samedi 24 octobre 2009

On vote pour qui ? Le meilleur !

Les Montréalaises et Montréalais vivent en ce moment une élection inhabituelle! Les déclarations des candidats à la mairie deviennent de plus en plus étonnantes. De nouvelles insinuations, accusations, inventions, rumeurs, ouï-dire déferlent sur nous, de toutes parts, à un rythme que même les medias peinent à suivre. Ces révélations sont tellement nombreuses et souventes fois fracassantes qu’on ne prend pas le temps de juger si elles sont vraies, fausses ou demie-vérités. On ne fait plus de nuance.

Tous se liguent contre le maire sortant Gérald Tremblay. Les médias prennent parties dans le débat. Les animateurs d’émissions d’affaires publiques, particulièrement à la télévision de Radio-Canada, se surprennent eux-mêmes à attaquer Tremblay, sur la base des informations qu’ils collectent sans même avoir jugé de leur validité. Même les observateurs-invités qui se doivent d’être neutres, profitent de la tribune qu’on leur offre pour dénigrer le maire ou mousser indirectement leur candidat. On réagit comme si tout ce qui est dit est vrai. On ne fait pas la part des choses. Du jamais vu !

Dans cette mer en tourmente, les candidats aux différents postes de maires d’arrondissements et de conseillers de la ville ou d’arrondissements naviguent difficilement car ils sont tous liés directement au sort du candidat à la mairie de leur parti. Ils vivent des jours difficiles. Alors que normalement, à cette période de leur campagne électorale, ils devraient aller à la rencontre du plus grand nombre d’électeurs possibles pour mieux se faire connaître et expliquer leur programme électoral, ils se retrouvent soit sur la défensive soit sur l’attaque sur la seule question de l’intégrité de l’administration sortante.

Je plains ces femmes et ces hommes qui par sens civique ont décidé de faire leur part et ont eu l’audace de se présenter pour servir leurs concitoyens. Plusieurs ont hésité avant d’accepter car la tâche n’est pas toujours facile. Mais, ils ont finalement fait le saut et il faut les en féliciter et les comprendre aujourd’hui.

Dans un de mes blogs en rapport avec cette élection montréalaise, j’ai fait la recommandation à mes lecteurs de voter pour le meilleur candidat à chaque siège. Ainsi, nous aurons les meilleures personnes siégeant au conseil municipal et à ceux des arrondissements. Et cela, nonobstant les partis municipaux qui ne sont en fait que des simulacres de démocratie. Ces organisations politiques (je devrais dire électorales) plus ou moins éphémères sont des farces qui perdurent plus ou moins longtemps et qui ne servent qu’à récolter les fonds gouvernementaux alloués aux partis municipaux.

Avec la déferlante des accusations de cette élection, ma recommandation prend de plus en plus son sens. Si l’électeur ne s’arrête pas pour analyser les différentes candidatures afin de déterminer qui sont les meilleurs et ne vote qu’en fonction du candidat à la mairie, Montréal ne profitera sûrement pas des meilleurs éléments pour la diriger.

Ainsi, dans le Plateau Mont-Royal, un des candidats à la mairie se nomme Michel Labrecque. Je le connais depuis sa naissance car son père était mon confrère à Polytechnique. Je sais que Michel sera un atout important pour l’avenir de la métropole et je n’hésite pas à le recommander fortement aux électeurs qui votent dans ce district.

Michel Labrecque est un homme honnête à qui les Montréalais doivent déjà beaucoup.

Depuis sa tendre enfance, il a toujours été un amateur de vélo. Parmi les plus grands que Montréal ait connus. Il a été un des premiers à promouvoir l’installation de pistes cyclables dans notre ville. Par sa détermination, il a su convaincre, avec d’autres, les administrations municipales depuis Drapeau de l’importance du vélo pour les Montréalaises et Montréalais. Il a réussi admirablement bien. Il a créé Vélo Québec qu’il a dirigé de 1985 à 2000 et a été un des principaux contributeurs à la création du Tour de l’île de Montréal, la Maison des cyclistes et la Route verte (4 000 km de voie cyclable) qui est le plus long itinéraire cyclable d’Amérique.

Parallèlement à ces activités, il a imaginé le festival Montréal en Lumières qu’il a présidé et dirigé de 1998 à 2000. Grâce à ce festival, l’hiver à Montréal est moins long. L’événement attire plus de 750 000 festivaliers par ses volets gastronomique, artistique, festif et sa Nuit blanche. Ce festival est devenu un grand moment annuel de Montréal et a atteint une renommée internationale.

En 1999 et en 2000, Michel Labrecque a été chargé de cours à l’UQAM, en gestion d’événements festivaliers. De 1992 à 2005, il a été chroniqueur à la radio et à la télévision de Radio-Canada (Plaisirs, VSD bonjour, Indicatif présent, Vélo-mag) et de Télé-Québec (Consommaction, Télé-services).

Son amour pour le vélo, qu’il a pratiqué sur les routes d’innombrables pays, a fait comprendre à Michel Labrecque l’importance de l’environnement dans la vie de l’individu et en a fait un authentique défenseur. De fil en aiguille, il a été amené à présider le Conseil régional de l’environnement de Montréal et à participé activement à l’élaboration du Plan stratégique de développement durable de la ville de Montréal.

En 2005, voulant poursuivre son travail, il décide de briguer les suffrages pour devenir conseiller municipal de Montréal. Élu, il continue à propager ses idées au sein de sa formation politique tout en développant son intérêt pour les transports actifs et collectifs dans l’aménagement urbain. Le maire et son équipe reconnaissant son enthousiasme et son expertise lui offre de présider le conseil de la Société de Transport de Montréal.

Cet homme intelligent, simple, dévoué, attentif, plein d’idées, créateur, bon organisateur, excellent administrateur et chef de file hors de l’ordinaire offre ses services pour devenir maire de l’arrondissement du Plateau Mont-Royal. Voilà un bel exemple d’un candidat qui mérite d’être élu, nonobstant le parti auquel il adhère, parce qu’il a le potentiel de devenir un leader important de notre ville. Je suis convaincu que le Plateau sera très bien servi par Michel Labrecque.

Il y a des hommes et des femmes de grande qualité qui sont candidats à l’élection du 1er novembre à Montréal et qui devraient être élus. Choisissons les meilleurs, quelque soit le parti, et Montréal sera bien dirigé.

Claude Dupras

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