents votés par le parlement canadien. On les accuse de retarder les projets mais j’y vois une leçon découlant des suites de l’enquête du fameux scandale des commandites, d’il y a quelques années, durant laquelle les fonctionnaires se sont faits taper sur les doigts pour leur négligence. Je suis impressionné par ces employés de l’État qui résistent aux demandes pressées des politiciens du parti conservateur, pour faire leur « job ». Ce ne doit pas être facile pour eux, mais c’est nécessaire car cela permettra de s’assurer que l’argent fédéral sera bien utilisé et que les objectifs des investissements pour la relance de l’économie seront rencontrés. C’est un début. Espérons que le gouvernement du Québec et les villes feront de même chez nous.
Claude Dupras
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