De toute évidence, le milliardaire Pierre-Karl Péladeau (PKP), nouveau député péquiste du comté de Saint-Jérôme, sera candidat à la chefferie du Parti Québécois (PQ) pour remplacer la chef démissionnaire Pauline Marois. À l’écouter, depuis son élection du 7 avril dernier, lors d’interviews à la radio où il prend le temps d’expliquer d’où il vient et où il veut aller, on peut déduire que sa candidature est certaine. Il reconnaît que la politique est pour lui un nouveau monde et qu’il doit faire son apprentissage de député en apprenant de ses commettants comment devenir un bon député pour son comté. Il avoue peu connaître le travail de parlementaire d’un député à l’Assemblée Nationale et veut passer beaucoup de temps pour se familiariser le plus possible avec tous les rouages du gouvernement du Québec. Enfin, il veut porter la plus grande attention au Parti Québécois où il n’a pas d’assise. Il veut comprendre « ses statuts lourds », sa structure, ses membres, ses dirigeants, son financement et ses possibilités. En somme, il veut adapter sa culture personnelle, sa vie professionnelle, son travail de leader d’entreprises à son rôle de parlementaire afin de pouvoir démontrer aux membres du parti qu’il sera prêt à diriger le PQ.
Depuis son poing levé, qui a marqué son entrée en politique, il a déclaré haut et clair qu’il n’était là que pour faire un pays du Québec. Il n’a pas changé d’idée. Certes, il fut un temps durant la campagne où il a cherché à calmer les esprits des « antiréférendistes » en affirmant qu’il voulait, s’il était élu, s’occuper surtout de l’aspect économique dans un nouveau gouvernement Marois. Mais, depuis la défaite magistrale du PQ aux mains du PM Couillard et de son parti libéral, PKP est vite revenu à sa position initiale et confirme haut et bas, sur toutes les tribunes, qu’il veut l’indépendance totale du Québec afin que ses compatriotes francophones aient en mains tous les moyens pour faire du Québec un pays solide, riche et à eux.
Pour lui, le PQ doit changer sa stratégie et cesser, comme dans le passé, de créer des illusions, d’élection en élection, dont le but était de faire croire aux Québécois par des mots ou des slogans que la séparation du Québec de l’ensemble canadien n’était pas pour demain puisque le parti voulait d’abord soit diriger « un bon gouvernement », soit créer des « conditions gagnantes », soit appliquer une « gouvernance souverainiste », etc…
PKP est plus pressé et crie Vivement le pays ! Il espère diriger une campagne électorale dont le thème sera clairement « l’indépendance ». En somme, j’estime qu’il veut une élection référendaire en bonne et due forme durant laquelle il proposera un tel programme politique. Et, advenant une victoire par majorité parlementaire du PQ, son gouvernement engagera la séparation du Québec du Canada. Le moins que l’on puisse dire est que son approche a le mérite d’être franche, honnête et ouverte. PKP estime que c’est le meilleur chemin et, pour l’atteindre, il croit en la nécessité d’en parler tous les jours, partout et à chaque occasion qui s’offre pour définir les avantages d’un Québec libre tout en citant les désavantages du fédéralisme à la sauce canadienne.
Les péquistes accepteront-ils son approche ? Si oui, ce sera un changement fondamental dans leur stratégie. Ce sera le jour du grand risque, le jour du casino. Pour eux, ce sera tout ou rien et pour longtemps.
Aujourd’hui, ce que je décris précédemment semble invraisemblable. En effet, les deux derniers sondages placent le PQ et son option séparatiste au plus bas niveau d’estime populaire depuis son arrivée sur la scène politique québécoise. Si ce portrait négatif momentané dure, le rêve de PKP s’évaporera.
Par contre, pour moi, on ne peut rejeter si vite du revers de la main tous les sondages de la dernière décennie dans lesquels on découvrait, sur une base relativement constante, que le pourcentage des Québécois favorables à la séparation du Québec variait entre 35% et 40%. Le vote cumulé du PQ et du parti Québec Solidaire (QS), aussi parti séparatiste, à l’élection du 7 avril dernier, approche cette fourchette. De plus, il ne faut pas oublier que le chef de la Coalition Avenir Québec (CAQ) est un ancien ministre séparatiste et que lors du dernier référendum, ce parti sous le nom de l’Action Démocratique du Québec (ADQ) s’était prononcé pour le OUI à la séparation. J’estime que la base pro-séparation n’a pas vraiment changé mais s’est déplacée. C’est sur cette base que mise PKP pour lancer sa marche vers l’indépendance.
