De toute évidence, le milliardaire Pierre-Karl Péladeau (PKP), nouveau député péquiste du comté de Saint-Jérôme, sera candidat à la chefferie du Parti Québécois (PQ) pour remplacer la chef démissionnaire Pauline Marois. À l’écouter, depuis son élection du 7 avril dernier, lors d’interviews à la radio où il prend le temps d’expliquer d’où il vient et où il veut aller, on peut déduire que sa candidature est certaine. Il reconnaît que la politique est pour lui un nouveau monde et qu’il doit faire son apprentissage de député en apprenant de ses commettants comment devenir un bon député pour son comté. Il avoue peu connaître le travail de parlementaire d’un député à l’Assemblée Nationale et veut passer beaucoup de temps pour se familiariser le plus possible avec tous les rouages du gouvernement du Québec. Enfin, il veut porter la plus grande attention au Parti Québécois où il n’a pas d’assise. Il veut comprendre « ses statuts lourds », sa structure, ses membres, ses dirigeants, son financement et ses possibilités. En somme, il veut adapter sa culture personnelle, sa vie professionnelle, son travail de leader d’entreprises à son rôle de parlementaire afin de pouvoir démontrer aux membres du parti qu’il sera prêt à diriger le PQ.
Depuis son poing levé, qui a marqué son entrée en politique, il a déclaré haut et clair qu’il n’était là que pour faire un pays du Québec. Il n’a pas changé d’idée. Certes, il fut un temps durant la campagne où il a cherché à calmer les esprits des « antiréférendistes » en affirmant qu’il voulait, s’il était élu, s’occuper surtout de l’aspect économique dans un nouveau gouvernement Marois. Mais, depuis la défaite magistrale du PQ aux mains du PM Couillard et de son parti libéral, PKP est vite revenu à sa position initiale et confirme haut et bas, sur toutes les tribunes, qu’il veut l’indépendance totale du Québec afin que ses compatriotes francophones aient en mains tous les moyens pour faire du Québec un pays solide, riche et à eux.
Pour lui, le PQ doit changer sa stratégie et cesser, comme dans le passé, de créer des illusions, d’élection en élection, dont le but était de faire croire aux Québécois par des mots ou des slogans que la séparation du Québec de l’ensemble canadien n’était pas pour demain puisque le parti voulait d’abord soit diriger « un bon gouvernement », soit créer des « conditions gagnantes », soit appliquer une « gouvernance souverainiste », etc…
PKP est plus pressé et crie Vivement le pays ! Il espère diriger une campagne électorale dont le thème sera clairement « l’indépendance ». En somme, j’estime qu’il veut une élection référendaire en bonne et due forme durant laquelle il proposera un tel programme politique. Et, advenant une victoire par majorité parlementaire du PQ, son gouvernement engagera la séparation du Québec du Canada. Le moins que l’on puisse dire est que son approche a le mérite d’être franche, honnête et ouverte. PKP estime que c’est le meilleur chemin et, pour l’atteindre, il croit en la nécessité d’en parler tous les jours, partout et à chaque occasion qui s’offre pour définir les avantages d’un Québec libre tout en citant les désavantages du fédéralisme à la sauce canadienne.
Les péquistes accepteront-ils son approche ? Si oui, ce sera un changement fondamental dans leur stratégie. Ce sera le jour du grand risque, le jour du casino. Pour eux, ce sera tout ou rien et pour longtemps.
Aujourd’hui, ce que je décris précédemment semble invraisemblable. En effet, les deux derniers sondages placent le PQ et son option séparatiste au plus bas niveau d’estime populaire depuis son arrivée sur la scène politique québécoise. Si ce portrait négatif momentané dure, le rêve de PKP s’évaporera.
Par contre, pour moi, on ne peut rejeter si vite du revers de la main tous les sondages de la dernière décennie dans lesquels on découvrait, sur une base relativement constante, que le pourcentage des Québécois favorables à la séparation du Québec variait entre 35% et 40%. Le vote cumulé du PQ et du parti Québec Solidaire (QS), aussi parti séparatiste, à l’élection du 7 avril dernier, approche cette fourchette. De plus, il ne faut pas oublier que le chef de la Coalition Avenir Québec (CAQ) est un ancien ministre séparatiste et que lors du dernier référendum, ce parti sous le nom de l’Action Démocratique du Québec (ADQ) s’était prononcé pour le OUI à la séparation. J’estime que la base pro-séparation n’a pas vraiment changé mais s’est déplacée. C’est sur cette base que mise PKP pour lancer sa marche vers l’indépendance.
La dernière campagne électorale a démontré que PKP n’est pas un orateur à l’éloquence puissante et directe. Son image télévisuelle laisse à désirer. À la radio, même s’il est sympathique, il montre des faiblesses et de la partisannerie dans son argumentation. Et comme la politique électorale est un commerce d’images et d’illusions, PKP aura beaucoup à faire pour rejoindre le cœur et l’intelligence des Québécois.
Récemment, à la radio, il a émis des arguments qui m’ont surpris. Par exemple : « On ne peut avoir de péage sur le pont Champlain pour les automobilistes puisque les bateaux qui passent en dessous en payent »; « Si le Québec est indépendant, il pourra contrôler les paradis fiscaux »; « Les Desmarais camouflent les résultats de Gesca », « Les Desmarais gèrent mal », « c’est trop facile pour les Desmarais de dire ne pas connaître le futur de leurs journaux régionaux » et « les Desmarais auraient dû prévoir la diminution des revenus publicitaires »…. Il les blâme de n’avoir pas prévu la diminution du lectorat de leurs journaux format papier depuis la venue du numérique.
C’est un discours démagogique et petit envers des Québécois qui connaissent les plus grands succès économiques au Québec, au Canada, et dans le monde, pour la simple raison qu’ils sont des fédéralistes, surtout que le contraire des affirmations de PKP est la vérité.
Blâmer les frères Desmarais de garder confidentiels les résultats financiers de leur entreprise Gesca et du même souffle se dire surpris qu’ils aient tenu, pour une première fois après la mort de leur père, une conférence de presse à la suite de la réunion annuelle des actionnaires de Power Corporation me semble contradictoire. C’est un manque d’élégance !
Ajouter à l’éternel argument des séparatistes vis-à-vis Gesca à l’effet qu’elle est supposément déficitaire et qu’elle a toujours maintenu vivant ses journaux à Montréal, à Québec et dans les régions, simplement pour pouvoir influencer l’opinion publique en faveur du fédéralisme, c’est trop facile surtout lorsqu’on parle de millions de $.
Les Desmarais gèrent mal… vraiment ! À sa réunion, leur compagnie Power Corporation a fait état sur l’ensemble de l’exercice 2013 d’une importante hausse de son bénéfice net attribuable aux détenteurs d’actions de 977 millions $, ou 2,12 $ par action, contre 816 millions $, ou 1,78 $ par action en 2012. Sa filiale Financière Power a vu son bénéfice net grimper à 593 millions $, soit 84 cents par action, comparativement à celui de 277 millions $, ou 39 cents l’action, de la même période en 2012.
