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vendredi 29 avril 2011

Mon vote est pour Jack Layton

Jamais j’aurais pensé qu’un jour j’écrirais un billet comme celui-ci. Je suis de centre-droit et j’ai toujours voté ainsi. Me voilà décidé à voter pour un parti de gauche.

Lundi, le 2 mai, je vais voter pour le candidat du Nouveau Parti Démocratique (NDP) de mon comté. Je vote parce que je crois que le temps est venu de bousculer les grands partis traditionnels afin que la politique au Canada reprenne éventuellement la place importante qu’elle mérite dans l’esprit des Canadiens et Canadiennes.

La prestation de Jack Layton, lors du premier débat des chefs en langue anglaise m’a marqué. Soudainement, j’ai ressenti le regret qu’un homme brillant comme lui ne puisse être premier ministre de mon pays puisqu’il dirige un tiers-parti.

Le PM actuel Stephen Harper peut faire élire une majorité de députés. Son parti, le Parti Conservateur du Canada (PC), se prépare depuis longtemps pour atteindre ce but. Par exemple, il a fait en sorte que le budget pour le vaste projet canadien d’infrastructures soit dépensé en grande partie dans les comtés de ses députés. De plus, il a concentré ses efforts électoraux, monétaires et autres, dans une vingtaine de comtés qui avaient glissé entre ses doigts lors de l’élection précédente. Il y a aussi la politique partisane d’Harper au Moyen-Orient, favorable unilatéralement à Israël, qui lui rapporte des fruits dans les circonscriptions où la population juive est concentrée et qui a toujours été fortement libérale. Dans tous ces comtés, le Parti Conservateur (PC) est en avance ou très près de la tête. Mais, et il y a toujours un « mais » en politique, le phénomène Layton peut venir bousculer toutes les prévisions. Le PC est entré dans cette élection avec un appui de 40% de tous les électeurs canadiens et se retrouve aujourd’hui à 35%. Reprendra-t-il le terrain perdu, dans les derniers jours, ou cette baisse s’accentuera-t-elle pour venir miner davantage ses chances de gagner les comtés qu’il juge primordiaux pour obtenir la majorité absolue de la Chambre des Communes ?

Michel Ignatieff, le chef du parti libéral du Canada, fait une belle campagne électorale si on en juge par ses discours de fond. Malheureusement pour lui, ça ne colle pas ! Alors qu’il était bon deuxième, le jour du déclenchement de l’élection, il se retrouve, à la veille du jour du scrutin, troisième avec seulement 22% des votes à l’échelle nationale. Son parti a un problème d’image. En effet, l’étiquette « parti libéral », est actuellement mal vue au Québec. Le désastreux « scandale des commandites » du temps du PM libéral Jean Chrétien n’est pas complètement effacé de la mémoire des Québécois et des Québécoises. De plus, le parti libéral du Québec se retrouve dans les limbes politiques depuis un an, suite au refus de son chef de mettre en place une « Commission royale d’enquête sur la construction » et de la peur qui a envahi les Québécois en rapport avec l’exploration mal engagée du gaz de schiste et mal défendue par le PM québécois, le libéral Jean Charest. Le parti d’Ignatieff est bon dernier au Québec avec un appui qui frise les 15%. C’est pitoyable !

De son côté, le Bloc Québécois panique. De 40% le jour 1, le voilà, trois jours avant les élections, à 22% d’appuis au Québec. C’était impensable, il y a à peine 10 jours. Même son cœur de « purs et durs » rétrécit malgré tous les discours de peur prononcés par son chef, Gilles Duceppe, pour arrêter le tsunami NDP qui s’annonce; malgré tous les blogueurs séparatistes qui cherchent à démontrer que le Bloc va gagner et malgré toutes les grandes vedettes du passé qui interviennent dans le débat pour faire remonter la ferveur bloquiste.