La dernière campagne électorale a démontré que PKP n’est pas un orateur à l’éloquence puissante et directe. Son image télévisuelle laisse à désirer. À la radio, même s’il est sympathique, il montre des faiblesses et de la partisannerie dans son argumentation. Et comme la politique électorale est un commerce d’images et d’illusions, PKP aura beaucoup à faire pour rejoindre le cœur et l’intelligence des Québécois.
Récemment, à la radio, il a émis des arguments qui m’ont surpris. Par exemple : « On ne peut avoir de péage sur le pont Champlain pour les automobilistes puisque les bateaux qui passent en dessous en payent »; « Si le Québec est indépendant, il pourra contrôler les paradis fiscaux »; « Les Desmarais camouflent les résultats de Gesca », « Les Desmarais gèrent mal », « c’est trop facile pour les Desmarais de dire ne pas connaître le futur de leurs journaux régionaux » et « les Desmarais auraient dû prévoir la diminution des revenus publicitaires »…. Il les blâme de n’avoir pas prévu la diminution du lectorat de leurs journaux format papier depuis la venue du numérique.
C’est un discours démagogique et petit envers des Québécois qui connaissent les plus grands succès économiques au Québec, au Canada, et dans le monde, pour la simple raison qu’ils sont des fédéralistes, surtout que le contraire des affirmations de PKP est la vérité.
Blâmer les frères Desmarais de garder confidentiels les résultats financiers de leur entreprise Gesca et du même souffle se dire surpris qu’ils aient tenu, pour une première fois après la mort de leur père, une conférence de presse à la suite de la réunion annuelle des actionnaires de Power Corporation me semble contradictoire. C’est un manque d’élégance !
Ajouter à l’éternel argument des séparatistes vis-à-vis Gesca à l’effet qu’elle est supposément déficitaire et qu’elle a toujours maintenu vivant ses journaux à Montréal, à Québec et dans les régions, simplement pour pouvoir influencer l’opinion publique en faveur du fédéralisme, c’est trop facile surtout lorsqu’on parle de millions de $.
Les Desmarais gèrent mal… vraiment ! À sa réunion, leur compagnie Power Corporation a fait état sur l’ensemble de l’exercice 2013 d’une importante hausse de son bénéfice net attribuable aux détenteurs d’actions de 977 millions $, ou 2,12 $ par action, contre 816 millions $, ou 1,78 $ par action en 2012. Sa filiale Financière Power a vu son bénéfice net grimper à 593 millions $, soit 84 cents par action, comparativement à celui de 277 millions $, ou 39 cents l’action, de la même période en 2012.
Le péage pour les automobilistes qui sera établi pour le pont Champlain tiendra compte des montants payés par les compagnies maritimes pour les bateaux passant sous le pont. Il n’y a aura pas de double imposition.
Les USA, l’Union européenne, le Canada combattent les paradis fiscaux. Prétendre que le Québec indépendant fera mieux que l’ensemble de ces pays est une chimère, une illusion utopique.
Affirmer que les Desmarais n’ont pas prévu les conséquences du numérique…vraiment ! Gesca a lancé La Presse + pour tenir compte de la présence grandissante du numérique qui menace partout dans le monde le journal papier. À ce jour, près de 500 000 personnes par jour ouvrent ce site pour obtenir les dernières nouvelles et présentations. C’est un « hit »! De plus, les Desmarais investissent actuellement plusieurs centaines de millions de $ pour rénover les bureaux de La Presse près de la Place D’armes à Montréal pour tenir compte des nouveaux besoins. Ils étudient les conséquences pour leurs journaux régionaux et cherchent à déterminer les solutions et les moyens pour les convertir à la tablette numérique.
Si PKP veut scorer des points, il devra trouver une discours qui colle à la réalité et capable d’aider les gens sur le terrain.
Claude Dupras
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dimanche 18 mai 2014
PKP versus les frères Desmarais
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jeudi 28 avril 2011
Parlons Québec ? Mon œil !
L’ex-chef syndical Gérald Larose et maintenant président du Conseil de la souveraineté du Québec est un séparatiste. Il l’a toujours été ! C’est son droit et je respecte son choix. Mais j’ai toujours été surpris comment cet ex-religieux traite ses adversaires. Il vient à nouveau d’en faire la preuve en qualifiant Jack Layton d’ « imposteur » et de « crapule » et en affublant les fédéralistes du terme de « crosseurs professionnels ». C’est ça parler Québec ?
Il avait été invité, avec l’autorisation du chef du Bloc Québécois, Gilles Duceppe, à donner une conférence de presse conjointe avec un député bloquiste en danger de perdre son siège à l’élection générale du 2 mai aux mains du candidat NDP.