Le péage pour les automobilistes qui sera établi pour le pont Champlain tiendra compte des montants payés par les compagnies maritimes pour les bateaux passant sous le pont. Il n’y a aura pas de double imposition.
Les USA, l’Union européenne, le Canada combattent les paradis fiscaux. Prétendre que le Québec indépendant fera mieux que l’ensemble de ces pays est une chimère, une illusion utopique.
Affirmer que les Desmarais n’ont pas prévu les conséquences du numérique…vraiment ! Gesca a lancé La Presse + pour tenir compte de la présence grandissante du numérique qui menace partout dans le monde le journal papier. À ce jour, près de 500 000 personnes par jour ouvrent ce site pour obtenir les dernières nouvelles et présentations. C’est un « hit »! De plus, les Desmarais investissent actuellement plusieurs centaines de millions de $ pour rénover les bureaux de La Presse près de la Place D’armes à Montréal pour tenir compte des nouveaux besoins. Ils étudient les conséquences pour leurs journaux régionaux et cherchent à déterminer les solutions et les moyens pour les convertir à la tablette numérique.
Si PKP veut scorer des points, il devra trouver une discours qui colle à la réalité et capable d’aider les gens sur le terrain.
Claude Dupras
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dimanche 18 mai 2014
PKP versus les frères Desmarais
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mercredi 5 septembre 2012
Un bon résultat
L’élection générale québécoise du 4 septembre a donné un bon résultat. Le Parti Québécois (PQ) a gagné un gouvernement minoritaire et sa chef Pauline Marois devient la première femme au Québec à accéder au poste de premier ministre et chef du gouvernement. C’est une journée historique.
Le PQ a fait élire 54 députés et la surprise fut le score du parti libéral du Québec (PLQ) avec 50 députés contrairement aux prévisions des sondages qui annonçaient une déconfiture du parti. Le nouveau parti la Coalition Avenir Québec (CAQ) obtint 19 députés et Québec Solidaire (QS) en remporta deux dont sa co-chef Françoise David qui accède enfin à l’Assemblée Nationale. Une chose est certaine c’est que plusieurs ne se fieront plus aux sondages dans l’avenir.
Le partage des votes donna le PQ à 31,9 %, le PLQ à 31,2 %, la CAQ à 27,1 %, le QS à 6 % et autres 2 %. Au total, 66,3 % ont voté contre le Parti-Québécois-de-Pauline Marois.
Le résultat aurait pu être fort différent étant donné les petites majorités obtenues par certains députés. Si des poignées d’électeurs de trois comtés avaient voté différemment, Charest aurait été réélu. C’est donc dire que le résultat de cette élection est une presque-égalité. Ce n’est pas un rejet massif du PM Charest qui a été accusé de tous les péchés d’Israël. Mais les jeux sont faits et Pauline Marois a gagné. Notre système électoral est ainsi fait et nous nous devons de le respecter et se rallier à la gagnante.
Ce résultat fait en sorte que Pauline Marois ne pourra mettre en force la majorité de ses propositions électorales dont plusieurs allaient trop loin comme j’ai expliqué dans mon billet précédent. J’en suis bien heureux.
Pauline Marois est une femme politique avec une grande expérience. Elle a été souventes fois ministre et a toujours bien rempli la tâche. Pour gagner cette élection, elle a cru devoir pousser fort sur la question du référendum pour la séparation du Québec de l’ensemble canadien et offrir son allégeance aux francophones au détriment des anglophones, des autochtones et des néo-québécois qui ne parlent pas le français. J’ai été heureux hier, lors de son discours de victoire, l’entendre changer sa position et affirmer en anglais (sous quelques huées) qu’elle protégera les droits de ces groupes importants de Québécois. C’est un bon départ.
Marois sait qu’elle devra faire des compromis importants si elle veut que son gouvernement dure. L’opposition officielle du PLQ sera forte puisque la presque totalité des anciens ministres a été réélue. Le nouveau parti CAQ aura l’opportunité de prendre du galon sur les bancs de l’opposition et avec ses budgets de recherche qui seront dorénavant à sa disposition, il acquerra l’expertise pour pouvoir un jour diriger le Québec.
J’espère que la première ministre Marois prendra exemple sur René Lévesque qui promit de diriger un « bon gouvernement » en mettant de côté pour son mandat la question référendaire. Ce fut gouvernement qui apporta beaucoup au Québec. Un nouveau référendum n’est pas opportun à ce moment-çi et diviserait profondément les Québécois et les Québécoises.
La crise économique est toujours là et peut devenir virulente. C’est sur cette question importante que la PM doit œuvrer en se mettant sur le cap établi par l’ancien premier ministre Jean Charest qui a bien réussi sur cette question.
Quant à Jean Charest, je considère qu’il a été un très bon premier ministre et que l’ensemble des Québécois lui doit respect et reconnaissance. Demeurera-t-il chef de son parti ? Je ne le crois pas. Il peut sûrement joindre une grande étude d’avocats et vivre une vie professionnelle fructueuse et surtout normale. Il le mérite bien après neuf intenses années à la tête du gouvernement du Québec.
Je souhaite bonne chance à Pauline Marois et je nous la souhaite aussi.
Claude Dupras
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dimanche 2 septembre 2012
Tout, sauf le Parti-Québécois-de-Pauline-Marois
Ce n’est pas facile dans une élection générale, comme celle que vit actuellement le Québec, de choisir le parti ou le candidat à qui on veut attribuer son vote.
Il y a plusieurs partis et options politiques : libéral, Parti-Québécois-de-Pauline -Marois (PQDPM), Coalition Avenir Québec (CAQ), Québec solidaire (QS), Option nationale (ON).
J’ai voulu contribué par les billets de mon blog à définir les positions de chacun et l’orientation politique qu’il offre aux Québécois et Québécoises : « Et pourquoi pas Legault et la CAQ » ; « Charest sera-t-il réélu ? » ; « Un gouvernement péquiste : la surprise Marois ». On peut retrouver ces textes sur mon blog à http://claudedupras.blogspot.com. Le moment de prendre une décision pour mon vote est arrivé.
La campagne de Pauline Marois a été très décevante. Elle s’est montrée intolérante envers ceux qui ne pensent pas comme elle. J’ai pensé souventes fois à René Lévesque qui sûrement devait se retourner dans sa tombe devant plusieurs propositions ethniques et séparatistes de Marois.
Je ne suis pas surpris, non plus, qu’un des plus ardents et authentiques souverainistes, l’ex PM, ex chef du Parti Québécois (PQ) et économiste Jacques Parizeau ait renié le PQDPM pour annoncer qu’il voterait pour l’ON. Il y a le valeureux et aimé député Pierre Curzi qui s’est placé au service d’Aussant. On se rappellera que l’an dernier, Curzi avec quatre autres députés seniors du PQDPM ont quitté brusquement le parti. Il en est aussi des vieux bonzes du PQ, comme Yves Michaud, qui ont annoncé leur support à Jean-Martin Aussant, le chef de l’ON. Au pouvoir dans le passé, ces gens-là nous ont donné de bons gouvernements qui ont toujours été respectueux de tous les Québécois, tout en maintenant leur idéal de faire du Québec un pays.