Les électeurs en ont le ras le bol. Ils se révoltent contre l’illogisme de la situation de ces députés séparatistes, grassement payés par le Canada avec de grosses pensions, qui dénigrent et cherchent à briser leur pays. Ils sont révoltés de voir, dans leurs rues, une multitude de grands panneaux publicitaires et de constater l’imposante publicité dans les médias et ailleurs faisant la promotion des candidats du Bloc Québécois, alors qu’ils ont appris que 86% de ces dépenses proviennent de contributions financières du gouvernement du Canada.

L’avance du NDP ne cesse d’augmenter et les sondeurs affirment qu’elle se solidifie. Au pays, le parti de Jack Layton est deuxième. Au Québec, il est premier à 42%, soit 20% de plus que le Bloc Québécois. De plus, et cela a son importance, Jack Layton est celui de tous les chefs qui est préféré comme premier ministre du Canada.

Je voterai pour le NDP car le temps est venu de « brasser la baraque » pour obtenir des politiques réalistes. La position politique du PM Harper est à droite de la droite où on retrouve dans la pénombre GWBush et les Teapartyers. Cela n’est pas dans l’intérêt canadien et ce n’est pas le genre de pays dont je rêve.

Le parti libéral semble incapable actuellement de redevenir le parti des grandes politiques auxquelles il nous a habitués dans le passé. Il s’autodétruit encore. Il lui faudra purger plus de temps dans l’opposition avant que les Canadiens et Canadiennes reprennent confiance en lui.

Duceppe vient d’affirmer à nouveau que « le Bloc se tient debout » mais en ajoutant cette fois « contre les partis Canadiens ». Debout oui, mais avec des paroles en l’air ? Le seul commentaire devant une telle fanfaronnade est un extrait des fables de Jean-Pierre Floriant : « À chacun son métier et les vaches seront bien gardées ! ».

Alors que Duceppe et ses amis accusent le NDP de s’opposer à tout ce que le Québec veut, la réalité est tout autre. En effet, le programme du parti indique que Jack Layton et le NDP :
. Sont favorables au fédéralisme asymétrique en raison du caractère « national » du Québec.
. Sont en accord avec un « droit de retrait avec compensation » de tout programme fédéral qui intervient dans les domaines de juridiction provinciale (tels, santé et éducation).
. Promettent de reconnaître la « décision majoritaire des québécois (50% + 1) » s’il y a un autre référendum.
. Acceptent, pour le Québec, l’ « abolition du pouvoir fédéral de dépenser » dans les champs de ses compétences;
. Dont une majorité de ses députés « s’opposent à l’abolition du registre des armes à feu ».
. Sont favorables à un usage plus grand de la langue française au pays et à l’obligation de « bilinguisme pour les juges de la Cour suprême ».
. Veulent « franciser les communications entre les entreprises fédérales du Québec » et Jack Layton s’est dit favorable à y appliquer les principes de la loi 101 du Québec.
. « Refusent de réduire le poids démocratique du Québec » malgré la démographie qui lui est défavorable.
. « Refusent une commission nationale des valeurs immobilières » au pays, qui au détriment de celle du Québec.
. Veulent établir les « conditions gagnantes » pour que le Québec trouve la place qui lui revient dans le pays.
. et encore…

Cette élection peut donner un gouvernement conservateur, majoritaire ou minoritaire, et une opposition officielle forte dirigée par Jack Layton et ses néo-démocrates. Si cela se réalise, j’en serais heureux car d’un gouvernement conservateur et d’une opposition authentiquement sociale-démocrate et nationale ne peuvent surgir que des débats forts intéressants et importants qui sauront intéresser les Canadiens d’un océan à l’autre à l’autre et les faire participer à nouveau à l’orientation politique du pays. C’est dans le compromis entre les positions de ces deux extrêmes que se trouve le meilleur intérêt des Canadiens et des Québécois en particulier.