Les Québécoises et les Québécois en grand nombre, se sont spontanément offusqués de ces injustes et ignobles qualificatifs. Duceppe, en accord avec le fond de l’argumentation de Larose, ressentit la vague négative contre le Bloc et se vit obligé de vite demander à son ami Larose de corriger la situation en s’amendant publiquement. Ce dernier s’exécuta, mais le mal était fait et le mauvais goût demeure dans la gorge des Québécois.
Cette situation est trop fréquente dans le débat sur la question nationale québécoise. Il semble impossible pour un trop grand nombre, surtout du côté séparatiste, de discuter de la question avec civilité. Je ne comprends pas cette situation. Sur ma page facebook, de longues discussions s’engagent, souventes fois, avec des « facebookbois » fédéralistes et séparatistes. J’essaie d’agir en modérateur et je demande aux intervenants de s’exprimer de façon polie et avec respect des bienséances. Malheureusement, j’ai dû bloquer, récemment et définitivement, un participant qui, malgré mes efforts, ne cessait d’insulter ses opposants politiques participant à la conversation. Cela m’a gêné et embêté mais j’ai dû le faire avec regret d’autant plus que cet individu était de toute évidence bien éduqué. Malheureusement, il est un malappris.
Aujourd’hui, par exemple, voici quelques remarques désobligeantes que j’ai trouvées dans des textes ou des commentaires de lecteurs en naviguant sur la toile vers des sites politiques canadiens,: « Les crottés de Gesca » en parlant des journalistes de la Presse, du Soleil, du Droit… qui sont des employés de la compagnie GESCA, propriétaire de ces quotidiens à tendance fédéraliste; « tu sens le poisson » commentait un lecteur en qualifiant l’auteur d’un blog; « tu n’es qu’un eunuque » commentait un séparatiste à court d’argument; « un déséquilibré mental » disait un autre; « un vrai têteux » ajoutait un autre; « un canadien-français molasson », « un fédéraliste taré »; « un porteur d’eau fédéraliste »; « un clochard de nouvelles » disait un autre en commentant l’éditorial d’un journaliste; un « journalisse » à 5 cennes ; « un petit arriviste baveux » ajoutait un autre ; « un traître », c’est l’expression, la plus souvent utilisée, pour qualifier un fédéraliste) ; « un « faux-cul » en parlant de l’ex-ministre Joseph Facal. Il y en a tellement que je pourrais noircir toute cette page, et encore….
Pour revenir au cas Larose, il est bon de se rappeler que le NDP a été créé par les travailleurs canadiens incluant ceux du Québec. Il a toujours été financé en bonne partie et aidé par les grandes unions syndicales du pays. Mais, depuis la venue du mouvement d’indépendance au Québec, ces syndicats québécois se sont à tour de rôle tournés vers les séparatistes. Aujourd’hui, ces chefs syndicaux, dont Larose est l’image parfaite, placent l’option nationale avant les vrais intérêts de leurs membres travailleurs. Alors qu’ils devraient être heureux que le seul parti national qui les représente à Ottawa reprend du poil de la bête, ils le dénigrent. Au lieu de parler dans l’intérêt des travailleurs, ils parlent Bloc.
Le slogan politique de la campagne du Bloc Québécois est « Parlons Québec ». Si cela veut dire insulter les autres, les fédéralistes, les anglophones, les immigrants et autres comme je peux lire dans beaucoup de propos écrits dans les pages sympathiques au Bloc, eh bien ! je n’y suis pas et je ne suis pas le seul comme le démontre la montée de Jack Layton et du Nouveau Parti Démocratique. Cette dernière énerve au plus au point mes amis séparatistes. Ils ne veulent pas y croire et écrivent des blogs avec des arguments irréalistes qui visent à diminuer la raison d’être de la popularité soudaine du NDP et le ras-le-bol actuel des Québécois et Québécoises envers les grands partis politiques traditionnels et particulièrement le Bloc Québécois.
Pour les bloquistes, la montée du NDP n’est qu’une niaiserie, une plaisanterie stupide. Il fallait y penser comme argument ! Ils ne comprennent pas que la révolte qui se dessine n’a rien à voir avec le fédéralisme ou le séparatisme, ni avec la gauche ou la droite, mais est généré par l’écœurement d’un grand nombre de nos concitoyens d’un système de partis où ne se joue que de la petite politique partisane depuis trop longtemps. Ces électeurs veulent les brasser afin qu’ils se ressaisissent pour l’avenir. Ils voient une bonne solution dans le NDP, un parti propre avec un chef libre.
Dans cette élection, parler Québec, n’est pas parler Bloc, c’est parler bon sens !
Claude Dupras
Il avait été invité, avec l’autorisation du chef du Bloc Québécois, Gilles Duceppe, à donner une conférence de presse conjointe avec un député bloquiste en danger de perdre son siège à l’élection générale du 2 mai aux mains du candidat NDP.