Je vous rappelle que Marois a proposé de disqualifier pour des postes électifs les Québécois qui ne maîtrisent pas la langue française. Dans ceux-là, il y a des centaines de milliers d’anglophones, d’autochtones et de néo-canadiens issus de plus de 100 nationalités et vivant à Montréal et ailleurs au Québec. Lorsqu’on écoute Pauline Marois on remarque qu’elle n’inclut jamais dans sa définition du « peuple québécois », sauf pour les immigrants de quelques pays francophones, les anglo-québécois, les autochtones comme ceux des nations iroquoises, algonquines, cris ou autres, ni ceux de la grande majorité des immigrants néo-québécois qui arrivent ici avec la langue de leur pays ou la langue anglaise. Dans les derniers jours de la campagne, sûre de sa victoire, elle a même plaidé sa « seule vraie allégeance » à ceux qui parlent français et qui sont descendants de ceux qui ont résisté depuis des centaines d’années aux anglais. Et les autres ? Si elle devient PM sera-t-elle seulement celle de ceux qui ne parlent que le français ?
Qu’elle veuille défendre la langue française dans une mer d’anglophones en Amérique, j’en suis totalement. Mais on ne peut être injuste envers ceux qui ne maîtrisent pas encore la langue française. On ne deviendra jamais grand en mettant nos pieds sur la tête des anglais. Ce n’est que par l’éducation, l’effort constant, de bonnes lois et des fonds disponibles pour encourager l’initiation à la langue française que petit à petit nous pourrons tous parler la langue française. J’ai horreur d’affirmations comme celle du candidat Jean-François Lisée, qui sera de toute évidence le prochain chef PQ, à l’effet que le français comme langue seconde pour les non-francophones n’est, dorénavant, pas suffisant pour participer entièrement à la vie politique de notre milieu puisque, dit-il, « seuls ceux qui parlent français sont en mesure de défendre notre langue ».
De plus, il a été dévoilé que Marois acceptera qu’un référendum pour séparer le Québec du Canada soit déclenché suite à un « référendum d’initiative populaire » qui requiert 15% des électeurs. Même si elle s’est corrigée en disant que c’est elle qui contrôlera la date du référendum, je ne peux la croire à cause du fait que sa position découle d’une promesse qu’elle a dû faire l’an dernier, aux « purs et durs » de son parti », afin de demeurer chef du parti au moment ou son leadership était en question suite à la démission de cinq députés seniors.
Il y a aussi plusieurs autres propositions qu’elle veut implanter et qui sont inacceptables pour une société juste comme celle de limiter le libre accès des adultes de langue anglaise au collège de leur choix pour les forcer à aller dans un CEGEP français. Quand même…
De plus, elle a démontré sa faiblesse en s’enquiquinant avec les manifestants dans les rues. Ce qui présage que dorénavant, si vous êtes en grève et que le gouvernement refuse un accord avec vous, eh bien, manifestez… et Pauline Marois reculera. Une telle lâcheté n’augure rien de bon pour la justice sociale et un bon gouvernement.
Au moment où le monde occidental est envahi par une crise économique qui croît, Marois veut engager des batailles constitutionnelles avec le gouvernement canadien dans le seul but d’obtenir des refus afin de pouvoir démontrer que le Canada refuse tout au Québec. Tout le long de cette campagne elle a démontré sa mauvaise foi et son peu de compétence en rapport avec la bonne gouvernance économique du Québec. C’est pourtant ce dont nous aurons besoin le plus durant les prochaines années.
Face à ces prises de positions inacceptables dans une démocratie qui se respecte, on ne peut voter pour le « Parti-Québécois-de-Pauline-Marois » qui ne mérite pas d’être appuyé.
Jean Charest et le parti libéral ont bien dirigé le Québec depuis la crise qui a commencé en 2008. À ce jour, nous avons traversé la tempête mieux que les autres gouvernements. Il a lancé un grand projet important « le grand Nord » pour accélérer le développement de nos ressources minières, créer des emplois et augmenter appréciablement les redevances au Québec. Il a une équipe bien rôdée et compétente. Il a résisté au chantage des manifestations de rues et imposé une loi qui finalement a mis fin à ces protestations de masse et permis aux étudiants de reprendre le semestre perdu par les grèves. Le malheur est que le gouvernement Charest est usé par le temps et qu’il est pris dans une spirale d’accusations mensongères de collusion et de corruption. Pourtant, il a fait exactement comme le parti Québécois au pouvoir et dans l’opposition en acceptant des contributions de $3 000 de plusieurs membres d’une même entreprise d’ingénieurs, de comptables ou d’avocats. Jean Charest est un honnête homme qui a rendu de grands services au Québec. Il mérite d’être réélu.
Francois Legault et son parti la CAQ ont surpris. Bon programme, belle équipe de candidats compétents, enthousiastes, pragmatiques et rénovateurs sont les qualités principales qui ressortent de cette campagne de Legault et des siens. Legault a démontré qu’il est un chef solide. Après avoir été ministre et homme d’affaires à succès, il a réuni autour de lui plusieurs bons députés issus de l’action Démocratique, du Parti Québécois et du Parti Libéral. Il faut quand même admettre qu’ensemble ils manquent d’expérience pour diriger un gouvernement. Cela ne veut pas dire qu’ils ne pourraient pas le faire, mais cela comporte un risque à déterminer par chacun de nous. Legault et un très grand nombre de ses candidats méritent d’être élus.
Le parti Québec Solidaire est petit et limité à l’est de Montréal. La campagne électorale a dévoilé que sa présidente, Françoise David, est plus qu’une féministe et une altermondialiste mais qu’elle a le potentiel de devenir une femme politique d’envergure. Son seul député, le Dr. Amir Khadir, a souventes fois brassé la cage à l’assemblée nationale et a fait sa marque de bon debater et d’homme logique. Même s’ils sont de la gauche de la gauche, je crois important que leurs opinions politiques soient entendues dans le débat québécois et la meilleurs façon c’est que c’est deux personnes soient élus députés à l’Assemblée Nationale.
Selon ceux qui le connaissent, le député Jean-Martin Aussant est un personnage politique d’envergure qui a le potentiel de se situer au niveau des grands politiciens du passé, tous partis confondus. Je ne le connais pas, mais on dit qu’il est un vrai souverainiste, sérieux et qui sait faire la part des choses à la René Lévesque. C’est la raison pour laquelle il a réussi, malgré l’omniprésence du PQDPM, à créer l’option Nationale (ON), un nouveau parti politique dédié à la souveraineté du Québec, Ses appuis se retrouvent dans une phalange importante de souverainistes de longue date qui a rempli les postes les plus importants au gouvernement et au PQ. Aussant mérite d’être réélu dans son comté de Nicolet car, encore une fois, le débat politique a besoin de représentants sérieux pour bien représenter les Québécois de toutes les facettes du spectre politique dont ceux qui rêvent de faire du Québec un pays.
À mon avis, pour la présente élection, le vote devrait être anti-Parti-Québécois-de-Pauline-Marois. Un vote stratégique. Un vote qui va permettre au Québec d’avancer économiquement et de bien se développer au moment crucial que nous vivons.