Claude Dupras

dimanche 31 janvier 2010

À Harper : « BRAVO ! » et « CHOU ! »

Les décisions du PM Stephen Harper en rapport avec l’aide de notre pays à Haïti sont remarquables. Le Canada est le plus généreux de tous les pays du monde sur la base du per capita.

Cet intérêt du PM pour Haïti a commencé bien avant le tremblement de terre qui a ravagé la nation haïtienne. Est-ce l’influence du gouverneur général, la canadienne-haïtienne Michaëlle Jean ? Probablement, car cette dernière a toujours été très dévouée pour aider ce pauvre pays, le plus mal-en-point de notre hémisphère.

Le PM Harper veut faire encore plus. Il a comme ambition de persuader le G8 d’aider les femmes et les enfants de pays en développement. Il a affirmé que les pays du G8 et les organisations internationales devraient viser à obtenir des résultats plutôt que de faire des promesses. Au sommet économique de Davos, il a, entre autres, insisté sur ce sujet.

Cette année, le Canada est l’hôte du G8 et du G20. M. Harper sera président du premier sommet et co-président du 2ième. Il sera donc bien placé pour faire valoir ses propositions et obtenir des résultats concrets. De plus, Il peut compter sur l’appui du président français Nicolas Sarkozy qui professe une politique similaire d’aide aux pays pauvres et qui pourra poursuivre dans la même direction puisque les deux sommets se tiendront en France en 2011.

Les nouvelles positions du PM Harper sont surprenantes puisque depuis sa venue au pouvoir, le Canada a annulé son aide aux pays Africains. Il semble que le désastre d’Haïti l’ait bouleversé et l’ait amené à de meilleurs sentiments. Comme Bill Clinton et Bill Gates qui ont salué la nouvelle politique canadienne, je crois que nous nous devons de dire au PM Harper : « Bravo ! ».

Est-ce strictement pour des fins politiques que le PM Harper a mis l’accent sur ce créneau ? Plusieurs personnes, dont le soussigné, demeurent sceptiques. L’opposition à la Chambre des communes n’y croit pas. Je leur dis « donnons la chance au coureur, nous aurons tout le temps éventuellement pour faire les mises au point, si elles s’avèrent nécessaires».

Par contre, sur la question du réchauffement climatique de la planète, ce n’est pas fort ! Le ministre de l’environnement vient d’annoncer que le Canada réduira ses gaz à effets de serre (GES) d’un pourcentage égal à ce que vient d’annoncer les USA, soit 17% sur la base des niveaux de 1995.

Le Ministre se « pète les bretelles » en affirmant que le Canada a été vite à réagir sur ce sujet en annonçant si tôt ses objectifs qu’il affirme être conformes à l’accord de Copenhague. De toute façon, il était tenu de le faire avant le 31 janvier pour répondre à la demande des Nations-Unies.

Le Canada a fait son annonce un jour après celle des USA et a simplement copié l’objectif fixé par les Américains. On n’a pas besoin d’un ministre de l’environnement pour faire cela. Ça sert à quoi un ministère de l’environnement si, sur un sujet capital comme celui de la réduction des GES, on ne fait qu’accepter un document préparé par les Américains, pour les Américains, et qui n’a rien à voir avec l’intérêt à long terme du Canada.

Notre PM agit comme si le protocole de Kyoto n’avait pas été signé par un des ses prédécesseurs, l’ancien PM canadien Jean Chrétien. Sur ce sujet, Greenpeace souligne que « la nouvelle cible correspond à une augmentation de 2,5% des émissions, d’ici 2020, au-dessus de 1990 » fixée à Kyoto comme base de comparaison.

Dans son annonce, le ministre Jim Prentice n’a pas abordé le sujet de l’exploitation des sables bitumineux. « Plus tard » a-t-il dit.

Alors que l’objectif des pétrolières est de multiplier par quatre le nombre de barils de pétrole extraits par jour de ces sables d'ici 10 ans, le ministre laisse penser que les réductions de GES devront se faire ailleurs.