Les Québécoises et les Québécois en grand nombre, se sont spontanément offusqués de ces injustes et ignobles qualificatifs. Duceppe, en accord avec le fond de l’argumentation de Larose, ressentit la vague négative contre le Bloc et se vit obligé de vite demander à son ami Larose de corriger la situation en s’amendant publiquement. Ce dernier s’exécuta, mais le mal était fait et le mauvais goût demeure dans la gorge des Québécois.
Cette situation est trop fréquente dans le débat sur la question nationale québécoise. Il semble impossible pour un trop grand nombre, surtout du côté séparatiste, de discuter de la question avec civilité. Je ne comprends pas cette situation. Sur ma page facebook, de longues discussions s’engagent, souventes fois, avec des « facebookbois » fédéralistes et séparatistes. J’essaie d’agir en modérateur et je demande aux intervenants de s’exprimer de façon polie et avec respect des bienséances. Malheureusement, j’ai dû bloquer, récemment et définitivement, un participant qui, malgré mes efforts, ne cessait d’insulter ses opposants politiques participant à la conversation. Cela m’a gêné et embêté mais j’ai dû le faire avec regret d’autant plus que cet individu était de toute évidence bien éduqué. Malheureusement, il est un malappris.
Aujourd’hui, par exemple, voici quelques remarques désobligeantes que j’ai trouvées dans des textes ou des commentaires de lecteurs en naviguant sur la toile vers des sites politiques canadiens,: « Les crottés de Gesca » en parlant des journalistes de la Presse, du Soleil, du Droit… qui sont des employés de la compagnie GESCA, propriétaire de ces quotidiens à tendance fédéraliste; « tu sens le poisson » commentait un lecteur en qualifiant l’auteur d’un blog; « tu n’es qu’un eunuque » commentait un séparatiste à court d’argument; « un déséquilibré mental » disait un autre; « un vrai têteux » ajoutait un autre; « un canadien-français molasson », « un fédéraliste taré »; « un porteur d’eau fédéraliste »; « un clochard de nouvelles » disait un autre en commentant l’éditorial d’un journaliste; un « journalisse » à 5 cennes ; « un petit arriviste baveux » ajoutait un autre ; « un traître », c’est l’expression, la plus souvent utilisée, pour qualifier un fédéraliste) ; « un « faux-cul » en parlant de l’ex-ministre Joseph Facal. Il y en a tellement que je pourrais noircir toute cette page, et encore….
Pour revenir au cas Larose, il est bon de se rappeler que le NDP a été créé par les travailleurs canadiens incluant ceux du Québec. Il a toujours été financé en bonne partie et aidé par les grandes unions syndicales du pays. Mais, depuis la venue du mouvement d’indépendance au Québec, ces syndicats québécois se sont à tour de rôle tournés vers les séparatistes. Aujourd’hui, ces chefs syndicaux, dont Larose est l’image parfaite, placent l’option nationale avant les vrais intérêts de leurs membres travailleurs. Alors qu’ils devraient être heureux que le seul parti national qui les représente à Ottawa reprend du poil de la bête, ils le dénigrent. Au lieu de parler dans l’intérêt des travailleurs, ils parlent Bloc.
Le slogan politique de la campagne du Bloc Québécois est « Parlons Québec ». Si cela veut dire insulter les autres, les fédéralistes, les anglophones, les immigrants et autres comme je peux lire dans beaucoup de propos écrits dans les pages sympathiques au Bloc, eh bien ! je n’y suis pas et je ne suis pas le seul comme le démontre la montée de Jack Layton et du Nouveau Parti Démocratique. Cette dernière énerve au plus au point mes amis séparatistes. Ils ne veulent pas y croire et écrivent des blogs avec des arguments irréalistes qui visent à diminuer la raison d’être de la popularité soudaine du NDP et le ras-le-bol actuel des Québécois et Québécoises envers les grands partis politiques traditionnels et particulièrement le Bloc Québécois.
Pour les bloquistes, la montée du NDP n’est qu’une niaiserie, une plaisanterie stupide. Il fallait y penser comme argument ! Ils ne comprennent pas que la révolte qui se dessine n’a rien à voir avec le fédéralisme ou le séparatisme, ni avec la gauche ou la droite, mais est généré par l’écœurement d’un grand nombre de nos concitoyens d’un système de partis où ne se joue que de la petite politique partisane depuis trop longtemps. Ces électeurs veulent les brasser afin qu’ils se ressaisissent pour l’avenir. Ils voient une bonne solution dans le NDP, un parti propre avec un chef libre.
Dans cette élection, parler Québec, n’est pas parler Bloc, c’est parler bon sens !
Claude Dupras
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