Si vous êtes séparatiste-souverainiste-indépendantiste, le QS et l’ON sont de sérieuses options pour vous et pour l’avenir. Si vous optez pour le parti libéral ou la CAQ, un vote pour le candidat de ces partis qui a le plus de chance de défaire le candidat du PQDPM serait utile car si le vote se divise, ce dernier peut gagner. Ce serait un vote de compromis mais positif pour le futur du Québec.
Que le meilleur gagne !
Claude Dupras
Il y a plusieurs partis et options politiques : libéral, Parti-Québécois-de-Pauline -Marois (PQDPM), Coalition Avenir Québec (CAQ), Québec solidaire (QS), Option nationale (ON).
J’ai voulu contribué par les billets de mon blog à définir les positions de chacun et l’orientation politique qu’il offre aux Québécois et Québécoises : « Et pourquoi pas Legault et la CAQ » ; « Charest sera-t-il réélu ? » ; « Un gouvernement péquiste : la surprise Marois ». On peut retrouver ces textes sur mon blog à http://claudedupras.blogspot.com. Le moment de prendre une décision pour mon vote est arrivé.
La campagne de Pauline Marois a été très décevante. Elle s’est montrée intolérante envers ceux qui ne pensent pas comme elle. J’ai pensé souventes fois à René Lévesque qui sûrement devait se retourner dans sa tombe devant plusieurs propositions ethniques et séparatistes de Marois.
Je ne suis pas surpris, non plus, qu’un des plus ardents et authentiques souverainistes, l’ex PM, ex chef du Parti Québécois (PQ) et économiste Jacques Parizeau ait renié le PQDPM pour annoncer qu’il voterait pour l’ON. Il y a le valeureux et aimé député Pierre Curzi qui s’est placé au service d’Aussant. On se rappellera que l’an dernier, Curzi avec quatre autres députés seniors du PQDPM ont quitté brusquement le parti. Il en est aussi des vieux bonzes du PQ, comme Yves Michaud, qui ont annoncé leur support à Jean-Martin Aussant, le chef de l’ON. Au pouvoir dans le passé, ces gens-là nous ont donné de bons gouvernements qui ont toujours été respectueux de tous les Québécois, tout en maintenant leur idéal de faire du Québec un pays.
Je vous rappelle que Marois a proposé de disqualifier pour des postes électifs les Québécois qui ne maîtrisent pas la langue française. Dans ceux-là, il y a des centaines de milliers d’anglophones, d’autochtones et de néo-canadiens issus de plus de 100 nationalités et vivant à Montréal et ailleurs au Québec. Lorsqu’on écoute Pauline Marois on remarque qu’elle n’inclut jamais dans sa définition du « peuple québécois », sauf pour les immigrants de quelques pays francophones, les anglo-québécois, les autochtones comme ceux des nations iroquoises, algonquines, cris ou autres, ni ceux de la grande majorité des immigrants néo-québécois qui arrivent ici avec la langue de leur pays ou la langue anglaise. Dans les derniers jours de la campagne, sûre de sa victoire, elle a même plaidé sa « seule vraie allégeance » à ceux qui parlent français et qui sont descendants de ceux qui ont résisté depuis des centaines d’années aux anglais. Et les autres ? Si elle devient PM sera-t-elle seulement celle de ceux qui ne parlent que le français ?
Qu’elle veuille défendre la langue française dans une mer d’anglophones en Amérique, j’en suis totalement. Mais on ne peut être injuste envers ceux qui ne maîtrisent pas encore la langue française. On ne deviendra jamais grand en mettant nos pieds sur la tête des anglais. Ce n’est que par l’éducation, l’effort constant, de bonnes lois et des fonds disponibles pour encourager l’initiation à la langue française que petit à petit nous pourrons tous parler la langue française. J’ai horreur d’affirmations comme celle du candidat Jean-François Lisée, qui sera de toute évidence le prochain chef PQ, à l’effet que le français comme langue seconde pour les non-francophones n’est, dorénavant, pas suffisant pour participer entièrement à la vie politique de notre milieu puisque, dit-il, « seuls ceux qui parlent français sont en mesure de défendre notre langue ».
De plus, il a été dévoilé que Marois acceptera qu’un référendum pour séparer le Québec du Canada soit déclenché suite à un « référendum d’initiative populaire » qui requiert 15% des électeurs. Même si elle s’est corrigée en disant que c’est elle qui contrôlera la date du référendum, je ne peux la croire à cause du fait que sa position découle d’une promesse qu’elle a dû faire l’an dernier, aux « purs et durs » de son parti », afin de demeurer chef du parti au moment ou son leadership était en question suite à la démission de cinq députés seniors.
Il y a aussi plusieurs autres propositions qu’elle veut implanter et qui sont inacceptables pour une société juste comme celle de limiter le libre accès des adultes de langue anglaise au collège de leur choix pour les forcer à aller dans un CEGEP français. Quand même…
De plus, elle a démontré sa faiblesse en s’enquiquinant avec les manifestants dans les rues. Ce qui présage que dorénavant, si vous êtes en grève et que le gouvernement refuse un accord avec vous, eh bien, manifestez… et Pauline Marois reculera. Une telle lâcheté n’augure rien de bon pour la justice sociale et un bon gouvernement.
Au moment où le monde occidental est envahi par une crise économique qui croît, Marois veut engager des batailles constitutionnelles avec le gouvernement canadien dans le seul but d’obtenir des refus afin de pouvoir démontrer que le Canada refuse tout au Québec. Tout le long de cette campagne elle a démontré sa mauvaise foi et son peu de compétence en rapport avec la bonne gouvernance économique du Québec. C’est pourtant ce dont nous aurons besoin le plus durant les prochaines années.
Face à ces prises de positions inacceptables dans une démocratie qui se respecte, on ne peut voter pour le « Parti-Québécois-de-Pauline-Marois » qui ne mérite pas d’être appuyé.
Jean Charest et le parti libéral ont bien dirigé le Québec depuis la crise qui a commencé en 2008. À ce jour, nous avons traversé la tempête mieux que les autres gouvernements. Il a lancé un grand projet important « le grand Nord » pour accélérer le développement de nos ressources minières, créer des emplois et augmenter appréciablement les redevances au Québec. Il a une équipe bien rôdée et compétente. Il a résisté au chantage des manifestations de rues et imposé une loi qui finalement a mis fin à ces protestations de masse et permis aux étudiants de reprendre le semestre perdu par les grèves. Le malheur est que le gouvernement Charest est usé par le temps et qu’il est pris dans une spirale d’accusations mensongères de collusion et de corruption. Pourtant, il a fait exactement comme le parti Québécois au pouvoir et dans l’opposition en acceptant des contributions de $3 000 de plusieurs membres d’une même entreprise d’ingénieurs, de comptables ou d’avocats. Jean Charest est un honnête homme qui a rendu de grands services au Québec. Il mérite d’être réélu.