Le Canada est devenu, toute proportion gardée, l’un des pays les plus polluants de la planète. Même si les sables bitumineux sont une source incroyable de richesse pour les Canadiens, je crois que devrions cesser d’en accélérer l’exploitation tant que nous n’aurons pas trouvé une manière propre d’en extraire le pétrole. Notre planète passe avant notre richesse immédiate. Les générations futures de Canadiens pourront en profiter pleinement puisque l’exploitation des sables bitumineux prendra au moins 150 ans. L’argent n’est pas perdu, il ira à nos descendants.

Je dis « CHOU ! » au PM Harper pour son manque de responsabilité et le tort qu’il continue de faire à la réputation de notre pays dans le monde sur la question du réchauffement climatique de la planète.

Claude Dupras

lundi 11 janvier 2010

La politique politicienne canadienne

Le parti libéral du Canada vient d’entreprendre une campagne publicitaire négative contre le PM Stephen Harper sur les ondes de la télévision et le la radio. Il cherche à le diminuer dans l’opinion publique afin de reprendre du poil de la bête dans les sondages. Il imite ainsi le Parti Conservateur du Canada d’Harper qui par deux fois a fait de telles campagnes. Dans un premier temps, pour salir la réputation de l’ex-chef libéral Stéphane Dion et récemment, pour dénigrer le chef actuel Michel Ignatieff. Dans les deux cas, ces campagnes ont apporté leurs fruits puisque les deux chefs visés ont plongé dans les sondages quelque temps après.

J’avais alors dénoncé ce type de publicité et je le fais encore aujourd’hui. Comment avoir confiance dans nos hommes et femmes politiques s’ils s’adonnent à de telles pratiques d’insinuations mensongères qui n’ont rien à voir avec les problèmes qui nous confrontent ? C’est la raison pour laquelle les citoyens s’intéressent de moins en moins à la politique.

Cette tactique politique de salir impunément l’adversaire nous vient des campagnes électorales américaines où elle est utilisée abondamment par les républicains américains. Ce sont les Conservateurs actuels qui ont initié les Canadiens à cette propagande. Les Libéraux l’avaient alors dénoncée fortement avec raison et décriée sur tous les toits. Dion, un homme d’une intégrité absolue, avait rejeté les suggestions venant de son parti pour répliquer de la même façon car il refusait absolument d’abaisser le débat politique à ce niveau de ruelle. Malheureusement, Ignatieff vient de décider d’imiter Harper et cherche à salir son adversaire. Ce n’est pas à son honneur.

Michel Ignatieff est un bon homme. Il a l’intellect et la préparation pour bien diriger le Canada. Son malheur c’est qu’il ne démontre pas qu’il a le sens politique capable de rallier les Canadiens à sa pensée. Il est loin d’être un Trudeau, un Chrétien, un Diefenbaker ou un Mulroney, pour ne mentionner que ceux-là. Il donne l’impression qu’il n’y a pas dans son entourage des personnes capables de l’aider à gravir les marches du pouvoir.

Un bon exemple est la prorogation du parlement par le PM Harper. Voilà un geste inique. Certes Ignatieff a réagi et a attaqué cette décision de son adversaire mais sa parole s’envole et ne laisse pas de trace. Ce sont les éditorialistes et les intellectuels du Canada qui font la bataille. Ce sont eux qui soulèvent les citoyens contre cet affront à la démocratie canadienne. Certes le sujet est difficile à comprendre et c’est justement pourquoi c’est à Ignatieff que revient la responsabilité de bien l’expliquer aux Canadiens afin qu’ils reconnaissent l’ampleur de la faute. Ils doivent comprendre que la prorogation est une mesure exceptionnelle pour temps de crise ou pour relancer un gouvernement qui a complété l'essentiel de son programme législatif et non un moyen pour servir les intérêts du parti au pouvoir, que la décision du PM est une tentative de mettre fin à la controverse des détenus afghans et le désir de prendre le contrôle total des comités du Sénat grâce aux cinq nouveaux sénateurs qu’il nommera bientôt et qui lui donneront une majorité conservatrice à la chambre rouge, pour la première fois.