Francois Legault et son parti la CAQ ont surpris. Bon programme, belle équipe de candidats compétents, enthousiastes, pragmatiques et rénovateurs sont les qualités principales qui ressortent de cette campagne de Legault et des siens. Legault a démontré qu’il est un chef solide. Après avoir été ministre et homme d’affaires à succès, il a réuni autour de lui plusieurs bons députés issus de l’action Démocratique, du Parti Québécois et du Parti Libéral. Il faut quand même admettre qu’ensemble ils manquent d’expérience pour diriger un gouvernement. Cela ne veut pas dire qu’ils ne pourraient pas le faire, mais cela comporte un risque à déterminer par chacun de nous. Legault et un très grand nombre de ses candidats méritent d’être élus.
Le parti Québec Solidaire est petit et limité à l’est de Montréal. La campagne électorale a dévoilé que sa présidente, Françoise David, est plus qu’une féministe et une altermondialiste mais qu’elle a le potentiel de devenir une femme politique d’envergure. Son seul député, le Dr. Amir Khadir, a souventes fois brassé la cage à l’assemblée nationale et a fait sa marque de bon debater et d’homme logique. Même s’ils sont de la gauche de la gauche, je crois important que leurs opinions politiques soient entendues dans le débat québécois et la meilleurs façon c’est que c’est deux personnes soient élus députés à l’Assemblée Nationale.
Selon ceux qui le connaissent, le député Jean-Martin Aussant est un personnage politique d’envergure qui a le potentiel de se situer au niveau des grands politiciens du passé, tous partis confondus. Je ne le connais pas, mais on dit qu’il est un vrai souverainiste, sérieux et qui sait faire la part des choses à la René Lévesque. C’est la raison pour laquelle il a réussi, malgré l’omniprésence du PQDPM, à créer l’option Nationale (ON), un nouveau parti politique dédié à la souveraineté du Québec, Ses appuis se retrouvent dans une phalange importante de souverainistes de longue date qui a rempli les postes les plus importants au gouvernement et au PQ. Aussant mérite d’être réélu dans son comté de Nicolet car, encore une fois, le débat politique a besoin de représentants sérieux pour bien représenter les Québécois de toutes les facettes du spectre politique dont ceux qui rêvent de faire du Québec un pays.
À mon avis, pour la présente élection, le vote devrait être anti-Parti-Québécois-de-Pauline-Marois. Un vote stratégique. Un vote qui va permettre au Québec d’avancer économiquement et de bien se développer au moment crucial que nous vivons.
Si vous êtes séparatiste-souverainiste-indépendantiste, le QS et l’ON sont de sérieuses options pour vous et pour l’avenir. Si vous optez pour le parti libéral ou la CAQ, un vote pour le candidat de ces partis qui a le plus de chance de défaire le candidat du PQDPM serait utile car si le vote se divise, ce dernier peut gagner. Ce serait un vote de compromis mais positif pour le futur du Québec.
Que le meilleur gagne !
Claude Dupras
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mercredi 22 août 2012
Charest à 35%. Et s’il gagnait…
Depuis les sondages de CROP et de Léger Marketing, la rumeur veut que le Parti Québécois remporte la prochaine élection, majoritaire ou minoritaire. Tous les commentateurs radios et télévisions ont embarqué dans la même charrette et agissent comme si c’était un fait accompli.
Je suis un de ceux qui pensent que le Parti Québécois (PQ) va gagner cette élection et je l’ai écrit, mais ce n’est pas suite aux sondages que j’ai fait mon analyse. C’est surtout à cause du « temps au pouvoir » qui use normalement un gouvernement et de la campagne anti-charestiste, entreprise il y a quelques années, qui a peint Jean Charest comme un homme corrompu à la tête d’un gouvernement corrompu. Combien de blogueurs, journalistes, commentateurs et analystes ont laissé entendre que c’était la vérité, sans vraiment posséder de preuves concrètes ?
Jean Charest a agi concrètement pour dénicher les coupables de corruption et de collusion dans la construction afin de les punir, qu’ils soient ministres, députés, ou membres de son parti. Il a aussi fait voter des lois anti-corruption, mis en place une unité policière UPAC qui apporte des résultats impressionnants et il a créé la commission Charbonneau qui entreprend une large enquête sur toutes les spirales d’allégations dans le domaine de la construction.
Jusqu’aux débats, la campagne de Pauline Marois, chef du PQ, se déroulait bien. Son image est parfaite. Elle a l’air d’un premier ministre. Elle est bien coachée par ses « faiseurs» d’images. Elle a un « plan de match » et l’a suivi religieusement, jusqu’au débat. Tout allait bien dans le meilleur des mondes.
Mais le débats sont arrivés. Et là, elle a fait des faux pas. Certes, Jean Charest, malgré son expérience comme « debatter » a eu l’air par moment arrogant, énervé, mais il a frappé sans cesse le clou sur la tête et Marois est tombée dans le panneau.
Pauline Marois a affirmé sans détour qu’elle veut un référendum pour séparer le Québec du Canada. Elle fera tout, dit-elle, pour en avoir un. Erreur… Elle a oublié momentanément que la grande majorité des Québécoises et des Québécois ne veulent pas de référendum et veulent demeurer canadiens.
De plus, Marois a parlé de la langue française au Québec. Elle a affirmé, que nonobstant qu’il y ait 800 000 anglophones au Québec, elle refuse de participer à un débat politique en langue anglaise parce que, dit-elle, la langue officielle au Québec est le français. De plus, elle a affirmé qu’elle changera les lois sur la langue forçant tout Québécois voulant devenir candidat à un poste électif au Québec, même le plus petit, à prouver qu’il maîtrise la langue française. Elle a ainsi disqualifié des centaines de milliers de Québécois qui ne parlent que l’anglais ou une autre langue. De plus, elle a ajouté que cela inclus les autochtones, dont un très grand nombre ne parle ni le français ni l’anglais. Donc, un Québécois anglophone ne pourra devenir commissaire du Protestant School Board de sa municipalité et un autochtone du village nordique québécois Kuujjuaq ne pourra être conseiller municipal, et cela même si leurs commettants veulent l’élire à ce poste. Quelle belle démocratie Pauline Marois nous prépare ! Je suis certain qu’une large majorité de Québécois n’approuve pas une telle étroitesse d’esprit.
Quant à la section du débat touchant la corruption, celle où Jean Charest devait se faire accabler, Pauline Marois a déçu avec son argumentation basée seulement sur des allégations non prouvées. Jean Charest s’en est relativement bien sorti, selon les commentateurs politiques.
Le vrai visage de Pauline Marois a été dévoilé durant les débats et cela lui fera inévitablement mal. Je crois que les Québécois ont l’esprit plus ouvert que Pauline Marois ne le pense. Elle en a désappointé plus d’un avec ses positions électorales sur le référendum, la langue et la corruption.
Un premier signe des réactions au débat a été donné ce matin par la firme Forum Research (FR) d’Alberta. Le sondage annonce une grande surprise, un revirement spectaculaire des sondages précédents. Il place Le parti libéral à 35%, le PQ à 29%, la Coalition Avenir Québec (CAQ) à 24% Québec solidaire (QS) à 9%. J’ai peine à y croire, même si j’estimais que la prestation de Pauline Marois aux débats lui coûterait des votes. Quelques uns diront que ce sondage ne vaut rien puisqu’il vient d’Alberta, hors du
Québec, au pays des fédéralistes et de la province de Stephen Harper, le PM canadien.
Le « Forum Poll” est un sondage de l’opinion publique canadienne et reconnu comme le plus fiable du pays. Il s’intéresse au pouls des canadiens en rapport avec la politique fédérale, provinciale ou municipale. Il a prédit précisément plusieurs élections passées incluant les récentes de l’Alberta, de l’Ontario et de la Saskatchewan. L’équipe de programmeurs et d’analystes du « Forum Poll » est dirigée par Lorne Bozinoff Ph.D. qui s’occupe de sondage depuis les trente dernières années dont six à la tête du « Gallup Poll. Il a été un des premiers à prédire la montée de Jack Layton.
Il ne faut pas prendre ce dernier sondage avec un grain de sel. Si j’étais organisateur de Pauline Marois, j’en analyserais toutes les données sérieusement.
Claude Dupras
Je suis un de ceux qui pensent que le Parti Québécois (PQ) va gagner cette élection et je l’ai écrit, mais ce n’est pas suite aux sondages que j’ai fait mon analyse. C’est surtout à cause du « temps au pouvoir » qui use normalement un gouvernement et de la campagne anti-charestiste, entreprise il y a quelques années, qui a peint Jean Charest comme un homme corrompu à la tête d’un gouvernement corrompu. Combien de blogueurs, journalistes, commentateurs et analystes ont laissé entendre que c’était la vérité, sans vraiment posséder de preuves concrètes ?
Jean Charest a agi concrètement pour dénicher les coupables de corruption et de collusion dans la construction afin de les punir, qu’ils soient ministres, députés, ou membres de son parti. Il a aussi fait voter des lois anti-corruption, mis en place une unité policière UPAC qui apporte des résultats impressionnants et il a créé la commission Charbonneau qui entreprend une large enquête sur toutes les spirales d’allégations dans le domaine de la construction.
Jusqu’aux débats, la campagne de Pauline Marois, chef du PQ, se déroulait bien. Son image est parfaite. Elle a l’air d’un premier ministre. Elle est bien coachée par ses « faiseurs» d’images. Elle a un « plan de match » et l’a suivi religieusement, jusqu’au débat. Tout allait bien dans le meilleur des mondes.
Mais le débats sont arrivés. Et là, elle a fait des faux pas. Certes, Jean Charest, malgré son expérience comme « debatter » a eu l’air par moment arrogant, énervé, mais il a frappé sans cesse le clou sur la tête et Marois est tombée dans le panneau.
Pauline Marois a affirmé sans détour qu’elle veut un référendum pour séparer le Québec du Canada. Elle fera tout, dit-elle, pour en avoir un. Erreur… Elle a oublié momentanément que la grande majorité des Québécoises et des Québécois ne veulent pas de référendum et veulent demeurer canadiens.
De plus, Marois a parlé de la langue française au Québec. Elle a affirmé, que nonobstant qu’il y ait 800 000 anglophones au Québec, elle refuse de participer à un débat politique en langue anglaise parce que, dit-elle, la langue officielle au Québec est le français. De plus, elle a affirmé qu’elle changera les lois sur la langue forçant tout Québécois voulant devenir candidat à un poste électif au Québec, même le plus petit, à prouver qu’il maîtrise la langue française. Elle a ainsi disqualifié des centaines de milliers de Québécois qui ne parlent que l’anglais ou une autre langue. De plus, elle a ajouté que cela inclus les autochtones, dont un très grand nombre ne parle ni le français ni l’anglais. Donc, un Québécois anglophone ne pourra devenir commissaire du Protestant School Board de sa municipalité et un autochtone du village nordique québécois Kuujjuaq ne pourra être conseiller municipal, et cela même si leurs commettants veulent l’élire à ce poste. Quelle belle démocratie Pauline Marois nous prépare ! Je suis certain qu’une large majorité de Québécois n’approuve pas une telle étroitesse d’esprit.
Quant à la section du débat touchant la corruption, celle où Jean Charest devait se faire accabler, Pauline Marois a déçu avec son argumentation basée seulement sur des allégations non prouvées. Jean Charest s’en est relativement bien sorti, selon les commentateurs politiques.
Le vrai visage de Pauline Marois a été dévoilé durant les débats et cela lui fera inévitablement mal. Je crois que les Québécois ont l’esprit plus ouvert que Pauline Marois ne le pense. Elle en a désappointé plus d’un avec ses positions électorales sur le référendum, la langue et la corruption.
Un premier signe des réactions au débat a été donné ce matin par la firme Forum Research (FR) d’Alberta. Le sondage annonce une grande surprise, un revirement spectaculaire des sondages précédents. Il place Le parti libéral à 35%, le PQ à 29%, la Coalition Avenir Québec (CAQ) à 24% Québec solidaire (QS) à 9%. J’ai peine à y croire, même si j’estimais que la prestation de Pauline Marois aux débats lui coûterait des votes. Quelques uns diront que ce sondage ne vaut rien puisqu’il vient d’Alberta, hors du
Québec, au pays des fédéralistes et de la province de Stephen Harper, le PM canadien.
Le « Forum Poll” est un sondage de l’opinion publique canadienne et reconnu comme le plus fiable du pays. Il s’intéresse au pouls des canadiens en rapport avec la politique fédérale, provinciale ou municipale. Il a prédit précisément plusieurs élections passées incluant les récentes de l’Alberta, de l’Ontario et de la Saskatchewan. L’équipe de programmeurs et d’analystes du « Forum Poll » est dirigée par Lorne Bozinoff Ph.D. qui s’occupe de sondage depuis les trente dernières années dont six à la tête du « Gallup Poll. Il a été un des premiers à prédire la montée de Jack Layton.
Il ne faut pas prendre ce dernier sondage avec un grain de sel. Si j’étais organisateur de Pauline Marois, j’en analyserais toutes les données sérieusement.
Claude Dupras
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samedi 30 octobre 2010
Le vide politique du Québec
Rien ne va plus en politique au Québec.
Le premier ministre libéral Jean Charest et son parti s’accrochent les pieds dans les fleurs du tapis. Depuis que le PM a refusé, à tort, de mettre sur pied une commission d’enquête sur les coûts de la construction, la foudre lui tombe sur la tête. L’opposition parlementaire et les journalistes ne cessent de rendre publiques des décisions et des transactions gouvernementales de toutes sortes dans lesquelles amis, supporteurs ou financiers du parti libéral du Québec ont été favorisés. Ces nombreux scandales qui pour la plupart n’en sont pas, ont un air de vérité. Et c’est çà le problème du PM car, en politique, l’apparence a autant d’importance que la réalité et par conséquent sa popularité en subit le contrecoup et fond dans les sondages.
Pendant ce temps, les dirigeants et députés du parti Québécois, l’opposition officielle, jubilent. Voyant le pouvoir possible de si près, ils ne peuvent s’empêcher de se lécher les babines. Les sites internet dédiés à l’indépendance du Québec font le plein d’articles optimistes, ce qui démontrent bien que la fièvre se répand. Mais il y a un problème. Le parti Québécois et son chef Pauline Marois ne figurent pas bien, eux non plus, dans les sondages. Les Québécois et les Québécoises ne sont pas satisfaits du parti Québécois ni du parti Libéral.