De l’ouest à l’est, comme vient de le souligner Le Devoir, on peut lire des analyses solides dans les éditoriaux des journaux pour contrer les raisons invoquées par le PM pour justifier la fermeture du parlement pour trois mois.

Dans l’ouest, où le PC est fortement majoritaire, le Calgary Herald qualifie la décision de «coup politique cynique» et de «calcul politique brut». L’Edmonton Journal, d’« une manoeuvre politique évidente» qui «est répréhensible et déshonorante». Le Regina Leader-Post parle « d’un premier ministre canadien qui manipule le système pour accommoder ses intérêts politiques » et d'un « mépris jamais vu pour les principes démocratiques ». Le Winnipeg Free Press souligne que « les politiciens devraient se rappeler que les causes nobles ne font pas fi des principes, elles s'appuient sur eux ».

En Ontario, l’Hamilton Spectator affirme que cela « n'a rien à voir avec ce qui est bon pour le Canada, la démocratie ou les Olympiques, mais avec ce que Harper croit bon pour les conservateurs fédéraux » et qu’ « il s'agit d'un abus effrayant du processus démocratique, ce qui n'était pas l'intention derrière le mécanisme de la prorogation ». L’Ottawa Citizen parle de « l'arrogance » du PM et souligne qu’il ne rate pas une occasion « d'être cynique, secret et radicalement partisan, même quand cela n'est pas nécessaire » et conclut « cela est devenu une bien laide habitude ». Le Globe and Mail de Toronto explique « ces gestes sont une insulte à l'endroit du Parlement, y compris à l'endroit de la gouverneure générale Michaëlle Jean, et ne servent qu'à rabaisser les institutions nationales du Canada ».

Quant à l’éditorialiste montréalais de La Presse, André Pratte, il écrit « Stephen Harper est arrogant? Oui. Partisan? À l'excès. Ce n'est pas une raison pour décrire la prorogation comme s'il s'agissait d'un coup d'État ». Je n’ai entendu personne qualifier ainsi la prorogation.

Michel Ignatieff ne semble pas capable de saisir la balle au bond. Au lieu d’engager une campagne négative contre la personne de Stephen Harper, c’est sur le sujet de la prorogation que devrait porter ses « spots » publicitaires avec des arguments qui sont réels, tels : que notre pays est en guerre, qu’un débat sur notre politique de défense devient nécessaire, que le parlement est la seule institution capable de demander des comptes au gouvernement, que la prorogation prend sa vraie dimension dans l’examen de tout le comportement de ce gouvernement, que les comités de la chambre des commune et du sénat sont en pleine action, que 106 projets de lois sont au feuilleton, etc.

Le PM Harper s’avère être un expert de la politique politicienne. Il sera difficile à déloger de son poste de PM car, comme sa machine électorale qui est bien rôdée et financée, il est prêt à tout faire pour gagner. Il sait que les élections sont un commerce d’images et d’illusions. Il n’hésite pas à abuser des traditions parlementaires, avec une arrogance autocratique, pour ses propres fins. C’est là la dimension du défi de l’opposition et particulièrement du parti libéral du Canada. Michel Ignatieff doit trouver d’ici la prochaine élection le moyen de s’imposer dans l’opinion publique. Il ne peut constamment changer de position ou utiliser des arguments qui ne frappent pas le clou sur la tête. Il ne doit pas s’abaisser au niveau des tactiques de son adversaire pour gagner. S’il continue sur la voie actuelle, il est foutu et son parti aussi. Il doit être perçu comme un grand homme, solide, convaincu et prêt à être le leader du pays. Il doit être suffisamment habile et un pédagogue convaincant pour secouer l’opinion publique et la sortir de sa torpeur. En est-il capable ? J’en doute.

Claude Dupras