Le parti Libéral et le parti Québécois sont des partis de centre-gauche. Les libéraux flirtent par moment avec la droite. Les péquistes agissent de même avec la gauche. Cette dernière est représentée par le parti Québec-Solidaire qui n’a qu’un député. La droite est le parti Action Démocratique du Québec (ADQ) qui est venu à quelques députés près de prendre le pouvoir à l’avant-dernière élection générale. Après 21 mois comme opposition officielle, où il a fait mauvaise figure, il est retombé à seulement quelques députés et ne pèse plus politiquement. Pourtant, la droite est au pouvoir à Ottawa et croît rapidement aux USA où les élections législatives « mid-term » sont imminentes et pour lesquelles les sondages indiquent que le parti Républicain, parti de droite, fait une remontée impressionnante et enlèvera aux Démocrates la majorité à la Chambre des représentants et possiblement au Sénat. La droite a le vent dans les voiles en Amérique du Nord.
Plusieurs anciens membres du parti Québécois, dont l’ex-ministre démissionnaire François Legault, estiment que l’option indépendance n’est pas dans l’air. Ils rêvent de créer un nouveau parti, Force-Québec, avec des gens d’autres formations politiques pour s’attaquer efficacement aux vrais problèmes. Il y a quelques semaines, les medias ont rapporté que le parti se formait et qu’une annonce était imminente. Le sondage qui suivit, incluait ce nouveau parti comme option et l’a placé à 39% par rapport au parti Québécois qui chutait de 18% pour se retrouver à 22% (les purs et durs), le parti libéral à 21% et l’ADQ 6%. Ensemble, les trois partis traditionnels n’ont obtenu que 49% face à un parti qui n’existe pas. Ce qui démontre bien que les Québécois sont insatisfaits et ont une grande faim de changement.
À Québec, Il y a une semaine, un nouveau groupement, le Réseau-Liberté-Québec, a réuni durant un weekend plus de 450 individus de toutes les régions du Québec autour de chercheurs, de penseurs et d’activistes de droite pour parler politique. La rencontre a eu un impact positif dans les médias. Le Réseau-Liberté-Québec n’est pas et ne sera pas un parti politique. C’est un genre de « think-thank » en devenir, à tendance conservatrice, qui regroupe hommes et femmes politiques, chercheurs, universitaires, syndicalistes, gens d’affaires qui voient des solutions dans la philosophie de Droite. Ces individus veulent influencer les partis politiques en place pour qu’ils adoptent leurs suggestions. Dès l’annonce de la création de Réseau-Liberté-Québec, certains politiciens se sont empressés d’élever l’épouvantail à corneilles pour effrayer sans raison les Québécois et les Québécoises contre la droite qu’ils ont même associée à l’extrême-droite (idéologie contre-révolutionnaire voire fasciste). Cela n’a rien à voir avec le Réseau-Liberté-Québec qui est une bouffée d’air frais pour la politique québécoise.
Je n’aime pas la droite à la GWBush ou à la Stephen Harper : trop d’idéologie, pas suffisamment de sensibilité dans les solutions pour les grands problèmes. J’espère que la droite québécoise ne prendra pas les politiques de ces hommes comme modèles. D’ailleurs, aujourd’hui, le Canada en souffre puisque les Nations Unies viennent de nous refuser un siège au conseil de sécurité parce qu’elles ne digèrent pas les politiques de notre PM Harper : environnement, unilatéralisme pour Israël, etc… (Par contre, sur plusieurs points, il a fait un excellent travail, comme vient justement de l’affirmer la vérificatrice générale du Canada en rapport avec l’important programme de 45 milliards de projets d’infrastructure lancés pour contrer les effets négatifs de la crise économique. Ce fut bien géré et de façon honnête. Bravo).
À cause de l’impopularité grandissante du PM Charest, les séparatistes « purs et durs » du parti Québécois croient que la victoire électorale est, par défaut, inévitable et certaine. Ils réclament un nouveau référendum sur la séparation du Québec du Canada, lors du premier mandat que le parti gagnera. Quant à elle, Mme Marois s’en tient à l’article 1 de la constitution du parti qui stipule «au moment jugé approprié». Elle est une fine politicienne et ne veut pas faire peur à ceux qui ne sont pas indépendantistes et qui auraient le goût de changer de gouvernement, à cause des circonstances, et voter PQ. Électoralement, elle a raison. Dans un premier temps, elle veut être élue premier ministre et gouverner. Ensuite, dans un deuxième temps, suite à une autre élection générale, tenir un référendum. C’est ce qu’elle appelle « le temps opportun ».
Mais c’est un peu d’hypocrisie car le Parti Québécois ne cesse d’affirmer qu’il existe pour faire l’indépendance du Québec. Je suis d’accord avec ceux qui veulent le tenir dans un premier mandat. L’électeur a droit de se prononcer sur la question nationale le plus tôt possible et cette question doit être réglé une fois pour toutes. Ce sera le troisième référendum et probablement le dernier, quelque soit le résultat. S’il n’a pas lieu dans le premier mandat et le parti non réélu, il n’y aura pas de référendum et la discorde sera toujours là.
Les « purs et durs » ont une autre crainte. Ils s’inquiètent de la performance de Mme Marois. Ils croient qu’elle sera un handicap qui pourra les empêcher de gagner la prochaine élection. Malgré qu’elle en ait vu d’autres et ait une longue expérience, elle subira un vote de confiance au congrès du PQ, le 15 avril prochain, qui risque de faire mal !
Jean Charest et Pauline Marois sont en mauvaise position dans l’opinion publique et dans l’esprit des membres de leur parti. Le parti Libéral est entaché de suppositions de mauvaise gouvernance et le parti Québécois dispute les qualités de son chef et la stratégie en vue d’un nouveau référendum. L’ADQ est faible mais est bien placé pour progresser étant donné sa position à droite de l’échiquier politique québécois. La gauche maintiendra-t-elle son ascendance sur la politique québécoise ? Force-Québec naîtra-t-il et sa popularité sera-t-elle éphémère ? Quelle sera l’influence de Réseau-Liberté-Québec sur l’évolution vers la droite des politiques des partis ? En fait, nous sommes dans un vrai « free for all » où tout peut arriver.
Dans le vide politique actuel du Québec, dans quelle case s’arrêtera la bille sur le panneau tournant de la roulette politique québécoise ? Voilà la question !
Claude Dupras
Le premier ministre libéral Jean Charest et son parti s’accrochent les pieds dans les fleurs du tapis. Depuis que le PM a refusé, à tort, de mettre sur pied une commission d’enquête sur les coûts de la construction, la foudre lui tombe sur la tête. L’opposition parlementaire et les journalistes ne cessent de rendre publiques des décisions et des transactions gouvernementales de toutes sortes dans lesquelles amis, supporteurs ou financiers du parti libéral du Québec ont été favorisés. Ces nombreux scandales qui pour la plupart n’en sont pas, ont un air de vérité. Et c’est çà le problème du PM car, en politique, l’apparence a autant d’importance que la réalité et par conséquent sa popularité en subit le contrecoup et fond dans les sondages.
Pendant ce temps, les dirigeants et députés du parti Québécois, l’opposition officielle, jubilent. Voyant le pouvoir possible de si près, ils ne peuvent s’empêcher de se lécher les babines. Les sites internet dédiés à l’indépendance du Québec font le plein d’articles optimistes, ce qui démontrent bien que la fièvre se répand. Mais il y a un problème. Le parti Québécois et son chef Pauline Marois ne figurent pas bien, eux non plus, dans les sondages. Les Québécois et les Québécoises ne sont pas satisfaits du parti Québécois ni du parti Libéral.
Le parti Libéral et le parti Québécois sont des partis de centre-gauche. Les libéraux flirtent par moment avec la droite. Les péquistes agissent de même avec la gauche. Cette dernière est représentée par le parti Québec-Solidaire qui n’a qu’un député. La droite est le parti Action Démocratique du Québec (ADQ) qui est venu à quelques députés près de prendre le pouvoir à l’avant-dernière élection générale. Après 21 mois comme opposition officielle, où il a fait mauvaise figure, il est retombé à seulement quelques députés et ne pèse plus politiquement. Pourtant, la droite est au pouvoir à Ottawa et croît rapidement aux USA où les élections législatives « mid-term » sont imminentes et pour lesquelles les sondages indiquent que le parti Républicain, parti de droite, fait une remontée impressionnante et enlèvera aux Démocrates la majorité à la Chambre des représentants et possiblement au Sénat. La droite a le vent dans les voiles en Amérique du Nord.
Plusieurs anciens membres du parti Québécois, dont l’ex-ministre démissionnaire François Legault, estiment que l’option indépendance n’est pas dans l’air. Ils rêvent de créer un nouveau parti, Force-Québec, avec des gens d’autres formations politiques pour s’attaquer efficacement aux vrais problèmes. Il y a quelques semaines, les medias ont rapporté que le parti se formait et qu’une annonce était imminente. Le sondage qui suivit, incluait ce nouveau parti comme option et l’a placé à 39% par rapport au parti Québécois qui chutait de 18% pour se retrouver à 22% (les purs et durs), le parti libéral à 21% et l’ADQ 6%. Ensemble, les trois partis traditionnels n’ont obtenu que 49% face à un parti qui n’existe pas. Ce qui démontre bien que les Québécois sont insatisfaits et ont une grande faim de changement.
À Québec, Il y a une semaine, un nouveau groupement, le Réseau-Liberté-Québec, a réuni durant un weekend plus de 450 individus de toutes les régions du Québec autour de chercheurs, de penseurs et d’activistes de droite pour parler politique. La rencontre a eu un impact positif dans les médias. Le Réseau-Liberté-Québec n’est pas et ne sera pas un parti politique. C’est un genre de « think-thank » en devenir, à tendance conservatrice, qui regroupe hommes et femmes politiques, chercheurs, universitaires, syndicalistes, gens d’affaires qui voient des solutions dans la philosophie de Droite. Ces individus veulent influencer les partis politiques en place pour qu’ils adoptent leurs suggestions. Dès l’annonce de la création de Réseau-Liberté-Québec, certains politiciens se sont empressés d’élever l’épouvantail à corneilles pour effrayer sans raison les Québécois et les Québécoises contre la droite qu’ils ont même associée à l’extrême-droite (idéologie contre-révolutionnaire voire fasciste). Cela n’a rien à voir avec le Réseau-Liberté-Québec qui est une bouffée d’air frais pour la politique québécoise.
Je n’aime pas la droite à la GWBush ou à la Stephen Harper : trop d’idéologie, pas suffisamment de sensibilité dans les solutions pour les grands problèmes. J’espère que la droite québécoise ne prendra pas les politiques de ces hommes comme modèles. D’ailleurs, aujourd’hui, le Canada en souffre puisque les Nations Unies viennent de nous refuser un siège au conseil de sécurité parce qu’elles ne digèrent pas les politiques de notre PM Harper : environnement, unilatéralisme pour Israël, etc… (Par contre, sur plusieurs points, il a fait un excellent travail, comme vient justement de l’affirmer la vérificatrice générale du Canada en rapport avec l’important programme de 45 milliards de projets d’infrastructure lancés pour contrer les effets négatifs de la crise économique. Ce fut bien géré et de façon honnête. Bravo).
À cause de l’impopularité grandissante du PM Charest, les séparatistes « purs et durs » du parti Québécois croient que la victoire électorale est, par défaut, inévitable et certaine. Ils réclament un nouveau référendum sur la séparation du Québec du Canada, lors du premier mandat que le parti gagnera. Quant à elle, Mme Marois s’en tient à l’article 1 de la constitution du parti qui stipule «au moment jugé approprié». Elle est une fine politicienne et ne veut pas faire peur à ceux qui ne sont pas indépendantistes et qui auraient le goût de changer de gouvernement, à cause des circonstances, et voter PQ. Électoralement, elle a raison. Dans un premier temps, elle veut être élue premier ministre et gouverner. Ensuite, dans un deuxième temps, suite à une autre élection générale, tenir un référendum. C’est ce qu’elle appelle « le temps opportun ».
Mais c’est un peu d’hypocrisie car le Parti Québécois ne cesse d’affirmer qu’il existe pour faire l’indépendance du Québec. Je suis d’accord avec ceux qui veulent le tenir dans un premier mandat. L’électeur a droit de se prononcer sur la question nationale le plus tôt possible et cette question doit être réglé une fois pour toutes. Ce sera le troisième référendum et probablement le dernier, quelque soit le résultat. S’il n’a pas lieu dans le premier mandat et le parti non réélu, il n’y aura pas de référendum et la discorde sera toujours là.
Les « purs et durs » ont une autre crainte. Ils s’inquiètent de la performance de Mme Marois. Ils croient qu’elle sera un handicap qui pourra les empêcher de gagner la prochaine élection. Malgré qu’elle en ait vu d’autres et ait une longue expérience, elle subira un vote de confiance au congrès du PQ, le 15 avril prochain, qui risque de faire mal !
Jean Charest et Pauline Marois sont en mauvaise position dans l’opinion publique et dans l’esprit des membres de leur parti. Le parti Libéral est entaché de suppositions de mauvaise gouvernance et le parti Québécois dispute les qualités de son chef et la stratégie en vue d’un nouveau référendum. L’ADQ est faible mais est bien placé pour progresser étant donné sa position à droite de l’échiquier politique québécois. La gauche maintiendra-t-elle son ascendance sur la politique québécoise ? Force-Québec naîtra-t-il et sa popularité sera-t-elle éphémère ? Quelle sera l’influence de Réseau-Liberté-Québec sur l’évolution vers la droite des politiques des partis ? En fait, nous sommes dans un vrai « free for all » où tout peut arriver.
Dans le vide politique actuel du Québec, dans quelle case s’arrêtera la bille sur le panneau tournant de la roulette politique québécoise ? Voilà la question !
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